Archive for June 19th, 2016

Six personnes ont été interpellées à Bruxelles dans l’enquête sur l’attentat échoué dans un train Thalys reliant Amsterdam à Paris, le 21 août 2015.

Du nouveau dans l’enquête sur l’attentat déjoué du train Thalys reliant Amsterdam à Paris le 21 août 2015 : six personnes ont été interpellées lundi 20 juin à Bruxelles.

Un “juge d’instruction a fait exécuter aujourd’hui six perquisitions”, à l’issue desquelles “six personnes ont été interpellées et emmenées pour audition”, a indiqué le parquet fédéral belge, précisant que “ni arme ni explosif n’ont été découverts”.

Les perquisitions ont eu lieu dans trois communes de l’agglomération bruxelloise : Molenbeek, Woluwe-Saint-Lambert et Haren.

“Le juge d’instruction décidera dans les prochaines heures de leur maintien éventuel de détention”, a précisé le parquet en milieu d’après-midi.

Les perquisitions “se sont déroulées sans incident particulier”, a-t-il par ailleurs ajouté, tout en se refusant à donner plus de détails sur “les objets emportés et l’identité des personnes arrêtées”, dans l’intérêt de l’enquête.

Le 21 août 2015, un carnage a été évité dans un train Thalys reliant Amsterdam à Paris, grâce notamment à trois jeunes Américains, dont deux militaires en vacances, qui avaient maîtrisé un Marocain de 25 ans, Ayoub El Khazzani, lourdement armé qui avait ouvert le feu.

Le nouveau coup de filet anti-terroriste annoncé lundi intervient dans la foulée d’une autre importante opération de police, qui a vu l’interpellation de quarante personnes dans la nuit de vendredi à samedi lors d’une vague de perquisitions en urgence.

Parmi elles, trois hommes ont été inculpés samedi pour “tentative d’assassinat dans un contexte terroriste” et “participation aux activités d’un groupe terroriste”, avec en toile de fond des menaces sur des manifestations publiques en Belgique autour du match Belgique-Irlande de l’Euro 2016 de football.

Avec AFP

Première publication : 20/06/2016

Pour l’élection présidentielle de 2017, droite et gauche auront finalement chacune leur primaire. Dans chaque camps, les objectifs dépassent de loin le rôle premier d’un tel scrutin, rassembler pour faire émerger le meilleur candidat possible.

Le 23 avril 2017, lors du premier tour de l’élection présidentielle, ce ne sera pas un candidat, mais deux, qui auront été désignés lors de primaires : le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, a confirmé vendredi 17 juin dans Libération que le parti de la majorité organiserait une primaire “ouverte à la ‘Belle Alliance populaire’ [PS, Radicaux et certains écologistes]” pour désigner celui qui se présentera dans dix mois devant les électeurs.

Dans un camp comme dans l’autre, ces consultations populaires semblent toutefois détournées de leur rôle premier, qui est de rassembler un maximum pour faire émerger le meilleur candidat possible. À gauche, alors que certains sont déjà sur les rangs (comme Marie-Noëlle Lienemann) ou songeraient à se préparer (comme Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon), le scrutin apparaît comme bâti sur mesure pour François Hollande. Tandis qu’à droite, plusieurs candidats remettent en question le processus en dispensant d’y participer, à l’image de l’ancien conseiller du président Sarkozy, Henri Guaino, ou de l’ex-ministre Michèle Alliot-Marie, qui a annoncé sa candidature lundi 20 juin.

Une primaire taillée pour Hollande ?

Du côté du PS, l’ensemble des observateurs saluaient lundi “l’habileté” de la manœuvre, effectuée par Jean-Christophe Cambadélis. Manœuvre approuvée, voire pilotée par François Hollande lui-même. Celui-ci remplit plusieurs objectifs d’un même coup.

