Archive for June 14th, 2016

Casseurs et policiers se sont affrontés, le 14 juin à Paris, en marge des manifestations contre la Loi travail. Voitures incendiées, vitrines et abribus saccagés…Les casseurs s’en sont également pris à Necker, hôpital des enfants malades.

De violents affrontements entre casseurs et policiers ont éclaté peu de temps après le départ de la manifestation contre la Loi travail, à Paris, le 14 juin. Quelque 29 policiers et 11 manifestants ont été blessés, selon un bilan de la préfecture de police. Abribus, horodateurs et vitrines de magasins n’ont pas résisté au passage de dizaines de casseurs entre la place d’Italie et les Invalides. Ces derniers s’en sont également pris à l’hôpital Necker des enfants malades, dont quinze baies vitrées ont été brisées.

Première publication : 15/06/2016

Des heurts ont éclaté, mercredi, dans le centre de Lille, entre des supporters anglais, fortement alcoolisés, et les forces de l’ordre, à la fin du match Russie-Slovaquie. Les échauffourées ont fait au moins un blessé.

Des échauffourées, qui ont fait au moins un blessé, ont éclaté entre supporters britanniques et forces de l’ordre dans le centre de Lille, mercredi 15 juin, une heure après la fin du match de l’Euro-2016 Russie-Slovaquie.

Un journaliste de l’AFP a vu un homme en sang en train de courir. Un autre était étendu au sol devant la gare, sans qu’on sache si cet incident était lié aux violences. Des secouristes lui prodiguaient un massage cardiaque.

Mur de #CRS Ã #Lille devant les #supporters#anglais.. La tension monte ! #EURO2016#RUSSLOpic.twitter.com/evbTCzwuQ7

— Mathilde Bouttemy (@MathBouttemy) 15 juin 2016

Les incidents ont commencé à une centaine de mètres de la gare de Lille-Flandres, où une voiture en stationnement a été sérieusement endommagée. Puis une forte détonation provoquée par un engin incendiaire a retenti, provoquant un mouvement de panique, notamment parmi des groupes de supporters qui se sont mis à courir en tout sens. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Face à face Policiers/ Supporters anglais. Pas de Russes à l’horizon #EURO2016#Lillepic.twitter.com/qPfeh9iD17

— François Launay (@francoislaunay) 15 juin 2016

Quelques minutes plus tard, les CRS, en grand nombre dans cette zone, ont chargé des groupes de supporters britanniques. Ces derniers sont présents dans la région pour assister au match Angleterre-Pays de Galles qui a lieu jeudi à Lens, à une trentaine de kilomètres de Lille.

Beaucoup de ceux qui couraient étaient des jeunes visiblement fortement alcoolisés. Les autorités redoutent de nouveaux affrontements entre supporters russes et anglais, après ceux survenus samedi à Marseille.

British fans chanting before they charged and got teargassed #lillepic.twitter.com/nuBvFlLm8U

— afnan (@afnanstl) 15 juin 2016

Avec AFP

Première publication : 15/06/2016

Selon une note des autorités belges transmise à la France, mardi, des jihadistes de l’EI auraient été envoyés récemment en Europe pour y commettre des attentats. Leur passage à l’acte serait “imminent”, selon la presse belge.

Une note de la cellule antiterroriste belge transmises à tous les services de police du pays fait état d’une menace jihadiste “imminente” visant la France et la Belgique, a déclaré, mercredi 15 juin, une source proche des services de sécurité belges. Selon cette note, des jihadistes du groupe État islamique (EI) auraient récemment quitté la Syrie pour commettre des attentats sur les sols belges et français.

Le journal belge La Dernière Heure, qui a révélé l’information, indique que les “combattants auraient quitté la Syrie il y a environ une semaine et demie afin de rejoindre l’Europe via la Turquie et la Grèce, en bateau, sans passeport”. “Ces personnes se sépareraient en deux groupes, l’un pour la Belgique, l’autre pour la France, afin d’aller commettre des attentats par groupe de deux. Toujours selon les renseignements recueillis, “ces personnes seraient déjà en possession de l’armement nécessaire et leur action serait imminente”, ajoute le message d’alerte, d’après le journal.

“On sait que la menace est très forte”

Le Centre de crise belge ne prévoit pas pour le moment de relever le niveau d’alerte à son stade le plus élevé, a précisé un porte-parole.

