Archive for June 23rd, 2016

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Lorsque le Royaume-Uni aura effectivement quitté le giron européen, d’ici deux ou trois ans, les habitués des week-end à Londres devront se préparer à une succession de petits changements qui pourraient bouleverser leur séjour.

Pour les Européens qui passent souvent un week-end à Londres, rien ne change mais tout va changer. C’est, en résumé, la situation au lendemain de la victoire historique du “Leave” au Royaume-Uni lors du référendum sur la sortie de l’Union européenne.

En application de l’article 50 du traité de Lisbonne, le pays continue à être membre de l’UE jusqu’à sa sortie officielle, qui doit intervenir au plus tard dans trois ans. D’ici là, tout l’arsenal des règles sur la libre-circulation des personnes continue à s’appliquer.

Ensuite, c’est le grand flou juridique. Les grands voyageurs amoureux de Big Ben et des pubs britanniques doivent se préparer à des changements auxquels ils n’ont peut-être pas (encore) pensé.

Le retour du visa ? Papiers, s’il vous plaît. Jusqu’à présent, il suffisait aux touristes de l’UE de présenter une carte d’identité pour fouler le sol britannique. Mais une fois que la Grande-Bretagne ne fera plus partie de la famille de l’Union, l’accès au territoire outre-Channel devra être repensé.

En l’absence de tout accord particulier sur la libre-circulation des personnes, il faudra alors se plier à l’obligation d’obtenir un visa de tourisme. Mais c’est peu probable, car cette question devrait être tout en haut de l’agenda des négociations sur le futur. Si le Royaume-Uni décide simplement de rejoindre l’Espace Économique Européen (EEE), un Européen pourra toujours visiter le pays avec une simple carte d’identité. À défaut, Londres pourrait aussi négocier des traités bilateraux au cas par car avec les différents pays de l’UE, un peu sur le modèle des États-Unis, qui ont prévu des dispenses de visas pour toute une série d’États, dont la France.

Le retour des duty-free ? “Si je pouvais faire un rêve, la meilleure chose qui puisse nous arriver serait la remise en service du duty-free”, avait assuré Jean-Jacques Gounon, le PDG d’Eurotunnel en novembre 2015.

L’hypothèse d’un retour des zones détaxées, petits paradis pour dépensiers compulsifs à bord de l’Eurostar et dans les aéroports où la TVA ne s’applique pas, est loin d’être farfelue. Le Royaume-Uni post-Brexit ne serait plus soumis à la directive appliquée en 1999, qui a mis un terme aux duty-free dans l’espace communautaire.

Mais la Tax Free World Association (TFWA), principale association des professionnels du duty free, estime que Bruxelles et Londres souhaiteront éviter que ne se développe un “tourisme d’opportunisme” fait de voyageurs qui traverseraient la frontière uniquement pour se réapprovisionner en cigarettes ou alcool à moindre prix.

Les Français de Londres s’inquiètent des conséquences du Brexit

Les frais d’itinérance à plein régime. L’Union européenne a fait de gros efforts pour réduire la facture mobile lorsqu’on se déplace au sein de l’UE. Les opérateurs ne peuvent plus, depuis avril 2016, surtaxer à tout va les appels depuis un pays membre vers un autre. En juin 2017, ces fameux frais d’itinérance devront même avoir disparu totalement. Une reglementation qui – Brexit oblige – ne s’appliquera pas aux coups de fils passés depuis le Royaume-Uni lorsqu’il aura effectivement quitté l’UE.

Des soins mal assurés. Jusqu’à présent, en cas de petits bobos à Londres, il suffisait d’être muni d’une carte européenne d’assurance maladie pour être couvert. Avec la sortie désormais en préparation du Royaume-Uni de l’UE, cette sécurité risque de disparaître. Il ne sera donc plus possible, sauf accord contraire, de présenter ce précieux document à l’hôpital pour n’avoir rien à payer si les soins sont entièrement remboursés par la sécurité sociale française. Mieux vaut donc se faire une entorse au Royaume-Uni avant que Londres ne dise au reste de l’Europe “Hello, goodbye”.

