Archive for June 20th, 2016

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La Chine compte désormais davantage de supercalculateurs que les États-Unis : une première dans l’histoire de la course à la puissance de calcul informatique. Cet exploit confère à Pékin un avantage stratégique qui peut peser lourd.

Chine : 167, États-Unis : 165. Pékin a, pour la première fois lundi 20 juin, dépassé son rival américain dans la course au nombre de supercalculateurs, ces immenses parcs informatiques entièrement dédiés à la puissance de calcul, d’après la liste Top500 des supercalculateurs établie deux fois par an par le Berkeley National Laboratory.

Autre exploit chinois : leur machine la plus plus avancée, baptisée Sunway TaihuLight revendique une puissance de 100 pétaflops, c’est-à-dire qu’elle peut effectuer 100 millions de milliards de calculs par secondes. Elle tourne ainsi 10 fois plus vite que Titan, le plus puissant des supercalculateurs américains. Le Sunway TaihuLight est également équipé du premier processeur 100 % “made in China”. Jusqu’à présent, les modèles chinois étaient équipés de puces américaines.

“Enjeu stratégique d’intérêt national”

Une double gifle informatique d’autant plus cinglante pour Oncle Sam que la Chine faisait figure de petit poucet dans la course aux supercalculateurs il y a à peine 15 ans. “Ce que les Chinois ont réussi à faire, rattraper tout le monde en si peu de temps, est impressionnant”, concède Michel Daydé, conseiller scientifique au CNRS en charge du calcul haute performance, contacté par France 24.

Pékin a bien compris que l’enjeu allait au-delà d’une bataille de pétaflops. “Le nombre de supercalculateurs et leur puissance sont très significatifs pour évaluer le potentiel d’innovation d’un pays”, explique le spécialiste français.

Dans un monde où le “big data” est roi, des ordinateurs capables de calculer plus vite que leur ombre sont “un enjeu stratégique d’intérêt national”, assure Michel Daydé. Ils sont présents partout : gestion des réseaux d’électricité, conception ultra-rapide des modèles d’avion ou encore calcul des prévisions météo. Dès qu’il s’agit d’effectuer des modélisations pointues, nécessitant de traiter un grand nombre de données et de facteurs, les supercalculateurs sont appelés à la rescousse. C’est grâce à eux, notamment, qu’il est possible “de modéliser l’effet d’un médicament sur le corps humain”, précise le chercheur.

L’exemple chinois est, à ce titre, très révélateur du vaste champ d’application des ces immenses machines. Le Chinois s’en servent dans des domaines aussi variés que l’énergie, le traitement des données administratives, les questions de réchauffement climatique ou encore l’e-éducation.

Sauver des vies

La rapidité de ces machines peut aussi permettre de sauver des vies. “Lors de catastrophes naturelles, comme un tsunami, il faut pouvoir prévoir le plus vite possible à quel moment la vague va atteindre la côte pour organiser l’évacuation des populations”, précise Michel Daydé. Dans ces cas critiques, chaque pétaflops compte et c’est pourquoi la puissance du Sunway TaihuLight peut changer la donne à l’occasion de futures catastrophes naturelles.

Mais pour analyser correctement les résultats des calculs de ces supercalculateurs, il faut des super-ingénieurs et scientifiques suffisamment formés. Telle est la limite actuelle du modèle chinois. Le pays “doit encore se renforcer en personnel qualifié”, reconnaît le scientifique français. Pour l’instant, Pékin s’appuie beaucoup sur des experts étrangers recrutés pour l’occasion. Les autorités essaient aussi de rapatrier les spécialistes chinois qui ont émigré vers d’autres cieux scientifiques et forment environ 300 nouveaux chercheurs par an. Cela peut paraître conséquent, mais à l’échelle d’un pays qui compte 1,37 milliard d’habitants, c’est peu.

