Archive for July 11th, 2016

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Des Israéliens et des Américains a porté plainte à New York contre le réseau social lundi. Les plaignants accusent le groupe Facebook de complicité présumée avec le Hamas en laissant le groupe terroriste utiliser sa plateforme.

Des victimes israéliennes et américaines d’attaques palestiniennes ont engagé, lundi 11 juillet, une action en justice contre Facebook, à New York. Les plaignants reprochent au réseau social de laisser le Hamas utiliser leur plateforme. Ils arguent que l’entreprise américaine met sa “plateforme de communication” à disposition du groupe terroriste en violation de la loi antiterroriste américaine qui interdit aux sociétés américaines de “fournir un soutien matériel à des groupes désignés comme terroristes”

En clair, ils accusent Facebook d’avoir “sciemment fourni un soutien matériel et des ressources au Hamas […], facilité la capacité du groupe terroriste à communiquer, recruter des membres, préparer et lancer des attentats, et semer la peur chez ses ennemis.”

>> À lire sur France 24 : “Pourquoi le père d’une victime des attentats du 13 novembre poursuit Twitter, Facebook et Google”

Cette action au civil a été introduite par l’association Shurat Hadin au nom des membres de la famille de quatre Israélo-Américains et d’un Américain tués depuis le regain de violences à partir d’octobre dernier dans les Territoires palestiniens, à Jérusalem et en Israël.

Elle a coûté la vie à 214 Palestiniens, 34 Israéliens, deux Américains, un Érythréen et un Soudanais, d’après un décompte de l’AFP. La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d’attaques, selon Israël.

Les plaignants réclament un milliard de dollars (905 millions d’euros) en dommages et intérêts. Selon Nitsana Darshan-Leitner, la directrice de Shurat Hadin, organisation qui milite pour les droits des familles de victimes d’attentats, le but de la plainte est de forcer Facebook à durcir ses règles contre l'”incitation” à la violence, en frappant le groupe américain au portefeuille.

Facebook n’a pas immédiatement répondu à la demande de réaction de l’AFP.

En juin, les ministres israéliens de la Justice et de la Sécurité intérieure avaient annoncé qu’ils comptaient faire avancer une législation visant à rendre illégale la diffusion de “contenu inapproprié”, comme “l’encouragement à des attaques terroristes […]”.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 12/07/2016

À neuf mois de la présidentielle, le ministre de l’Économie a réuni mardi soir à Paris son mouvement politique “En Marche!”. Lors de ce premier grand meeting, Emmanuel Macron a laissé transparaître ses ambitions pour la présidentielle.

Premier meeting du mouvement “En marche !”. Emmanuel Macron, qui garde le secret sur ses intentions pour la présidentielle de 2017, a réuni ses troupes mardi 12 juillet dans la soirée. Organisé à la Mutualité de Paris, dans une salle de 1 800 places, comble, le rassemblement est apparu comme une démonstration de force, alors que la trajectoire Macron a connu ses premiers “couacs” ces dernières semaines (affaire du “costard”, jets d’œuf, démêlés autour de son impôt sur la fortune…)

Des partisans anti-Loi travail ont également fait le déplacement, mardi soir, attendant les pro-Macron, munis d’oeufs et de farine. Des banderoles étaient par ailleurs brandies par des manifestants : “Macron étron du capital” ou encore “Contre l’euro du fric et la loi des patrons”. Certains protestataires ont essayé de bloquer l’accès à la salle. Ils étaient bloqués par les forces de l’ordre, venues en nombre sécuriser le rendez-vous.

Pour voir les images et vidéos sur vos tablettes et mobiles, cliquez sur ce lien.

Quelque 200 militants contre la loi travail sont réunis devant la mutualité pour accueillir #Macronpic.twitter.com/K5ycWHRPmi

— Nicolas Chapuis (@nicolaschapuis) 12 juillet 2016

À l’intérieur des murs de la Mutualité, le ministre a remercié le président de lui avoir fait confiance. François Hollande “m’a fait confiance parce qu’il pensait que je pouvais faire quelque chose, […] parce que j’aime mon pays, que je voulais agir”, a-t-il déclaré.