Première publication : 24/06/2016

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Avec la victoire du “out” lors du référendum britannique, Londres et Bruxelles vont devoir s’entendre sur le type d’accord qui va régir leurs relations futures. Plusieurs modèles existent déjà. Quel sera celui du Royaume-Uni ?

Le vote britannique en faveur d’une sortie de l’Union européenne (UE) n’est qu’un début. Londres va maintenant devoir gérer avec Bruxelles l’après-Brexit.

Une période d’intenses négociations va s’ouvrir pour définir le cadre des relations futures entre le sortant et le reste de l’UE. Le traité de Lisbonne prévoit, à l’article 50, le cas inédit d’un État membre de l’Union désireux de prendre ses cliques et ses claques. Londres et Bruxelles vont tenter de définir les contours d’un accord de retrait qui s’appliquera à la date de son entrée en vigueur. À défaut d’avoir trouvé un terrain d’entente, la Grande-Bretagne quittera le giron européen automatiquement en 2018, sauf prorogation possible, et prévue par l’article 50.

Toujours est-il que plusieurs modèles de coopération existent et peuvent servir de base de négociations. Dans une longue note pour la fondation Robert Schuman de recherches sur l’Europe, le spécialiste du droit européen Jean-Claude Piris évoque sept scénarios, dont un laborieux traité au cas par cas, un avenir sans accord qui laisserait le Royaume-Uni dans une situation similaire aux pays qui n’ont pas de traité cadre avec l’UE ou encore un accord de libre-échange comme celui conclu avec le Canada (CETA).

Les pistes les plus prometteuses s’inspirent des relations que l’UE a conclu avec d’autres pays comme la Norvège, la Suisse ou encore la Turquie. Explications.

• La voie norvégienne.Modèle le plus souvent cité. La Norvège, au même titre que l’Islande ou le Liechtenstein, fait partie de l’Espace Economique Européen (EEE). Le Royaume-Uni aurait alors un accès au marché intérieur européen qui garanti la libre circulation des biens, services et personnes. Ce serait du point de vue économique et juridique, la solution “la plus simple”, écrit Jean-Claude Piris.

La City continuerait à rayonner, les exportations et importations ne souffriraient pas outre mesure. Londres retrouverait, en outre, sa souveraineté pleine et entière dans des domaines sensibles comme l’agriculture, la pêche ou la politique étrangère.

Mais les partisans du Brexit risquent cependant de rechigner. Les pays de l’EEE doivent verser une contribution au budget européen d’une importance comparable à celle d’un État membre. Ils sont contraints d’appliquer aussi toutes les règles du marché unique décidées à Bruxelles sans avoir leur mot à dire. Pas folichon pour un camp qui n’a eu de cesse de vilipender les technocrates bruxellois. En outre, la libre-circulation des personnes implique que les flux migratoires ne pourraient pas être mieux contrôlés, alors que c’était l’un des thèmes majeurs de la campagne en faveur du “out”.

• La voie suisse. Les Helvètes et l’UE ont négocié plus de 120 accords sectoriels. Ils ont un traité pour tout… sauf, notamment, pour les services financiers (secret bancaire suisse oblige). Ce modèle “pourrait plaire aux Britanniques”, estime Jean-Claude Piris. Londres pourrait s’appuyer sur le droit international, en général, et régler les détails qui l’intéressent via des accords spécifiques. Le Royaume-Uni ne serait ainsi pas tenu par les décisions des différentes cours européennes et pourrait reprendre le contrôle total de ses frontières.

Il y a fort à parier, en revanche, que l’UE refusera cette option. Elle s’est déjà plainte de la complexité des relations avec la Suisse et souhaite en simplifier le cadre. Bruxelles ne va probablement pas créer avec le Royaume-Uni un nouveau casse-tête réglementaire.

