Archive for June 7th, 2016

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La Banque centrale européenne est prête à agir pour stabiliser les marchés financiers en cas de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a déclaré Benoît Cœuré, membre du directoire de la BCE sur France 24.

Benoît Cœuré indique que la responsabilité de la BCE est de “rassurer sur les conséquences possibles d’un Brexit, si ça se réalise, et nous ne le souhaitons pas”. Les électeurs britanniques sont appelés à voter le 23 juin prochain lors d’un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.

“La BCE se prépare à toutes les éventualités (…) pour agir pour stabiliser les marchés, notamment pour fournir de la liquidité, comme on l’a toujours fait dans des circonstances comparables”, a ajouté sur France 24 Benoît Cœuré, membre du directoire de la BCE.

Par Stéphanie ANTOINE , Farah BOUCHERAK

Le cardinal Barbarin a été entendu durant 10 heures par la police dans le cadre de l’enquête portant sur le prêtre lyonnais suspecté d’abus sexuels sur de jeunes scouts il y a 25 ans.

Que savait le cardinal Barbarin sur le prêtre lyonnais suspecté d’abus sexuels sur de jeunes scouts il y a 25 ans ? Son audition par la police aura duré 10 heures, mercredi 8 juin. Permettra-t-elle faire la lumière sur une affaire qui empoisonne l’Église de France ?

L’un de ses avocats, Jean-Félix Luciani, a expliqué la longueur de l’audition par le fait que son client “souhaitait s’expliquer depuis de nombreux mois”. “Il est traîné dans la boue depuis de nombreux mois et à un moment donné, on a envie de répondre. Il a répondu avec toute la sincérité possible”, a-t-il déclaré à la presse. “Un évêque est un homme d’Église qui n’a pas une vocation policière mais plutôt celle de tenter d’aider ceux qui viennent à lui”.

“Il n’y a pas de garde à vue” a précisé de son côté le parquet, qui n’exclut pas d’organiser prochainement un débat contradictoire entre les différentes parties. Le parquet devrait assez rapidement choisir entre le classement de l’affaire ou la saisie d’un juge d’instruction dans la perspective d’une mise en examen. Cette décision devrait intervenir avant la fin du mois de juin.

Me Jean-Félix Luciani s’est montré optimiste pour la suite la procédure, les questions de la police concernant “les responsabilités prêtées au cardinal pour deux infractions : la non-dénonciation d’un délit ou d’un crime d’une part et d’autre part l’omission de prêter assistance à une personne en péril”. “Je pense qu’il n’y aura pas de suite”, a-t-il estimé.

>> À voir sur France 24 : “Pédophilie dans l’Église : des victimes françaises brisent l’omerta”

La convocation de Mgr Barbarin, après plusieurs mois de scandale, est intervenu quatre jours après la publication d’une lettre apostolique dans laquelle le pape François a ouvert la voie à la révocation d’évêques coupables de “négligence” dans leurs fonctions face à des cas de pédophilie.

Le primat des Gaules, mis en cause pour des faits de “non dénonciation” d’agressions sexuelles sur mineurs et de mise en danger de la vie d’autrui, a dû s’expliquer sur le cas du père Bernard Preynat, mis en examen fin janvier pour des agressions sexuelles commises sur de jeunes scouts entre 1986 et 1991.

Cette affaire qui vise l’une des personnalités les plus influentes de l’Église de France est complexe : les faits sont anciens et le cardinal Barbarin, qui assure n’avoir “jamais couvert le moindre acte de pédophilie”, n’est arrivé dans le diocèse de Lyon qu’en 2002. Soit 11 ans après le dernier fait retenu par la justice contre le “père Bernard”.

Prescription

Depuis quand l’archevêque était-il au courant ? De quoi a-t-il été informé et par qui ? Pourquoi avoir laissé ce prêtre exercer dans une paroisse au contact d’enfants jusqu’en août 2015 ? Sans dénoncer les faits à la justice ?

Les réponses publiques du diocèse ont varié : évoquant d’abord un premier contact avec une victime en 2014, le cardinal a ensuite précisé avoir entendu parler de l’affaire, via un tiers, dès 2007-2008. Date qui peut avoir de l’importance, la prescription en matière de non-dénonciation étant de trois ans.

