Archive for June 15th, 2016

Une manifestation de soutien aux migrants que souhaitait organiser en France le collectif britannique “Stand up to Racism” samedi a été interdite par la préfecture du Pas-de-Calais au nom de “l’ordre public”.

La préfète du Pas-de-Calais a pris, mercredi 15 juin, au nom de “l’ordre public”, un arrêté interdisant la circulation dans le Calaisis d’un important convoi britannique de soutien à la cause des migrants, prévu samedi jusqu’à la “Jungle”, a-t-on appris jeudi auprès de la préfecture.

Selon les autorités, “le collectif britannique ‘Stand up to Racism’ envisage d’organiser [ce jour-là] un ‘convoi de soutien et des rencontres’, sous l’appellation ‘Convoy to Calais’, à destination du camp de la Lande”.

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Ce convoi doit comprendre “plusieurs centaines de véhicules” et, outre la livraison d’aide matérielle aux migrants, il se veut “une manifestation publique sur les routes et autoroutes” autour de Calais, avec “un appel relayé notamment par un collectif proche des ‘No Border'”, un mouvement d’extrême gauche prônant l’abolition des frontières.

Dans son arrêté publié mercredi soir, la préfète Fabienne Buccio dit avoir “des raisons sérieuses de penser que la manifestation du 18 juin risque d’entraîner des troubles graves pour l’ordre public”.

Entre 4 000 et 5 000 migrants au camp de la Lande

Elle rappelle “une précédente manifestation” comptant “de nombreux militants britanniques” le 17 octobre 2015 qui avait débouché sur “l’intrusion d’un cortège de 650 personnes” dans la zone d’embarquement du port de Calais. Des projectiles avaient été lancés sur des policiers, dont un avait été blessé.

L’arrêté met aussi en avant la “très forte mobilisation des forces de sécurité” pour la lutte antiterroriste et la protection autour du match de l’Euro-2016 France-Suisse dimanche prochain à Lille. De ce fait “les forces de l’ordre ne pourront être mobilisées en nombre suffisant” à Calais.

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Pour ces raisons, “toute manifestation revendicative en lien avec la question des migrants est interdite” samedi à Calais et dans ses environs, de même que “tout convoi […] constituant une manifestation publique”.

Environ 3 900 migrants, notamment des Afghans et des Soudanais, vivent au camp de la Lande, selon un décompte de l’État réalisé fin avril. Certaines associations avancent le chiffre de 5 000.

Avec AFP

Première publication : 16/06/2016

Un homme de 22 ans, soupçonné de fomenter une action violente contre des touristes et les forces de l’ordre, a été arrêté lundi dans le sud de la France. Lors de son interpellation, le suspect était en possession d’un couteau et d’un marteau.

Les forces de l’ordre ont mis la main sur un homme radicalisé sur le point de commettre un attentat. Le jeune homme de 22 ans converti à l’islam a été arrêté lundi soir à Carcassonne en possession d’un couteau et d’un marteau, a-t-on appris jeudi 16 juin de source judiciaire.

Le suspect a avoué aux enquêteurs vouloir s’attaquer à des touristes. Il projetait également de commettre un attentat contre les forces de l’ordre, a-t-on précisé, confirmant une information de La Dépêche du Midi.

Garde à vue

Originaire de Lunel, dans l’Hérault, il se serait converti à l’islam en 2014 et radicalisé via Internet, selon le quotidien régional. Il a été placé en garde à vue à Toulouse pour association de malfaiteurs en vue de préparer un acte de terrorisme. De nombreux jeunes de Lunel ont quitté cette commune pour rejoindre l’organisation État islamique en Syrie.

Cette arrestation intervient dans le cadre d’une enquête ouverte lundi matin par la section antiterroriste du parquet de Paris pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle. Sa garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures. Les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Très fréquentée par les touristes, Carcassonne abrite deux sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco, le Canal du Midi et la cité médiévale.

Avec AFP

Première publication : 16/06/2016

Patronat et syndicats ne sont pas parvenus à trouver un accord, jeudi, sur l’assurance chômage. Selon le ministère du Travail, qui va reprendre le dossier en main, c’est “l’attitude” du Medef qui “a conduit au blocage”.

L’issue était inévitable : les partenaires sociaux ont acté, jeudi 16 juin, l’échec de la négociation sur l’assurance chômage, renvoyant le dossier entre les mains du gouvernement, qui a décidé de proroger l’actuelle convention et d’appliquer “sans attendre” l’accord sur les intermittents.

