Archive for June 6th, 2016

Alain Juppé a porté plainte contre X après la diffusion sur Twitter d’un faux message dans lequel il souhaitait “un très bon ramadan à [s]es frères et sœurs en islam”.

Alain Juppé a annoncé, mardi 7 juin, sur son compte Twitter avoir porté plainte pour la “diffusion de l’image d’un faux tweet en son nom”.

En cause : la capture d’écran d’un message estampillé Alain Juppé qui a circulé sur le réseau social. “Un très bon Ramadan à mes frères et sœurs en Islam. Que la paix d’Allah soit sur vous”, disait le faux message qui, depuis, a disparu du site de micro-blogging. L’auteur de ce montage est un lycéen 17 ans connu sous le nom de Candide.

J’ai porté plainte après la diffusion de l’image d’un faux tweet en mon nom. Bien entendu, je ne suis pas l’auteur du tweet en question.

— Alain Juppé (@alainjuppe) 7 juin 2016

De nombreux internautes estiment que la réaction d’Alain Juppé, candidat à la primaire des Républicains (LR) en vue de la présidentielle de 2017, est disproportionnée. “Bon nombre de twittos de la ‘sphère politique’ m’ont dit que cette polémique ferait perdre la primaire à Alain Juppé du fait du ridicule de cette histoire, a affirmé le fameux Candide, interrogé par Buzzfeed. Un homme ayant 35 ans de vie politique derrière lui porte plainte contre un montage d’un ado de 17 ans qui n’est pas même injurieux. Cette histoire ne l’honore pas.”

En novembre 2015, le maire de Bordeaux et sa première adjointe Virginie Calmels, alors candidate aux régionales, avaient porté plainte pour “diffamation” contre le Front national (FN) pour “des informations mensongères” sur un projet de grande mosquée à Bordeaux.

“Ce projet est toujours à l’arrêt, la grande mosquée n’existe pas et il n’a jamais été question d’argent public à ce propos”, avaient réagi les deux élus Les Républicains (LR) à l’époque face aux informations diffusées dans des tracts du FN.

Avec AFP

Première publication : 07/06/2016

c85bef4f09.jpeg

Le texte peut paraître fédérateur : obliger les grands groupes français à publier leurs résultats financiers pays par pays pour lutter contre l’évasion fiscale. Le patronat, lui, parle de “suicide économique”. Explications.

“Affaire grave”, “suicide économique”. Le patronat français n’a pas de mots assez durs, mardi 7 juin, pour dénoncer un amendement de la loi Sapin 2 sur la transparence de la vie économique, qui prévoit que les grandes entreprises françaises publient leurs données financières pays par pays.

Ce texte, qui sera débattu à l’Assemblée nationale jeudi, obligerait les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les 750 millions d’euros à rendre publiques des données comme la nature de l’activité, les bénéfices, l’impôt dû, l’impôt acquitté de toutes les implantations, y compris dans des territoires considérés comme des paradis fiscaux.

Fausse bonne idée ?

Une disposition qui apparaît comme une réponse à l’avalanche de révélations suscitées par les Panama papers sur les pratiques fiscales des riches et puissants de ce monde. Mais pour le patronat, il s’agit d’une fausse bonne idée qui aura pour principale conséquence une perte de compétitivité des industries tricolores.

Cela reviendrait “à ouvrir ses livres financiers à des concurrents étrangers qui, eux, ne sont pas soumis à la même obligation de publicité”, explique à France 24 Pascal de Lima, président du cabinet de conseil Economic-Cell. Des informations comme le type d’activités ou les bénéfices réalisés dans une implantation permettraient en effet à d’autres entreprises de comprendre où sont les points forts et les points faibles d’un groupe français.

“Cette disposition risque aussi de mettre ces entreprises en position de faiblesse à l’égard d’un client étranger”, ajoute l’économiste. Les grands groupes craignent qu’un partenaire commercial utilise ces données pour peser lors des négociations.

Pire : cette mise à nu des comptes “pourrait faire des entreprises françaises des cibles plus faciles pour des acquisitions”, poursuit-il. Un concurrent pourrait se décider à faire une offre de rachat sur une entreprise française en découvrant, grâce à ces données, qu’elle est en pleine croissance dans un territoire stratégique.