Lors d’une réunion du clergé lyonnais, le 25 avril, le cardinal a reconnu “des erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres”. Il a également demandé pardon aux victimes. Le pape lui a enfin apporté un soutien sans équivoque.

>> À lire sur France 24 : “Pédophilie au sein de l’Église : le pape hausse le ton”

Mais pour les victimes regroupées au sein de l’association La Parole Libérée, l’archevêque a bel et bien voulu étouffer les agissements de Bernard Preynat, en faisant perdurer “l’omerta” qui prévalait depuis les années 1970. Au moins six d’entre elles ont porté plainte.

Une seconde enquête préliminaire pour “non-dénonciation” est par ailleurs toujours en cours. Elle concerne une plainte d’un haut-fonctionnaire du ministère de l’Intérieur affirmant avoir été victime d’agressions sexuelles, à 16 et 19 ans, de la part d’un autre prêtre lyonnais dans les années 1990. Le cardinal n’est pas entendu dans ce cadre mercredi.

Avec AFP

Première publication : 08/06/2016

L’arrêté de catastrophe naturelle pour 782 communes situées dans 16 départements a été pris mercredi en Conseil des ministres, ouvrant la voie à une indemnisation plus rapide des sinistrés victimes des inondations.

Le gouvernement français a annoncé mercredi 8 juin qu’un arrêté de catastrophe naturelle pour 782 communes situées dans 16 départements a été pris suite aux inondations exceptionnelles qui ont fait quatre morts et de très importants dégâts en France.

“Un premier arrêté interministériel reconnaissant l’état de catastrophe naturelle dans 782 communes situées dans 16 départements sera publié dès demain (jeudi) au Journal officiel”, selon une source proche de l’exécutif citée par l’AFP. Par ailleurs, 215 dossiers de communes sont en attente d’être traités.

Etat de catastrophe naturelle reconnu pour une 1ère liste de 782 communes dans 16 départements #inondationspic.twitter.com/e8ioyeog25

— Ministère Intérieur (@Place_Beauvau) 8 juin 2016

L’état de catastrophe naturelle permettra aux habitants des communes concernées d’être indemnisés au titre de cette garantie dans les limites et conditions des contrats d’assurance souscrits. Les assureurs ont deux mois pour verser une première provision et trois mois pour indemniser intégralement.

À compter de la parution de l’arrêté de catastrophe naturelle, les assurés ont jusqu’à dix jours pour adresser leur déclaration de sinistre à leur assureur. Selon l’Association française de l’assurance (AFA), les assureurs, attentifs à la situation des assurés seront flexibles, certains laissant jusqu’au 30 juin pour effectuer leur déclaration.

Selon l’AFA, “le montant final des dommages assurés” occasionnés par les inondations est évalué à un montant compris entre 900 millions et 1,4 milliard d’euros “à ce stade”.

Avec AFP

Première publication : 08/06/2016

À la suite de la crue exceptionnelle dans le Loir-et-Cher, le château de Chambord est resté fermé cinq jours et a subi d’importants dégâts. Pour financer les travaux de restauration, le plus célèbre des châteaux de la Loire lance un appel aux dons.

Depuis sa construction, jamais le château de Chambord, le plus grand et le plus célèbre des châteaux de la Loire, n’avait connu de pareille crue. À la suite des inondations exceptionnelles qui ont touché le centre de la France la semaine dernière, le château, quasiment transformé en presqu’île, est resté fermé pendant cinq jours et n’a rouvert ses portes au public que le 6 juin.

#lundi Réouverture de #Chambord suite aux inondations de la semaine dernière. Venez nombreux. #Patrimoine#Francepic.twitter.com/fhSp2VKbp5

— Château de Chambord (@domainechambord) 6 juin 2016

“Il n’y a pas de précédent d’un tel niveau d’eau. Dans les archives on ne retrouve rien depuis Louis XIV. On n’a pas de trace des jardins à la Française qui étaient submergés”, a assuré Jean d’Haussonville, directeur du domaine. Le spectacle du château cerné par les eaux était “à la fois beau, impressionnant et angoissant”, a-t-il commenté.

