Archive for June 30th, 2016

Pour commémorer le centenaire de la bataille de la Somme, une cérémonie franco-britannique a eu lieu, cent ans jour pour jour après le début des combats. Un hommage placé sous le signe de l’Histoire, mais également marqué par le récent Brexit.

Ce sont 10 000 personnes qui ont participé, vendredi 1er juillet, à Thiepval, au pied de l’imposant monument franco-britannique, au centenaire du début de la bataille de la Somme. Il y a cent ans, jour pour jour, Français et Britanniques lançaient une grande offensive sur cette même terre pour tenter de percer le front allemand.


En quelques heures, près de 20 000 tommies ont perdu la vie, fauchés par les mitrailleuses ennemies. Cent ans après cette journée, la plus sanglante de l’histoire militaire britannique, certains de leurs descendants ont fait tout spécialement le voyage pour leur rendre hommage. Ils ont participé à un tirage au sort sur Internet pour obtenir le précieux carton d’invitation.

>> À lire sur France 24 : “Grande Guerre : les poilus français se sont aussi battus lors de la bataille de la Somme”

“Je suis ici car je me suis toujours intéressée à la Grande Guerre et aussi en souvenir de mon grand-oncle qui a été tué le 4 juillet 1916”, explique Paula Masters, une Anglaise, qui a fait le déplacement depuis le Hertfordshire (comté au nord de Londres) avec son mari. “Je sens que je ne vais pas pouvoir retenir mes larmes”, confie-t-elle avec beaucoup d’émotion, quelques minutes avant le début de la cérémonie.

À quelques mètres de là, Johan Little a aussi traversé la Manche depuis le Sussex (comté du sud de Londres) en mémoire de l’un des cousins de ses grands-parents, Perceval Easley, tombé durant la bataille de la Somme à seulement 19 ans. “C’est un honneur pour moi de pouvoir être ici aujourd’hui. J’ai eu de la chance d’être tiré au sort. Nous sommes là pour lui et pour tous les autres. C’est vraiment l’expérience d’une vie d’assister à ce centenaire”, souligne-t-elle avec fierté.

Paul et Johan Little sont venus honorer la mémoire d’un cousin Perceval Easley dont le nom est sur le monument. pic.twitter.com/wXNNtY3ALX

— Stéphanie Trouillard (@Stbslam) 1 juillet 2016

“Honorer un devoir de mémoire”

Dans les rangées, ce sont principalement des Britanniques qui ont pris place, mais quelques participants français n’ont fait que quelques kilomètres pour venir. Originaire du village voisin d’Albert, Didier Poirion a lui aussi été tiré au sort. Pour rien au monde il n’aurait manqué cette cérémonie. “À 14 ans, j’avais assisté au cinquantenaire. C’est une histoire très importante pour ma famille qui a toujours vécu ici. Après la guerre, mes grands-parents qui avaient été évacués ont retrouvé leur ferme en ruine”, raconte-t-il.

Didier Poirion vient de la ville voisine d’Albert. A 14 ans, il était déjà présent pour le cinquantenaire. pic.twitter.com/spu95kA7ed

— Stéphanie Trouillard (@Stbslam) 1 juillet 2016

Certains, comme Philippe Dubruelle, n’ont en revanche pas de lien familial avec ce passé. Cet habitant de la ville de Leers, près de Lille, est venu par passion pour la Grande Guerre : “Je m’intéresse depuis longtemps à cette période, dont la bataille de la Somme est un moment fort et assez méconnu en France. Être ici est une façon d’honorer un devoir de mémoire”.

Le Brexit s’invite à la cérémonie

Les combats de la Première Guerre mondiale sont dans tous les esprits en ce jour anniversaire, mais l’actualité est aussi très présente, une semaine après le vote en faveur du Brexit. Alors qu’il y a 100 ans, des centaines de milliers de Britanniques sont venus se battre en Europe, leurs descendants ont aujourd’hui choisi de quitter l’Union européenne.

Dans son message écrit pour cette cérémonie, le chef d’État français François Hollande, qui a présidé cette commémoration aux côtés du Premier ministre britannique David Cameron, n’a d’ailleurs pas manqué de souligner ce paradoxe : “Je veux rappeler que c’est l’idée européenne qui a permis de surmonter les divisions et les rivalités entre États, et qui nous a apporté la paix depuis 70 ans. Les soldats de Thiepval se battaient pour la paix et pour l’amitié entre les peuples”.

Mais pour la plupart ds Britanniques présents à cette cérémonie, pas question de mélanger présent et passé. “Parler du Brexit aujourd’hui n’est pas approprié”, estime Carol Nubbert, une Anglaise qui arbore une robe “coquelicot”, un clin d’œil au symbole britannique pour “honorer les soldats morts au combat. […] C’est juste de la politique, alors que nous sommes ici pour rendre hommage à tous ces jeunes qui ont été tués. C’est bien plus important”.