Le cœur du problème pour le Medef et l’Association française des entreprises privées (Afep) est que cette mesure est franco-française. Pour ces groupes, la question devrait se régler au niveau européen par une directive qui mettrait tout le monde sur un pied d’égalité. Un tel texte est d’ailleurs en discussion à Bruxelles, et le patronat se demande pourquoi la France n’attend pas. Le ministre de l’Économie Michel Sapin n’est pas loin de partager cet avis : il soutient l’amendement à condition que la mesure s’applique en même temps au reste de l’Union européenne.

“Opération de com’” et “arguments fallacieux”

Mais pour les ONG, rien ne sert d’attendre. “Si la France adopte cette mesure, elle pourrait ensuite peser de tout son poids au niveau européen pour que cette transparence soit appliquée à tous”, souligne Manon Aubry, responsable plaidoyer justice fiscale à Oxfam, contactée par France 24. Elle rappelle que Paris avait déjà joué le rôle de précurseur pour la loi bancaire en 2013. Les banques françaises avaient été soumises aux mêmes obligations de transparence que proposées actuellement pour les grandes entreprises, avant qu’une directive européenne ne généralise la mesure.

Pour elle, les gesticulations des grandes entreprises ne seraient rien d’autre qu’une “opération de com’ basée sur des arguments fallacieux, qui masque une réelle opposition à la lutte contre l’évasion fiscale des grands groupes”.

Elle récuse l’argument de la perte de compétitivité et renvoie à une analyse d’impact d’une telle mesure effectuée par la Commission européenne. “Avec cette initiative, tous les très grands groupes seraient soumis aux mêmes obligations de déclaration et leur compétitivité n’en serait pas affectée”, peut-on lire dans ce document publié en avril 2016.

Cette mesure aurait aussi l’avantage de mettre les informations financières “pays par pays” à disposition du grand public. Pour l’instant, la transparence n’existe qu’entre administrations fiscales et le patronat aimerait que cela reste le cas pour éviter une sorte de “tribunal de l’opinion publique”, note Pascal de Lima. Mais “la capacité des administrations fiscales est limitée et, en pratique, les poursuites sont rares”, rétorque Manon Aubry. La transparence totale permettrait de ne pas avoir à attendre d’éventuels lanceurs d’alerte comme dans le cas des Panama papers.

Reste que le patronat et Oxfam sont au moins d’accord sur un point : le texte de l’amendement n’est pas parfait. Si le Medef n’en veut pas, l’ONG pense qu’il va dans le bon sens mais pourrait aller encore plus loin. Deux points chiffonnent Marion Aubry : en premier lieu, “le texte prévoit qu’il faut un nombre minimum de filiales – fixé par décret – dans un pays pour y être soumis à une l’obligation de ‘reporting’”. Une multinationale pourrait être tentée de regrouper toutes ses activités au sein d’une seule entité pour échapper à la règle. Deuxièmement, l’amendement renvoie la question de la sanction en cas de manquement à un décret et Oxfam craint que l’éventuelle amende ne soit pas à la hauteur des enjeux.

Première publication : 07/06/2016

60bcbdbacc.jpeg

Plusieurs cas de discrimination raciste ou sexuellle ont entaché ces derniers jours la réputation d’Airbnb. La plateforme de réservation de logements entre particuliers peine à trouver la réponse adaptée.

Qu’ont en commun une étudiante d’origine nigériane et une productrice de télé transsexuelle américaine ? Elles ont toutes les deux essuyé un refus en tentant de réserver un logement sur Airbnb. Deux affaires aux forts relents de discrimination qui font tâche depuis quelques jours pour la célèbre plateforme de location de logements entre particuliers.

Le cas de l’étudiante a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, exprimé au travers du hashtag #AirbnbWhileBlack (être noir sur Airbnb). Il faut dire que sa mésaventure, narrée par une amie sur son blog fin mai, est édifiante. Cette jeune femme cherchait à trouver un logement à Charlotte, en Caroline du Nord, mais elle s’est heurtée au refus d’un loueur qui lui a rappelé qu’”ici c’est le Sud, darling” et qu’elle ferait mieux de chercher ailleurs “pour reposer sa tête de négresse”.