• La voie turque. Il s’agit d’une association économique avec union douanière. Autrement dit, il y aurait des accords sur le commerce des biens avec des tarifs douaniers définis en commun et l’application de certaines règles de droit communautaire.

Ce serait une manière radicale de couper le cordon politique avec Bruxelles, en se concentrant sur les aspects purement commerciaux. Mais cette solution susciterait très probablement l’ire de la City. L’union douanière ne concerne en effet pas les services (y compris financiers). La voie turque est celle qui endommagerait le plus le prestige et l’influence de la place financière londonienne. Les politiques britanniques auront sûrement à cœur de ne pas s’attirer les foudres d’un secteur qui pèse près de 12 % du PIB national.

• La voie AELE. Enfin, la Grande-Bretagne pourrait rejoindre l’Association européenne de libre-échange (AELE). Ce serait une solution à minima : “c’est une sorte de coquille vide”, résume Jean-Claude Piris. Ce cadre ne fixe de règles que pour l’échange des produits de mer et certains produits agricoles. L’AELE a été fondée en 1994 pour établir les bases des relations avec la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein et la Suisse. Entre temps, tous ces pays ont renforcé leurs relations avec l’UE par d’autres mécanismes comme l’EEE ou la multiplication d’accords sectoriels.

Aucune des solutions existantes ne constituent donc un modèle idéal, ce qui risque d’entraîner des négociations à rallonge pour essayer de tenter de satisfaire tout le monde. Là encore, c’est une mauvaise nouvelle pour l’économie européenne et britannique, car en l’espèce, le temps c’est de l’argent.

Première publication : 24/06/2016

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Avec la victoire du “out” lors du référendum britannique, Londres et Bruxelles vont devoir s’entendre sur le type d’accord qui va régir leurs relations futures. Plusieurs modèles existent déjà. Quel sera celui du Royaume-Uni ?

Le vote britannique en faveur d’une sortie de l’Union européenne (UE) n’est qu’un début. Londres va maintenant devoir gérer avec Bruxelles l’après-Brexit.

Une période d’intenses négociations va s’ouvrir pour définir le cadre des relations futures entre le sortant et le reste de l’UE. Le traité de Lisbonne prévoit, à l’article 50, le cas inédit d’un État membre de l’Union désireux de prendre ses cliques et ses claques. Londres et Bruxelles vont tenter de définir les contours d’un accord de retrait qui s’appliquera à la date de son entrée en vigueur. À défaut d’avoir trouvé un terrain d’entente, la Grande-Bretagne quittera le giron européen automatiquement en 2018, sauf prorogation possible, et prévue par l’article 50.

Toujours est-il que plusieurs modèles de coopération existent et peuvent servir de base de négociations. Dans une longue note pour la fondation Robert Schuman de recherches sur l’Europe, le spécialiste du droit européen Jean-Claude Piris évoque sept scénarios, dont un laborieux traité au cas par cas, un avenir sans accord qui laisserait le Royaume-Uni dans une situation similaire aux pays qui n’ont pas de traité cadre avec l’UE ou encore un accord de libre-échange comme celui conclu avec le Canada (CETA).

Les pistes les plus prometteuses s’inspirent des relations que l’UE a conclu avec d’autres pays comme la Norvège, la Suisse ou encore la Turquie. Explications.

• La voie norvégienne.Modèle le plus souvent cité. La Norvège, au même titre que l’Islande ou le Liechtenstein, fait partie de l’Espace Economique Européen (EEE). Le Royaume-Uni aurait alors un accès au marché intérieur européen qui garanti la libre circulation des biens, services et personnes. Ce serait du point de vue économique et juridique, la solution “la plus simple”, écrit Jean-Claude Piris.

La City continuerait à rayonner, les exportations et importations ne souffriraient pas outre mesure. Londres retrouverait, en outre, sa souveraineté pleine et entière dans des domaines sensibles comme l’agriculture, la pêche ou la politique étrangère.