Carol et sa soeur Julie ont adopté la robe coquelicot. Ces Anglaises ont deux grand-oncles inscrits sur le monument. pic.twitter.com/myUv0mMNZc

— Stéphanie Trouillard (@Stbslam) 1 juillet 2016

Pour sa compatriote Suzanne Jones, l’évocation de la crise actuelle en Europe n’a pas non plus sa place en ce jour très particulier de recueillement. “Ce seront toujours les mêmes querelles !”, souligne-t-elle résignée. Très émue après la fin de la cérémonie, cette Anglaise préfère voir l’aspect positif de ces commémorations communes.

Suzanne et sa mère du Yorkshire ont adoré la cérémonie spécialement la fin avec la présence des écoliers. pic.twitter.com/w3C7KYCXnJ

— Stéphanie Trouillard (@Stbslam) 1 juillet 2016

“J’ai apprécié la présence de tous ces soldats de tous les pays qui ont participé à la Bataille de la Somme, mais ce que j’ai particulièrement aimé, c’est le rassemblement de tous ces jeunes dans le cimetière”, décrit-elle en faisant référence aux écoliers français et britanniques qui ont orné tous ensemble les tombes situées derrière le monument de Thiepval avec des gerbes de fleurs. “Alors oui, nous allons être séparés de l’Europe, mais dans le fond, nos pays ont plus de choses en commun que de différences !”

Première publication : 01/07/2016

Finis les sacs plastiques dans les commerces, bonjour à l’ouverture dominicale des grands magasins… Comme chaque 1er juillet, de nombreuses modifications vont affecter le quotidien des Français.

Sacs plastiques, véhicules polluants, contraception : voici les principaux changements attendus pour le 1er juillet 2016.

• Sacs plastiques

Les sacs en plastique à usage unique, délivrés en caisse, sont désormais interdits. La mesure s’applique à tous les commerces : supermarchés, mais aussi pharmacies, boulangeries, stations-service et les marchés.

Et dans six mois, en janvier 2017, une nouvelle étape sera franchie : les sacs et emballages en plastique délivrés en rayons pour emballer les denrées alimentaires seront également supprimés. Seuls les sacs “biosourcés” (avec une teneur en matière végétale comme l’amidon de pomme de terre ou le maïs) et compostables, pourront alors être utilisés pour ces usages.

Francis Vallat, Président Expédition 7ème Continent

• Véhicules polluants

Autre interdiction, à Paris cette fois : la circulation des véhicules les plus polluants, dont les voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997 et les deux roues antérieurs à juin 1999. La règle sera valable en semaine, de 8 h à 20 h, dans Paris intramuros (hors bois et périphérique).

Selon la Ville, la mesure touchera quelque 10 000 véhicules, toutes catégories confondues, sur les quelque 600 000 qui circulent chaque jour dans Paris.

• Vignettes automobiles

Les automobilistes pourront obtenir à partir du 1er juillet un “certificat qualité de l’air”, une pastille de couleur correspondant au niveau d’émission de leur véhicule, qu’ils devront apposer sur le pare-brise. Les véhicules les plus anciens – voitures immatriculées avant le 31 décembre 1996 – ne pourront pas obtenir de certificat.

Les villes qui le souhaitent, comme Paris, pourront alors s’appuyer sur ce système pour moduler la circulation, afin de lutter contre la pollution de l’air.

• Contraception

Après la gratuité de la contraception en 2013 pour les 15-18 ans, c’est désormais l’ensemble du processus médical pour l’accès à la contraception (consultation médicale, examens biologiques etc.) qui devient gratuit et anonyme.

• Tiers payant

Première étape de la généralisation du tiers payant, prévue par la loi santé : les patients couverts à 100 % par la sécurité sociale (personnes atteintes d’une maladie de longue durée, femmes enceintes) pourront demander à bénéficier du tiers payant (dispense d’avance de frais), qui deviendra “un droit” pour tous ces patients à partir du 31 décembre. Pour les autres assurés, le tiers payant sera déployé à partir de janvier 2017 et obligatoire à partir du 30 novembre 2017 pour la partie sécurité sociale.

• Ouverture dominicale

Dimanche 3 juillet, le BHV-Marais (groupe Galeries Lafayette) sera le premier grand magasin parisien à ouvrir tous les dimanches dans le cadre de la loi Macron d’août 2015 créant les zones touristiques internationales. L’enseigne dispose depuis début mai d’un accord sur les ouvertures dominicales, signé par SUD-Solidaires BHV et la CFE-CGC.

