Archive for June 16th, 2016

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Le père de Nohemi Gonzales, une Américaine tuée lors des attentats du 13 novembre à Paris, a déposé plainte contre Google, Twitter et Facebook, qu’il accuse d’avoir facilité le recrutement des terroristes.

Reynaldo Gonzales en veut à Google, Twitter et Facebook. Le père de Nohemi Gonzalez, la seule victime américaine des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, a déposé plainte contre ces trois géants de l’Internet, ont rapporté les médias américains mercredi 15 juin. Sa fille étudiait depuis un mois seulement dans une école de design à Sèvres (Hauts-de-Seine) au moment des attaques, au cours desquelles 129 personnes ont été tuées.

Aux yeux de ce père en deuil, des plateformes comme Twitter ou Youtube (propriété de Google) auraient laissé proliférer des comptes et des contenus de propagande terroriste sans prendre les mesures nécessaires pour endiguer ce flot de haine. Il leur reproche d’avoir apporté “en connaissance de cause […] un soutien matériel clé à l’ascension du [mouvement terroriste État islamique (EI)]” ce qui aurait permis à ces jihadistes de mener “de nombreux attentats dont ceux du 13 novembre” 2015.

“Soutien matériel à l’ascension de l’EI”

Pour justifier sa plainte, Reynaldo Gonzales s’appuie sur un rapport du centre de recherches américain Brooking Institute qui a comptabilisé 70 000 comptes Twitter de sympathisants de l’EI, dont environ 80 sont décrits comme “officiels”. L’EI a ainsi pu “utiliser les réseaux sociaux pour attirer des nouvelles recrues et inspirer des attentats isolés”, ont conclu les auteurs de cette étude.

Dans des communiqués, Facebook et Twitter ont qualifié la plainte de “sans fondement”. Google n’a pas souhaité commenter une affaire en cours. Mais les trois géants du Net ont, de concert, réaffirmé leur engagement dans la lutte contre les contenus haineux. “Nos équipes dans le monde entier vérifient activement tous les signalements de violations de nos règles, et travaillent avec les représentants des forces de l’ordre quand nécessaire”, a ainsi assuré Twitter.

Les trois accusés vont probablement utiliser la même défense que dans une affaire similaire, engagée en janvier aux États-Unis, qui oppose Twitter à la veuve d’un Américain tué en Jordanie par un ancien officier de police jordanien radicalisé. Le réseau social de microblogging argue qu’en tant que simple plateforme technologique, il ne peut pas être tenu pour responsable des messages et contenus mis en ligne par ses utilisateurs.

C’est la règle du “safe harbor”, qui découle d’une loi de 1996 sur les communications stipulant que “les fournisseurs d’un service informatique interactif ne peuvent pas être traités comme des éditeurs de contenus”. Elle a “été utilisée avec succès dans des douzaines de cas par des plateformes de contenus aux États-Unis”, souligne Eric Goldman, enseignant à l’université de Droit de Santa Clara aux États-Unis, interrogé par plusieurs médias américains à ce sujet.

De la neutralité des plateformes de réseaux sociaux

Mais cette affaire serait différente, assure Keith Altman, l’avocat de Reynaldo Gonzales. Selon lui, la plainte du père ne “vise pas tel ou tel message, mais le fait que ces plateformes offrent une solution technologique facilitant le recrutement” d’aspirants terroristes auprès de l’EI. En clair, la règle du “safe harbor” ne peut être invoquée car ces trois sites sont visés non pas en tant qu’éditeurs de contenus mais de fournisseurs de service.

Cette tentative d’éviter la protection de la réglementation de 1996 est intéressante, reconnaît Eric Goldman. Mais pas suffisante. Les trois groupes accusées peuvent invoquer “le principe de neutralité de leur outil technologique et arguer qu’ils ne sont pas responsables s’il est détourné de son objet initial par des utilisateurs”, souligne Antoine Chéron, avocat spécialisé dans les nouvelles technologies pour le cabinet ACBM Avocats. Le recrutement de terroriste ne fait nullement partie des fonctions de Youtube, Twitter ou Facebook.