Mais les partisans du Brexit risquent cependant de rechigner. Les pays de l’EEE doivent verser une contribution au budget européen d’une importance comparable à celle d’un État membre. Ils sont contraints d’appliquer aussi toutes les règles du marché unique décidées à Bruxelles sans avoir leur mot à dire. Pas folichon pour un camp qui n’a eu de cesse de vilipender les technocrates bruxellois. En outre, la libre-circulation des personnes implique que les flux migratoires ne pourraient pas être mieux contrôlés, alors que c’était l’un des thèmes majeurs de la campagne en faveur du “out”.

• La voie suisse. Les Helvètes et l’UE ont négocié plus de 120 accords sectoriels. Ils ont un traité pour tout… sauf, notamment, pour les services financiers (secret bancaire suisse oblige). Ce modèle “pourrait plaire aux Britanniques”, estime Jean-Claude Piris. Londres pourrait s’appuyer sur le droit international, en général, et régler les détails qui l’intéressent via des accords spécifiques. Le Royaume-Uni ne serait ainsi pas tenu par les décisions des différentes cours européennes et pourrait reprendre le contrôle total de ses frontières.

Il y a fort à parier, en revanche, que l’UE refusera cette option. Elle s’est déjà plainte de la complexité des relations avec la Suisse et souhaite en simplifier le cadre. Bruxelles ne va probablement pas créer avec le Royaume-Uni un nouveau casse-tête réglementaire.

• La voie turque. Il s’agit d’une association économique avec union douanière. Autrement dit, il y aurait des accords sur le commerce des biens avec des tarifs douaniers définis en commun et l’application de certaines règles de droit communautaire.

Ce serait une manière radicale de couper le cordon politique avec Bruxelles, en se concentrant sur les aspects purement commerciaux. Mais cette solution susciterait très probablement l’ire de la City. L’union douanière ne concerne en effet pas les services (y compris financiers). La voie turque est celle qui endommagerait le plus le prestige et l’influence de la place financière londonienne. Les politiques britanniques auront sûrement à cœur de ne pas s’attirer les foudres d’un secteur qui pèse près de 12 % du PIB national.

• La voie AELE. Enfin, la Grande-Bretagne pourrait rejoindre l’Association européenne de libre-échange (AELE). Ce serait une solution à minima : “c’est une sorte de coquille vide”, résume Jean-Claude Piris. Ce cadre ne fixe de règles que pour l’échange des produits de mer et certains produits agricoles. L’AELE a été fondée en 1994 pour établir les bases des relations avec la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein et la Suisse. Entre temps, tous ces pays ont renforcé leurs relations avec l’UE par d’autres mécanismes comme l’EEE ou la multiplication d’accords sectoriels.

Aucune des solutions existantes ne constituent donc un modèle idéal, ce qui risque d’entraîner des négociations à rallonge pour essayer de tenter de satisfaire tout le monde. Là encore, c’est une mauvaise nouvelle pour l’économie européenne et britannique, car en l’espèce, le temps c’est de l’argent.

Première publication : 24/06/2016

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Forte chute de la Bourse à Londres : la réaction de la City au Brexit n’a pas tardé, vendredi. Pour la finance londonienne, c’est une mauvaise nouvelle. Ce résultat pourrait cependant profiter à d’autres place, comme Francfort ou Paris.

Le poumon financier européen risque-t-il de quitter Londres ? Si oui, quelle autre place européenne en profiterait ? La City est inquiète et l’a fait savoir : la livre sterling a plongé, vendredi 24 juin, de près de 12 % face au dollar, et de 8 % face à l’euro après la victoire du “out” lors du référendum britannique. Les banquiers et opérateurs de Bourse le savent : ce résultat est mauvais pour leurs affaires. “C’est un putain de désastre”, s’exclamait David, un employé de la City interrogé par l’AFP.

