Archive for June 13th, 2016

Quarante-trois supporteurs russes ont été placés en garde à vue mardi, dans le sud de la France, dans le cadre de l’enquête sur les échauffourées en marge du match Angleterre-Russie. Au moment de leur arrestation, ils étaient en partance pour Lille.

Les 43 supporteurs russes contrôlés mardi 14 juin dans le sud-est de la France ont été placés en garde à vue et seront tous entendus à Marseille, a déclaré à l’AFP le préfet des Alpes-Maritimes Adolphe Colrat.

Le parquet de Marseille enquête sur les graves échauffourées qui ont eu lieu samedi 11 juin dans cette ville, en marge du match Angleterre-Russie de l’Euro-2016, a précisé le préfet. Les supporters russes pourront être soit relâchés à l’issue de leur garde à vue, soit expulsés dans le cadre d’une procédure administrative, soit faire éventuellement l’objet de poursuites judiciaires.

Une trentaine de ces supporters avaient dans un premier temps refusé de se soumettre aux contrôles et de descendre de leur car garé dans la cour de la caserne de gendarmerie de Mandelieu-la-Napoule, à une heure et demie de Marseille. Ils ont finalement obtempéré et tous ont été emmenés dans des véhicules des forces de l’ordre en milieu d’après-midi, a constaté une correspondante de l’AFP.

Une liste de hooligans “dits à risque”

Sur son compte Twitter, Alexandre Chpryguine, le président de l’association des supporters russes, qui est aussi le collaborateur d’un député ultranationaliste et qui affirme être parmi les personnes contrôlées, a multiplié les messages, souvent accompagnés de photos, tout au long de la journée. Sa présence parmi les Russes contrôlés n’a jamais été confirmée par les autorités françaises.

Les contrôles d’identité, effectués par la gendarmerie en coordination avec la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), étaient notamment destinés à vérifier si ces Russes font partie d’une liste de hooligans “dits à risque”. “Nous avons des indices suffisamment précis sur la participation d’au moins un certain nombre d’entre eux aux aux violences inacceptables” survenues à Marseille en marge d’Angleterre-Russie, avait commenté à la mi-journée M.Colrat.

Les supporteurs russes, contrôlés à Mandelieu, étaient en partance en autocar pour Lille, dans le nord de la France, où leur équipe doit disputer son deuxième match de l’Euro contre la Slovaquie mercredi après-midi.

Plus tôt dans la journée, l’équipe russe a été condamnée à payer une amende de 150 000 euros et suspendue avec sursis par l’UEFA. Elle risque ainsi l’exclusion de l’Euro-2016 en cas de nouvel incident impliquant ses supporters dans un stade du tournoi en France.

Avec AFP

Première publication : 14/06/2016

Quarante-trois supporteurs russes ont été placés en garde à vue mardi, dans le sud de la France, dans le cadre de l’enquête sur les échauffourées en marge du match Angleterre-Russie. Au moment de leur arrestation, ils étaient en partance pour Lille.

Les 43 supporteurs russes contrôlés mardi 14 juin dans le sud-est de la France ont été placés en garde à vue et seront tous entendus à Marseille, a déclaré à l’AFP le préfet des Alpes-Maritimes Adolphe Colrat.

Le parquet de Marseille enquête sur les graves échauffourées qui ont eu lieu samedi 11 juin dans cette ville, en marge du match Angleterre-Russie de l’Euro-2016, a précisé le préfet. Les supporters russes pourront être soit relâchés à l’issue de leur garde à vue, soit expulsés dans le cadre d’une procédure administrative, soit faire éventuellement l’objet de poursuites judiciaires.

Une trentaine de ces supporters avaient dans un premier temps refusé de se soumettre aux contrôles et de descendre de leur car garé dans la cour de la caserne de gendarmerie de Mandelieu-la-Napoule, à une heure et demie de Marseille. Ils ont finalement obtempéré et tous ont été emmenés dans des véhicules des forces de l’ordre en milieu d’après-midi, a constaté une correspondante de l’AFP.

Une liste de hooligans “dits à risque”

Sur son compte Twitter, Alexandre Chpryguine, le président de l’association des supporters russes, qui est aussi le collaborateur d’un député ultranationaliste et qui affirme être parmi les personnes contrôlées, a multiplié les messages, souvent accompagnés de photos, tout au long de la journée. Sa présence parmi les Russes contrôlés n’a jamais été confirmée par les autorités françaises.

Les contrôles d’identité, effectués par la gendarmerie en coordination avec la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), étaient notamment destinés à vérifier si ces Russes font partie d’une liste de hooligans “dits à risque”. “Nous avons des indices suffisamment précis sur la participation d’au moins un certain nombre d’entre eux aux aux violences inacceptables” survenues à Marseille en marge d’Angleterre-Russie, avait commenté à la mi-journée M.Colrat.