Il a également réitéré son appartenance politique à une seule famille. “Je suis de gauche, c’est mon histoire, c’est ma famille”, a-t-il ajouté en faisant référence à Michel Rocard, l’ancien Premier ministre socialiste récemment décédé.

“Jusqu’à la victoire”

Mais surtout, le ministre de l’Économie a encore une fois laissé transparaître ses intentions en vue de la présidentielle. “À partir de ce soir, nous devons être ce que nous sommes, c’est-à-dire le mouvement de l’espoir”, a lancé Macron devant les militants. Ce mouvement, “nous le porterons ensemble jusqu’à 2017 et jusqu’à la victoire”, a-t-il ajouté.

L’ex-protégé de François Hollande ne cesse de semer de nouveau des indices sur ses velléités pour 2017. “Je ne concours pas pour le maillot à pois ou le maillot blanc, ni pour le maillot vert. Quand on fait du vélo, c’est le maillot jaune”, avait déclaré le ministre au Journal du Dimanche, en marge d’une étape du Tour de France.

Ce meeting a provoqué des réactions contrastées au sein de la majorité, de la curiosité d’une poignée de parlementaires à l’agacement de certains ministres, perceptible jusqu’au sommet de l’exécutif. Manuel Valls, pour ne pas le citer, a mal caché son agacement. Peut-on être ministre et présider de tels meetings ? “Il est temps que tout cela s’arrête”, a lâché le Premier ministre face caméra en arrivant au Sénat mardi après-midi, dans une petite phrase explosive.

>> À (re)lire sur France 24 : “Emmanuel Macron prend de nouveau ses distances avec la ‘gauche’ “

“J’ai un peu du mal à comprendre sa démarche, a déploré en privé un ministre. Il est tenté d’y aller [dans la course à la présidentielle] en se disant qu’il veut faire de la politique sans passer par les codes habituels, les fourches caudines d’une élection, et cela me choque”. Pour la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, le monde médiatique et politique accorde trop d’importance aux faits et gestes de son collègue.

Cinquante mille adhérents

Quoi qu’il en soit, ce meeting a été l’occasion pour l’ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée, qui n’a pas sa carte au PS, de faire ses armes dans un exercice relativement inédit pour lui. Macron “entre en campagne. Parce qu’il pense que les forces progressistes ont besoin de lui. Macron est utile à tout le monde”, a expliqué la semaine dernière le maire PS de Lyon Gérard Collomb, en annonçant d’autres meetings au cours de l’été.

>> À lire sur France 24 : En s’emparant du symbole de Jeanne d’Arc, Macron “casse encore les codes”

“Il n’y a pas beaucoup de mouvements aujourd’hui qui remplissent la Mutualité, quand je vois que ‘Hé oh la gauche’ (mouvement de soutien à François Hollande animé par Stéphane Le Foll, NDLR) a du mal à rassembler 200 personnes…”, a moqué un macronien.

Macron revendique plus de 50 000 adhérents trois mois après le lancement de son “En marche !”, et soigne son image d’homme nouveau, prêt à troubler le jeu droite-gauche. Dans le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio publié mardi, il figure en sixième position avec 52 % de bonnes opinions, soit une hausse de neuf points en un mois.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 12/07/2016

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Le recrutement de l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso par la Goldman Sachs n’est qu’un nouvel exemple des liens entre la banque américaine et l’élite politique européenne.

La chasse au Barroso est ouverte en Europe. L’annonce, vendredi 8 juillet, du recrutement par la banque américaine Goldman Sachs de l’ex-président de la Commission européenne José Manuel Barroso a suscité un véritable tir de barrage médiatique et politique. Le politicien portugais deviendra président non-exécutif de la banque et, à ce titre, la conseillera dans le contexte du Brexit.

