Pédophilie dans l’Église : le cardinal Barbarin relève quatre prêtres de leur ministère

Pédophilie dans l’Église : le cardinal Barbarin relève quatre prêtres de leur ministère

Au cœur d’un scandale de pédophilie dans son diocèse, l’archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, a voulu se montrer sévère, jeudi, en révoquant quatre prêtres de leur ministère et en édictant des mesures très fermes pour écarter de futurs fautifs.

Le cardinal de Lyon, Philippe Barbarin, a annoncé jeudi 30 juin avoir relevé de leur ministère quatre prêtres pour des faits de pédophilie. Le Primat des Gaules, l’une des personnalités les plus influentes de l’Église, semble enfin répondre concrètement aux vives critiques dont il fait l’objet pour sa tolérance à l’égard des ecclésiastiques coupables. “D’autres ont fait l’objets de mesures d’accompagnement particulier”, a-t-il écrit dans un communiqué, précisant que tous les cas sont “connus de l’autorité judiciaire”.

Le diocèse rappelle que les nouvelles normes en matière de lutte contre les abus sexuels prévoient que “tout prêtre ayant commis des faits d’agressions sexuelles sur mineurs, quelle que soit la date des faits et la date de découverte de ces faits, se verra définitivement écarté de tout ministère”. De la même façon, tout prêtre extérieur accueilli à Lyon devra fournir une attestation de ses supérieurs indiquant qu’il n’a pas d’antécédents en matière d’abus sexuels.

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Le père Preynat, qui est à l’origine de l’affaire, a été mis en examen le 27 janvier dernier pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts dont il avait la charge entre 1986 et 1991. Philippe Barbarin est, lui, visé par plusieurs plaintes de victimes de ce prêtre qui lui reprochent d’avoir fermé les yeux et ne pas avoir dénoncé les faits à la justice.

Le cardinal a été entendu le 8 juin pendant plus de dix heures par la police dans le cadre d’une enquête pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs et mise en danger d’autrui à la suite de cette affaire. La justice doit se prononcer sur son cas après le 18 juillet sur la possibilité de poursuites.

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Avec Reuters

Première publication : 01/07/2016

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