Archive for June 8th, 2016

Le cardinal Barbarin a été entendu durant dix heures par la police, dans le cadre de l’enquête sur le prêtre lyonnais mis en examen pour des abus sexuels sur de jeunes scouts. Son avocat, Jean-Félix Luciani, répond aux questions de France 24.

Dix heures. C’est le temps qu’a duré l’audition du cardinal Barbarin à la Brigade départementale de la protection de la police à Lyon, mercredi 8 juin, dans le cadre de l’affaire de pédophilie qui a éclaté dans son diocèse. L’archevêque, mis en cause pour des faits de “mise en danger de la vie d’autrui”, s’est expliqué sur le cas du père Bernard Preynat, mis en examen fin janvier pour des agressions sexuelles commises sur de jeunes scouts entre 1986 et 1991.

Depuis quand l’archevêque était-il au courant ? De quoi a-t-il été informé et par qui ? Pourquoi avoir laissé ce prêtre exercer dans une paroisse au contact d’enfants jusqu’en août 2015 sans dénoncer les faits à la justice ? Telles sont les questions qui intéressent les enquêteurs. Les réponses publiques du diocèse ont varié : évoquant d’abord un premier contact avec une victime en 2014, le cardinal qui n’est arrivé dans le diocèse de Lyon qu’en 2002 a ensuite précisé avoir entendu parler de l’affaire, via un tiers, dès 2007-2008. Date qui peut avoir de l’importance, la prescription en matière de non-dénonciation étant de trois ans.

Lors d’une réunion du clergé lyonnais, le 25 avril, le cardinal avait reconnu “des erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres”. Il a également demandé pardon aux victimes. À ce jour, un seul évêque français a été condamné, Mgr Pican en 2001, pour non-dénonciation d’actes pédophiles commis par un prêtre de son diocèse de Bayeux. Il y a quatre jours, le pape a ouvert la voie à la révocation d’évêques coupables de “négligence” dans leurs fonctions face à des cas de pédophilie.

Jean-Félix Luciani, avocat du cardinal Barbarin, qui l’accompagnait lors de son audition, a répondu aux questions de France 24.

France 24 : Le cardinal Barbarin a été entendu pendant dix heures. Quand on sait que ce sont plutôt ses prédécesseurs qui auraient dissimulé les faits, on peut s’étonner d’une audition aussi longue. Comment l’expliquez-vous ?

Jean-Félix Luciani : L’affaire présente des difficultés. Les évêques de l’époque l’ont gérée d’une manière qui n’est pas celle d’aujourd’hui. En outre, on parle de fait très anciens et de personnes qui sont intervenues dans le passé, et essayer de comprendre tout cela prend du temps. Monseigneur Barbarin a dû répondre à beaucoup de questions sur le contexte dans lequel les faits se sont produits, qui ne le concerne pas personnellement. Il faut aussi savoir qu’il y a eu d’autres auditions avant la sienne, ce qui peut donner lieu à plus de questions. De son côté, il était également désireux de s’exprimer après avoir été traîné dans la boue pendant de long mois. Concrètement, il a été interrogé pendant huit heures environ et non dix, certaines démarches administratives prenant du temps.

L’association La Parole Libérée qui soutient les victimes se réjouit de cette audition. Qu’en pensez-vous ?

Honnêtement, je ne vois pas ce qui peut lui être reproché pénalement. Il est poursuivi pour non-dénonciation de crimes et non-assistance à personnes en péril. Or, quand il prend conscience des faits, il en réfère à Rome qui lui dit de donner au père Preynat un ministère où il ne serait pas au contact d’enfants. Et quant à la non-assistance, il faut qu’il y ait une personne en danger, or ce n’est pas le cas, car nous ne sommes pas aux moments des faits, et les victimes sont des adultes. En outre au moment des faits, ces enfants avaient des parents. Le droit pénal répond à des critères qui ne sont pas réunis ici.

Quelle est la prochaine étape ?

Le parquet doit prendre une décision d’orientation. Soit il classe le dossier sans suite. Soit il décide d’ouvrir une instruction. Pour ma part, j’espère qu’on aura un classement sans suite, car il n’y a pas eu d’infraction.