Les supporteurs russes, contrôlés à Mandelieu, étaient en partance en autocar pour Lille, dans le nord de la France, où leur équipe doit disputer son deuxième match de l’Euro contre la Slovaquie mercredi après-midi.

Plus tôt dans la journée, l’équipe russe a été condamnée à payer une amende de 150 000 euros et suspendue avec sursis par l’UEFA. Elle risque ainsi l’exclusion de l’Euro-2016 en cas de nouvel incident impliquant ses supporters dans un stade du tournoi en France.

Avec AFP

Première publication : 14/06/2016

Larossi Abballa, qui a tué un policier et sa compagne au nom du jihad avant d’être abattu lundi, ne cachait pas son désir de commettre des actions violentes en France. Le jeune homme de 25 ans avait déjà été condamné dans une affaire de terrorisme.

“Nous allons faire de l’Euro un cimetière”, a promis Larossi Abballa, meurtrier de deux policiers, lundi 13 juin, à Magnanville (Yvelines), dans une vidéo glaçante filmée depuis la maison des victimes et postée sur Facebook, a rapporté le journaliste spécialiste du jihad David Thomson, qui a visionné l’enregistrement.

Comme l’indique l’AFP, Larossi Abballa était dans ma liste de contacts Facebook mais je ne le connaissais pas. https://t.co/bwGCSQjNEE

— David Thomson (@_DavidThomson) 14 juin 2016

Abballa y enjoint également “à attaquer des policiers, des journalistes, des personnalités publiques, des gardiens de prison et des rappeurs”, en écho à un appel de l’organisation État islamique (EI) du 21 mai prônant des attaques contre les États-Unis et l’Europe pendant le mois de ramadan qui a débuté le 6 juin.

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Originaire de Mantes-la-Jolie, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Paris, Abballa, 25 ans, cheveux longs, petite barbe, est loin d’être un nouveau venu dans la mouvance jihadiste française. Il avait été condamné en septembre 2013 pour avoir participé à une filière d’envoi au Pakistan de volontaires pour le jihad. L’enquête avait mis au jour le profil inquiétant du jeune homme, connu jusque-là pour des faits mineurs de droit commun (vol, recel).

Au moment de son arrestation en mai 2011 pour ses liens avec Mohamed Niaz Abdul Rassed, un ressortissant indien considéré comme l’inspirateur de la filière, les policiers retrouvent lors d’une perquisition au domicile de ses parents un agenda avec une liste de commissariats, de mosquées et de lieux touristiques dans son département des Yvelines. “Des cibles potentielles”, souligne à l’époque une source proche de l’enquête.

Les messages téléphoniques entre Abballa et les autres membres de la filière laissent peu de doutes sur les intentions du jeune homme, “qui semble volontaire pour commettre des actions violentes en France”, relève alors la source.

“Crois-tu vraiment qu’ils ont besoin de nous là-bas”, au Pakistan? “Allah avec sa volonté va nous donner les moyens de hisser le drapeau ici”, en France, écrit-il en 2011 à l’un de ses compagnons. “Faut commencer le taff”, “j’ai soif de sang. Allah m’en est témoin”, ajoute-t-il.

Larossi Abballa se montre toutefois aussi pressé d’aller au Pakistan. “Il ne connaissait pas grand chose à la religion mais c’était le plus chaud” pour partir, “il semblait très motivé à l’idée de faire le jihad”, raconte l’un des membres de la filière aux enquêteurs, le décrivant comme “bizarre” et “mystérieux”.

Propagande jihadiste

L’exploitation de son téléphone, de son ordinateur et d’une clé USB révèle alors aussi de nombreux documents de propagande jihadiste : vidéos, brochure sur Al-Qaïda…

Avec ses compagnons, Abballa participe fin 2010 et début 2011 à plusieurs entraînements religieux et sportifs dans des parcs du Val-d’Oise et de Seine-Saint-Denis. Au cours d’une équipée plus discrète dans les bois de Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise), le groupe s’entraîne même à égorger des lapins, d’après les investigations.

Autre révélation à l’époque, Laroussi Abballa doit rencontrer le 18 décembre 2010 des “frères” venus de Belgique.

Devant les enquêteurs, il nie les faits, soutenant être athée, faisant semblant d’être musulman pour “ne pas attirer les soupçons” et “éviter d’être rejeté par sa famille”, d’après une source proche du dossier.

Lors de son procès en 2013, il apparaît comme “limité intellectuellement, basique, influençable. Aucunement décideur”, se souvient Hervé Denis, l’un des avocats des prévenus.