Premièrement, il se conforme aux règles de son parti : s’il accepte de participer à la primaire, François Hollande respectera l’article 5.3.1 des statuts du PS, qui stipule que “le candidat à la présidence de la République est désigné au travers de primaires citoyennes ouvertes à l’ensemble des citoyens adhérant aux valeurs de la République et de la gauche”.

Deuxièmement, il établit un planning qui lui correspond parfaitement : selon Cambadélis, la primaire pourrait se tenir fin janvier, les candidatures devant être déposées au cours de la première moitié du mois de décembre. Coïncidence ou pas, François Hollande avait prévenu que sa décision de se représenter serait rendue publique début décembre. En outre, un tel timing ne laisserait aux candidats qu’un mois et demi de campagne, un court laps de temps, idéal pour un président qui ne doit pas se prêter trop longtemps à la critique sous peine de perdre en crédibilité sur la scène intérieure.

Troisièmement, il affaiblit la fronde qui grondait depuis deux ans déjà au sein même de sa majorité. Une quarantaine de députés socialistes, sous le leadership du député de la Nièvre, Christian Paul, conteste en effet la ligne économique libérale adoptée par François Hollande et Manuel Valls sous l’impulsion du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. Ceux-ci, proches de la gauche du PS, réclamaient la tenue d’une telle primaire. Les voilà servis.

Quatrièmement, le chef de l’État en profite pour rassembler son parti et éviter une multiplication des candidatures, qui serait forcément fatale au PS : une candidature unique est la condition indispensable – mais loin d’être suffisante – à la présence d’un candidat socialiste ou apparenté au second tour de l’élection présidentielle. François Hollande affiche toujours une cote de popularité au plus bas et les sondages le donnent éliminé dès le premier tour dans la quasi-totalité des scénarios. En cause : d’excellentes intentions de vote pour son rival plus à gauche, Jean-Luc Mélenchon, ainsi qu’une faible mobilisation de l’électorat socialiste traditionnel.

En s’engageant de plain-pied dans la primaire, le PS s’immunise à la critique de son aile gauche, dont les représentants (Marie-Noëlle Lienermann et Gérard Filoche, déjà déclarés, ou Arnaud Montebourg et Benoît Hamon qui laissent planer le suspense) ne pourront guère éviter une primaire qu’ils appelaient de leurs vœux.

Emmanuel Macron pourrait bien, lui aussi, être découragé de ses ambitions présidentielles. L’ancien banquier d’affaire bénéficie encore d’une confortable cote de popularité à l’échelle nationale, mais les sympathisants socialistes, susceptibles de voter lors d’une telle primaire, sont moins nombreux à l’apprécier. “La primaire était une grenade dégoupillée lancée dans la cour de l’Élysée ; l’hôte des lieux la renvoie dans les pieds de ses ennemis”, résume Guillaume Tabard dans son billet politique du “Figaro”.

“La primaire de la droite s’insère dans un temps plus long”

À droite et au centre, la dynamique semble d’abord tendre vers la dispersion. Déjà 12 candidats, sans compter Nicolas Sarkozy qui ne fait plus mystère de son intention de rejoindre la compétition. Et plusieurs personnalités s’en dispensent carrément. C’est le cas de Michèle Alliot-Marie, mais aussi de l’ancienne secrétaire d’État du gouvernement Fillon II, Rama Yade (UDI), et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), qui a quitté l’UMP en 2007. Henri Guaino a par ailleurs annoncé qu’il serait directement candidat s’il ne parvenait pas à rassembler les parrainages nécessaires à une participation à la primaire.

Stéphane Rozes, politologue et enseignant à Sciences Po et président de CAP (Conseils, analyses et perspectives), estime toutefois que la situation n’est pas préoccupante pour la droite : “Cette primaire s’inscrit dans un temps plus long que celle de la gauche. Parmi les petites candidatures, beaucoup vont finalement se rallier aux trois ou quatre grands”. Entendre Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy.