Première publication : 09/06/2016

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Uber France a été condamné, jeudi, à payer 800 000 euros, dont la moitié avec sursis, pour son application de transport entre particuliers UberPop, suspendue en France depuis juillet 2015. Le parquet avait requis un million d’euros d’amende.

UberPop n’en finit pas d’empoisonner la vie d’Uber en France. La compagnie de VTC a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris, jeudi 9 juin, à 800 000 euros, dont la moitié avec sursis, à cause de cette offre de transport payant entre particuliers, déjà suspendue dans l’Hexagone depuis juillet 2015.

Deux de ses dirigeants, Pierre-Dimitri Gore-Coty, chargé de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient, et Thibaud Simphal, responsable du marché français, ont respectivement été condamnés à 30 000 euros et 20 000 euros d’amende dont la moitié avec sursis.

Taxis vs UberPop

L’entreprise aurait pu être condamnée encore plus lourdement. Le parquet avait, en effet, requis un million d’euros d’amende et une interdiction de gérer une entreprise pendant cinq ans pour ses deux dirigeants poursuivis.

Si le tribunal n’a pas prononcé les peines requises, il a reconnu Uber coupable, à travers UberPop, de pratiques commerciales trompeuses, de complicité d’exercice illégal de la profession de taxi et de certains délits liés à la conservation de données personnelles (ceux des chauffeurs).

UberPop a longtemps cristallisé la colère des taxis qui accusent la compagnie américaine de concurrence déloyale. Ce service permettait, en effet, à des particuliers d’utiliser leur véhicule privé pour être mis en relation avec des clients afin de les transporter, moyennant finance, sans avoir à payer de charges.

Déjà condamné

La révolte des taxis avaient même donné lieu à des scènes de violence contre des chauffeurs Uber qui ont fait le tour du monde en juin 2015. Un mois plus tard, Uber France avait décidé de suspendre son controversé service entre particuliers.

En septembre 2015, le Conseil constitutionnel, saisi par la compagnie américaine, avait enfoncé le clou estimant qu’UberPop était illégal.

La justice s’était, par ailleurs, déjà penchée sur le cas UberPop avant la sanction du tribunal de Paris. En décembre 2015, elle avait condamné la filiale française à 150 000 euros d’amendes pour “pratique commerciale trompeuse”. Les juges avaient alors estimé qu’Uber présentait à tort une offre payante entre particuliers comme du covoiturage.

Première publication : 09/06/2016

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Une recherche sur Google Images portant sur “trois adolescents noirs” donne des résultats beaucoup moins flatteurs qu’une requête pour des photos de “trois adolescents blancs”. Des internautes crient à l’algorithme raciste. À tort.

Sur Google Images, une simple recherche “three black teenagers” (trois adolescents noirs) permet de constater l’étendue des dégâts. La plupart des photos trouvées montrent des photos d’identité judiciaire, alors qu’une même requête pour “three white teenagers” (trois adolescents blancs) affiche essentiellement des images de jeunes tout sourire et détendus.

Ce décalage a propulsé “three black teenagers” en tête des recherches sur Google, jeudi 9 juin, aux États-Unis entraînant une levée de boucliers sur Internet contre la discrimination rampante dans les médias outre-Atlantique, a constaté le quotidien britannique “The Guardian”.

La polémique a éclaté à la suite d’une vidéo qu’un internaute américain de Virginie a postée sur Twitter le 7 juin. Il y effectue, en direct sur son téléphone, les deux requêtes et s’esclaffe en constatant la différence entre les résultats. Succès garanti : le clip a été retweeté plus de 61 000 fois.

YOOOOOO LOOK AT THIS pic.twitter.com/uY1JysFm8w

— July 3rd. (@iBeKabir) 7 juin 2016

Depuis, les messages sur multiplient sur le site de microblogging demandant à Google de s’expliquer et accusant son algorithme de racisme. Ce n’est pas la première fois que le géant américain se retrouve mis en cause en raison de résultats pour le moins étonnants de ses services. La multinationale avait déjà présenté ses excuses en juillet 2015 lorsque son algorithme de reconnaissance faciale avait pris deux Noirs sur une photo pour… des gorilles.