Condamné à trois ans de prison, dont six mois avec sursis, il est libéré à l’issue du procès ayant effectué l’intégralité de sa peine en détention provisoire.

L’homme ne semble pas pour autant avoir quitté la mouvance jihadiste. Il est également impliqué dans une enquête judiciaire ouverte récemment sur une filière jihadiste syrienne, selon des sources proches du dossier. Mais son rôle exact n’a pas été précisé.

Abballa semblait rester discret. En janvier dernier, il monte une entreprise de livraison nocturne de sandwichs Halal, Docteur Food, dont il vante les mérites sur les réseaux sociaux. “C’était un livreur de sandwichs, jusque-tard le soir, une personne super gentille. Je ne l’ai jamais vu à la mosquée”, ce qu’il a fait c’est incompréhensible”, déplore un de ses voisins à Mantes-la-Jolie, où Abballa vivait au troisième et dernier étage d’un petit immeuble résidentiel du quartier sensible du Val-Fourré.

Avec AFP

Première publication : 14/06/2016

Les opposants au projet de Loi travail se sont réunis ce mardi pour une nouvelle manifestation à Paris. Plusieurs milliers de grévistes ont convergé vers la capitale pour participer au défilé. Suivez les événements en direct.

• Les opposants au projet de Loi travail ont convergé ce mardi 14 juin vers Paris, en plein Euro, pour une journée de “mobilisation nationale” dont ils assurent qu’elle ne sera pas un baroud d’honneur.

• Des incidents ont émaillé le défilé dès 15 h. Plusieurs centaines de personnes encagoulées ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, a affirmé la préfecture de police de Paris. Au moins 26 personnes, 6 manifestants et 20 membres des forces de l’ordre, ont été blessées. Seize interpellations ont eu lieu.

• Quelque 130 personnes – des “casseurs”– avaient, au préalable, été interdites de manifestation, en raison de risques d’affrontements avec la police.

• La CGT a affrété plus de 600 cars dans toute la France pour que les contestataires puissent rejoindre le cortège dans la capitale. Celui-ci est parti vers 13h15 de la place d’Italie vers les Invalides.

• Les syndicats espèrent une participation plus importante que celle du 31 mars, pic de la contestation, avec 390 000 manifestants dans 250 villes, selon les autorités, et 1,2 million selon les organisateurs.

• Après huit journées de manifestations non consécutives à travers la France, relayées par des blocages et grèves touchant des secteurs clés comme les raffineries, la SNCF ou les déchets, les opposants n’entendent pas rendre les armes, ni changer leur mot d’ordre : ils réclament le retrait d’un texte jugé trop favorable aux entreprises et facteur de “régression sociale” pour les salariés.

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Première publication : 14/06/2016

Les opposants au projet de Loi travail se sont réunis ce mardi pour une nouvelle manifestation à Paris. Plusieurs milliers de grévistes ont convergé vers la capitale pour participer au défilé. Suivez les événements en direct.

• Les opposants au projet de Loi travail ont convergé ce mardi 14 juin vers Paris, en plein Euro, pour une journée de “mobilisation nationale” dont ils assurent qu’elle ne sera pas un baroud d’honneur.

• Des incidents ont émaillé le défilé dès 15 h. Plusieurs centaines de personnes encagoulées ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, a affirmé la préfecture de police de Paris. Au moins 26 personnes, 6 manifestants et 20 membres des forces de l’ordre, ont été blessées. Seize interpellations ont eu lieu.

• Quelque 130 personnes – des “casseurs”– avaient, au préalable, été interdites de manifestation, en raison de risques d’affrontements avec la police.

• La CGT a affrété plus de 600 cars dans toute la France pour que les contestataires puissent rejoindre le cortège dans la capitale. Celui-ci est parti vers 13h15 de la place d’Italie vers les Invalides.

• Les syndicats espèrent une participation plus importante que celle du 31 mars, pic de la contestation, avec 390 000 manifestants dans 250 villes, selon les autorités, et 1,2 million selon les organisateurs.

• Après huit journées de manifestations non consécutives à travers la France, relayées par des blocages et grèves touchant des secteurs clés comme les raffineries, la SNCF ou les déchets, les opposants n’entendent pas rendre les armes, ni changer leur mot d’ordre : ils réclament le retrait d’un texte jugé trop favorable aux entreprises et facteur de “régression sociale” pour les salariés.

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Première publication : 14/06/2016

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Sony, Microsoft et Ubisoft ont levé le voile sur leurs prochains jeux vidéo lors du salon de l’E3, à Los Angeles. La tendance est aux grosses productions formatées pour les succès commerciaux. Sans oublier la réalité virtuelle.