“- Je hais les nègres, je vais donc vous annulez- C’est le Sud, darling- Trouve un autre endroit pour reposer ta tête de négresse” © capture d’écran blog Over-educated

“Malaise” et “puberté”

Quelques jours plus tard, la productrice Shadi Petosky a raconté sa propre mésaventure, qui remonte à 2015. Lundi 6 juin, elle a expliqué sur Twitter s’être également heurtée en 2015 à un refus de la part d’un loueur sur Airbnb. Cette fois-ci, la couleur de peau n’y est pour rien : la logeuse potentielle n’a pas voulu l’accueillir car elle ne voulait pas que son fils ado de 13 ans, “en pleine puberté” ressente “un malaise” en présence d’une transsexuelle. “Les gens utilisent l’argument de l’enfant pour nous discriminer. Ils ne se rendent pas compte que nous pouvons être parents !”, s’est insurgée Shadi Petosky au quotidien britannique The Guardian.

I was denied @Airbnb because I disclosed that I’m trans. Airbnb did nothing. Had I not disclosed I’d be “dishonest” pic.twitter.com/jEkbEFIG2r

— Shadi Petosky (@shadipetosky) 5 juin 2016

Elle a précisé avoir déjà alerté Airbnb de l’incident l’an dernier… sans succès. Elle a donc décidé de rebondir sur l’affaire de racisme pour rendre publique sa propre histoire.

Cette fois-ci, la réaction ne s’est pas fait attendre. La logeuse indélicate a été bannie à vie d’Airbnb. Le PDG de la plateforme, Brian Chesky, avait également fait subir le même sort au loueur raciste de Charlotte. La start-up californienne, dont le succès mondial donne des maux de tête à l’industrie hôtelière, a lancé, par ailleurs, une enquête interne pour savoir comment éviter ces débordements discriminants.

En attendant “Noirebnb”

Le problème est, en effet, délicat. Bien plus que pour les plateformes de réservation de chambres d’hôtel, où les établissements ne peuvent pas refuser une location en cas de disponibilité. Sur Airbnb, les utilisateurs sont incités à laisser leur vrai nom et à publier une photo d’eux, pour créer un “climat de confiance”, a précisé David King, le directeur de la “diversité” du groupe californien.

Un système dont peuvent abuser des loueurs racistes. Une étude de la Harvard Business School, publiée en janvier 2016, avait d’ailleurs démontré qu’aux États-Unis, les demandes de loueurs afro-américains avaient 16 % moins de chance que les autres d’être acceptées.

Depuis l’humiliation subie fin mai par l’étudiante d’origine nigériane, d’autres internautes ont commencé à raconter leurs propres mésaventures. L’un d’entre eux, Rohan Gilkes, a même décidé de travailler sur Noirebnb, une plateforme concurrente à Airbnb spécialement conçue pour les personnes afro-américaines.

Reste à savoir ce qu’Airbnb peut faire. La solution la plus simple – des demandes anonymes – est écartée en raison du sacro-saint principe de la “confiance entre loueurs et logeurs”. Mais les sanctions a posteriori et au coup par coup sont un pis aller. Le mal aura déjà été fait, aussi bien pour le client discriminé que pour Airbnb en terme d’image. Le groupe a promis de lancer une campagne “d’éducation” en direction de son personnel et des loueurs.

Première publication : 07/06/2016

Les prud’hommes ont condamné mardi la Société générale à verser plus de 450 000 euros pour avoir licencié Jérôme Kerviel “sans cause réelle et sérieuse”. La banque française a annoncé faire appel contre cette décision “scandaleuse”.

La Société générale a été condamnée mardi 7 juin par les prud’hommes à payer plus de 450 000 euros à Jérôme Kerviel pour licenciement “sans cause réelle et sérieuse”.

L’avocat de la banque, Arnaud Chualet, a dénoncé auprès de l’AFP une décision “scandaleuse” et fait appel, rappelant que Jérôme Kerviel avait été reconnu coupable au plan pénal pour des manœuvres boursières frauduleuses.

Première victoire judiciaire pour Kerviel

Accordant à l’ancien trader sa première victoire judiciaire dans le bras de fer qui l’oppose depuis huit ans à la banque, laquelle le rend seul responsable d’une perte de 4,9 milliards d’euros, le conseil des prud’hommes a souligné que le licenciement début 2008 était intervenu pour “des faits prescrits”.

Il a estimé, dans un jugement très sévère pour la Société générale, que cette dernière avait connaissance des dépassements par M. Kerviel des limites imposées aux opérations de marché “bien avant” de lui signifier son licenciement le 18 janvier 2008.