L’algorithme n’y est pour rien

Mais cette fois-ci, Google n’aura probablement pas à s’excuser. Son algorithme n’y est, en effet, pour rien, comme l’explique sur Youtube, le Britannique Antoine Allen qui tient par ailleurs un blog traitant essentiellement des minorités. Il avait déjà noté cette différence de résultats en avril 2016, lorsque la polémique n’était pas encore à son zénith médiatique. Son constat – il faut y regarder de plus près avant de brandir l’argument du racisme – est simple à vérifier sur Google Images : les photos d’adolescents blancs sont toutes, ou presque, issues de collections d’images d’agences, utilisées pour des publicités ou des sites Internet. En clair, les publicitaires et créateurs de sites préfèrent mettre en avant “trois adolescents blancs”, censés être plus représentatifs du public visé. C’est pourquoi ces images apparaissent tout en haut des résultats.

Comme “les agences sont moins enclines à acheter des photos de jeunes mannequins noirs, ce sont dans le cas des adolescents noirs des illustrations pour des articles d’actualités qui remontent dans les résultats”, explique Antoine Allen. Conséquence logique : la popularité des faits divers aidant, les comptes rendus d’affaires pénales illustrés par des photos d’identité judiciaires se hissent tout en haut des résultats pour cette recherche précise.

Rien ne sert donc d’accuser Google ou son algorithme de racisme. Cette polémique illustre, en revanche, la persistance d’une discrimination publicitaire à l’égard du public noir aux États-Unis. Elle démontre aussi que les articles les plus populaires sur Google (donc les plus recherchés) évoquent le sort de “trois adolescents noirs” de manière négative. Le problème vient donc moins de l’algorithme que de ce qui intéresse le public américain sur Internet lorsqu’il s’agit de parler de la communauté afro-américaine.

Première publication : 09/06/2016

À la veille de l’Euro, des candidats ont obtenu en urgence leur diplôme d’agent de sécurité. Les besoins sont en effet énormes pour assurer le bon déroulement de la compétition. Environ 15 000 agents vont être déployés sur les différents sites.

Les autorités françaises l’assurent : toutes les précautions ont été prises pour assurer la sécurité de l’Euro-2016, qui démarre vendredi. Mais la menace terroriste plane pourtant bien sur la compétition européenne de football, ses stades et ses fan zones.

Pour preuve, plus de 77 000 policiers et gendarmes, une partie des 10 000 soldats de l’opération Sentinelle et 1 000 secouristes bénévoles vont êtres mobilisés. Côté sécurité privée, ce sont environ 15 000 agents qui seront déployés. Comme l’explique à France 24 Olivier Duran, porte-parole du SNES, le syndicat national des entreprises de sécurité, 9 000 d’entre eux seront répartis dans les stades, 3 000 aux abords des résidences des équipes et des terrains d’entrainements et 3 000 autres dans les fans zones. “Cela représente 15 % de l’effectif total de la profession”, précise Olivier Duran.

Certains d’entre eux ont été formés au cours des toutes dernières semaines. Les dernières sessions, qui comportent 140 heures de cours pour obtenir le diplôme d’agent de sécurité, se sont terminées fin mai. Des agents vont ainsi faire leur premiers pas dans le métier à l’occasion de l’Euro.

Mais pour Olivier Duran, ce manque d’expérience ne doit pas être source d’inquiétude : “Il y a bien entendu des recrues récentes, mais elles seront intégrées au sein d’équipes qui travaillent avec des encadrants qui ont l’habitude. La formation de 140 heures permet ainsi grâce à cet encadrement adapté de répondre tout à a fait aux exigences”.

“Ne pas se focaliser que sur les agents de sécurité”

Ce spécialiste de la sécurité ajoute que 14 heures de formation concernent la sensibilisation au terrorisme. “Ce module a été ajouté après les attentats de novembre“, explique-t-il. “Mais il ne faut pas non plus se focaliser que sur nous. Nous sommes l’un des maillons de la chaîne. Cela va des services anti-terroristes jusqu’au public”.