“Il sera très difficile de se présenter seul en 2017 sans avoir le soutien d’une famille politique”, confirme Philippe Braud, politologue et enseignant invité à l’université de Princeton. Sauf à rechercher le soutien de parlementaires socialistes désireux de favoriser l’éclatement de l’opposition.

Ceux qui se présentent sont surtout là pour “monnayer leur retrait”, ajoute Philippe Braud, ou pour peser dans le débat qui conduira à l’émergence d’un programme pour le candidat de la droite et du centre. À l’image des candidats gaullistes, Jacques Myard, Henri Guaino ou Michèle Alliot-Marie, qui semblent tous considérer que leur mouvement est sous-représenté. À trois, ils devraient tout de même réussir à faire entendre leurs idées dans le débat interne.

Première publication : 20/06/2016

La veuve de Michel Renaud, tué dans lors de l’attaque contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, accuse la direction de l’hebdomadaire satirique d’avoir conservé les fonds promis aux familles des victimes. Elle a porté plainte “pour abus de confiance”.

La veuve de Michel Renaud, un journaliste tué dans les locaux de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, a porté plainte le 8 juin contre la direction du journal satirique pour “abus de confiance aggravé”, rapporte l’AFP ce lundi.

Dans sa plainte adressée le 8 juin au procureur de la République de Paris, Gala Renaud accuse le nouveau codirecteur de publication Laurent Sourisseau alias Riss, blessé à l’épaule lors de l’attentat, et l’association “Les amis de Charlie Hebdo” d’avoir détourné les dons versés au journal après la tuerie.

Volte-face

Selon la plaignante, la promesse de l’ancien directeur du journal Philippe Val, dans les jours qui ont suivi l’attaque des frères Kouachi, d’attribuer aux familles des victimes les recettes du numéro post-attentat – estimées entre 10 et 12 millions d’euros – n’a pas été tenue. Cette plainte est “moralement justifiée et juridiquement fondée”, selon son avocat, Me Gilles-Jean Portejoie.

>> À lire sur France 24 : Charlie Hebdo lance un prix littéraire pour les jeunes ‘avec de la folie et de l’irrévérence'”

“Quelques jours après la publication et la vente du ‘numéro des survivants’ [vendu à plus de sept millions d’exemplaires], le journal Charlie Hebdo fera volte-face et changera radicalement de stratégie, revenant sur ses engagements initiaux de distribution des recettes aux victimes, pourtant largement relayés par la presse”, écrit Gala Renaud. “Ainsi, Monsieur Éric Portheault et Monsieur Laurent Sourisseau dit Riss, les nouveaux directeurs de la publication, décidaient finalement de conserver les recettes”, ajoute-t-elle.

Gala Renaud et sa fille, mineure, ont touché, en mars, un total de 141 000 euros d’indemnités via l’association “Les amis de Charlie Hebdo”, sur les 4,1 millions d’euros de dons au journal collectés après la tuerie.

“Tout a été fait dans la transparence”

Au moment des attentats, “Philippe Val n’était plus directeur de la publication depuis 10 ans et il ne pouvait pas prendre d’engagement ou annoncer quoi que ce soit au nom de Charlie Hebdo”, rétorque l’avocat du journal, Me Christophe Thévenet, interrogé par l’AFP. “Très clairement, Riss et Éric Portheault n’ont jamais annoncé que les produits de la vente du ‘numéro des survivants’ seraient versés à leurs proches”, ajoute-t-il. “Tout a été fait dans la transparence”, souligne Me Thévenet en évoquant la mise en place, deux jours après la tuerie, d’une plateforme de dons supervisée par un comité de trois hauts-fonctionnaires.

Ce “Comité des Sages” avait établi une grille de répartition des indemnités pour les blessés et les proches des 17 victimes tuées dans les attentats de janvier 2015, dont 12 dans les locaux du journal satirique.

Avec AFP

Première publication : 20/06/2016

La plus haute juridiction administrative a rejeté lundi la requête de plusieurs associations et riverains qui demandaient l’annulation du référendum sur la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, dans l’ouest de la France.