Des wouah, des applaudissements et des moues dubitatives. Les présentations respectives des trois monstres sacrés du jeu vidéo – Xbox, Ubisoft et Sony – ont déclenché, lundi 13 juin, leur habituel lot de réactions lors des festivités de l’E3, le plus important salon du jeu vidéo au monde, qui se tient actuellement à Los Angeles.

L’impression générale est que ces géants du jeu ont misé sur des valeures sûres tout en préparant doucement le passage à la prochaine génération de consoles de jeu. Il a en effet beaucoup été question de grosses productions, des suites de suite de franchises qui ont prouvé leur efficacité commerciale et de quelques innovations technologiques, comme la réalité virtuelle, censées faire le bonheur des joueurs dans un futur plus ou moins proche. Retour sur les principales annonces des poids lourds du secteur.

• Xbox : deux consoles sinon rien

Faites votre choix : les joueurs qui aiment les consoles en format mini, toutes de blanc vêtues et qui regardent à la dépense pourront, dès cet été, s’acheter une Xbox One S, dévoilée lors de la présentation des nouveautés de Microsoft à l’E3 de Los Angeles, lundi 13 juin. Elle n’a rien à envier, côté puissance, à la Xbox One traditionnelle, mais ne coûtera que 299 euros (contre près de 400 euros pour la version actuelle).

Une heure et demie de conférence plus tard, le constructeur américain confirmait la sortie pour 2017 du grand frère de la gamme des Xbox One, baptisé Project Scorpio. Dopée en pixels, en puissance et prête, paraît-il, pour la réalité virtuelle, cette console devrait être bien plus onéreuse. Mais Microsoft n’a pas précisé le prix et en dira probablement plus lors de l’E3 2017.

• Ubisoft, 30 ans sinon rien

Yves Guillemot, le PDG d’Ubisoft, était tout ému : il est venu à cet E3 pour célébrer les 30 ans d’existence du fleuron français du jeu vidéo qu’il a fondé en 1986 à Carentoir, en Bretagne.

Un groupe qui, rappelons-le, est dans le viseur de Vincent Bolloré et de Vivendi. Mais de cette bataille de Bretons, il n’a pas été question lors de la conférence. Ubisoft a préféré se concentrer sur son avenir vidéoludique qu’économique.

Sur ce plan, le bilan de la présentation des nouveautés est mitigé. On a pu constater que certains jeux, déjà dévoilés l’an dernier, étaient presque finalisés (For Honor et Ghost Recon Wildlands) et que l’acteur américain Michael Fassbender prenait son rôle d’assassin très au sérieux dans la déclinaison cinématographique du jeu Assassins Creed.

Il a d’ailleurs beaucoup été question de grand écran durant cette conférence, puisqu’Ubisoft a révélé un partenariat avec Sony pour porter son jeu de hackers au grand cœur, Watch Dog, au cinéma. Mais ce n’est pas cela qui va étancher la soif de pixels des joueurs. Pour ce faire, le groupe français a mis en avant un Star Trek en réalité virtuelle, un nouveau jeu très déjanté tiré du dessin animé South Park, et une simulation de sport extrême dans les Alpes, appelée Steep.

• Sony, de la réalité virtuelle sinon rien

À l’applaudimètre, Sony a remporté la mise avec ses nouveautés pour la Playstation 4. C’est à un rythme effréné que le constructeur japonais a multiplié les annonces afin de prouver qu’il ne comptait pas se reposer sur les lauriers de ses 40 millions de consoles PS4 vendus dans le monde.

Mais c’est surtout l’acteur du secteur qui mise le plus sur la réalité virtuelle. Normal : Sony a conçu un casque maison et va le commercialiser pour 399 euros dès cet automne. Une cinquantaine de jeux devraient être disponibles au lancement de cet accessoire. Une manière de répondre à son principal concurrent – la Xbox de Microsoft – qu’il n’est pas nécessaire d’attendre 2017 (sortie de la console prête pour la réalité virtuelle du géant américain) pour jouer avec cette nouvelle technologie. Reste à savoir si l’expérience de réalité virtuelle sera satisfaisante sur Playstation 4, une console qui n’a pas été conçue à l’origine pour supporter cette technologie, très gourmande en puissance. Sony assure que oui, Microsoft n’y croit pas.

Première publication : 14/06/2016

Un policier et sa compagne ont été tués, lundi soir en région parisienne, par un individu se réclamant du groupe État islamique. Le président de la République, François Hollande, a dénoncé un “acte incontestablement terroriste”.