La note d’alerte a été diffusée mardi en France auprès de tous les services concernés de l’antiterrorisme et du renseignement, confirme-t-on au ministère de l’Intérieur. Une expertise est en cours pour analyser la valeur des informations qu’elle contient. “On sait que la menace est très forte, notre vigilance est de tous les instants”, souligne-t-on place Beauvau. “Tous les éléments doivent être analysés”, ajoute-t-on, se disant toutefois prudent à ce stade quant aux éléments contenus dans la note.

“On sait qu’il y a des membres combattants qui reviennent”

“On sait qu’il y a des membres combattants qui reviennent”, a rappelé lors d’un point presse le porte-parole du gouvernement français, Stéphane Le Foll. “C’est autant lié au recul de l’État islamique aujourd’hui qu’à, peut-être (…) une volonté de s’organiser pour pouvoir revenir en Europe et faire des attentats”, a-t-il ajouté, précisant toutefois ne pas avoir d’information sur le sujet.

Parmi les cibles belges envisagées par ces jihadistes figurent un centre commercial, un fast-food et un commissariat, d’après La Dernière Heure. Il ne fait toutefois pas état de cibles particulières pour la France, qui accueille l’Euro jusqu’au 10 juillet. La découverte de cette alerte intervient deux jours après l’attaque, près de Paris, d’un couple de policiers, tué par Larossi Abballa qui dit avoir prêté allégeance à l’État islamique il y a trois semaines. Ce dernier a appelé, dans une vidéo, à faire de la compétition de football “un cimetière”.

Avec Reuters

Première publication : 15/06/2016

Une minute de silence a été observée mercredi dans les commissariats de France en hommage à Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, un couple de policiers assassiné lundi soir à son domicile par un terroriste de 25 ans.

Après l’horreur, vient le temps de la tristesse et du recueillement. Depuis mardi 14 juin, des milliers de messages de condoléances affluent de toute part sur les réseaux sociaux pour saluer la mémoire de Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, et sa compagne Jessica Schneider, 36 ans, lardés de coups de couteaux par Larossi Abballa, 25 ans, à leur domicile de l’allée des Perdrix à Magnanville, dans les Yvelines.

>> À (re)lire sur France 24 : Ce que l’on sait de Larossi Abbala, tueur au nom du jihad

Depuis mardi, les drapeaux des édifices du ministère de l’Intérieur sont en berne. Une minute de silence a été observée mercredi à l’hôtel de la place Beauvau en présence de François Hollande et dans tous les commissariats du pays. Au même moment, plusieurs centaines de personnes se sont spontanément rassemblées à Magnanville, non loin du domicile du couple, déposant gerbes et bouquets de fleurs en hommage aux deux victimes.

Un temps de deuil pour se souvenir d’un couple apprécié de tous. Jean-Baptiste Salvaing, qui semble avoir été soigneusement choisi par le tueur pour ses “qualités de policier”, selon le procureur de la République de Paris François Molins, faisait l’unanimité auprès de tous ses collègues. “C’était un très bon enquêteur qui avait d’excellents états de services, un très bon procédurier et un bon manager d’équipe, avec une très bonne mentalité“, souligne, dans l’Obs, Sabrina Rigolet, secrétaire nationale du syndicat des cadres de la sécurité intérieure SCSI-CFDT, avec qui il partageait une activité syndicale. “Il était reconnu de sa hiérarchie, il faisait partie des très bons officiers du département.”

Hommage à nos collègues à Hôtel de Police de Marseille #Magnanville Tous solidaires #policepic.twitter.com/lAO8WxcIrd

— Police nationale 13 (@PoliceNat13) 15 juin 2016

“Courage et dévouement”

Celui que ses collègues aimaient surnommer “Jibé” ou “Kiki” – en référence à la peluche éponyme, pour son visage rieur et sympathique – était aussi apprécié pour ses qualités humaines. “C’était la gentillesse incarnée, loin de l’image du type qui joue au shérif dans son quartier, se souvient, dans les colonnes du Parisien, un officier qui l’a côtoyé. Il donnait de son temps pour les autres à travers une amicale policière. C’était un mec bienveillant tout simplement”.