Pour Olivier Duran, les spectateurs ont en effet aussi leur rôle à jouer durant l’Euro : “Nous conseillons aux spectateurs de venir deux heures à l’avance avant les matchs pour faciliter la gestion des flux. Mais nous sommes relativement confiants. Le public est très attentif à nos consignes et très respectueux de notre travail”.

Première publication : 09/06/2016

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Les créations d’emplois ont bondi en France au cours des deux derniers trimestres en France, selon l’Insee. Plus largement, en un an, près de 160 000 postes ont été créés, atteignant le niveau enregistré le plus élevé depuis 2008.

L’Insee a revu à la hausse les créations nettes d’emploi des deux derniers trimestres, qui se sont établies à 46 500 nouveaux postes (+0,3%) fin 2015 et à 40 400 (+0,3%) début 2016, selon des données définitives publiées jeudi.

Sur un an, l’emploi marchand est en très nette hausse, avec 159 600 postes créés (+1,0%). Grâce à cette évolution, le secteur atteint de nouveau la barre des 16 millions d’emplois, pour la première fois depuis le 3e trimestre 2013.

Dans son estimation provisoire publiée mi-mai, l’Institut de la statistique effectuait des évaluations moins élevées : 31 800 créations au 4e trimestre, 24 400 au 1er trimestre et 106 700 sur l’année. L’Institut national de la statistique prévient toutefois que l’indicateur pourrait subir des “révisions accrues” dues à l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN).

Les emplois reculent dans le secteur de l’industrie

Au premier trimestre, selon les chiffres définitifs, l’emploi augmente dans tous les secteurs, sauf l’industrie : +45 900 postes dans le tertiaire hors intérim (+0,4%), +2 000 dans l’intérim (+0,3%) et +800 dans la construction (+0,1%).

Dans la construction, il s’agit du premier trimestre positif depuis début 2012. Les chantiers ont détruit près de 200 000 emplois depuis 2008.

En revanche, l’emploi continue de reculer dans l’industrie, avec 8 400 postes supprimés (-0,3%). Les usines ont perdu un quart de leurs effectifs depuis début 2001.

Sur un an, les tendances de fond sont les mêmes, avec de fortes créations dans le tertiaire (+152 700 postes, +1,4%) et dans l’intérim (+58 400, +11%) et des destructions dans la construction (-19 000, -1,4%) et dans l’industrie (-32 500, -1%).

Les bons chiffres de l’emploi au premier trimestre coïncident avec une accélération de la croissance (+0,6%).

Cet indicateur concerne principalement les postes salariés du secteur privé non agricole.

Avec AFP

Première publication : 09/06/2016

Les créations d’emplois ont bondi en France au cours des deux derniers trimestres en France, selon l’Insee. Plus largement, en un an, près de 160 000 postes ont été créés, atteignant le niveau enregistré le plus élevé depuis 2008.

L’Insee a revu à la hausse les créations nettes d’emploi des deux derniers trimestres, qui se sont établies à 46 500 nouveaux postes (+0,3%) fin 2015 et à 40 400 (+0,3%) début 2016, selon des données définitives publiées jeudi.

Sur un an, l’emploi marchand est en très nette hausse, avec 159 600 postes créés (+1,0%). Grâce à cette évolution, le secteur atteint de nouveau la barre des 16 millions d’emplois, pour la première fois depuis le 3e trimestre 2013.

Dans son estimation provisoire publiée mi-mai, l’Institut de la statistique effectuait des évaluations moins élevées : 31 800 créations au 4e trimestre, 24 400 au 1er trimestre et 106 700 sur l’année. L’Institut national de la statistique prévient toutefois que l’indicateur pourrait subir des “révisions accrues” dues à l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN).

Les emplois reculent dans le secteur de l’industrie

Au premier trimestre, selon les chiffres définitifs, l’emploi augmente dans tous les secteurs, sauf l’industrie : +45 900 postes dans le tertiaire hors intérim (+0,4%), +2 000 dans l’intérim (+0,3%) et +800 dans la construction (+0,1%).