>> À (re)lire sur France 24 : “‘Panama papers’ : Kerviel dénonce l’impunité de la Société Générale”

Cette juridiction civile a notamment accordé à l’ancien trader le paiement d’un bonus de 300 000 euros pour l’année 2007, jugeant qu’à l’époque la banque était “parfaitement au courant des opérations fictives” de Jérôme Kerviel, qui ont généré des profits pour le groupe.

En ajoutant diverses indemnités, dont une pour les “conditions vexatoires” du licenciement, des congés payés et des dommages intérêts, la somme se monte à quelque 455 000 euros, dont plus de 80 000 payables immédiatement selon l’un des avocats de l’ancien trader, Julien Dami Lecoz. Celui-ci a averti l’ancien trader par téléphone. “Il est très content”, a-t-il dit.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 07/06/2016

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN), ou “police des polices”, a ouvert 48 enquêtes judiciaires après des accusations de violences policières pendant les manifestations contre la Loi travail ces dernières semaines.

Quarante-huit enquêtes judiciaires ont été ouvertes par la “police des polices” après des accusations de violences policières en France pendant les manifestations contre la loi travail, a annoncé sa directrice, Marie-France Moneger Guyomarch.

“Il y a eu 48 enquêtes judiciaires ouvertes, principalement à Paris et à Rennes (…)”, a affirmé la directrice de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) en présentant le bilan 2015. “Il faut les mettre en parallèle avec les quelque 1 500 manifestations” souvent “violentes”, a-t-elle nuancé.

Suite aux violences policières de jeudi, ns publions le témoignage desjournalistes impliqués https://t.co/HiqxDw1VfOpic.twitter.com/K7x0uKydoQ

— Club presse Bretagne (@ClubPresseBZH) 6 juin 2016

Parmi les plaintes, beaucoup émanent de passants qui se sont retrouvés pris au piège dans les charges des policiers. “Tout le monde filme tout le monde et cela circule sur les réseaux sociaux, [c’est] la grande nouveauté”, a-t-elle souligné.

La directrice de la “police des polices” a précisé que ses enquêteurs ont visionné toutes les images, écouté les trafics radio et effectué des enquêtes de voisinage pour en savoir plus sur Romain, le jeune homme grièvement blessé à la tête après avoir reçu une grenade dissuasive (GMD), dite “grenade de désencerclement”, pendant la manifestation du 26 mai 2016 à Paris.

Romain, 28 ans, est touché par les éclats d’une grenade de désencerclement, le 26 mai 2016 à Paris

Un homme grièvement blessé après le tir d’une…par ITELE

L’IGPN davantage saisie que les années précédentes

Dans cette affaire, “les [policiers] mis en cause” sont entendus “à la fin” des investigations, a encore fait valoir la patronne de l’IGPN. “Nous en sommes au trois-quarts [de l’enquête]”, selon elle.

Concernant le bilan de son service, Marie-France Moneger Guyomarch a relevé que le nombre d’enquêtes administratives dont il est saisi est en “légère hausse” par rapport aux autres années. Un total de 213 policiers ont fait l’objet de blâmes ou d’avertissements, contre 125 en 2014, mais les procédures avaient pris du retard en raison des élections professionnelles dans la police.

>> À lire sur France 24 : “La police crie son ras-le-bol de la ‘haine anti-flics'”

Elle a aussi évoqué la plateforme internet de signalement ouverte en 2013 et permettant de signaler des dérapages. Plus de 1 000 concernent des interventions de police contestées sur, selon elle, 1,6 million d’interventions par an.

L’IGPN va progressivement mettre en place un outil mesurant, analysant et comptabilisant le nombre de policiers blessés en service, a-t-elle annoncé, un sujet très sensible dans la police.

Marie-France Moneger Guyomarch a par ailleurs noté que les policiers ont de plus en plus recours à l’usage du pistolet à impulsions électriques (PIE) dans leurs interventions, mais pas en mode de tir, “en pointage” en utilisant le laser pour menacer un éventuel récalcitrant. “Cela a un effet dissuasif”, a-t-elle souligné.

Première publication : 07/06/2016

Après une semaine de grèves et dix-neuf heures de négociation lundi entre direction et syndicats de la SNCF, l’entreprise a soumis ce mardi un projet d’accord sur l’organisation du temps de travail à la signature des syndicats.