Les négociateurs sont parvenus à un “constat de désaccord”, a indiqué à la presse Patricia Ferrand, vice-présidente de l’Unédic et membre de la délégation CFDT, 20 minutes après le début de la huitième et dernière séance.

“Afin d’assurer sans délai la continuité de l’indemnisation chômage”, le gouvernement “prorogera dès demain la convention d’assurance chômage actuellement en vigueur au-delà du 30 juin”, sa date de péremption, a immédiatement annoncé la ministre du Travail, Myriam El Khomri, dans un communiqué où elle veut “rassurer” les demandeurs d’emploi qui “continueront de percevoir leurs allocations sans subir le moindre désagrément”.

Concernant les intermittents, la ministre transposera “sans attendre” l’accord unanime conclu par les professionnels du spectacle en avril. Le décret sera “publié au journal officiel d’ici la mi-juillet”.

“L’attitude du patronat a conduit au blocage”, selon la ministre du Travail

Selon elle, c’est “l’attitude du patronat [qui] a conduit au blocage”, alors que “des mesures ambitieuses étaient sur la table pour rééquilibrer les comptes du régime”, notamment “pour éviter le recours parfois abusif aux contrats très courts”.

Dans un communiqué commun, la CFTC et la CFDT ont considéré que “le patronat [avait] fait le choix aujourd’hui de l’échec de la négociation du régime d’assurance chômage, essentiellement pour des raisons de conflit interne au Medef”.

“C’est le Medef qui porte la responsabilité de cet échec”, a renchéri Éric Aubin, le négociateur de la CGT, qui a refusé de signer le constat de désaccord. “C’est un coup dur pour le dialogue social”, avait estimé Michel Beaugas (FO), anticipant l’échec avant la séance.

Le conseil exécutif du Medef avait maintenu lundi sa position, constante depuis le début de la négociation fin février, de ne pas donner mandat à son négociateur, Jean Cerutti, pour moduler les cotisations et renchérir les contrats courts, comme le réclamaient unanimement les syndicats.

Son président Pierre Gattaz s’était déjà dit auparavant “prêt à assumer un échec” de la négociation, qui n’a jamais vraiment démarré lors de sept premières séances parasitées par les débats autour du projet de loi Travail. Le Medef avait même menacé en avril de boycotter les discussions s’il n’obtenait pas une modification du texte.

“Ils n’ont jamais ouvert la négociation, ils ont fait traîner les choses, ils ont lancé un ultimatum, ils ont fait du chantage auprès du gouvernement, c’est le dialogue social à la sauce Medef”, déplorait Éric Aubin, le négociateur de la CGT, avant la dernière séance.

Une première depuis 1982

Tous les syndicats réclamaient, sous des formes diverses, de moduler les cotisations, que ce soit par une surcotisation générale (CGT), un système de bonus-malus pénalisant les entreprises qui abusent des contrats courts (FO, CFE-CGC) ou une dégressivité des cotisations selon la durée dans l’emploi (CFDT, CFTC). Ils devront désormais s’adresser au gouvernement pour obtenir satisfaction.

Cet échec “est dû à l’incapacité de nos partenaires syndicaux à dépasser des postures dogmatiques visant à ‘punir’ les entreprises – donc les salariés et indirectement les chômeurs – en procédant à des hausses de cotisation sur le travail”, estime de son côté le patron du Medef, Pierre Gattaz, dans un communiqué.

En prorogeant en l’état la convention actuelle, le gouvernement tire un trait, au moins temporairement, sur sa promesse faite à Bruxelles de réaliser 1,6 milliard d’euros d’économies d’ici à fin 2017.

Dans un contexte de chômage de masse, le régime d’assurance chômage devrait afficher fin 2016 une dette record de 30 milliards d’euros.

La dernière fois qu’une négociation sur l’assurance chômage a échoué, c’était en 1982. Déjà à l’époque, la négociation avait avorté à cause d’un refus du patronat d’augmenter les cotisations. Le CNPF, ancêtre du Medef, était alors présidé par Yvon Gattaz, le père de Pierre Gattaz.

Avec AFP

Première publication : 16/06/2016

La Haute autorité de la primaire de la droite a rappelé Nicolas Sarkozy à l’ordre jeudi, l’appelant à “distinguer aussi clairement que possible l’action qu’il mène dans le cadre du parti de celle qu’il mène pour sa campagne”.

