Archive for June 27th, 2016

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Le géant allemand de l’automobile Volkswagen a accepté de payer 14,7 milliards de dollars aux États-Unis, selon les termes d’un accord négocié dans la douleur avec les autorités américaines dans le cadre du scandale des moteurs diesel truqués.

Le “Dieselgate“, le scandale des moteurs diesel truqués, va coûter 14,7 milliards de dollars à Volkswagen aux États-Unis. C’est la somme que le constructeur allemand s’est engagé à payer après avoir conclu un accord avec les autorités américaines, selon les documents judiciaire rendu publics, mardi 28 juin. L’accord doit encore être approuvé par la justice.

Un peu plus de 10 milliards de dollars seront consacrés à racheter ou réparer les véhicules de la marque dont le moteur a été modifié pour tromper les tests aux émissions polluantes. Chaque propriétaire de l’une de ces voitures va, en outre, recevoir une indemnité comprise entre 5 100 dollars et 10 000 dollars. Enfin, Volkswagen a aussi accepté de consacrer deux milliards de dollars à la recherche sur les véhicules non-polluants aux États-Unis.

“Accord historique”

Le groupe a finalement payé le prix fort pour mettre un terme aux poursuites dont il faisait l’objet sur le sol américain. En avril dernier, le quotidien allemand Die Welt assurait que Volkswagen était en train de négocier un accord global d’un montant de cinq milliards de dollars.

“Cet accord historique reconnaît la responsabilité de Volkswagen pour avoir trahi la confiance des consommateurs et contraint le constructeur à réparer les dommages environnementaux causés”, s’est félicité Elizabeth Cabrase, l’avocate américaine qui menait la charge judiciaire contre le groupe allemand.

En Europe aussi

Mais le chapitre des ennuis judiciaires de la marque aux États-Unis n’est pas encore refermé. Le ministère américain de la Justice a ouvert une enquête pénale en septembre 2015 qui pourrait coûter au groupe plusieurs millions de dollars en plus.

En Europe aussi, la marque se retrouve au centre de plusieurs batailles judiciaires. En Allemagne, une procédure pénale vise à établir la responsabilité potentielle de 17 dirigeants et salariés de Volkswagen. En France, le groupe est poursuivi pour “tromperie aggravée” et le fonds souverain Norvégien – le plus important du monde et l’un des principaux actionnaires du groupe allemand – compte reclamer réparation en justice pour l’argent perdu en Bourse à cause de la chute de l’action Volkswagen depuis le début de ce scandale.

Avec Reuters

Première publication : 28/06/2016

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Les membres du forum 4chan ont avoué avoir gonflé le nombre de signatures sur la pétition en ligne demandant un deuxième référendum sur le Brexit. Sur les quatre millions de signatures enregistrées, difficile de dire combien sont recevables.

La légitimité de la pétition en ligne en faveur d’un second référendum sur le Brexit, qui agite le Royaume-Uni depuis ce week-end, est remise en question. Que penser des 78 résidents “britanniques” du Vatican qui l’ont signée, ou encore des 19 qui assurent habiter à l’année sur le Territoire antarctique ? Sans compter celui qui a, soit disant, réussi à se connecter depuis la Corée du Nord, l’un des pays les plus cyber-reclus au monde.

Une chose est sûre : il n’y a pas forcément quatre millions de Britanniques en faveur d’un nouveau vote derrière toutes les signatures affichées. Le comité qui les contrôle a retiré 77 000 signatures jugées trop fantaisistes, lundi. Une purge était en effet devenue nécessaire : plus de 39 000 signataires affirmaient vivre au Vatican (alors que seules 800 personnes y résident) et 23 000 prétendaient habiter en Corée du Nord.

4chan et Marion Maréchal Le Pen

De quoi jeter un voile de suspicion sur une pétition censée symboliser le sursaut des partisans du “remain” dans l’Union européenne. L’initiative avait déjà pris un mauvais départ. Son auteur, un étudiant en sciences politiques de Leicester du nom de William Oliver Healey est un partisan du Brexit. Il avait crée la consultation en ligne en mai dernier lorsqu’il pensait que le vote serait en faveur d’un maintien dans l’UE.