Cinq jours après le pic de la crue, des eaux stagnantes recouvraient toujours une partie des jardins. Dans le parc forestier, des digues et des routes se sont effondrées. Le château, presque entièrement autofinancé, ne pourra pas faire face aux dégâts, estimés à plus de 500 000 euros. Jean d’Haussonville estime par ailleurs le coût de l’interruption d’activité à 30 000 euros par jour.

Une campagne d’appels aux dons a donc été lancée sur Internet et relayée sur les réseaux sociaux sous le hashtag #JaimeChambord pour financer les premiers travaux d’urgence. Le 8 juin au matin, 5765 euros avaient déjà été récoltés.

Vous voulez nous soutenir suite aux #inondations ? Suivez-nous et partagez ce post avec le hashtag #jaimechambordpic.twitter.com/EyTwjhAxLf

— Château de Chambord (@domainechambord) 4 juin 2016

Première publication : 08/06/2016

Comme en 2015, le bac coïncide avec le ramadan : un défi pour les musulmans, qui ne peuvent s’abstenir de jeûner selon leur religion sous prétexte d’examens. Une récente et controversée “fatwa” française a cependant assoupli cette prescription.

Passer le bac et respecter le ramadan : c’est le défi de nombreux lycéens musulmans cette année encore. Comme l’an dernier, l’examen, dont les écrits s’étalent du 15 au 22 juin, aura lieu pendant le mois sacré de jeûne dans l’islam, qui a commencé en France le lundi 6 juin.

Cet alignement de calendriers n’est pas anodin en France, où vit une importante communauté musulmane, et alors que le ramadan est un rite massivement suivi, avec plus de 70 % de jeûneurs parmi les fidèles, selon les études. Durant ce mois, les musulmans sont invités à s’abstenir de boire et de manger, de l’aube jusqu’au coucher du soleil. Soit pendant 18 heures environ la semaine des examens.



“On ne prescrit à une personne que ce qu’elle peut supporter”

Le jeûne, quatrième pilier de l’islam, concerne tout musulman pubère. Des dispenses appelant des compensations – par un jeûne différé – sont prévues pour les voyageurs, les malades, les personnes âgées, les femmes enceintes ou devant allaiter. Mais théoriquement ni pour les travailleurs ni pour les candidats à des examens.

“Passer un examen n’est pas une raison valable pour abandonner le jeûne du ramadan, qui est une prescription religieuse très importante”, explique le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech. “Des versets du Coran disent qu’on ne prescrit à une personne que ce qu’elle peut supporter”, nuance ce responsable, pour qui “le ramadan n’est pas un point d’achoppement posant des questions métaphysiques”.

Fatwa exceptionnelle

Le Conseil théologique musulman de France (CTMF), une commission gravitant dans l’orbite de l’UOIF (issue des Frères musulmans), a toutefois publié dimanche une “fatwa” (avis juridique religieux) permettant une rupture du jeûne pour les candidats.

“Les élèves qui vont passer des examens, décisifs dans leur vie, peuvent ne pas jeûner, pendant la période de préparation, comme pendant les jours des examens, puisqu’ils ont besoin de manger pour leur préparation et leur application dans les réponses, notamment ceux qui connaissent leurs propres faiblesses et leur manque d’endurance”, dit le texte, précisant qu’il “leur faut en revanche rattraper ces jours – manqués – après le ramadan”. “Les candidats n’ayant des examens que le matin “n’ont pas à se servir de cette dérogation”, est-il ajouté.

“À quand la fatwa pour manger du porc ?”

Cet avis religieux a aussitôt soulevé la controverse. Sur la page Facebook du CTMF, les commentaires réprobateurs abondent: “À quand la Fatwa pour rompre le jeûne pour le permis de conduire ? Celle pour manger du porc durant les entretiens pour l’acquisition de la nationalité ?”, écrit un internaute.

“Ce n’est pas sérieux”, estime Fateh Kimouche (@Al-Kanz), auteur d’Al-Kanz, blog incontournable pour ceux qui s’intéressent au hallal. “Si des étudiants peuvent manger et boire, pourquoi pas des ouvriers qui travaillent en plein soleil ? “Beaucoup se sentent plus légers, se sentent mieux lors du ramadan”, assure-t-il en vantant ses vertus d'”ascèse spirituelle”. Avec ou sans examen à passer.

Avec AFP

Première publication : 08/06/2016