Un choix de carrière “indécent” aux yeux du secrétaire d’État français au Commerce extérieur Matthias Fekl. José Manuel Barroso devrait avoir “honte”, a aussi estimé le chef de file parlementaire du Bloc de gauche portugais Pedro Filipe Soares. L’intégration de l’ancien homme fort de Bruxelles à l’une des banques les moins appréciées du monde constitue un “bras d’honneur à l’Europe”, titre même le quotidien de gauche Libération.

Desservir les citoyens, se servir chez Goldman Sachs: #Barroso, représentant indécent d’une vieille Europe que notre génération va changer

— Matthias Fekl (@MatthiasFekl) July 8, 2016

Vieille habitude

Ce “pantouflage” illustre la “relation incestueuse entre pouvoir politique et finance privée”, affirme Le Monde. Une collusion d’autant plus dommageable pour l’image de l’Union européenne – déjà bien écornée dans l’opinion publique – qu’il s’agit de Goldman Sachs. La banque, dont le rôle dans la genèse de la crise des subprimes en 2008 aux États-Unis a été maintes fois souligné, a aussi contribué à celle de la zone euro. Elle a en effet aidé le gouvernement grec à dissimuler la véritable ampleur de son déficit budgétaire pendant des années. C’est la révélation de ce maquillage des comptes publics qui avait, en 2010, provoqué la défiance des marchés et l’effondrement économique du pays.

José Manuel Barroso pouvait difficilement choisir un futur employeur plus controversé. Mais la bonne entente entre la banque américaine d’affaires et l’élite politique européenne ne date pas d’aujourd’hui. Ce n’est pas un hasard si le porte-parole de la Commission européenne ne s’est pas offusqué de ce recrutement et l’a même qualifié de “légitime”.

Les ponts entre Goldman Sachs et les institutions européennes existent depuis des années. Passer d’un monde à l’autre peut paraître anodin. C’est notamment le cas aux États-Unis, où la pratique est courante jusqu’aux plus hautes sphères de l’État. Hank Paulson, le secrétaire au Trésor (équivalent du ministre de l’Économie) de 2006 à 2009, était PDG de Goldman Sachs jusqu’à son entrée au gouvernement américain.

De ce côté-ci de l’Atlantique, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, se trouve aussi être un ancien de la banque d’affaires. Mais le plus prestigieux transfuge encore en exercice à un poste européen à responsabilité est l’actuel président de la Banque centrale européenne Mario Draghi. Avant de prendre la tête de la puissante institution monétaire européenne en novembre 2011, cet ancien gouverneur de la Banque d’Italie avait exercé pendant trois ans la fonction de vice-président de la branche européenne de Goldman Sachs.

Empressement de Barroso

À cette époque, plusieurs observateurs s’étaient étonnés du nombre d’anciens de la banque américaine à occuper des hautes fonctions politiques ou économiques en Europe. Le Nouvel Observateur avait alors évoqué la “pieuvre Goldman Sachs” pour qualifier le phénomène. Car outre le patron de la BCE, le président du Conseil des ministres italien entre 2011 et 2013, Mario Monti, a lui aussi été conseiller international de Goldman Sachs à partir de 2005.

Et la liste est loin d’être terminée : en Grèce, l’homme nommé en 2011 pour gérer l’immense dette du pays, Petros Christodoulos, avait commencé sa vie professionnelle comme trader pour la banque d’affaires. Un autre “goldmanien”, le portugais Antonio Borges fut, entre 2010 et 2011, le responsable du département Europe du FMI et devait, à ce titre, superviser la crise de la zone euro. La banque n’hésitait pas non plus à recruter des éminentes figures européennes comme l’Allemand Otmar Issing, un ancien membre du conseil des directeurs de la BCE et l’un des artisans de la monnaie unique.

C’était la période faste de l’offensive de lobbying de la banque américaine en Europe qui consistait à placer au sein des institutions européennes des hommes avec qui elle pourrait garder le contact, soulignait le quotidien europhile britannique The Independent.