Si Pékin réussit à combler ce retard, la Chine deviendra la référence en matière de recherche de pointe dans des domaines économiquement aussi porteurs que les sciences climatiques, la recherche énergétique ou encore l’aéronautique et les biotechs. Les pétaflops d’aujourd’hui pourront alors devenir les relais de croissance de demain.

Première publication : 21/06/2016

La romancière et figure du féminisme est décédée dans la nuit de lundi à mardi. Une pluie d’hommages a salué la mémoire de l’auteure de “Ainsi soit-elle”, virulent essai sur la condition des femmes.

Benoîte Groult est morte. La romancière et grande figure du féminisme est décédée dans la nuit de lundi à mardi 21 juin à l’âge de 96 ans, à Hyères, où elle résidait.

“Elle est morte dans son sommeil comme elle l’a voulu, sans souffrir”, a indiqué sa fille, Blandine de Caunes, citée par l’AFP. “Elle a eu une tellement belle vie”, a dit sa fille. “Il y a le choc de la mort mais c’est mieux ainsi car elle n’allait pas très bien”, a-t-elle ajoutée.

Née le 31 janvier 1920 à Paris de parents plutôt mondains (son père est décorateur, sa mère, sœur du couturier Paul Poiret, est elle-même styliste), Benoîte Groult, connaît une enfance aisée dans le Paris des années folles. Licence de lettres à la Sorbonne, professorat au cours Bossuet à Paris pendant la guerre, suivi de 10 ans de journalisme à la Radio télévision française (1954-1964) et dans divers magazines : Benoîte Groult mène la vie d’une jeune femme de son époque et de son milieu social. Elle fut mariée trois fois, notamment au journaliste Georges de Caunes et à l’écrivain Paul Guimard, et eut trois enfants.

“C’est par l’écriture que je me suis construite”

Venue à l’écriture à la quarantaine, après avoir fait ses gammes avec sa sœur Flora (“Le Journal à quatre mains”, “Le Féminin pluriel”, et “Il était deux fois”), elle avait signé seule en 1972 un premier roman, “La Part des choses”.

Mais c’est trois ans plus tard, qu’elle s’était révélée avec “Ainsi soit-elle”, un essai virulent sur la condition imposée aux femmes. Ce livre-manifeste était devenu un éclatant succès de librairie avec un million d’exemplaires vendus et de multiples traductions.

D’une plume alerte, mordante, elle écrit ensuite plusieurs romans dont “Les Trois-quarts du temps” (1983), récit attrayant dénonçant la phallocratie, puis “Les Vaisseaux du cœur” (1988), une histoire d’amour qui sera un autre succès de librairie. “C’est par l’écriture que je me suis construite de livre en livre”, expliquera-t-elle dans “Histoire d’une évasion” (1997), qui mêle souvenirs personnels et parcours de femmes.

En 2006, avec “La Touche étoile”, elle s’attaque à un autre tabou, la vieillesse et la mort librement consentie. Elle se fait prosélyte pour l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) et juge “notre pays rétrograde”. Pour elle, “le refus de la naissance choisie et de la mort choisie, c’est la même idéologie contre la liberté”.

“Une grande femme est partie, ses combats perdurent”



Une pluie d’hommages ont salué la mémoire de cette infatigable militante de la cause des femmes. Le président François Hollande a ainsi évoqué dans son communiqué une “belle et grande figure du féminisme”.

“Benoîte Groult, c’était un sourire bienveillant. C’était une pensée exigeante. C’était un style ardent.” @fhollandehttps://t.co/Lagnax629p

— Élysée (@Elysee) 21 juin 2016

“Femme de culture et d’action, Benoîte Groult fut une éveilleuse de consciences. Par ses livres comme par ses engagements, elle a guidé et accompagné la conquête de chacun des droits qu’elle revendiquait pour les femmes, à commencer par celui de disposer de son corps”, poursuit le communiqué de l’Élysée.