  • Un homme se réclamant du groupe État islamique (EI) a tué, lundi 13 juin au soir, un couple de policiers à leur domicile, dans les Yvelines, en banlieue parisienne. L’attaque a d’ailleurs été revendiquée par le groupe terroriste via son agence Amaq.
  • Déjà condamné en 2013 pour participation à une filière jihadiste, le meurtrier présumé, âgé de 25 ans, du nom de Larossi Abballa a été abattu par le Raid.
  • Le président François Hollande a dénoncé un “acte incontestablement terroriste”, à l’issue d’une réunion de crise, tenue mardi matin à l’Élysée.
  • La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête compte tenu de la cible, du mode opératoire et des propos tenus pendant la négociation avec le Raid.

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Première publication : 14/06/2016

Un policier et sa compagne ont été tués, lundi soir en région parisienne, par un individu se réclamant du groupe État islamique. Le président de la République, François Hollande, a dénoncé un “acte incontestablement terroriste”.

  • Un homme se réclamant du groupe État islamique (EI) a tué, lundi 13 juin au soir, un couple de policiers à leur domicile, dans les Yvelines, en banlieue parisienne. L’attaque a d’ailleurs été revendiquée par le groupe terroriste via son agence Amaq.
  • Déjà condamné en 2013 pour participation à une filière jihadiste, le meurtrier présumé, âgé de 25 ans, du nom de Larossi Abballa a été abattu par le Raid.
  • Le président François Hollande a dénoncé un “acte incontestablement terroriste”, à l’issue d’une réunion de crise, tenue mardi matin à l’Élysée.
  • La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête compte tenu de la cible, du mode opératoire et des propos tenus pendant la négociation avec le Raid.

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Première publication : 14/06/2016

Après huit journées de manifestations non consécutives à travers la France, les opposants à la Loi travail sont attendus dans la rue, mardi, pour réclamer le retrait d’un texte synonyme, selon eux, de “régression sociale”.

Ils espèrent une démonstration de force jamais vue en trois mois : les opposants au projet de révision du code du travail, ou loi El Khomri, s’apprêtent à converger, mardi 14 juin, vers Paris, en plein Euro de football, pour une journée de “mobilisation nationale”, dont ils assurent qu’elle ne sera pas un baroud d’honneur.

Le leader de la CGT, Philippe Martinez, prédit qu’elle sera “énorme” : ce sera la première mobilisation du genre depuis le 9 mars, début de la contestation née du projet de loi El Khomri, dont le Sénat à majorité de droite vient d’entamer l’examen.

Après huit journées de manifestations non consécutives à travers la France, relayées par des blocages et grèves touchant des secteurs-clés comme les raffineries, la SNCF ou les déchets, les opposants n’entendent pas rendre les armes, ni changer leur mot d’ordre : le retrait d’un texte jugé trop favorable aux entreprises et facteur de “régression sociale” pour les salariés.

Le préfet attend 50 000 manifestants à Paris

La CGT a recensé plus de 600 cars affrétés dans toute la France pour que les contestataires puissent rejoindre le cortège dans la capitale, où aucun match de l’Euro n’est programmé. Il partira vers 13 h 15 de la place d’Italie pour rejoindre les Invalides, à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FSU, FO, Solidaires, Unef, UNL, Fidl). D’autres manifestations sont prévues en régions, une cinquantaine selon la CGT.

“On a eu du mal à trouver des bus pour Paris dans certains départements”, regrette Éric Beynel, porte-parole de Solidaires, déplorant “un certain blocage” de la part des compagnies privées de bus.

>> À voir dans la Semaine de l’éco : Le match contre la loi El Khomri continue

Le préfet de police Michel Cadot dit attendre “peut-être au-delà de 50 000” manifestants à Paris. Quelque 130 personnes sont par ailleurs interdites de manifestation, car “il n’est pas exclu qu’il y ait des casseurs qui commettent des exactions”, a-t-il ajouté.

Les syndicats espèrent une participation plus importante que le 31 mars, pic de la contestation avec 390 000 manifestants dans 250 villes, selon les autorités, 1,2 million selon les organisateurs. À ceux qui “spéculent” sur la démobilisation, “nous allons faire la démonstration” d’une mobilisation “comme nous n’en avons jamais connue”, a lancé Philippe Martinez.

Ni retrait, “ni détricotage”, martèle de son côté le gouvernement qui a eu recours à l’article 49-3 pour faire adopter le texte sans vote à l’Assemblée nationale. “Je ne crains rien, j’écoute bien sûr, le dialogue avec les partenaires sociaux est permanent”, a assuré lundi le Premier ministre, Manuel Valls, tout en assurant que l’article 2, le plus contesté, qui fait primer l’accord d’entreprise sur la branche, “ne sera pas changé”.

En plein Euro de football – une “fête populaire” que la CGT dit ne pas vouloir gâcher -, l’exécutif table désormais sur le coup de barre à droite que le Sénat devrait apporter au texte pour rassembler son propre camp et faire reculer la contestation.