Reste à savoir si Google, Twitter ou Facebook sont vraiment des plateformes neutres. L’avocat du père de la victime assure que non. Pour preuve : il a joint à la plainte une capture d’écran montrant que Google a placé une publicité sur une vidéo Youtube d’un sympathisant de l’EI. À travers la publicité ces réseaux sociaux joueraient “un rôle actif, éditorial et ne sont donc plus neutre”, explique Antoine Chéron.

Pour l’avocat français, cet argumentaire a des chances de percer la défense des géants du Net. Si c’est le cas, cela ouvrirait la poste à d’autres recours en justice. “Dans le système juridique américain, la jurisprudence a force de loi. Une décision en faveur du père entraînera donc, je pense, une multitude d’actions collectives notamment des ayants-droits des victimes de la tuerie d’Orlando“, estime ce juriste. Omar Mateen, le tueur de la boîte de nuit gay d’Orlando, est soupçonné de s’être radicalisé sur Internet et a posté des messages sur Facebook dénonçant les “mœurs sales de l’Occident”.

Première publication : 17/06/2016

Une étude de l’Unicef accuse la France de délaisser les enfants migrants isolés. L’enquête de l’organisation de l’ONU menée à Calais, Dunkerque et dans les “jungles” du Nord révèle des cas de prostitution et de travail forcé.

Relatant des cas de prostitution et de travail forcé, une étude d’Unicef France a dressé jeudi 16 juin un tableau alarmant de la situation des migrants mineurs isolés en France. Les enfants et adolescents migrants qui attendent de traverser la Manche dans le Nord sont contraints de se livrer au crime et à la prostitution s’ils veulent s’assurer une place dans les camps de réfugiés ou la promesse d’un passage vers le Royaume-Uni, révèle l’enquête menée par le Fonds des Nations unies pour l’enfance auprès d’une soixantaine d’enfants et adolescents, venus d’Afghanistan, d’Égypte, d’Érythrée, d’Éthiopie, d’Iran, du Koweït, de Syrie et du Vietnam, rencontrés dans les campements de la Manche entre janvier et avril 2016.

L’organisme de l’ONU exhorte les autorités françaises à faire davantage pour la protection de ces enfants voyageant seuls. “La France est très loin de subvenir aux besoins des mineurs isolés”, constate à son tour Alexandra Limousin, volontaire de l’Auberge des migrants interrogée par France 24. “C’est quand même à l’État et à la région de s’occuper des enfants” s’indigne-t-elle. Le plus jeune des migrants isolés recensé par son association était âgé de 8 ans, raconte la bénévole. “Et nous avons perdu sa trace”.

Sur les quelque 206 200 migrants arrivées en Europe par la mer cette année (chiffres arrêtés au 4 juin), un tiers sont des mineurs, selon des chiffres cités par l’Unicef. Cinq cents mineurs non accompagnés vivent dans sept camps de la côte des départements du Nord et du Pas-de-Calais, notamment à Dunkerque et Calais, estime l’Unicef, qui ajoute que 2 000 enfants y sont passés en un an.

La crainte de se faire violer

“Nous avons entendu l’histoire de jeunes filles demandant cinq euros pour être sexuellement exploitées afin de pouvoir entrer dans le camp, ou pour commencer à payer leur passage vers le Royaume-Uni”, alerte Mélanie Teff, responsable au sein de la branche britannique de l’organisation. Le rapport pointe deux formes de prostitutions : l’une au sein même des camps, dans les “bars improvisés de la “jungle” ou auprès des passeurs contre un droit de passage, l’autre, très organisée, liée à des proxénètes albanais, qui exploiteraient les jeunes filles à Paris, Lille, et peut-être Madrid.

Les enfants racontent que “celles qui se prostituent passent plus rapidement”. “Toutes les filles reçoivent des propositions pour se prostituer, les plus faibles acceptent mais si tu refuses, on ne t’oblige pas. Sauf si tu dois de l’argent”, confie l’une des femmes interrogée à l’Unicef. La prostitution concernerait directement environ une vingtaine de femmes sur Calais et quelques Vietnamiennes et Kurdes irakiennes à Grande-Synthe. Et toutes les jeunes mineures interviewées disent craindre de sortir le soir, “lorsqu’il fait nuit, de peur de se faire violer”.