Les grands magasins du boulevard Haussmann, les Galeries Lafayette et le Printemps, seront ouverts trois dimanches en juillet mais au titre des dimanches dits “du maire”.

• Sites collaboratifs

Les plateformes collaboratives, comme Airbnb ou Drivy, seront contraintes d’envoyer à leurs utilisateurs un relevé annuel des revenus générés par l’utilisation de leurs services, sous peine d’une amende de 10 000 euros. Les utilisateurs de ces plateformes ont en effet l’obligation de déclarer ces revenus à l’administration fiscale.

• Compte pénibilité

Les six derniers facteurs de pénibilité (postures pénibles, manutentions manuelles de charges, agents chimiques, vibrations mécaniques, températures extrêmes et bruit) entrent en vigueur, au grand dam du patronat qui les juge “inapplicables”. Dix facteurs de pénibilité au total ont été retenus.

Les entreprises auront à déclarer début 2017 les salariés concernés, qui engrangeront des points sur leur compte pénibilité pour partir plus tôt à la retraite, se former ou travailler à temps partiel sans perte de salaire.

• Fonctionnaires

Après six ans de gel, le point d’indice qui sert à calculer la rémunération des 5,4 millions de fonctionnaires sera revalorisé. Décidée en mars par le gouvernement, cette mesure interviendra en deux fois : à hauteur de 0,6 %, le 1er juillet et de 0,6 %, le 1er février 2017.

Avec AFP

Première publication : 01/07/2016

Au cœur d’un scandale de pédophilie dans son diocèse, l’archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, a voulu se montrer sévère, jeudi, en révoquant quatre prêtres de leur ministère et en édictant des mesures très fermes pour écarter de futurs fautifs.

Le cardinal de Lyon, Philippe Barbarin, a annoncé jeudi 30 juin avoir relevé de leur ministère quatre prêtres pour des faits de pédophilie. Le Primat des Gaules, l’une des personnalités les plus influentes de l’Église, semble enfin répondre concrètement aux vives critiques dont il fait l’objet pour sa tolérance à l’égard des ecclésiastiques coupables. “D’autres ont fait l’objets de mesures d’accompagnement particulier”, a-t-il écrit dans un communiqué, précisant que tous les cas sont “connus de l’autorité judiciaire”.

Le diocèse rappelle que les nouvelles normes en matière de lutte contre les abus sexuels prévoient que “tout prêtre ayant commis des faits d’agressions sexuelles sur mineurs, quelle que soit la date des faits et la date de découverte de ces faits, se verra définitivement écarté de tout ministère”. De la même façon, tout prêtre extérieur accueilli à Lyon devra fournir une attestation de ses supérieurs indiquant qu’il n’a pas d’antécédents en matière d’abus sexuels.

>> À lire sur France 24 : “Affaire Barbarin : ‘Le cardinal a été traîné dans la boue’, selon son avocat”

Le père Preynat, qui est à l’origine de l’affaire, a été mis en examen le 27 janvier dernier pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts dont il avait la charge entre 1986 et 1991. Philippe Barbarin est, lui, visé par plusieurs plaintes de victimes de ce prêtre qui lui reprochent d’avoir fermé les yeux et ne pas avoir dénoncé les faits à la justice.

Le cardinal a été entendu le 8 juin pendant plus de dix heures par la police dans le cadre d’une enquête pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs et mise en danger d’autrui à la suite de cette affaire. La justice doit se prononcer sur son cas après le 18 juillet sur la possibilité de poursuites.

>> À lire sur France 24 : “Pédophilie dans le diocèse de Lyon : un ‘Spotlight’ à la française ?”

Avec Reuters

Première publication : 01/07/2016

Il y a cent ans, jour pour jour, débutait la bataille de la Somme. Pendant près de cinq mois, Français et Britanniques s’y sont battus côte-à-côte. Un siècle après, le président français et la famille royale britannique honorent ce souvenir.

Le 1er juillet 1916, Français et Britanniques déclenchaient une grande offensive dans la Somme pour tenter de percer le front allemand. En près de cinq mois, cette bataille fit, toutes nationalités confondues, plus d’un million de morts, de blessés et de disparus.

Pour marquer ce centenaire et pour honorer le souvenir des soldats tombés durant la Première Guerre mondiale, une cérémonie est organisée au mémorial franco-britannique de Thiepval en présence du président français et de membres de la famille royale britannique dont le prince Charles, le prince William et son épouse Kate, ainsi que le prince Harry.

Pour revivre le liveblog effectué en direct de la cérémonie cliquez sur le lien :


Première publication : 01/07/2016