Nouvelles mobilisations prévues

Dans ce bras de fer, les lignes semblent pourtant bouger : le numéro un de la CGT et la ministre du Travail se reverront vendredi pour la première fois depuis début mars. Cette rencontre permettra de “clarifier les choses et mettre sur la table les propositions de la CGT”, explique-t-on au ministère.

Mardi, la pression viendra aussi des entreprises, où des mouvements de grève pour des raisons internes se mêlent à la contestation anti-Loi travail. Le secteur de l’énergie devrait être à nouveau touché. Du côté des déchets, le blocage de l’usine d’incinération d’Ivry-sur-Seine-Paris 13 depuis deux semaines doit se poursuivre.

Enfin, sans lien avec la Loi travail, les pilotes d’Air France ont prévu une dernière journée de grève mardi.

Malgré le regain de la mobilisation, les grèves s’étiolent. À la SNCF, le taux de participation est tombé à 4,6 % lundi au 13e jour du mouvement, contre 7 à 8,5 % la semaine dernière. À la raffinerie Total “Normandie”, le mouvement a été suspendu après 25 jours, et le travail a repris aux terminaux pétroliers du Havre.

Deux autres journées de grèves et manifestations partout en France sont déjà prévues les 23 et 28 juin.

Avec AFP

Première publication : 14/06/2016

Alors que l’équipe de France de Football vient de débuter l’Euro-2016, France 24 vous propose de regarder dans le rétro et de découvrir l’histoire des anciens Bleus morts durant la Grande Guerre. Une vingtaine d’entre eux ont perdu leur vie.

Albert Jenicot, René Camard, René Fenouillère, Pol Morel, Pierre Six, Marius Royet. Ces noms ne vous disent certainement pas grand-chose, mais au début du XXe siècle, ces hommes étaient les équivalents des Olivier Giroud, Dimitri Payet, N’Golo Kanté, Bacary Sagna, Laurent Koscielny ou Adil Rami d’aujourd’hui. Ils ont fait partie de la première génération de footballeurs à porter le maillot national. Des joueurs qui ne se sont pas seulement battus sur la pelouse pour leur pays, mais qui ont aussi donné leur vie pour la France. Tous ces sportifs ont en effet été tués durant la Première Guerre mondiale.

Une liste difficile à établir

Michel Merckel est un ancien professeur d’éducation physique, il essaie depuis quelques années d’établir la liste de ces “Bleus”, tués durant le conflit. À e jour, il en a répertorié 22. “J’ai contacté des spécialistes du sujet. Nous avons croisé nos différentes archives. Cela va de la presse de l’époque, bien sûr, jusqu’aux journaux des tranchées qui donnent des informations très intéressantes. C’est comme cela par exemple que j’ai retrouvé la trace de Pol Morel, un joueur du Red Star et un international qui a été tué en septembre 1915 dans le Pas-de-Calais”, explique ce passionné, auteur de l’ouvrage, “14-18, le sport sort des tranchées”.”Mais j’ai juste ouvert la boîte. On peut encore affiner cette liste.”

Cet exercice de recherche se révèle en effet être un vrai travail de fourmi. À l’époque, en France, le football n’en est qu’à ses balbutiements. Le rugby, la boxe et le cyclisme sont alors les sports les plus populaires et sont déjà organisés. Du côté du monde du ballon rond, c’est tout l’inverse. Différentes fédérations s’entredéchirent et estiment toutes être la plus légitime. “Il y a en ce moment tellement d’équipes de France, qu’on ne sait vraiment plus à laquelle décerner le titre mirifique de ‘onze nationale’. Équipe de France UFSA, équipe de France CFI, équipe de France FSAPF, équipe de France indépendants […] rencontrent des amateurs, des professionnels, des semi-amateurs, des semi-professionnels, sans jamais combattre en elles. Comment diable choisir la meilleure, la nec plus ultra, la Nationale !”, s’interroge ainsi le journal Le Matin en mai 1909. Il faudra attendre 1919 pour que la Fédération française de football (FFF) soit enfin créée.

Des internationaux français morts durant la Grande Guerre
  • © Collection Michel Merckel/Mémoire des Hommes

    Né à Lille en 1905, Jules Aristide Jenicot dit Albert Jenicot a été joueur pour le Racing Club de Roubaix. International à trois reprises, ce sous-lieutenant du 165e régiment d’infanterie a été tué le 22 février 1916 à Vacherauville, dans la Meuse.

  • © Collection Michel Merckel/Mémoire des Hommes

    Originaire de Paris, René Camard était un attaquant du Red Star puis de l’Association sportive française. Sélectionné une fois en équipe de France de Football, il est mort au combat le 16 mars 1915 dans la Somme et a reçu la Croix de Guerre à titre posthume.