Mais ce paradoxe n’est qu’une broutille comparée au grand trucage revendiqué ce week-end par des membres du controversé forum internet 4chan. Connus pour leurs blagues plus que potaches et certaines cyber-actions très critiquées (harcèlements électroniques, fausses alertes à la bombe, etc.), plusieurs de ces trublions du Net affirment avoir créé de toutes pièces des “dizaines de milliers de fausses signatures“.

“Toutes les pétitions en ligne sont une fraude, et celle-ci ne fait pas exception. Il suffisait de le démontrer”, affirme l’un des intervenants dans la discussion consacrée à cette “blague” sur le sous-forum “/pol” (pour politique). L’opération ne semble pas avoir été trop compliquée à mener tant la sécurisation du processus d’inscription laisse à désirer. Le formulaire demande simplement d’indiquer un nom, une adresse mail, un pays de résidence et une adresse postale. Il faut aussi affirmer qu’on est bel et bien de nationalité britannique. Même Marion Marechal Le Pen – qui n’a pourtant rien à voir avec 4chan – a réussi à signer la pétition sous le nom Napoléon Bonaparte, souligne Le Monde.

95,8 % des signataires au Royaume-Uni

Les membres de 4chan l’ont fait à une échelle beaucoup plus industrielle que l’élue frontiste. Ils affirment – capture d’écran à l’appui – avoir utilisé des programmes qui automatisent le processus d’inscription et de signature en générant à chaque fois des adresses emails fictives et des faux noms. Ils ont poussé le vice blagueur jusqu’à passer par des programmes qui permettent de créer des fausses adresses IP (les identifiants des ordinateurs sur l’Internet qui permettent notamment de géolocaliser les utilisateurs) pour donner l’impression technologique qu’ils se trouvent, par exemple, au Vatican ou à Londres.

Reste à savoir à quel point cette manipulation ôte toute crédibilité à la pétition. Après tout, 95,8 % des signataires, après la purge des 77 000 faux participants, se déclarent résidents britanniques. Les domiciliations farfelues qui incitent à la méfiance – d’Oman à la Somalie en passant par le Népal – sont ainsi largement minoritaires. L’initiative reste donc une affaire majoritairement britannico-britannique, même si certains des manipulateurs se sont faits passer de leur propre aveu pour des sujet de la reine Elizabeth. N’empêche que la légitimité de toute la démarche a été remise en cause; un argument qui ne manquera pas d’être invoqué par les partisans du Brexit si l’éventualité d’un deuxième référendum se précisait.

Première publication : 28/06/2016

Les opposants à la loi travail ont de nouveau battu le pavé mardi, jour de vote du texte au Sénat. À Paris, la manifestation a rassemblé entre 14 000 et 55 000 personnes. Le défilé s’est déroulé dans le calme hormis de brèves échauffourées.

Les opposants à la loi travail à ont de nouveau manifesté mardi 28 juin, jour de vote du texte au Sénat et à la veille de rencontres avec Manuel Valls, pour tenter de trouver une issue à la crise.

• Selon la CGT et FO, en pointe du mouvement contre la loi travail depuis le 9 mars, 55 000 personnes ont manifesté mardi dans la capitale pour cette 11e journée de mobilisation. La police, elle, fait état de 14 000 à 15 000 manifestants. Au total, quelque 64 000 personnes ont défilé dans près de 140 rassemblements sur toute la France contre la loi travail, ont affirmé les autorités. Les syndicats, eux, avancent le chiffre de 200 000 manifestants dans l’Hexagone.

• Pour éviter tout débordement, la préfecture de police de Paris avait mobilisé 2 500 policiers. Le cortège n’a été émaillé que de brèves échauffourées, à proximité de la gare d’Austerlitz pour disperser “des individus arrachant les protections placées sur les abribus”, et sur le boulevard Saint Marcel alors qu’un “objet incendiaire” avait été jeté au sol. Au total, 39 personnes ont été interpellées, dont 27 à titre préventif aux points de filtrage installés en amont du cortège, selon la préfecture de police de Paris. Sur toute la France, les autorités ont annoncé avoir procédé à 81 interpellations mardi en marge des défilés.

• Parallèlement au cortège officiel, qui s’est finalement terminé dans le calme, une grosse centaine de personnes qui participaient à une Assemblée générale “interluttes” à la Bourse du travail, près de la place de la République, avant d’aller à la manifestation, ont été encerclées par des CRS. Selon la préfecture de police, ce groupe a été “encadré par les forces de l’ordre pour éviter tout départ en cortège”. Elles ont également évacué une cinquantaine de manifestants venus protester contre cette “nasse” policière.