Le Conseil d’État a validé, lundi 20 juin, la tenue dimanche prochain d’un “référendum” consultatif prévu sur le projet controversé de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, proche de Nantes, dans l’ouest de la France.

La plus haute juridiction administrative a rejeté la requête de plusieurs associations et riverains, opposés à la construction de l’aéroport, qui attaquaient le décret organisant cette consultation voulue par l’exécutif, la première du genre en France.

Pour le Conseil d’État, “les termes de la question soumise aux électeurs, qui ne sont entachés d’aucune erreur ou ambigüité, ne sont nullement de nature à porter atteinte à la sincérité du scrutin organisé par le décret attaqué”. Par ailleurs, la juridiction administrative souligne que cette consultation “peut permettre à l’État de confirmer son choix et de décider de mettre en œuvre son projet ou d’y renoncer.”

Les juges ont ainsi démonté les deux principaux arguments des associations. Ces dernières avancent d’abord que la question posée aux électeurs (“Êtes-vous favorable au projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes?”) est “ambiguë”, puisqu’elle passe sous silence le maintien d’une activité sur l’aéroport nantais. Les associations estiment par ailleurs que la consultation n’est pas sincère, parce qu’elle porte sur un projet déjà très avancé.

Nouveau recours mercredi

Les opposants au futur aéroport n’ont toutefois pas épuisé leurs recours : le Conseil d’État doit en effet examiner mercredi une autre requête contre cette consultation locale.

Cette fois cependant, ce n’est pas le décret organisant le vote qui est attaqué, mais sa base légale, une ordonnance datant d’avril et qui permet à l’État de “consulter les électeurs d’une aire territoriale déterminée afin de recueillir leur avis sur un projet d’infrastructure ou d’équipement susceptible d’avoir une incidence sur l’environnement”.

Cette “consultation” n’est pas un “référendum” à proprement parler : régie par une ordonnance applicable aux seuls projets locaux ayant un impact sur l’environnement, elle aura “valeur d’un simple avis pour le gouvernement”, a rappelé récemment le préfet de la Loire-Atlantique, département où se situe Notre-Dame-des-Landes. Le président François Hollande a toutefois déclaré que le gouvernement prendrait “ses responsabilités pour suivre ou arrêter le projet” après cette consultation.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 20/06/2016

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Un représentant du commerce de proximité exprime sont inquiétude après le lancement de Prime Now, le service de livraison en une heure d’Amazon. Il craint, à l’instar de la mairie de Paris, une concurrence déloyale.

Après la France contre Uber, la Mairie de Paris contre Amazon. Anne Hidalgo a publié, dimanche 19 juin, un communiqué dans lequel la maire s’élève contre le lancement, jeudi 17 juin, du service Prime Now du géant américain du Net dans la capitale française.

Ce nouveau dispositif permet aux Parisiens, contre un abonnement annuel de 49 euros, d’être livrés en une heure, sept jours sur sept, pour des commandes portant sur un catalogue de 18 000 références, allant des jouets à l’électronique en passant par des produits alimentaires (aussi bien frais que surgelés).

Comme les taxis face à Uber

C’est là que le bât blesse. Car aux yeux d’Anne Hidalgo, Prime Now risque de créer une “concurrence déloyale” pour les commerces de proximité et d’entraîner une hausse de la “pollution” (à cause des véhicules de livraisons – scooters ou vans). La maire de Paris a également regretté de n’avoir été informée de ce lancement que “quelques jours avant”. Elle a l’intention de saisir le législateur afin de “définir, par la loi, des garde-fous” pour éviter que les petits commerces et artisans pâtissent de l’arrivée de ce nouvel acteur.

Contacté par France 24, Amazon n’a pas désiré commenter les propos de la Mme Hidalgo. En revanche, Jean-Luc Gosse, coprésident de la Fédération française des associations de commerçants (FFAC) s’est réjoui de la fermeté affichée par la Mairie de Paris. Cela va “dans le bon sens”, indique-t-il à France 24.