La direction de la SNCF a soumis mardi 7 juin dans la matinée une proposition d’accord sur l’organisation du travail des cheminots à la signature des syndicats, a déclaré à Reuters le négociateur de Sud-Rail, Éric Meyer. Ce texte d’accord d’entreprise est ouvert à la signature jusqu’au 14 juin.

La dernière séance de négociations, commencée lundi matin, s’est achevée mardi à 4h30 après dix-neuf heures de discussions, a-t-il précisé.

Pour être valable, l’accord doit recueillir la signature de syndicats représentant au moins 30 % des voix aux dernières élections, et ne pas rencontrer d’opposition de la part d’organisations dépassant 50 %.

“Nous avons été au point ultime des avancées possibles, on ne pourrait pas aller plus loin”, dit Guillaume Pépy #SNCF#E1matin

— Europe 1 (@Europe1) 7 juin 2016

“Il y a un moment où, selon une formule célèbre, il faut savoir arrêter une grève”

La SNCF reste touchée mardi pour le septième jour consécutif par une grève à l’appel de la CGT et de Sud. Mais elle prévoit une amélioration “sensible” du trafic TGV.

Dans une interview au quotidien régionale La Voix du Nord, le chef de l’Etat, François Hollande a déclaré : “il y a un moment où, selon une formule célèbre, il faut savoir arrêter une grève”, faisant ainsi référence à Maurice Thorez, secrétaire général du PCF en 1936 pendant le Front populaire, qui avait lancé la formule, après la signature des accords Matignon [semaine de 40 heures, 15 jours de congés payés].

Le président Hollande ajoute dans le quotidien régional que “nul ne comprendrait que [cette] grève se poursuive au détriment des comptes de la compagnie publique, du bon déroulement de l’Euro [et des usagers]”.

La direction de la SNCF évalue à plus de 20 millions d’euros par jour le coût de ce mouvement. Son président, Guillaume Pepy, avançait dans le Journal du Dimanche un chiffre “près de 300 millions” depuis le début du mouvement.

Avec Reuters

Première publication : 07/06/2016

Après une semaine de grèves et dix-neuf heures de négociation lundi entre direction et syndicats de la SNCF, l’entreprise a soumis ce mardi un projet d’accord sur l’organisation du temps de travail à la signature des syndicats.

La direction de la SNCF a soumis mardi 7 juin dans la matinée une proposition d’accord sur l’organisation du travail des cheminots à la signature des syndicats, a déclaré à Reuters le négociateur de Sud-Rail, Éric Meyer. Ce texte d’accord d’entreprise est ouvert à la signature jusqu’au 14 juin.

La dernière séance de négociations, commencée lundi matin, s’est achevée mardi à 4h30 après dix-neuf heures de discussions, a-t-il précisé.

Pour être valable, l’accord doit recueillir la signature de syndicats représentant au moins 30 % des voix aux dernières élections, et ne pas rencontrer d’opposition de la part d’organisations dépassant 50 %.

“Nous avons été au point ultime des avancées possibles, on ne pourrait pas aller plus loin”, dit Guillaume Pépy #SNCF#E1matin

— Europe 1 (@Europe1) 7 juin 2016

“Il y a un moment où, selon une formule célèbre, il faut savoir arrêter une grève”

La SNCF reste touchée mardi pour le septième jour consécutif par une grève à l’appel de la CGT et de Sud. Mais elle prévoit une amélioration “sensible” du trafic TGV.

Dans une interview au quotidien régionale La Voix du Nord, le chef de l’Etat, François Hollande a déclaré : “il y a un moment où, selon une formule célèbre, il faut savoir arrêter une grève”, faisant ainsi référence à Maurice Thorez, secrétaire général du PCF en 1936 pendant le Front populaire, qui avait lancé la formule, après la signature des accords Matignon [semaine de 40 heures, 15 jours de congés payés].

Le président Hollande ajoute dans le quotidien régional que “nul ne comprendrait que [cette] grève se poursuive au détriment des comptes de la compagnie publique, du bon déroulement de l’Euro [et des usagers]”.

La direction de la SNCF évalue à plus de 20 millions d’euros par jour le coût de ce mouvement. Son président, Guillaume Pepy, avançait dans le Journal du Dimanche un chiffre “près de 300 millions” depuis le début du mouvement.

Avec Reuters

Première publication : 07/06/2016