• Les syndicats ont déjà prévenu qu’ils poursuivraient en juillet, voire septembre, leur mobilisation si le gouvernement ne bougeait pas. Une nouvelle manifestation est déjà prévue le 5 juillet.

• En fin d’après-midi, le Sénat a adopté une nouvelle version de la loi travail, renvoyant le texte vers l’Assemblée nationale.

Pour revivre la manifestation sur tablettes ou mobiles, cliquez sur ce lien.



Première publication : 28/06/2016

Il y a 100 ans, le 1er juillet 1916, une grande offensive était lancée dans la Somme. Pour commémorer cette bataille de la Grande Guerre, France 24 donne la parole à ses journalistes, qui racontent l’histoire de leurs ancêtres durant ces combats.

Le 1er juillet 1916, Britanniques et Français lançaient une grande offensive dans la Somme, dans le nord de la France. En cinq mois, cette bataille fit plus d’un million de morts, de blessés et de disparus, toutes nationalités confondues. À l’occasion du centenaire de ces combats, emblématiques de la Grande Guerre, France 24 donne la parole à ses journalistes, descendants de soldats. Pour leur rendre hommage, ils nous racontent l’histoire de leurs ancêtres.

Pour lire ce webdocumentaire sur votre tablette ou votre mobile : cliquez ici.


© France 24


Première publication : 28/06/2016

Alors qu’une nouvelle manifestation a lieu mardi, les organisations syndicales opposées à la Loi travail sont reçues par le conseiller social de l’Élysée pour remettre les résultats de la votation citoyenne qu’elles ont organisée.

Les opposants à la Loi travail vont à nouveau battre le pavé mardi 28 juin, jour de vote du texte au Sénat et à la veille de rencontres avec Manuel Valls pour tenter de trouver une issue à la crise.

À Paris, la manifestation partira de Bastille à 14 h, direction place d’Italie. Rien à voir avec le trajet ultra court, sur une boucle, aux alentours de Bastille le 23 juin, imposé par le gouvernement, après les violences intervenues le 14 juin. Pour éviter tout débordement, la préfecture de police de Paris a mobilisé 2 500 policiers.

Un peu plus tôt dans la journée, des représentants de la CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, UNL, FIDL seront reçus à 10 h par le conseiller social du président de la République, Michel Yahiel, pour remettre l’annonce des résultats de la votation citoyenne contre la Loi travail organisée ces dernières semaines, notamment dans les entreprises.

Un vote au Sénat

La journée sera aussi marquée par le vote du texte au Sénat, à majorité de droite, à 18 h. Dans cette version réécrite dans un sens beaucoup plus libéral que celui sur lequel le gouvernement a engagé sa responsabilité en première lecture à l’Assemblée, le verrou des 35 heures a sauté, la généralisation de la garantie jeunes a été supprimée, le compte personnel d’activité a été partiellement vidé et le plafonnement des indemnités prudhommales (à 15 mois de salaires) rétabli.

Ce vote a lieu à la veille d’une rencontre mercredi et jeudi entre le Premier ministre et les organisations syndicales et patronales sur la Loi travail pour “faire le point”. “Ce qui est très clair, c’est que ce n’est pas l’ouverture d’une série de négociations”, a-t-on toutefois précisé dans l’entourage de Manuel Valls.

Le Premier ministre et la ministre du Travail Myriam El Khomri apporteront à cette occasion des réponses aux partenaires sociaux, notamment à ceux qui ont remis des propositions au gouvernement, comme la CFDT, la CGT et FO, ajoute-t-on à Matignon.

Mais ces réponses feront apparaître “qu’il reste des désaccords”, notamment sur la place respective des accords de branche et des accords d’entreprise, qui constitue à la fois un des points clefs du texte et l’un des plus contestés.

D’ores et déjà, les syndicats ont prévenu qu’ils poursuivraient en juillet, voire en septembre, leur mobilisation, qui en est à son onzième jour mardi depuis mars, si le gouvernement ne bouge pas.



Avec AFP et Reuters

Première publication : 28/06/2016