Pour l’ex-ministre de la Justice, Christiane Taubira, l’auteure d'”Ainsi soit-elle” a effectué “une époustouflante traversée du siècle, dans la lignée des Immenses”.

Benoîte #Groult, une immense écrivaine s’en va. Ses combats demeurent. Ainsi soit-elle.https://t.co/ecDKb0rgNA

— N. Kosciusko-Morizet (@nk_m) 21 juin 2016

La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine a notamment dit “adieu à la lumineuse Benoîte Groult”. “Les femmes, les féministes lui doivent beaucoup. Une grande femme est partie, ses combats perdurent”, a ajouté la ministre sur son compte Twitter.

Avec AFP

Première publication : 21/06/2016

Un supporter russe expulsé samedi de France à la suite des violences en marge du match Angleterre – Russie à Marseille a été arrêté lundi au Stadium de Toulouse. L’ultranationaliste a été placé en garde à vue.

À peine expulsé, aussitôt revenu. Un supporter russe a assisté lundi 20 juin soir au match de l’Euro-2016 Russie – Pays de Galles dans le stade de Toulouse après avoir été expulsé samedi après des violences à Marseille. “Interpellé dans le stade, Alexandre Chpryguine a été placé en garde à vue et sa situation va faire l’objet soit d’un traitement administratif, soit d’une procédure judiciaire”, a déclaré à l’AFP Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur.

L’ultranationaliste avait peu auparavant publié sur son compte Twitter des photos et des vidéos à l’appui de ses déclarations.”J’ai seulement été expulsé, mon visa Schengen n’a pas été annulé, tous les tampons sont là. Je peux légalement me trouver en Union européenne. Je suis au match avec un billet. Il n’y a rien d’anormal”, a-t-il déclaré au téléphone à l’AFP avant d’être interpellé.

#EURO2016#ВпередРоссия#путькпобеде В Тулузе все готово к игре. Валлийцы разминаются- pic.twitter.com/AvRkItDk2K

— Александр Шпрыгин (@Shprygin) 20 juin 2016

Chpryguine faisait partie d’un groupe de 20 supporteurs expulsés à la suite des violences en marge d’Angleterre – Russie à Marseille (sud-est) qui avaient fait 35 blessés, essentiellement anglais.

Les 20 expulsés avaient nié avoir pris part aux violents incidents mais avaient fait l’objet d’un d’arrêté de reconduite à la frontière pour “troubles à l’ordre public”. Trois autres Russes de ce groupe ont été condamnés à de la prison ferme.

Vingt interdictions administratives de territoire (IAT, qui permettent d’empêcher un étranger d’entrer en France) ont été délivrées lundi à l’encontre de ressortissants russes dans le cadre de l’Euro, a indiqué le ministère de l’Intérieur, sans préciser si ces vingt Russes étaient Chpryguine et ses compagnons.

Salut nazi

“Parmi ceux qui ont été expulsés, quatre sont revenus” en France, a également déclaré Chpryguine à l’AFP en assurant avoir “fait le chemin à travers les Alpes”, donc via la Suisse.

Sur son compte Twitter, il a publié des photos qui le montrent affublé d’un chapeau et de lunettes de soleil, devant le stade de Toulouse ou au bord du terrain.

Il fait en outre un selfie avec deux autres hommes, accompagné de cette légende : “Devant le stade municipal de Toulouse, j’ai rencontré les consuls de Marseille dont je suis devenu très proche”.

Collaborateur du député Igor Lebedev, membre du parti d’extrême droite LDPR, Chpryguine a déjà été vu en compagnie du président russe Vladimir Poutine. Il a aussi été photographié par le passé en train de faire un salut nazi en compagnie d’un musicien d’un groupe de rock d’extrême droite russe. Il réfute être un sympathisant nazi et se qualifie de “patriote”.