  • © Collection Michel Merckel/Mémoire des Hommes

    René Fenouillère est l’un des tous premiers Français à jouer à l’étranger. Il a notamment porté les couleurs du Football Club de Barcelone. Revenu en France, il a été sélectionné pour les JO de Londres en 1908 avec l’équipe tricolore. Il est mort en 1916 dans la Marne.

  • © Collection Michel Merckel/Mémoire des Hommes

    Marius Royet était un attaquant licencié à l’US parisienne. Il a participé au tout premier match de l’équipe de France le 1er mai 1904 à Bruxelles (3-3). Ce footballeur a porté le maillot nationale à neuf reprises, avant de mourir en Allemagne en 1918 en captivité.

  • © Collection Michel Merckel/Mémoire des Hommes

    Originaire des Ardennes, Pol Morel s’est fait connaître sous le maillot du Red Star. Cet ailier droit a été sélectionné à deux reprises en équipe de France. Lieutenant du 44e bataillon de chasseurs à pied, il a été tué au combat en septembre 1915 dans le Pas-de-Calais.

  • © Collection Michel Merckel/Mémoire des Hommes

    Milieu de terrain, Pierre Six a joué pour l’Olympique Lillois de 1908 à 1909. Au cours de cette période, il a été sélectionné pour les JO de Londres où les Bleus ont été éliminés dès le 1er tour. Il a été tué en juillet 1916 au cours de la bataille de la Somme.

  • © Collection Michel Merckel/Mémoire des Hommes

    Attaquant de l’AS Francilienne et du Red Star, Julien Verbrugghe a porté à trois reprises le maillot de l’équipe de France. Il a joué sa première sélection à seulement 16 ans. Dix ans plus tard, il a trouvé la mort lui aussi durant la bataille de la Somme en août 1916.

  • © Collection Michel Merckel/Mémoire des Hommes

    Carlos Mutti n’était pas un international français, mais uruguayen. Cela n’a pas empêché ce gardien du Football club de Lyon de s’engager dans la légion étrangère. Il est mort pour la France, en août 1918, un mois avant la finale de son équipe en Coupe de France.

Des pionniers du ballon rond

Pour dresser sa liste de Bleus morts pour la France, Michel Merckel a décidé de partir des rencontres organisées sous l’égide de l’union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA). C’est avec l’écusson de cette fédération, que l’équipe de France a en effet joué son tout premier match officiel le 1er mai 1904 à Bruxelles, contre la Belgique (3-3). Parmi les joueurs sur le terrain pour ce match historique, se trouve Marius Royet, un attaquant de l’US Parisienne qui inscrit d’ailleurs le deuxième but de la rencontre. De 1904 à 1908, il porte à neuf reprises le maillot français. Mais lorsqu’éclate la guerre, l’international doit abandonner le ballon pour le fusil et rejoint le 12e bataillon de chasseurs à pied. Il meurt finalement de la grippe trois jours avant l’armistice alors qu’il est prisonnier en Allemagne.

Le premier match de l’équipe de France le 1er mai 1904 contre la Belgique. Les Français portaient un maillot blanc.

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Deux de ses coéquipiers du tout premier France-Angleterre, le 1er novembre 1906 – une défaite cuisante des Bleus sur le score de 0-15 –, perdent également la vie durant le conflit. Alors que l’attaquant André François du Racing Club de Roubaix, tombe au champ d’honneur le 17 mars 1915 à Sainte-Ménehould dans la Meuse, l’ailier du Red Star Julien Verbrugghe meurt au combat le 21 août 1916 lors de la bataille de la Somme.

Mais, dans son panthéon des footballeurs, Michel Merckel a surtout une place toute particulière pour René Fenouillère, l’un des Français sélectionnés pour les Jeux olympiques de Londres en 1908 et champion de France en 1912 avec le Red Star. “C’est pour moi le premier grand joueur à dimension internationale. Il a joué en Espagne au football club de Barcelone, et il en a été le capitaine !”, s’enthousiasme l’ancien professeur d’EPS. “Mais il a malheureusement été tué en novembre 1916 du côté de Reims”.

Un monument pour les sportifs morts pour la France

Pour honorer la mémoire de ces héros des terrains et du champ de bataille, Michel Merckel ne s’est pas contenté de retrouver leurs noms. Sous son impulsion notamment, un monument en hommage aux sportifs morts pour la France a été inauguré le 21 mai 2016 par le président François Hollande sur le parvis du Stade de France : “Cela a été un moment très important pour moi, même si je n’ai fait qu’y contribuer. Ces champions ont fait résonné les couleurs de notre pays sur tous les terrains du monde et ils ont en plus donné leur vie pour sa défense. C’est une reconnaissance tout à fait logique de la Nation”.