Dans la construction, il s’agit du premier trimestre positif depuis début 2012. Les chantiers ont détruit près de 200 000 emplois depuis 2008.

En revanche, l’emploi continue de reculer dans l’industrie, avec 8 400 postes supprimés (-0,3%). Les usines ont perdu un quart de leurs effectifs depuis début 2001.

Sur un an, les tendances de fond sont les mêmes, avec de fortes créations dans le tertiaire (+152 700 postes, +1,4%) et dans l’intérim (+58 400, +11%) et des destructions dans la construction (-19 000, -1,4%) et dans l’industrie (-32 500, -1%).

Les bons chiffres de l’emploi au premier trimestre coïncident avec une accélération de la croissance (+0,6%).

Cet indicateur concerne principalement les postes salariés du secteur privé non agricole.

Avec AFP

Première publication : 09/06/2016

Déchets jonchant certaines rues de Paris, trafic des trains perturbé depuis 10 jours, menace de grève à Air France… Le climat social en France reste particulièrement tendu à la veille du lancement de l’Euro-2016.

À J-1 du coup d’envoi de l’Euro de football, la tension sociale en France ne s’apaise pas. Au contraire. Aux côtés des opposants à la loi Travail, manifestent aussi les cheminots de la SNCF, les éboueurs et peut-être aussi les pilotes d’Air France.

Tôt jeudi matin, plusieurs centaines de manifestants, militants CGT principalement, bloquaient l’entrée principale du marché international de Rungis.

À la SNCF, devenu le principal champ de bataille contre le projet de loi, la grève a été reconduite par les assemblées générales de cheminots en Ile-de-France et dans la plupart des régions, pour la neuvième journée consécutive. Le trafic va donc rester perturbé avec un train sur deux sur les lignes Transilien, RER et Intercités et 6 TER sur 10. En revanche 80% des TGV devraient rouler.

Depuis le 31 mai, la grève lancée par la CGT-cheminots, SUD-rail et FO (non représentatif), très suivie par les personnels roulants, est reconduite de jour en jour, malgré les appels de l’exécutif et un accord, approuvé par la CFDT et l’Unsa, consacrant le maintien du régime de travail actuel à la SNCF.

• Autre front de la grogne sociale, qui risque d’écorner l’image du pays hôte de l’Euro 2016, le secteur des déchets. À l’appel de la CGT, deux des principaux sites de traitement de la région parisienne étaient encore bloqués mercredi, comme l’incinérateur de Fos-sur-Mer, qui traite les ordures ménagères de Marseille, et deux autres en Ariège. La situation devient critique dans certains arrondissements de Paris. En revanche à Saint-Etienne, où la collecte et le traitement des ordures ont été à l’arrêt pendant plusieurs jours, le travail reprend et la “fan zone” pourra ouvrir vendredi comme prévu.

Côté carburants, le mouvement se poursuit dans trois des cinq raffineries françaises du groupe Total, mais toutes les stations-service du réseau sont réapprovisionnées. Au Havre, la grève du personnel des terminaux pétroliers, qui perturbe depuis 16 jours l’approvisionnement des raffineries et des aéroports parisiens, continue aussi.

• Dans le ciel, pas d’éclaircie en vue : les syndicats de pilotes d’Air France sont “pessimistes” sur l’issue des négociations avec la direction concernant leur menace de grève du 11 au 14 juin.

Ce conflit, lié à des revendications internes, n’est pas sans rappeler 1998 : à l’approche de la Coupe du monde de foot, une grève des pilotes avait paralysé la compagnie aérienne pendant 10 jours. Un accord y avait mis fin in extremis, le jour même de l’ouverture du Mondial.

De nouvelles manifestations sont encore programmées à travers le pays, notamment Rennes, Nantes, et Paris, contre la loi Travail. Les retraités sont aussi appelés à battre le pavé partout en France, par une dizaine de syndicats, contre la “dégradation” de leur situation. Dans la capitale, ils seront rejoints par les manifestants anti-loi travail qui défileront à l’appel de la CGT et de SUD-Rail.



Avec AFP

Première publication : 09/06/2016