Après dix jours de tournoi, les ministres de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et des Sports, Patrick Kanner, ont dressé lundi matin un bilan “globalement positif” de la sécurité de l’Euro-2016 : jusqu’à présent 557 personnes ont été interpellées, dont 344 placées en garde à vue et 27 condamnées à de la prison (21 sont des peines fermes).

Avec AFP

Première publication : 21/06/2016

Une étude publiée mardi démontre que la pollution de l’air due aux particules fines est responsable de la mort de 48 000 personnes par an en France. Ce chiffre correspond à 9 % de la mortalité en France continentale.

Les médecins la qualifient de “mortalité invisible”. Selon une étude d’impact réalisée par Santé publique France et rendue publique mardi 21 juin, la pollution de l’air due aux particules fines est responsable de 48 000 décès chaque année en France.

À titre de comparaison, 49 000 personnes meurent chaque année à cause de l’alcool et 78 000 des conséquences de la consommartion de tabac.

La pollution de l’air représente “une perte d’espérance de vie pour une personne âgée de 30 ans pouvant dépasser deux ans”, selon l’étude, confirmant son rôle important sur la mortalité. La perte d’espérance de vie est, en moyenne, plus élevée dans les grandes villes (15 mois et plus), mais elle n’épargne pas les zones rurales (9 mois).

>> À lire sur France 24 : “La pollution de l’air touche environ 80 % des citadins dans le monde”

Au niveau géographique, les taux de pollution varient. La carte des concentrations de particules fines montre par exemple qu’elles sont plus élevées dans de grandes zones urbaines : région parisienne, Nord-Est de la France et l’axe Lyon-Marseille.

>> À voir sur France 24 : “Pollution : Paris étouffe-t-il ?”

Cancers, maladies cardiovasculaires, respiratoires et neurologiques

L’exposition à la pollution de l’air, notamment aux particules fines, contribue au développement de maladies cardiovasculaires (infarctus…), respiratoires ou encore neurologiques, et de cancers. Elle favorise également des “troubles de la reproduction et du développement de l’enfant”, explique Sylvia Médina, coordonnatrice du programme Air Santé.

L’étude de Santé publique France propose plusieurs scénarios permettant d’améliorer la situation. Parmi les solutions envisagées, les scientifiques estiment que plus de 34 000 décès seraient évitables chaque année, si l’ensemble des communes de France continentale réussissait à atteindre les niveaux de particules fines des 5 % des communes équivalentes (taille de population) les moins polluées.

“Les personnes de 30 ans gagneraient en moyenne 9 mois d’espérance de vie”, ajoute Mathilde Pascal, épidémiologiste de Santé Publique France. Ce gain dépasserait un an dans les zones les plus polluées (19,6 millions d’habitants).

Les niveaux de pollutions (de PM 2,5) ont été estimés dans 36 219 communes, rassemblant 61,6 millions d’habitants, pour les années 2007-2008 (hors Corse et Outre-mer) et leur impact sur la mortalité calculés sur cette période en France continentale.

Par ailleurs, l’étude démontre que les pics de pollution pèsent moins sur la santé que l’exposition chronique.

L’impact sur la santé résulte, à long terme, surtout de l’exposition au jour le jour à des niveaux de pollution inférieurs aux seuils d’alertes déclenchés à partir d’une concentration de 80 microgrammes de PM10 (particules de diamètre inférieur à 10 microns) par mètre cube d’air.

Avec AFP

Première publication : 21/06/2016

Le gouvernement et les syndicats se livrent un nouveau bras de fer : la préfecture souhaite limiter la mobilisation de jeudi contre la réforme du travail à un rassemblement statique à Paris, tandis que les syndicats veulent maintenir le défilé.

Manifestation statique ou en mouvement ? Telle est la question. Lundi 20 juin, la préfecture de police de Paris a demandé aux anti-Loi travail d’organiser un “rassemblement statique” place de la Nation, plutôt qu’un défilé jeudi prochain, afin de pouvoir “mieux encadrer et mieux sécuriser la manifestation et faire en sorte qu’il y ait moins de dégradations”.