.@fhollande s’est rendu au Stade de France pour inaugurer le monument en hommage aux sportifs morts pour la France pic.twitter.com/ixlK2fQSeK

— Élysée (@Elysee) 21 mai 2016

Lors de cet événement, le passionné de la Grande Guerre a toutefois regretté l’absence de membres de la FFF. Alors que d’autres instances sportives multiplient les opérations en lien avec le centenaire de la Première Guerre mondiale, le monde du ballon rond n’y participe que très peu. Seul un petit film a été projeté sur les Morts pour la France avant la finale de la Coupe de France. “Il y a eu beaucoup de commémorations durant les derniers Tour de France. Il y a aussi eu plusieurs rencontres de rugby par exemple entre les Anglais, les Français, les Néozélandais pour se souvenir de 14-18, mais du côté du foot, il y a très peu de retour”, constate Michel Merckel. “C’est vraiment dommage, car c’est un sport éminemment populaire”.

>> À lire sur France 24 : “Grande Guerre : le football, sport roi popularisé dans les tranchées”

Pour preuve de ce manque d’intérêt rien n’est prévu lors de cet Euro-2016 pour rendre hommage aux Internationaux morts durant la Grande Guerre. Les hommes de Didier Deschamps connaissent-ils seulement l’histoire de leurs prédécesseurs ? “Si je le regrette, force est de constater que ce n’ai pas vraiment de leur faute. C’est à nous, les anciens, de faire notre travail de passeur de mémoire, ce que personnellement je suis tout disposé à faire si la FFF me le demande”, souligne Michel Merckel. Pour l’auteur de “14-18, le sport sort des tranchées”, il est d’autant plus important de faire connaître ce passé aux générations actuelles, car le football, jeune sport en devenir, s’est vraiment développé durant la Première Guerre mondiale. Les footballeurs d’aujourd’hui doivent tout à leurs aînés : “Chaque match, chaque coup de pied dans un ballon, et même par extension n’importe quel geste sportif est un hommage à nos Poilus. Ils ont été des défricheurs et ont su remarquablement s’adapter afin de nous offrir, dans l’héritage qu’ils nous lèguent, ce cadeau somptueux qu’est le sport”.

Les joueurs de l’équipe de France de Football morts durant la Première Guerre mondiale répertoriés par Michel Merckel :

Camard René, Association Sportive Française et Red Star. Né le 8/02/1887, tué le 16/03/1915.

Denis Julien, Racing Club Calais. Né le 20/03/1886, tué le 15/08/1914.

Dujardin Charles, US Tourcoing. Né 15/04/1888, tué le 29/09/1914.

Dusart Émile, RC Roubaix. Né le 3/09/1892, tué le 3/03/1919.

Fenouillère René, Red Star. Né le 22/10/1882, tué le 4/11/1916.

François André, RC Roubaix. Né le 13/01/1886, tué le 17/03/1915.

Geronimi Charles, AF Garenne-Colombes. Né le 8/02/1895, tué le 9/11/1918.

Gigot Raymond, Club français. Né le 11/05/1885, tué le 29/05/1915.

Gressier Raoul, RC Calais. Né le 19/11/1885, tué le 6/10/1915.

Gueguen Ernest, US Saint-Servan. Né le 30/05/1885, tué le 25/09/1915.

Hitzel Victor (né Louis), JA Levallois. Né le 12/11/1883, tué le 13/01/1915.

Jenicot Jules dit Albert, RC Roubaix. Né le 15/02/1885, tué le 22/02/1916.

Lesmann Émile, JA Saint-Ouen. Né le 3/05/1891, tué le 13/09/1914.

Loubière Jean, Gallia Club Paris. Né le 7/01/1892, tué le 4/02/1915.

Morel Pol, Red Star. Né le 5/03/1890, tué le 28/09/1915.

Petel Eugène, AS Amicale. Né le 10/09/1888, tué le 22/09/1914.

Puget André, Racing Club de France. Né le 12/01/1882, tué le 9/05/1915.

Royet Marius, US parisienne. Né le 19/06/1880, tué le 8/11/1918.

Six Pierre, Havre Athlétique Club et Olympique Lillois Né le18/01/1888, tué le 07/07/1916.

Verbrugghe Julien, Red Star. Né le 26/12/1889, tué le 21/8/1916.

Vialaret Justin, Club athlétique (CA) Paris XIVe. Né le 12/11/1883, tué 30/09/1916.

Vial Francis. Né le 23/10/1880, tué le 18/11/1914.


Première publication : 14/06/2016