Pour lui, les commerces indépendants se retrouvent dans une situation similaire aux taxis face à Uber. “Nous ne sommes pas contre les nouvelles technologies, mais on s’oppose à ce que certains comme Amazon en font pour créer de distorsions de concurrence”, explique-t-il. Face au boucher ou au magasin de jouet du coin, le géant américain peut compter sur sa force de frappe financière pour mieux négocier les prix, n’a pas les mêmes contraintes territoriales (il peut livrer sur tout Paris), ne paie pas les mêmes charges et ne doit pas se plier aux mêmes règles juridiques. Ainsi, Amazon n’a pas eu besoin d’obtenir l’autorisation municipale pour mettre son service en place, comme n’importe quelle autre commerce ou grande surface de plus de 10 000 m². Son entrepôt géant dans le 18e, d’où il livre, n’est pas considéré comme une surface de vente soumise à la délivrance d’une autorisation tel que décrit par la loi Royer de 1973.

L’initiative d’Amazon passe d’autant plus mal aux yeux des petits commerçants qu’Amazon a préféré s’approvisionner à Rungis pour livrer ses fruits et légumes, plutôt que de passer par le réseau des détaillants de quartier.

“On passe pour des grincheux”

Si Amazon Prime Now agace Jean-Luc Gosse, celui-ci ne décolère pas non plus contre les responsables politiques accusés d’être “dans la réaction plutôt que l’anticipation”. Du coup, comme les taxis face à Uber, “on passe pour des grincheux” qui s’opposent à une prétendue modernité technologique.

Car, selon lui, la question va au-delà d’un choc économique et culturel. Il en va de la “survie” des quartiers. “Les commerçants comme nous créent du lien social avec les riverains”, rappelle-t-il. Si Prime Now fragilise davantage cette profession, il met en péril “l’un des socles de l’économie de quartier”, tempête Jean-Luc Gosse.

Il est encore trop tôt pour savoir si ce système de livraison en une heure va faire davantage de mal aux petits commerces que les grandes surfaces. À Rome ou à Londres, ainsi que dans une quarantaine de villes où Prime Now existe, les petits commerçants n’ont pas encore succombé à l’ogre américain.

Mais n’est-ce plus qu’une question de temps ? En 2013, le cabinet irlandais de conseil aux détaillants WD Partners avaient publié un rapport baptisé “Amazon can’t do that” (Amazon ne peut faire ça), dans lequel les auteurs affirmaient que les deux derniers avantages que les commerces de proximité avaient sur Amazon étaient “le plaisir de toucher le produit et la gratification instantanée”. Trois ans plus tard, Prime Now permet de lever l’un des deux obstacles : celui de la gratification (quasi) instantanée de profiter presque tout de suite du produit acquis. Il ne resterait aux commerçants de quartier plus qu’une seule arme face à Amazon : permettre au consommateur de toucher avant d’acheter et d’en parler avec un vendeur. Un petit supplément d’âme qu’Amazon n’aura probablement jamais.

Première publication : 20/06/2016

L’ancienne ministre Michèle Alliot-Marie a déclaré lundi qu’elle comptait se présenter directement à l’élection présidentielle de 2017 sans passer par la primaire organisée à droite, qu’elle juge “truquée”.

Michèle Alliot-Marie ne semble guère se soucier de la primaire de la droite et du centre. L’ancienne ministre a annoncé son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2017 sans passer par la case primaire, a rapporté Le Monde lundi 20 juin sur son site internet. “Ma décision est prise”, a déclaré la chiraquienne sur le site du quotidien français. À 69 ans, celle qui a assumé l’ensemble des ministères régaliens entre 2002 et 2011 (affaires étrangères, défense, intérieur et justice), annoncera officiellement sa candidature le 4 juillet à Schiltigheim (Bas-Rhin).