Une proposition qui s’est heurtée à un “refus catégorique” des syndicats d’Île de France (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl et UNL). Ils ont annoncé mardi qu’ils allaient faire des “propositions alternatives de parcours” pour le défilé qu’ils prévoient jeudi 23 juin.

En fin de semaine dernière, l’intersyndicale une demande officielle pour manifester jeudi entre Bastille et Nation à partir de 14 heures, dans le cadre d’une journée de mobilisation à travers la France.

“Une fan zone syndicale”

Dans une lettre au numéro un de la CGT, Philippe Martinez, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a jugé qu’un cortège à Paris “n’apparaissait pas envisageable”. Mais les syndicats ont maintenu leur demande de défilé à la préfecture, qui les a à nouveau invités à “trouver un accord sur un rassemblement statique”, faute de quoi elle “sera dans l’obligation d’interdire” la manifestation. “Je ne suis pas sûr qu’une ‘fan zone’ syndicale sur la (place de la) Nation soit plus sécurisée qu’une manifestation”, a fait valoir le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, sur Canal +, se disant “prêt à discuter du parcours” avec les autorités.

Depuis le début de la contestation anti-Loi travail début mars, les manifestations ont souvent été émaillées de violences à Paris, de même qu’à Nantes et à Rennes. Le 14 juin, jour d’une manifestation nationale, première du genre, la violence est montée d’un cran dans la capitale, avec d’importantes dégradations le long du cortège : 28 vitrines d’établissements commerciaux ont été brisées, et l’hôpital Necker-Enfants malades a été pris pour cible. Quelque 28 fonctionnaires de police ont été blessés dont deux ont dû être hospitalisés, souligne Bernard Cazeneuve dans sa lettre à la CGT.

Selon le ministre de l’Intérieur, cette manifestation a, “pour la première fois, mis clairement en évidence la participation de certains militants syndicaux à l’agression délibérée des forces de l’ordre”.

Dès le lendemain du 14, François Hollande a averti qu’il n’y aurait plus d’autorisation de manifester si la préservation des “biens et des personnes” ne pouvait être “garantie”. Manuel Valls a pointé la “responsabilité” de la CGT, critiquant son attitude “ambiguë” vis-à-vis des casseurs et dimanche, il a de nouveau estimé que “les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements”.

“Manuel Valls se comporte en pyromane”

Ces propos ont déclenché un tollé chez les syndicats et une partie de la gauche. La CGT a dénoncé des accusations “inacceptables”, “signe d’un gouvernement aux abois”. Le syndicat “ne porte aucune responsabilité sur ce qui se passe en marge des manifestations”, a insisté Philippe Martinez, qui s’est interrogé sur des ordres de non intervention qui seraient donnés aux forces de police.

Manuel Valls se comporte en pyromane”, a affirmé Jean-Claude Mailly. Même Laurent Berger, leader de la CFDT, qui soutient la Loi travail, estime qu’interdire de manifester n’est “pas du tout souhaitable”.

Avant toute éventuelle interdiction, une pétition en ligne intitulée “Je ne respecterai pas l’interdiction de manifester” a été lancée la semaine dernière par Jean-François Téaldi, conseiller municipal PCF/FG de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Lundi elle affichait 120 000 signatures. Le Parti communiste a appelé dans un communiqué à “participer aux mobilisations” et à “étendre la solidarité avec le mouvement”.

En revanche, le gouvernement a reçu le soutien de l’opposition, le parti Les Républicains appelant à “l’interdiction” de la manifestation.

De nombreuses manifestations sont déjà prévues ailleurs en France jeudi, sans menaces d’interdiction. Le projet de Loi travail est actuellement examiné au Sénat. Le vote solennel doit avoir lieu le 29 juin, au lendemain d’une nouvelle journée de mobilisation.

Avec AFP

Première publication : 21/06/2016