La Haute autorité de la primaire (HAP) de la droite et du centre, composée d’experts et juristes indépendants, a tranché, jeudi 16 juin. En tant que “candidat à la candidature”, Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains (LR), devra “distinguer aussi clairement que possible l’action qu'[il mène] dans le cadre du parti de celle qu'[il mène] dans le cadre de cette candidature”. Ce recadrage de la HAP constitue une victoire pour ses adversaires, alors que les textes ne prévoyaient pas cette configuration.

Officiellement, les règles de la primaire fixent la limite pour le dépôt des candidatures au 9 septembre 2016. Et les statuts du parti LR n’exigent des candidats à la primaire qu’ils démissionnent de la direction du mouvement que lors de la “réception de sa déclaration de candidature dans les conditions fixées par la Charte de la Primaire”. Officiellement, Sarkozy est donc dans son bon droit, lui qui reste président du parti alors que l’annonce de sa candidature à la primaire n’est qu’une question de semaines.

Mais pour les candidats déjà déclarés, François Fillon et Hervé Mariton en tête, Nicolas Sarkozy est déjà en campagne. Et abuse ainsi des moyens mis à sa disposition par le parti, parmi lesquels billets d’avions et organisation de réunions publiques dans toute la France. D’autant que sa présence sur la ligne de départ de la primaire n’est plus une hypothèse : il l’a confirmée le 1er juin dans un entretien au magazine Valeurs actuelles (article réservé aux abonnés).

Un “avertissement sévère”

C’est la raison pour laquelle l’ancien président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, et le député Philippe Gosselin, avaient saisi la HAP le 14 juin, pour les comptes respectifs de François Fillon et d’Hervé Mariton. Laquelle HAP s’est désormais exprimée, prouvant son indépendance vis-à-vis du chef de LR en l’astreignant à une plus grande clarté quant à son statut.

“C’est un avertissement sévère de la Haute autorité, juge Hervé Mariton auprès de France 24. Cela place Nicolas Sarkozy devant un choix. Soit il est capable de démontrer que président et candidat ont deux habits distincts, soit il continue le mélange des genres et il est en contradiction avec la décision de la HAP.”

La recommandation aura surtout une implication concrète sur les finances de Nicolas Sarkozy : “[Ses] dépenses [engagées avant sa déclaration de candidature] devront éventuellement être prises en compte dans ses comptes de campagne”, analyse-t-on dans l’entourage de Bernard Accoyer. Car “l’usage de ces moyens n’est pas illégal tant qu’ils sont effectivement inscrits dans les comptes de campagne”, pointe Hervé Mariton. Une précision importante, puisque Sarkozy traîne encore le “boulet du rejet de ses comptes de campagnes de 2012”, renchérit-on du côté du président du Sénat.

La décision de la HAP devrait permettre, selon cette source, que “ces primaires soient irréprochables et d’assurer une véritable équité entre les candidats”.

Première publication : 16/06/2016

Depuis le début de l’Euro-2016, les forces de l’ordre ont effectué 323 interpellations pour des violences, vols ou dégradations de biens. 196 d’entre elles ont donné lieu à des garde à vue, dont 8 à des condamnations.

Depuis le 10 juin, date du lancement de l’Euro-2016, les forces de l’ordre ont effectué 323 interpellations pour des violences, vols ou dégradations de biens.

“Parmi elles, 196 ont été placées en garde à vue, 8 ont déjà été condamnées à des peines de prison ferme et 3 à des peines de prison avec sursis”, a annoncé le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué, sans plus de précision.

Vingt-quatre personnes ont par ailleurs fait l’objet d’un arrêté d’une mesure de reconduite à la frontière. Parmi elles, figurent 20 des 43 supporters russes arrêtés mardi dans le sud-est de la France pour leur participation présumée aux violences en marge du match Russie-Angleterre samedi à Marseille.

Prison ferme

Trois Russes accusés ont été condamnés à 12, 18 et 24 mois de prison ferme et écroués. Leurs peines sont assorties de deux ans d’interdiction du territoire.

L’arrestation du groupe de 43 Russes à Mandelieu-la-Napoule a provoqué une minicrise diplomatique entre la France et la Russie. L’ambassadeur de France en Russie a été convoqué pour être mis en garde contre une “aggravation” des relations entre les deux pays.