Minute de silence en hommage aux deux fonctionnaires de police assassinés. #Pezenas#Magnanville#Toulouse@itelepic.twitter.com/sgrnVpB286

— Jean-Luc THOMAS (@iteletoulouse) 15 juin 2016

Le policier fait ses premières armes dans le commissariat de Pézenas, village de l’Hérault dont il est originaire. Mais c’est dans les Yvelines que le policier passe l’essentiel de sa carrière. Il garde néanmoins de ses origines sudistes une solide passion pour le rugby, transmise par son père, médecin et ancien président du club de sa ville natale. Jovial, souriant, ce policier se distingue surtout par son courage. Le policier est décoré à deux reprises. Une première fois en 2005, lors des émeutes aux cours desquelles il fait “acte de courage et dévouement”. Puis en 2008, après être intervenu lors de l’agression d’une jeune femme alors qu’il n’était pas en service. Ce même courage ne le quittera pas à quelques minutes de la mort. Après avoir reçu les premiers coups de couteau, le policier pense encore à mettre ses voisins hors de danger. “Il a tenu à alerter le voisinage du danger qu’il courait, en invitant les riverains à fuir et à prévenir ses collègues”, révèle la note du service de nuit de la police des Yvelines dont Le Figaro a eu connaissance.

Le président @fhollande a présidé la cérémonie d’hommage à Jean-Baptiste Salvaing & Jessica Schneider https://t.co/R9dvkC9l32

— Élysée (@Elysee) 15 juin 2016

Jessica, une femme joyeuse et engagée

C’est en 2000 que le lieutenant-stagiaire, fraîchement affecté au commissariat de Mantes-la-Jolie (Yvelines), fait la connaissance de Jessica Schneider. Cette secrétaire administrative laisse le souvenir d’une “collègue qui mettait du lien entre les gens”, raconte l’employée d’un restaurant où “Jess” avait l’habitude d’organiser “les repas de brigade”. Et de poursuivre, “elle veillait à tout, du menu au plan de table, en passant par le budget, avec un caractère qui forçait le respect de ses collègues. C’était aussi un vrai boute-en-train, capable de mettre une ambiance de feu et d’inviter une centaine de ses collègues à danser, jusque sur le trottoir, sur l’air de la Salsa du démon”.

Le couple habitait à Magnanville depuis cinq ans et était investi dans la commune. “Nous étions souvent en relation concernant la vie associative et sportive. Notamment avec elle”, confie Michel Lebouc, maire divers gauche de la ville. Jessica Schneider était également impliquée dans la vie de l’école de son fils.

Le couple défunt laisse derrière lui un garçonnet de 3 ans et demi, épargné par le tueur mais retrouvé en état de sidération par les secours. Ce garçonnet sera reconnu pupille de la Nation, a déclaré François Hollande, tout comme l’autre enfant que Jean-Baptiste Salvaing a eu d’une précédente union.

Première publication : 15/06/2016

François Hollande et Manuel Valls ont envisagé d’interdire les manifestations si les violences continuent et si la préservation des “biens et des personnes” ne peut être “garantie”. Une sortie qui a suscité l’ire de la CGT.

Le ton est monté d’un cran dans la bataille du projet de loi Travail : l’exécutif a menacé mercredi 15 juin d’interdire les manifestations, au lendemain des violences et de dégâts importants qui ont eu lieu en marge du défilé parisien contre la Loi travail.

La manifestation nationale organisée mardi par sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL, FIDL), a été marquée par de violents affrontements entre des casseurs et la police. Des dégradations ont aussi été commises contre l’hôpital Necker-Enfants malades. Au moins 29 policiers et 11 manifestants ont été blessés.

Après ces violences, François Hollande a annoncé qu’il n’y aurait plus d’autorisation de manifester si la préservation des “biens et des personnes” ne pouvait être “garantie”. “Pour l’instant elles ne le sont pas, à ce moment-là les décisions seront prises au cas par cas de ne pas autoriser les manifestations”, a insisté le chef de l’État. Plus tôt, Manuel Valls s’en était pris directement à la “responsabilité” de la CGT, qui “à l’évidence, était débordée”.

REVOIR – @manuelvalls : “Il n’y a pas eu la moindre négligence de nos forces de l’ordre” #Le79Interhttps://t.co/zZWVAhbnzo

— France Inter (@franceinter) 15 juin 2016

Manifester est un droit fondamental

“Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestations sur Paris […] Nous prendrons, nous, nos responsabilités”, a prévenu le Premier ministre.

Mais interdire les manifestations, est-ce possible ? En théorie, non. Manifester est un droit fondamental garanti par la Constitution. Mais en période d’état d’urgence, ce droit évolue. Depuis la loi de 1955, “le ministre de l’Intérieur, pour l’ensemble du territoire où est institué l’état d’urgence, et le préfet, dans le département” peuvent interdire “à titre général ou particulier, les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre”.