>> À (re)lire sur France 24 : “MAM, le ‘chêne’ qui plie mais ne cède pas”

“MAM” ne rejette toutefois pas totalement l’idée de participer au scrutin des 20 et 27 novembre prochains. “Elle n’y participera que si elle a la certitude que le processus se passera de manière équitable“, soutient son entourage, cité par le quotidien. Mais n’en reste pas moins critique. “Elle ne veut pas participer à une élection qu’elle juge truquée : les autres candidats ont tous accès aux fichiers des adhérents, le patron du parti (Les Républicains, ndlr), Nicolas Sarkozy, utilise les moyens du parti pour faire campagne, le patron de la primaire, Thierry Solère, parraine un candidat en la personne de Bruno Le Maire”, affirme la même source.


“Négocier un poste de ministre”

Pour l’heure, la future candidate n’est pas prête à ajouter son nom à la longue liste des aspirants de la primaire de droite qui compte déjà douze candidats déclarés, en attendant Nicolas Sarkozy. “Aujourd’hui, on me parle de primaires, de procédures… Cela ne m’intéresse pas car ce n’est pas au niveau des enjeux. Certains se présentent à la primaire pour se faire connaître ou pour négocier un poste de ministre. Cela n’a pas de sens”, confie au Monde la gaulliste revendiquée qui fut la première femme à présider le RPR, de 1999 à 2002. J’en vois trop qui réagissent au jour le jour sur le petit événement qui vient de se produire, avec le mot le plus dur possible pour faire parler de lui.”

Cap sur le #tarnetgaronne où j’effectue ce vendredi des rencontres de terrain avant une réunion à #Montauban à 19h ! pic.twitter.com/VYgzsDDBxB

— Michèle Alliot-Marie (@MAlliotMarie) 16 juin 2016

La maire de Saint-Jean-de-Luz entend bien se distinguer de ses rivaux en se confrontant directement au peuple. “Moi, je prends du recul et de la hauteur, précise-t-elle. La présidentielle, c’est d’abord un projet sérieux auquel on croit, qui prend en compte les réalités géostratégiques de notre pays et se projette dans l’avenir, sans se préoccuper des sondages et de la démagogie ambiante. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir ce que va devenir la France dans les vingt prochaines années.”

Manque de soutiens

Ses adversaires voient surtout dans cette manœuvre son incapacité à rassembler les soutiens nécessaires. Cette dernière n’est en effet actuellement pas en mesure de se qualifier à la primaire. Si elle dispose de quelques soutiens comme l’ex-secrétaire d’État Marie-Anne Montchamp ou le député Maurice Leroy (Union des démocrates et indépendants, Loir-et-Cher), aucun parlementaire ne semble prêt à la parrainer.

En attendant l’officialisation de candidature, Michèle Alliot-Marie arpente la France “sans caméra, ni média” pour y établir les soixante-dix comités locaux de Nouvelle France, le micro-parti qu’elle a créé le 7 avril, destiné à rassembler les Français. Créditée de 1 % des intentions de vote à la primaire, difficile de penser qu’elle pourra véritablement peser dans la campagne.

Première publication : 20/06/2016

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Après le Pacifique en mars, Solar Impulse 2 a entamé lundi, au départ de New York, sa traversée de l’Atlantique. C’est la 15e étape de ce tour du monde entamé en mars 2015 à Abu Dhabi par ce petit avion solaire d’1,5 tonne seulement.

L’avion solaire Solar Impulse 2 est parti de New York, lundi 20 juin, à la conquête de l’Atlantique, 15e étape de son tour du monde avec le soleil pour unique carburant, qui doit le conduire d’ici quatre jours à Séville, en Espagne.

Le prince Albert de Monaco a donné à 6 h 30 GMT, depuis le Rocher de la principauté où se trouve le centre de contrôle des opérations, le feu vert au pilote suisse Bertrand Piccard positionné sur les pistes de l’aéroport new-yorkais JFK.