Abordant la question du viol et de la pédophilie, l’étude met aussi en avant un risque particulier pour les jeunes garçons afghans qui craignent de servir “d’objets sexuels à travers la pratique du ‘Batcha boz'”, une coutume populaire en Afghanistan, où de jeunes garçons travestis en femmes dansent devant des assemblées masculines.

Les enfants travaillent pour payer leur traversée

Face à des passeurs qui demandent entre 5 000 euros et 7 000 euros pour traverser la Manche, certains enfants cherchent des alternatives pour faire la traversée, et tentent par exemple de grimper à bord de camions frigorifiques.

D’autres fois, les passeurs utilisent aussi des mineurs pour détourner l’attention de la police et faire entrer leurs clients dans les camions, pour vendre de la drogue ou voler des objets revendus plus tard sur un marché informel de la “Jungle”.

Plusieurs enfants ont dit à l’agence onusienne avoir été détenus par divers groupes criminels qui ont réclamé des rançons à leurs familles, tandis que d’autres ont raconté avoir été contraints de travailler dans des conditions proches de l’esclavage.

“Le manque de coordination des acteurs publics et associatifs”

“Il n’y a aucune scolarité de fournie et la plupart des nuits, les enfants errent des heures”, dénonce encore Mélanie Teff. Des centres d’hébergement pour jeunes existent mais ils ne disposent que de quatre places pour les migrants à Calais, 45 à Saint-Omer, évalue l’étude. L’Unicef regrette un “manque de coordination des acteurs publics et associatifs”. Mis bout à bout, le rapport met en évidence “une série de violations de la Convention relative aux droits de l’enfant ratifiée par la France” qui aboutit finalement à “une mise en danger permanente” des enfants.

D’autant que la situation se détériore, s’inquiète l’Auberge des migrants. À en croire les recensements effectués par l’association humanitaire, le nombre de mineurs isolés a bondi de 24 % depuis le mois de mai. Face au manque de structures étatiques, des initiatives associatives sont venues prendre le pas, comme un bus anglais installé par des bénévoles d’outre-Manche et qui abrite femmes et enfants, ou encore l’ouverture à venir d’un centre d’accueil de jour dédié par Médecins sans frontières, avec entre autres, un soutien psychologique.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 17/06/2016

Une pétition a été lancée par des lycéens français d’une cinquantaine de pays pour demander plus de clémence dans la notation d’une épreuve de physique chimie jugée “insurmontable”. Déjà 10 000 signatures ont été recueillies.

L’épreuve de physique-chimie du bac2016 soumise aux lycéens dans les centres d’examens étrangers mardi 7 juin était-elle “insurmontable” ? C’est du moins ce qu’estiment plus de 10 000 candidats et enseignants, qui ont d’ores et déjà signé une pétition réclamant l’harmonisation des notes avec leurs camarades de métropole.

Les lycéens français de l’étranger de la série S, qui ont déjà terminé les épreuves du bac la semaine dernière, mettent en cause une épreuve mêlant des questions “trop ouvertes” et qui ne faisaient pas toujours partie du programme. Pire, selon Kelly Jimenez, lycéenne française vivant au Sénégal et auteur de la pétition, l’épreuve contient une série de “questions déroutantes et inhabituelles rendant l’épreuve très différent[e] et beaucoup plus compliqué[e] que tous les sujets tombés lors des bacs blancs, des années précédentes et des examens des autres centres”. Et l’élève scientifique de s’interroger : “À quoi bon soumettre les élèves à des épreuves si sélectives ne rendant pas compte des compétences acquises au cours de la scolarité ?” La question est posée aux académies des centres étrangers et au ministère de l’Éducation.

