Archive for July 1st, 2016

L’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard est décédé samedi après-midi à l’âge de 85 ans. Il avait été chef du gouvernement sous la présidence de François Mitterrand de mai 1988 à mai 1991.

L’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, théoricien de la deuxième gauche, est décédé samedi 2 juillet dans l’après-midi à l’âge de 85 ans, a annoncé à l’AFP son fils Francis.

Né à Courbevoie, près de Paris, le 23 août 1930 dans une famille de la bourgeoisie, catholique par son père – un des scientifiques à l’origine de la bombe atomique française -, protestant par sa mère.

Socialiste réformiste, Michel Rocard a été Premier ministre de 1988 à 1991 de François Mitterrand, avec lequel il a toujours eu des relations conflictuelles, avant de diriger le PS en 1993 et 1994.

Père de la “deuxième gauche”, il entendait incarner une vision rénovée de la gauche, prenant en compte “les contraintes de l’économie mondialisée” sans “renoncer aux ambitions sociales”.

Le président François Hollande a d’ailleurs aussitôt salué une “grande figure de la République et de la gauche”, qui incarnait “un socialisme conciliant utopie et modernité”.

Michel Rocard fut un rêveur réaliste,un réformiste radical,animé par le mouvement des idées, le sort de la planète et de la destinée humaine

— François Hollande (@fhollande) July 2, 2016



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De son côté, le Premier ministre Manuel Valls, issu lui-même du rocardisme et qui avait travaillé à Matignon auprès de M. Rocard, a jugé qu’il incarnait “la modernisation de la gauche et l’exigence de dire la vérité”.

“Aujourd’hui, Michel Rocard a gagné la bataille des idées”

Michel Rocard avait été victime d’une grave hémorragie cérébrale lors d’un voyage en Inde en 2007. Plus récemment, en mars 2012, en visite à Stockholm, il avait dû être hospitalisé cinq jours, après un malaise qui conduisirent les médecins suédois à résorber un caillot sur la partie droite du cerveau.

La gauche “la plus rétrograde d’Europe”

Dans un entretien la semaine dernière au Point, il fustigeait la gauche française, “la plus rétrograde d’Europe” à ses yeux, et jugeait que “les droits des citoyens ne se résument pas aux ‘acquis sociaux'” et que “le véritable socialisme, c’est l’accès pour tous aux activités de l’esprit”.

C’est également pour parler de l’Europe que Michel Rocard avait été l’invité en mars dernier de l’émission Ici l’Europe de France 24. Il y avait vivement critiqué l’accord conclu entre l’Union européenne et la Turquie sur les migrants.

Michel Rocard : “J’ai honte de l’accord UE – Turquie sur les migrants”

Relations difficiles avec François Mitterrand

Licencié ès lettres, diplômé de Sciences-Po et du Centre d’études des programmes économiques (CEPE), Michel Rocard sort en 1958 de l’École nationale d’administration (ENA), où il côtoie Jacques Chirac, et rejoint l’Inspection des finances.

Hostile à la guerre d’Algérie, il devient patron du PSU (Parti socialiste unifié) en 1967 qu’il dirige jusqu’en 1973 et qui sera un “laboratoire d’idées” pour la gauche. En mai 68, il s’oppose à la tendance “dure” du PSU et parvient à faire condamner le recours à la violence.

Une fois la gauche au pouvoir, il est nommé ministre d’État, ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire (1981-1983), de l’Agriculture (1983) dont il démissionne en avril 1985, en pleine nuit, pour marquer son hostilité à la proportionnelle pour les législatives de 1986.

À Matignon en 1988, il pratique l’ouverture, ramène la paix en Nouvelle-Calédonie et instaure le RMI (Revenu minimum d’insertion). En mai 1991, François Mitterrand lui demande de démissionner. En 1993, il devient premier secrétaire du PS (jusqu’en 1994). Mais, à nouveau, il ne parvient pas à se mettre en position favorable pour représenter le parti à la présidentielle de 1995.