Après les violents incidents à Marseille la semaine dernière, la sécurité a été renforcée dans le nord du pays, en raison de l’enchaînement des matches Russie-Slovaquie mercredi à Lille et Angleterre-pays de Galles ce jeudi (15h00) à Lens, à une trentaine de kilomètres de Lille.

Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour disperser des groupes de supporters britanniques alcoolisés dans les rues de Lille dans la nuit de mercredi à jeudi, mais ces incidents sont restés sans commune mesure avec ceux de Marseille.

Avec AFP

Première publication : 16/06/2016

Pour changer de regard sur la crise des migrants, dix restaurants parisiens ouvrent leurs cuisines à des chefs réfugiés. Du Sri Lanka à la Syrie, en passant par la Tchétchénie, le Refugee Food Festival métisse la gastronomie à partir du 17 juin.

“Avec le concassé d’agneau de Mohammad, le kebbé nayé, on va faire une anguille fumée et grillée. J’aime associer la terre et la mer”. Au restaurant L’Ami Jean, Stéphane Jégo prépare un menu à quatre mains avec un autre chef, Mohammad El Khaldy, réfugié syrien.

Les deux cuisiniers participent au Refugee Food Festival, qui commence vendredi 17 juin. Le principe : dix restaurants parisiens (Inaro, les Marmites volantes, Le Petit Bain…) ouvrent leurs cuisines à sept chefs réfugiés d’origine syrienne, tchétchène, sri-lankaise, iranienne, indienne, ivoirienne, pour “changer de regard” sur la crise des migrants.

À l’Ami Jean, dans le 7e arrondissement de Paris, ambiance chaleureuse et décoration rustique, les deux hommes imaginent le menu du déjeuner et du dîner qui seront servis le 21 juin, dernier jour du festival. Entre le chef français et le chef syrien qui s’exprime en anglais, le dialogue se fait par l’intermédiaire de traducteurs… et de smartphones : Mohammad montre des photos des plats qu’il aimerait faire.

Il veut des aubergines de petite taille pour les farcir. “Et si on ne trouve que des aubergines classiques, ça irait ?” “Non”. Finalement, il se laisse convaincre de les remplacer par des petites courgettes marinées, qui seront farcies au bœuf de Galice.

“Et tu n’as pas une idée de potage ? Ici, on commence toujours le menu par une soupe”, demande Stéphane. Mohammad propose une soupe de lentilles corail avec kebbé aux épinards, qu’il dessine sur une feuille blanche devant lui. Adoptée.

“La gastronomie, c’est universel !”

Les deux chefs font fusionner leurs cuisines, l’entente se fait. “I speak English very nice good”, s’amuse Stéphane Jégo, qui trouve “naturel” de participer à ce festival. “L’idée, c’était d’apporter un regard positif sur des événements dramatiques”, explique-t-il. “Il ne s’agit pas de jouer les Saint-Bernard, mais on fait les choses à notre échelle”, ajoute le chef d’origine bretonne, dont le second de cuisine est japonais: “Ici, j’ai une équipe internationale. La gastronomie, c’est universel.”

“Je suis syrien, je suis quelqu’un de bien, j’ai quelques talents, c’est le message que j’essaie de faire passer”, résume quant à lui Mohammad El Khaldy, qui explique avoir quitté son pays avec sa famille en 2012 pour fuir les bombes et les menaces du régime.

Cuisinier et “designer alimentaire”, il avait un restaurant, une marque, et intervenait dans des émissions de télévision, raconte l’homme de 36 ans, originaire de Damas, qui a “tout perdu. Au terme d’un périple qui l’a mené notamment au Liban et en Égypte, il est arrivé en France en août 2015 avec sa femme et ses trois enfants, en quête d’une “nouvelle vie” au pays de la gastronomie. “Au Moyen-Orient, on considère la cuisine française comme la cuisine de référence.”

Embauché par l’entreprise sociale Les Cuistots Migrateurs depuis qu’il a pu obtenir son statut de réfugié en mars, ce père de trois garçons de 4 à 11 ans, reconnaît qu’il est “dur” de repartir de zéro. Son but désormais est d’apprendre quelques techniques de cuisine française et d’ouvrir son propre restaurant. “Paris manque de bons chefs syriens, juge-t-il. On trouve de la bonne cuisine, mais ce n’est pas l’originale !”

Dans le cadre de cette première édition du Refugee Food Festival, il cuisine également vendredi au Freegan Pony, cantine participative du 19e arrondissement proposant des menus à partir des invendus de Rungis, et concocte un brunch dimanche chez Poulette, dans le quartier des Halles.