Un parcours universitaire compromis à l’étranger

Épreuve trop complexe ou mobilisation d’élèves abusive ? Les professeurs sont divisés. Nombre d’enseignants s’accordent en effet à penser que certains exercices proposés contenaient “une succession de questions délicates” qui remontaient parfois au programme de la classe de première, peut-on lire dans les colonnes du Monde. “Qui a pu pondre un bout d’exercice pareil ! s’insurge un autre professeur sur un forum d’enseignants. Je viens de lire précisément cette partie du sujet, et très franchement, on peut pas inventer si on n’a jamais vu”. D’autres au contraire ne trouvent rien à redire à l’épreuve. “Sujet original mais parfaitement faisable. Il balaie l’ensemble du programme, les compétences travaillées pendant l’année. Bref je suis très content que mes élèves aient composé sur ce sujet”.

Si le problème semble tant préoccuper les lycéens français de l’étranger c’est que, contrairement au système français, où les notes n’ont pas une importance capitale pour la poursuite des études, à l’étranger, les notes du bac sont sérieusement étudiées pour l’admission dans la majorité des grandes universités internationales. “Une note de 14 ou plus en physique-chimie est souvent demandée par les universités anglaises pour des études scientifiques, ce qui veut dire que ce sujet non représentatif pourrait injustement empêcher de nombreux élèves d’intégrer les universités de leur choix”, explique sur son blog Emmanuelle Savarit, une chef d’entreprise française résidant en Angleterre et parent d’élève, qui milite pour la valorisation des notes.



La pétition, un classique

Depuis plusieurs années, le recours à la pétition tend à devenir une tradition. “La méthode est désormais devenue classique. Depuis quelques années, les lycéens mécontents de leurs sujets d’examens se connectent sur des plateformes et déposent des pétitions en ligne pour protester contre la difficulté supposée de leurs épreuves”, fustige le journaliste du Figaro, Paul de Coustin. Quoi qu’on en pense, la méthode a fait ses preuves. Ainsi en 2014, une pétition similaires portant sur des épreuves de physique-chimie et de mathématiques du baccalauréat avait recueilli plus de 55 000 signatures et amené le ministère de l’Éducation à demander aux correcteurs une notation “bienveillante”. Devant le succès de la démarche, les élèves de l’année suivante ont réitéré l’opération pour contester les difficultés d’une épreuve d’anglais en langue vivante 1.

À votre avis, combien de temps avant la pétition annuelle des S ? #BAC2016

— anne bonny (@CreepyKai) 16 juin 2016

Cette année, une autre pétition circule sur les réseaux sociaux pour contester la difficulté d’une épreuve de mathématiques des filières STI2D (Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable) et STL5 (Sciences et technologies de laboratoire). On y juge cette fois que “le sujet 2016 était vraiment beaucoup plus difficile que [celui] des années précédentes.” La pétition du lycéen, Aslan Slan, n’a recueilli que 90 soutiens. Preuve que le recours aux pétitions n’est pas toujours suivi.

Première publication : 17/06/2016

François Hollande a rendu hommage vendredi au policier Jean-Baptiste Salvaing et à sa compagne Jessica Schneider, assassinés lundi soir à leur domicile de Magnanvile (Yvelines). Il a évoqué “deux héros du quotidien”.

“Deux héros du quotidien”. C’est par ces mots que François Hollande a salué la mémoire de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, les deux policiers, assassinés lundi 13 juin au soir à leur domicile de Magnanville dans les Yvelines, lors de l’hommage national qui leur était rendu jeudi matin.

“Il nous est insupportable de penser que ces existences si prometteuses ont été brutalement anéanties, victimes d’un terroriste habité par la haine. Le pays tout entier, au nom duquel je m’exprime en ce jour, s’en est trouvé saisi d’indignation et d’horreur”, a déclaré le chef de l’État lors de la cérémonie d’hommage national à la préfecture des Yvelines.

“Les policiers et les gendarmes sont les sentinelles de la République” @fhollande#Versailles#Hommage

— Élysée (@Elysee) 17 juin 2016



Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, assassinés par un homme se revendiquant de l’organisation État islamique (EI)
, ont été cités à l’Ordre de la Nation et le président les a faits chevaliers de la Légion d’Honneur à titre posthume.