Plusieurs manifestations avaient d’ailleurs été interdites à l’occasion de la COP 21 “pour des raisons de sécurité”. Concrètement donc, le gouvernement pourrait user de ce pouvoir puisque le pays est sous état d’urgence jusqu’au 26 juillet 2016.

Ire des syndicats

Réalisable ou non, la menace passe mal auprès des syndicats. Pour la CGT, il incombe “aux pouvoirs publics” dont Manuel Valls “a la première responsabilité, d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre”.

“Comme il n’est pas de la responsabilité des supporters d’assurer la sécurité dans et autour des stades de l’Euro de football, de la même façon il n’est pas de la responsabilité des manifestants d’assurer la sécurité dans et autour d’une manifestation autorisée par la préfecture de police”, écrit-elle dans un communiqué.

“Alors qu’on interdise l’Euro !”, s’est emporté Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, qui ne comprend pas “qu’un gouvernement de gauche puisse envisager d’interdire des manifestations organisées par des syndicats”.

Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, y voit une “tentative d’essayer de diviser et d’instrumentaliser au lieu de débattre des vraies questions”. Pour la présidente du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) au Sénat Eliane Assassi, l’exécutif “porte atteinte au droit constitutionnel de manifester”.

La rue semble rester le dernier moyen de pression dont disposent les opposants pour infléchir la position du gouvernement sur un texte dont ils exigent le retrait. Les grèves, qui avaient pris ces dernières semaines le relais des manifestations dans des secteurs clés (raffineries, déchets, trains…), s’éteignent peu à peu.

Avec AFP

Première publication : 15/06/2016

Facebook a annoncé qu’il coopérerait avec les autorités françaises dans l’enquête sur l’assassinat d’un policier et de sa compagne par Larossi Abballa. L’homme, qui s’est revendiqué de l’EI, a revendiqué ses actes sur le réseau social.

Au lendemain du meurtre de deux policiers à Magnanville, dans les Yvelines, Facebook a décidé d’apporter son aide dans l’enquête. C’est dans une vidéo postée sur le réseau social, que l’auteur des faits, clamant avoir agi au nom du jihad, a revendiqué ses actes.

“Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités françaises, qui enquêtent sur ce terrible crime”, a indiqué Facebook dans un communiqué publié mardi 14 juin, au lendemain de l’assassinat en région parisienne de Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant de police adjoint, et de sa compagne Jessica Schneider, 36 ans, agent administratif.

“Les terroristes et les actes de terrorisme n’ont pas leur place sur Facebook. Chaque fois qu’un contenu à caractère terroriste nous est signalé, nous le supprimons aussi vite que possible. Nous traitons les requêtes en application de la loi avec la plus haute urgence”, poursuit le groupe.

Les explications de notre journaliste

La question de la violence sur les réseaux sociaux

Depuis le domicile de ses victimes, il a publié une vidéo de 12 minutes, dans laquelle il menace la France d’autres actions pendant l’Euro-2016 de football, qui a été diffusée mardi en fin d’après-midi par l’agence de l’EI, Amaq.

Après cette attaque jihadiste, se pose une nouvelle fois la question du rôle des réseaux sociaux dans la diffusion de messages violents. Ces derniers cherchent à maintenir une plate-forme ouverte, tout en empêchant ses utilisateurs de promouvoir la violence.

“Nous comprenons et nous reconnaissons qu’il y a des défis propres au contenu et à la sécurité des vidéos en live”, a déclaré un porte-parole de Facebook. “C’est une très grande responsabilité et nous travaillons dur pour trouver un juste équilibre entre permettre la liberté d’expression et offrir un espace sûr et respectueux”.

Le réseau social américain avait établi en 2015 une “charte communautaire” qui précise que sa plate-forme ne doit pas être utilisée pour inciter à la violence.

>> À lire sur France 24 : “Une liste de cibles” retrouvée sur le tueur des deux policiers

Larossi Abballa, 25 ans, qui a affirmé avoir prêté allégeance à l’organisation État Islamique (EI), a tué lundi 13 juin à coups de couteau le policier devant son pavillon. Il a ensuite séquestré sa compagne, qu’il a égorgée, et leur petit garçon de trois ans et demi, retrouvé “en état de sidération”.

Le président François Hollande assistera à midi à une minute de silence au ministère de l’Intérieur à la mémoire des deux victimes.

La réaction du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve

Avec AFP

Première publication : 15/06/2016