Le recrutement de José Manuel Barroso rappelle l’existence de cette proximité humaine entre les institutions européennes et Goldman Sachs. Mais ce qui dérange, cette fois-ci, n’est pas tant que Goldman Sachs s’offre ainsi l’un des carnets d’adresses les plus fournis en Europe. C’est davantage l’empressement avec lequel l’homme politique portugais a rejoint la banque privée. Les règles européennes imposent aux anciens membres de la Commission de respecter un délai de 18 mois avant d’accepter un travail pouvant entraîner un conflit d’intérêt. José Manuel Barroso a attendu à peine plus de 20 mois.

Première publication : 12/07/2016

Le tribunal administratif de Nîmes a jugé que l’État était en partie responsable de la mort du soldat Abel Chennouf, tué par Mohamed Merah à Montauban le 15 mars 2012, en raison de la décision de supprimer la surveillance de Merah.

L’État est en partie responsable de la mort d’Abel Chennouf. Le militaire avait été tué par Mohamed Merah le 15 mars 2012 à Montauban en compagnie d’un autre paramilitaire. En cause : les failles dans la surveillance du terroriste.

“Le tribunal juge que la décision de supprimer toute mesure de surveillance de Mohamed Merah, prise à la fin de l’année 2011 […] est constitutive d’une faute engageant la responsabilité de l’État”, écrit le tribunal, qui avait été saisi par le père du militaire, Albert Chennouf Meyer. “Cette faute a compromis les chances d’empêcher l’attentat”, précise le tribunal, qui “fixe à un tiers la part de responsabilité de l’État”.

“Cette faute a compromis les chances d’empêcher l’attentat”

Cette tuerie était la deuxième commise par Merah, avant celle qui a coûté la vie à quatre personnes, dont trois enfants, dans une école juive de Toulouse.

Le tribunal relève “la difficulté de la mission de prévention des actions terroristes et de surveillance des individus radicaux incombant aux services de renseignement”, mais pointe aussi “le profil de Mohamed Merah et (le) caractère hautement suspect de son comportement, établi depuis plusieurs années et renforcé [à l’époque] par ses récents voyages en Afghanistan et au Pakistan”.

“Dans les circonstances de l’espèce, alors notamment que Mohamed Merah avait déjà fait une première victime quatre jours avant l’assassinat de M. Abel Chennouf, le tribunal juge que cette faute a compromis les chances d’empêcher l’attentat”, poursuit la juridiction dans ce communiqué.

“Personne n’a jamais décelé d’intention criminelle chez lui”

Selon le ministre de l’Intérieur à l’époque des faits, Claude Guéant, entre 2007 et 2012, Mohammed Merah avait “fait l’objet de dizaines d’écoutes téléphoniques […], de filatures très longues. Il y a eu un abandon du suivi de Merah puis une reprise du suivi à son retour du Pakistan” en novembre 2011. “L’appréciation a été faite qu’il ne représentait pas de signe de dangerosité, d’intention criminelle”, avait aussi expliqué Claude Guéant: “Personne n’a jamais décelé d’intention criminelle chez lui”.

Mohamed Merah, un jeune délinquant toulousain de 23 ans, s’était lancé dans une série d’expéditions jihadistes en scooter, et avait successivement tué un militaire le 11 mars 2012 à Toulouse puis deux autres à Montauban le 15, et enfin trois enfants juifs et un enseignant, père de deux d’entre eux, le 19 mars à l’école juive Ozar Hatorah (rebaptisée Ohr Torah) à Toulouse. Il avait été tué le 22 mars par la police dans l’appartement où il s’était retranché.

Avec AFP

Première publication : 12/07/2016

Profitant de la fermeture hebdomadaire du musée du quai Branly, qu’il a créé et qui porte désormais son nom, l’ancien président Jacques Chirac a visité, lundi, l’exposition que lui consacre l’établissement jusqu’au 9 octobre 2016.