“Me voici seul pour quatre jours au-dessus de l’Atlantique sans une goutte d’essence !”, a tweeté l’aventurier avant de s’envoler pour une traversée d’environ 90 heures durant lesquelles il ne pourra s’octroyer que quelques siestes.

L’interview de Bertrand Piccard, pilote de Solar Impulse

L’avion ne pouvant transporter qu’un seul pilote, Bertrand Piccard, âgé de 58 ans, et son compatriote André Borschberg, 63 ans, se relaient à chaque étape pour accomplir à tour de rôle les longs vols en solitaire.

“Cette fois, c’est moi dans le cockpit mais nous volons ensemble”, a confié Bertrand Piccard à son copilote avant de monter dans son “avion de papier”.

After 2:30 hours since the takeoff in #NYC and 130km covered, the sun start to come out ☀️ #futureiscleanpic.twitter.com/X1mZodGIjY

— SOLAR IMPULSE (@solarimpulse) 20 juin 2016

Il était revenu à André Borschberg la lourde tâche de conduire l’appareil pour sa dernière étape de 6 437 kilomètres au-dessus du Pacifique entre Nagoya au Japon et Hawaii.

Solar Impulse 2, pas plus lourd qu’une fourgonnette mais aussi large qu’un Boeing 747, vole à une vitesse moyenne de 50 km/h grâce à des batteries qui se rechargent à l’énergie solaire captée par quelque 17 000 cellules photovoltaïques installées sur ses ailes. Son faible poids (1,5 tonne) le rend très sensible aux turbulences.

Après l’Atlantique, la traversée de l’Europe et du Proche-Orient

“L’avion de papier” va accomplir la 15e étape de son tour du monde débuté le 9 mars 2015 à Abu Dhabi. Une fois à Séville, il lui restera encore un tiers du voyage à accomplir avec la traversée de l’Europe et du Proche-Orient jusqu’aux Émirats arabes unis, son point de départ.

De là, il avait traversé l’Asie (Mascate, Ahmedabad et Varanasi en Inde, Mandalay en Birmanie, Chongqing et Nankin en Chine, Nagoya au Japon), puis le Pacifique avec une étape à Hawaii et enfin les États-Unis (San Francisco, Phoenix, Tulsa, Dayton, Lehigh Valley et New York).

À Hawaii, il avait dû faire une longue escale technique de près de 10 mois pour régler des problèmes de batteries, endommagées lors de sa dernière étape au-dessus du Pacifique, un voyage d’une durée record de 5 jours et 5 nuits entre Nagoya et l’archipel américain.

The full #moon is once again out for me. A sign do you think? A new flight powered by #cleantechs & ☀️ lies ahead 🌍 pic.twitter.com/71sc1pQVm1

— Bertrand PICCARD (@bertrandpiccard) 20 juin 2016

Chacun à leur tour, les pilotes se relaient dans ce petit habitacle de 3,8 m3, un concentré de haute technologie. La cabine, équipée de bouteilles d’oxygène pour permettre aux pilotes de respirer, n’est pas pressurisée. Le cockpit est toutefois recouvert d’une mousse isolante pour isoler des températures extrêmes en vol (entre +40 et -40 degrés Celsius).

L’avion construit en Suisse avait été transporté à Abu Dhabi en janvier 2015 par avion cargo. Le périple devait au départ durer cinq mois, de mars à août 2015. Mais les aléas de la météo ont conduit à de nombreux retards entre les étapes.

Le projet de SI2 est de promouvoir les énergies renouvelables. Le pilote Bertrand Piccard est convaincu que des avions électriques pourront fonctionner d’ici à dix ans pour des vols commerciaux avec des batteries rechargeables sur le secteur. Il avait toutefois reconnu qu’une telle hypothèse était en revanche impensable pour des avions de passagers.

Avec AFP

Première publication : 20/06/2016