Il a été ensuite parlementaire européen (1994-2009), sénateur socialiste des Yvelines (1995-1997), ambassadeur chargé de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique (depuis 2009), co-président (avec Alain Juppé) de la Commission sur le grand emprunt, sur décision du président Nicolas Sarkozy.

À gauche comme à droite, les politiques étaient nombreux samedi soir à exprimer leur tristesse face à la disparition de l’ancien chef du gouvernement.

Très attristée par le décès de Michel Rocard, une grande figure politique qui m’était chère comme à beaucoup d’entre nous.

— Anne Hidalgo (@Anne_Hidalgo) July 2, 2016

Mort de Michel Rocard, grande tristesse. Avec des choix politiques différents,nous avions fait ensemble un beau livre, et le grand emprunt.

— Alain Juppé (@alainjuppe) July 2, 2016

Avec AFP

Première publication : 02/07/2016

La Gay Pride se tenait samedi à Paris. Un dispositif de sécurité exceptionnel a été déployé trois semaines après l’attaque jihadiste qui a ciblé un club gay d’Orlando, en Floride.

La “Marche des fiertés” LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres) a rassemblé des milliers de personnes samedi 2 juillet à Paris. Cet événement était encadré cette année par un important dispositif de sécurité trois semaines après l’attaque jihadiste dans un club gay d’Orlando, aux États-Unis, qui a fait 42 morts.

Le cortège, fort de plusieurs dizaines de chars et ouvert par des motards arborant des drapeaux arc-en-ciel, s’est élancé au son de la musique techno vers 15 heures sur les quais de la Seine, à proximité du Louvre, pour rejoindre la place de la Bastille.

#gaypridepic.twitter.com/jc7XzfIqjs

— Schiffer le vertueux (@lord_schiffer) July 2, 2016

Près d’un millier de policiers et gendarmes ont été mobilisés pour sécuriser le parcours, raccourci de deux kilomètres par rapport aux 4,6 kilomètres initialement prévus.

“Trois semaines après l’attaque LGBT-phobe et raciste d’Orlando, marcher est un acte de résistance. Nous ne devons pas céder à la peur. Nous avons plus que jamais besoin de réaffirmer notre visibilité et notre fierté dans les rues”, a lancé avant le départ Amandine Miguel, porte-parole de l’association Inter-LGBT, organisatrice de la marche.

Paris thinks about Orlando, today. #GayPride#MarcheDesFiertespic.twitter.com/JoxsS2Cc84

— Agathe Rigault (@MissColombine) July 2, 2016

“Promesses non tenues” de François Hollande

Plusieurs personnalités politiques ont pris part à la marche, comme la ministre de la Culture, Audrey Azoulay, le député socialiste, Benoît Hamon, la députée EELV, Cécile Duflot, la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo et le candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon.

“Notre ville sera toujours un rempart face à l’homophobie car l’ouverture à l’autre et la tolérance font partie de son ADN”, a affirmé samedi la maire de Paris dans une interview au magazine Têtu.

Cette dernière Gay Pride avant l’élection présidentielle vise également à rappeler à François Hollande ses “promesses non tenues”, malgré l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, selon l’Inter-LGBT. La procréation médicalement assistée est ainsi toujours fermée aux femmes seules ou en couple avec une femme, dénonce l’association.

Avec AFP

Première publication : 02/07/2016

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Le décès de Joshua Brown, conducteur d’une Tesla équipée d’un système de pilotage automatique activé, risque de retarder l’arrivée sur le marché des voitures autonomes.

C’est un drame qui risque d’”affecter la perception de la technologie”, admet Richard Wallace du Center for Automotive Research, dans le Michigan. Il y a près de deux mois, Joshua Brown, le conducteur d’une Tesla équipée d’un système de pilotage automatique activé, est mort au volant de sa voiture. L’accident n’a été rendu public que récemment.

>> À voir sur France 24 : “Tesla part à la conquête du grand public”

Les autorités américaines ont ouvert jeudi 30 juin une enquête après l’accident mortel d’une berline de luxe Tesla, la “Model S”, équipée d’Autopilot, un système maison permettant à la voiture d’effectuer seule des manœuvres comme changer de voie, accélérer, décélérer, freiner et se garer. Il est activé et désactivé par le conducteur.