Les apparitions publiques de Jacques Chirac, affaibli par la maladie, se font rares. L’ancien chef de l’État français a cependant tenu à visiter, lundi 11 juillet, en fin d’après-midi, l’exposition que lui consacre le musée du quai Branly. Aucun cliché de cette visite n’a été rendu public.

Arrivé vers 17 h, l’ex-président, resté au pouvoir entre 1995 et 2007, créateur de ce musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, rebaptisé “Quai Branly – Jacques Chirac” en juin, est reparti vers 18 h 30, a précisé une porte-parole de cet établissement public.

Accompagné de sa fille Claude Chirac et d’Abdou Diouf, ex-président du Sénégal, dont il est très proche, il a été reçu par Stéphane Martin, le président du musée et par l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, commissaire de l’exposition “Jacques Chirac ou le dialogue des cultures”. Son épouse Bernadette les a rejoints en cours de visite, alors que l’établissement était fermé comme tous les lundis.

Retour sur l’action de l’ancien Président en faveur des cultures lointaines avec l’#ExpoJacquesChirac au @quaibranlypic.twitter.com/siBnxy4ROr

— Paris Je t’aime (@ParisJeTaime) 1 juillet 2016

“Jacques Chirac a visité toutes les sections de l’exposition et a été très curieux, très attentif”, selon la porte-parole du musée. Il s’est montré “amusé” devant les masques traditionnels japonais qui ressemblent beaucoup à sa caricature. “Il était heureux d’être là, très touché de ce geste du musée”, a-t-elle ajouté.

Âgé de 83 ans, Jacques Chirac a été victime d’un accident vasculaire en 2005. Ce problème de santé l’a fortement affaibli. Il a été plusieurs fois hospitalisé depuis son départ de l’Élysée, en 2007. En décembre, il avait passé une quinzaine de jours dans un hôpital parisien.

Le jour de l’inauguration de l’exposition le 21 juin, le président François Hollande lui avait rendu un vibrant hommage.

Avec AFP

Première publication : 12/07/2016

Patrick Calvar, le patron de la DGSI, a déclaré craindre “une confrontation inéluctable” entre “l’ultra droite et le monde musulman”, lors d’une audition devant une commission d’enquête parlementaire.

Le directeur général du renseignement intérieur français (DGSI) Patrick Calvar affirme craindre “une confrontation entre l’ultra droite et le monde musulman”, selon la retranscription de son audition à huis clos devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, rendue publique ce mardi.

“Je pense que nous gagnerons contre le terrorisme. Je suis en revanche beaucoup plus inquiet de la radicalisation de la société et du mouvement de fond qui l’entraîne”, avait-il déclaré le 24 mai.

“C’est ce qui m’inquiète quand je discute avec tous les confrères européens : nous devrons, à un moment ou un autre, dégager des ressources pour nous occuper d’autres groupes extrémistes parce que la confrontation est inéluctable”, a-t-il estimé. Et de préciser : “Vous aurez une confrontation entre l’ultra droite et le monde musulman – pas les islamistes mais bien le monde musulman”.

Le patron de la DGSI avait tenu des propos similaires le 10 mai devant la commission de la Défense nationale de l’Assemblée nationale.

“L’Europe est en grand danger : les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l’ultra droite qui n’attend que la confrontation”, avait-il alors affirmé.

Empêcher des “affrontements intercommunautaires”

Et d’ajouter : “Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements intercommunautaires”.

Début mai, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait annoncé que les actes antimusulmans avaient baissé de 80 % au premier trimestre 2016, par rapport à la même période l’année précédente.

En 2015 justement, le nombre des insultes, d’agressions visant des fidèles musulmans ou d’attaques de mosquées avait bondi de 281 % au cours des six premiers mois de l’année 2015, comparé à la même période en 2014, selon le rapport annuel sur les droits de l’Homme publié par le secrétariat d’État américain, qui s’appuyait sur les chiffres de l’Observatoire contre l’islamophobie du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Avec AFP

Première publication : 12/07/2016