La Grande-Bretagne va, en effet, être obligée de renégocier des accords financiers avec tous les autres pays européens et devra redéfinir son cadre réglementaire. “Il y aura une période d’incertitude et de lourdeurs administratives : deux choses que les financiers détestent”, résume Pascal de Lima, économiste en chef du cabinet de conseil EcoCell et spécialiste du secteur bancaire.

De l’autre côté du Channel ou du Rhin ?

Les investisseurs vont être tentés de faire fructifier leur portefeuille de l’autre côté du Channel, sur le continent. Mais s’arrêteront-ils à Paris, ou traverseront-ils le Rhin pour aller chercher fortune boursière à Francfort ? Les places boursières françaises et allemandes sont les principales bénéficiaires potentielles du Brexit.

Francfort semble a priori mieux placée pour attirer en premier les investisseurs qui déserteraient la City. Principale raison : le rapprochement en cours entre la Bourse allemande et celle de Londres. Depuis mars 2016, ces deux places financières envisagent de fusionner, ce qui simplifierait les mouvements de capitaux de l’une à l’autre, rappelle “Le Monde”. Et puis, Francfort abrite aussi la Banque centrale européenne, ce qui joue en faveur de la capitale financière allemande, estime, pour sa part, Daniel Gerino, président du fonds d’investissement Carlton sélection, interrogé par L’Express.

Enfin, un argument psychologique jouerait en défaveur de Paris : “La taxe à 75 % [sur les revenus] reste dans tous les esprits. Beaucoup à l’étranger pensent d’ailleurs qu’elle est encore appliquée. Alors, croire que des opérateurs vont prendre le risque de voir leur rémunération confisquée par le fisc français ? Même pas en rêve !”, affirme un responsable financier à Paris interrogé par Le Monde.

Des hommes et des dérivés

Mais la capitale française n’est pas à court d’arguments. “On a un réservoir d’ingénieurs et de spécialistes de la finance meilleurs qu’à Francfort. Paris a un capital humain plus important”, estime Pascal de Lima. Ce n’est pas un hasard si certains des opérateurs de Bourse qui ont fait la une des médias, souvent à leur corps défendant, sont français. Bruno Iskil, surnommé la “Baleine de Londres”, l’ex-trader de la Société Générale Jérôme Kerviel ou encore Bruno Latour, le PDG du très secret et très puissant hedge fund spécialisé dans le trading à haute fréquence, Latour Trading, ont ainsi été formés en France.

Il existe également une proximité de métiers entre la Bourse de Londres et celle de Paris. “La City est spécialisée dans les services financiers et les produits dérivés, ce qui est aussi le point fort de Paris, alors que Francfort est davantage une place pour les transactions sur les obligations et les actions”, précise Pascal de Lima. Les investisseurs portés sur les dérivés seraient alors naturellement tentés d’aller chercher fortune à Paris. Les nombreux opérateurs londoniens de Bourse, spécialisés dans ce type de produits, auraient aussi plus de facilité à s’intégrer dans le paysage professionnel de la finance parisienne.

“Paris, de par son prestige et sa position géographique stratégique en Europe, est aussi une destination de choix pour les établissements financiers tentés de délocaliser une partie de leur activité en cas de Brexit”, affirme l’économiste français. HSBC, l’une des principales banques à Londres, a déjà prévenu que si la Grande-Bretagne quittait l’Union européenne, elle choisirait de relocaliser plus de 1 000 emplois en France. La Bourse de Paris profiterait mécaniquement d’un tel mouvement.

Le face à face entre Francfort et Paris pour récupérer une partie des affaires qui se font à la City n’est pas qu’une question de prestige. Il y a aussi d’énormes retombées fiscales potentielles : en 2014, les sociétés financières ont payé 65,6 milliards de livres d’impôts.

Première publication, le 22 juin. Mise à jour le 24 juin.

Première publication : 24/06/2016