Ce système fonctionnait lorsqu'”un camion a pris un tournant à gauche en face d’une Model S à une intersection”, le 7 mai, sur une route de Floride, selon l’agence américaine de la sécurité routière (NHTSA).

D’après les déclarations aux médias américains du conducteur du poids lourd, Frank Baressi, le propriétaire de la Model S, Joshua Brown, regardait un film au moment de l’accident.

De son côté, Tesla a expliqué dans un billet de blog que la météo pourrait être en partie responsable du drame. Le “ciel très lumineux” n’a permis ni au pilote automatique ni au conducteur de distinguer la remorque blanche d’un poids lourd qui s’était mis perpendiculairement à la route. “Les freins n’ont donc pas été enclenchés”, déclare l’entreprise.

Dilemmes éthiques

Alors que les défenseurs de la technologue des voitures autonomes mettent en avant la sécurité comme argument de vente, ce premier accident mortel est un coup porté à Tesla et sa technologie d’Autopilot.

Nouvelle frontière pour les régulateurs et les assureurs, la technologie autonome est fondée sur des capteurs sophistiqués, des ordinateurs et des caméras, mais soulève des interrogations sur le partage des responsabilités en cas d’accident et des dilemmes éthiques, comme celui de savoir si le véhicule doit sacrifier ses occupants pour éviter la collision avec des piétons.

>> À lire sur France 24 : “Le premier accident impliquant une voiture autonome de Google capturé en vidéo”

“Mon inquiétude, ma crainte, est que cet accident aurait pu être évité”, confie à l’AFP Mary Cummings, responsable du laboratoire de l’autonomie à la Duke University. “Je crains qu’il ne fasse faire un pas en arrière à l’industrie”, ajoute-t-elle, regrettant que Tesla n’ait pas réglé les “points aveugles” attachés, selon elle, à Autopilot.

A tragic loss https://t.co/qrRa3PZrBx

— Tesla Motors (@TeslaMotors) 30 juin 2016

En début d’année devant des parlementaires américains, Mme Cummings avait déjà appelé à n’autoriser la voiture autonome sur les routes que lorsque la technologie aura été complètement éprouvée. Or, des voitures semi-autonomes sont déjà en circulation.

Le potentiel de la voiture autonome, considérée avec l’électrique comme l’avenir de l’automobile, a entraîné une course contre la montre entre Detroit, berceau de l’automobile américaine, et la Silicon Valley, temple de la technologie, pour savoir qui sera le premier à l’introduire sur les routes d’ici 2020.

Avec AFP

Première publication : 02/07/2016

Le Premier ministre Manuel Valls appelle les grandes entreprises internationales à investir en France après la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, annonçant des dispositifs pour renforcer l’attractivité du pays.

Dans une interview publiée samedi 2 juillet dans le journal le Parisien, le chef du gouvernement Manuel Valls invite les grandes entreprises internationales à venir s’installer à Paris. “Aux grandes entreprises internationales je dis donc : ‘Welcome in Paris! Venez investir en France!'”, déclare le Premier Ministre. Cet appel fait suite à la décision prise par les Britanniques de quitter l’Union européenne après le vote favorable au Brexit.

“Nous savons que des groupes installés à la City envisagent de la quitter pour Dublin, Amsterdam, Francfort et Paris”, a expliqué Manuel Valls. “Nous travaillons à des dispositifs qui pourraient permettre de renforcer notre attractivité. Je pense notamment à la fiscalité ou au statut des expatriés.”

Dans un entretien publié jeudi dernier dans Les Échos, une semaine après la victoire des partisans du “Brexit” au Royaume-Uni, François Hollande annonçait déjà sa volonté d’adapter les règles pour rendre la place de Paris “plus attractive”.

Pour le président français, le Royaume-Uni perdra le “passeport” européen de ses établissements financiers s’il refuse les règles de libre circulation et les opérations de compensation en euros ne pourront plus se faire à Londres après le Brexit, et pourront donc aller à Paris.

Avec Reuters

Première publication : 02/07/2016