Avec AFP

Première publication : 16/06/2016

Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de France en Russie, Jean-Maurice Ripert, après l’arrestation de supporters russes en plein Euro-2016.

Au lendemain de l’arrestation de supporters russes dans le cadre de l’enquête sur les échauffourées en marge du match Angleterre-Russie lors de l’Euro-2016, le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé mercredi 15 juin avoir convoqué l’ambassadeur de France à Moscou pour se plaindre du traitement selon lui discriminatoire infligé à ses ressortissants.

“L’ambassadeur de France à Moscou, Jean-Maurice Ripert, a été convoqué au ministère russe des Affaires étrangères le 15 juin”, indique le ministère dans un communiqué, en précisant lui avoir remis une note concernant “l’arrestation la veille d’un groupe de supporteurs russes qui étaient en route de Marseille à Lille” à bord d’un autobus.

La diplomatie russe a attiré notamment “l’attention du diplomate français sur le caractère discriminatoire et non-sélectif des mesures prises à l’encontre de ces citoyens russes”, explique le ministère en rappelant que toutes les 43 personnes en question, y compris trois conducteurs de l’autobus, ont été placées en garde à vue pour 48 heures.

Lors de cette convocation, il a également été souligné que “l’attisement des sentiments antirusses autour de la participation de la sélection russe au Championnat d’Europe de football est susceptible d’aggraver considérablement l’atmosphère des relations franco-russes”, selon la même source.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait dénoncé un peu plus tôt l’arrestation “absolument inadmissible” d’une quarantaine de supporters russes après les heurts du week-end à Marseille.

“Empêcher les fauteurs de trouble”

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a déclaré en marge d’un déplacement à Berlin que la justice française poursuivait les fauteurs de troubles “sans aucune discrimination”. “Donc il ne s’agit pas de polémiquer, il s’agit de ne montrer du doigt personne, aucun pays en particulier”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

L’ambassade de France a répondu pour sa part dans un communiqué que “le gouvernement français restait déterminé dans son action avec l’UEFA pour empêcher les fauteurs de trouble qui voudraient gâcher la fête de l’Euro.”

Mardi, 43 supporters russes ont été placés en garde à vue après un contrôle à Mandelieu-la-Napoule, à 170 km de Marseille, où ils résidaient après le match Angleterre-Russie. Ils s’apprêtaient à partir pour Lille, dans le nord du pays, où la Russie a joué et perdu son deuxième match de l’Euro contre la Slovaquie (2-1) mercredi après-midi. Onze d’entre eux ont été relâchés mercredi, tandis que les autres restaient en détention.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 16/06/2016

Plus d’une trentaine de personnes ont été arrêtés après des heurts, mercredi, dans le centre de Lille, entre des supporters anglais, fortement alcoolisés, et les forces de l’ordre, en marge de l’Euro de football.

Les forces de l’ordre ont procédé mercredi 15 juin à Lille à 36 interpellations tandis que 16 personnes étaient hospitalisées, après des heurts entre la police et des supporters britanniques.

Après le match Russie-Slovaquie de mercredi, au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d’Ascq, dans le cadre de l’Euro-2016, et à la veille du match Angleterre-Pays de Galles, jeudi au stade Bollaert-Delelis, à Lens, de nombreux supporters venus soutenir leurs équipes étaient présents dans le centre-ville de Lille.

La police a eu recours aux gaz lacrymogènes pour disperser mercredi à Lille des supporters de l’équipe d’Angleterre plutôt agressifs, mais les affrontements tant redoutés avec les supporters russes ont été évités. Alors que les forces de l’ordre semblaient avoir réussi à maintenir séparées les deux catégories de supporters, la tension est montée en début de soirée. Peu après minuit, des supporteurs britanniques ont soudain commencé à poursuivre des Français qui célébraient la victoire des Bleus sur l’Albanie.

La police était très présente dans les rues de la ville toute la journée tandis que des mesures avaient été prises pour limiter la consommation d’alcool dans le but d’éviter une répétition des violences qui ont eu lieu en marge du match Angleterre-Russie samedi à Marseille. Ces deux pays ont été menacés d’exclusion de l’Euro 2016 après les heurts dans la cité phocéenne.

Dans le département du Nord, plus de 3 900 agents sont mobilisés, dont près de 1 600 sont chargés d’assurer la sécurité du centre-ville de Lille.

Avec Reuters

Première publication : 16/06/2016