Plusieurs centaines de policiers en uniformes, ainsi que des gendarmes et des pompiers assistaient à la cérémonie qui s’est tenue sur l’avenue de Paris, face à la cour d’honneur de la préfecture des Yvelines (Versailles), dans l’axe et à quelques centaines de mètres du château de Versailles. Des membres du gouvernement, notamment le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ainsi que les présidents de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, et du Sénat, Gérard Larcher, étaient également présents.

Les cercueils de Jean-Baptiste Salvaing et de Jessica Schneider avaient été placés au centre de l’avenue, face au dais sous lequel le président a prononcé son discours, tandis que des photos du couple défilaient sur un écran géant.

Des “mesures” seront prises pour la sécurité des policiers

Lors de son discours, François Hollande a annoncé que des “mesures” seraient prises pour “garantir l’anonymat” des policiers.

Ce crime “doit nous amener à donner aux policiers et aux gendarmes les moyens de se défendre lorsqu’ils ne sont pas en service. En conservant leurs armes à tout moment, comme cela a été admis pour les policiers dans le cadre de l’état d’urgence. Il nous faut aussi éviter, autant que possible, que les policiers et les gendarmes soient identifiés et pris pour cibles par les malfaiteurs qu’ils ont mis hors d’état de nuire, ou par leurs complices. Des mesures seront prises pour garantir leur anonymat et donc leur protection”, a déclaré le chef de l’État.

Dans un contexte social tendu, il a aussi assuré qu’il n’accepterait “jamais qu’un policier ou un gendarme soit pris à partie” et “pas d’avantage qu’ils soient victimes de diffamations ou d’insultes”.

“Les violences qui sont commises contre les représentants de l’ordre public ne seront jamais impunies, la justice passera avec la plus grande sévérité, et tous ceux qui défient l’autorité légitime de l’État doivent savoir qu’ils devront répondre de leurs actes”, a-t-il déclaré.

Avec AFP

Première publication : 17/06/2016

François Hollande a rendu hommage vendredi au policier Jean-Baptiste Salvaing et à sa compagne Jessica Schneider, assassinés lundi soir à leur domicile de Magnanvile (Yvelines). Il a évoqué “deux héros du quotidien”.

“Deux héros du quotidien”. C’est par ces mots que François Hollande a salué la mémoire de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, les deux policiers, assassinés lundi 13 juin au soir à leur domicile de Magnanville dans les Yvelines, lors de l’hommage national qui leur était rendu jeudi matin.

“Il nous est insupportable de penser que ces existences si prometteuses ont été brutalement anéanties, victimes d’un terroriste habité par la haine. Le pays tout entier, au nom duquel je m’exprime en ce jour, s’en est trouvé saisi d’indignation et d’horreur”, a déclaré le chef de l’État lors de la cérémonie d’hommage national à la préfecture des Yvelines.

“Les policiers et les gendarmes sont les sentinelles de la République” @fhollande#Versailles#Hommage

— Élysée (@Elysee) 17 juin 2016



Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, assassinés par un homme se revendiquant de l’organisation État islamique (EI)
, ont été cités à l’Ordre de la Nation et le président les a faits chevaliers de la Légion d’Honneur à titre posthume.

Plusieurs centaines de policiers en uniformes, ainsi que des gendarmes et des pompiers assistaient à la cérémonie qui s’est tenue sur l’avenue de Paris, face à la cour d’honneur de la préfecture des Yvelines (Versailles), dans l’axe et à quelques centaines de mètres du château de Versailles. Des membres du gouvernement, notamment le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ainsi que les présidents de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, et du Sénat, Gérard Larcher, étaient également présents.

Les cercueils de Jean-Baptiste Salvaing et de Jessica Schneider avaient été placés au centre de l’avenue, face au dais sous lequel le président a prononcé son discours, tandis que des photos du couple défilaient sur un écran géant.

Des “mesures” seront prises pour la sécurité des policiers

Lors de son discours, François Hollande a annoncé que des “mesures” seraient prises pour “garantir l’anonymat” des policiers.

Ce crime “doit nous amener à donner aux policiers et aux gendarmes les moyens de se défendre lorsqu’ils ne sont pas en service. En conservant leurs armes à tout moment, comme cela a été admis pour les policiers dans le cadre de l’état d’urgence. Il nous faut aussi éviter, autant que possible, que les policiers et les gendarmes soient identifiés et pris pour cibles par les malfaiteurs qu’ils ont mis hors d’état de nuire, ou par leurs complices. Des mesures seront prises pour garantir leur anonymat et donc leur protection”, a déclaré le chef de l’État.

Dans un contexte social tendu, il a aussi assuré qu’il n’accepterait “jamais qu’un policier ou un gendarme soit pris à partie” et “pas d’avantage qu’ils soient victimes de diffamations ou d’insultes”.

“Les violences qui sont commises contre les représentants de l’ordre public ne seront jamais impunies, la justice passera avec la plus grande sévérité, et tous ceux qui défient l’autorité légitime de l’État doivent savoir qu’ils devront répondre de leurs actes”, a-t-il déclaré.

Avec AFP

Première publication : 17/06/2016

À l’issue de sa rencontre avec la ministre du Travail, Myriam El Khomri, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a indiqué que les “désaccords se sont confirmés” avec le gouvernement sur la loi Travail.

Ils ne s’étaient pas vus depuis mars. La ministre du Travail, Myriam El Khomri, et le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, se sont rencontrés, vendredi 17 juin, pour parler de la Loi travail. Une rencontre délicate au cours de laquelle les “désaccords se sont confirmés” avec le gouvernement, a fait savoir le syndicaliste à l’issue de la réunion.

“Le représentant du premier syndicat, à la pointe de la contestation contre la loi travail, a listé comme divergences “la question du respect de la hiérarchie des normes [les accords d’entreprises primant dans le projet de loi sur les accords de branche], des licenciements économiques, de la médecine du travail, du référendum”. “Il faut retirer ou réécrire ces articles”, a-t-il affirmé en jugeant qu’il n’y a “aucune raison” de renoncer aux journées de mobilisation des 23 et 28 juin.

À l’issue de la rencontre avec la ministre, une première depuis début mars, le leader de la CGT a également dénoncé l’absence de réaction de François Hollande qui, malgré les différentes mobilisations, n’a pas donné suite à la demande de rencontre formulée par l’intersyndicale opposée à la loi travail. “Dommage que le président n’ait pas répondu oui ou non” à la lettre envoyée par les organisations de salariés (CGT, FO, FSU, Solidaires) et de jeunesse (Unef, Fidl, UNL).

>> À voir dans le Débat de France 24 : “Loi travail contestée : un combat perdu d’avance ?”

Myriam El Khomri défend cette semaine au Sénat un projet qu’elle juge “utile” pour l’emploi, les salariés et la compétitivité. L’intersyndicale dénonce de son côté un texte trop favorable aux employeurs. Le syndicat a l’opinion publique pour lui : plus de 6 Français sur 10 (64 %) estiment que, “face aux mouvements sociaux”, le gouvernement “doit retirer” le projet de Loi travail, selon un sondage Tilder-LCI-OpinionWay.

Nouvelles journées de mobilisation

Les syndicats ont prévu deux nouvelles journées de mobilisation, alors que l’exécutif menace d’interdire les manifestations après les nouvelles violences intervenues lors du défilé parisien mardi contre la Loi travail.

Le 23 juin, en pleines discussions parlementaires, ils appellent à des grèves, rassemblements, manifestations. Le 28 juin, jour du vote au Sénat, nouvelles grèves et manifestation. L’intersyndicale compte aussi remettre les résultats de la votation citoyenne qu’elle a organisée à la Présidence de la République, nouveau temps fort espéré des syndicats après la manifestation parisienne de mardi.

>> À voir sur France 24 : “Vers l’interdiction des manifestations ?”

Du côté des grèves, le retour progressif à la normal est prévu à la SNCF pour la fin de la semaine. Seuls les centres de traitement de déchets font de la résistance avec encore des blocages en Île-de-France et dans les Bouches-du-Rhône.

Avec AFP

Première publication : 17/06/2016