Archive for July 12th, 2016

Une médaille nationale de reconnaissance a été créée pour “manifester l’hommage de la Nation” aux victimes du terrorisme, pour des faits survenus depuis le 1er janvier 2006, selon le Journal officiel publié le 13 juillet.

L’Élysée a annoncé, mercredi 13 juillet dans un communiqué, la création d’une “médaille destinée à manifester l’hommage de la Nation aux victimes du terrorisme”, pour des faits survenus depuis le 1er janvier 2006.

Selon le Journal Officiel, cette médaille nationale sera “attribuée par décret” du président de la République et pourra être décernée à titre posthume, aux “Français ou étrangers tués, blessés ou séquestrés lors d’actes terroristes commis sur le territoire national ou à l’étranger contre les intérêts de la République française”.

Pour voir les images et les vidéos sur vos mobiles et tablettes, cliquez sur ce lien.

.@fhollande a souhaité la création d’une médaille manifestant l’hommage de la Nation aux victimes du terrorisme https://t.co/cbJJvmm2iu

— Élysée (@Elysee) 13 juillet 2016

La décoration représentera une “fleur à 5 pétales marqués de raies blanches et chargé de cinq épis de feuilles d’olivier pour symboliser la valeur de la paix”. Au centre, une médaille couleur argent bordée de bleu portera l’inscription “République Française” et, au cœur, la statue de la place de la République à Paris, devenue un lieu de recueillement emblématique après les attentats de 2015. Sur le revers sera inscrit la devise “Liberté, Égalité, Fraternité”, et au centre, deux drapeaux français croisés.

La Toile s’agite

Cette nouvelle distinction de haut rang interpelle les internautes. Professeure à l’Institut catholique de Paris et chercheur à l’Irice, Bénédicte Chéron soulève un point qui pourrait faire débat : “Le propre de la médaille n’est-il pas de récompenser un acte ou un comportement résultant d’actions volontaires ?”, questionne-t-elle sur Twitter.

Le propre de la médaille n’est-il pas de récompenser un acte ou un comportement résultant d’actions volontaires? Votre avis m’intéresse#LT

— Bénédicte Chéron (@BenedicteCheron) 13 juillet 2016

De son côté, @steph12190 s’interroge sur l’importance accordée par l’Élysée à cette nouvelle distinction, qui se porte juste après l’ordre national du Mérite, devenant ainsi la plus haute reconnaissance après les ordres nationaux. “Se porte juste après l’ordre national du Mérite. Donc, faisant fi des croix de guerres et de la valeur militaire !” twitte ce retraité avant de s’offusquer : “Il est donc plus méritoire d’être une victime collatérale du terrorisme que d’avoir défendu son Pays, les armes à la main !”

@LePoint 2/2 ; Il est donc plus méritoire d’être une victime collatérale du terrorisme que d’avoir défendu son Pays, les armes à la main !

— Stéph (@steph12190) 13 juillet 2016

De son côté, Jacques Raillane alias @AbouDjaffar – qui tient un blog sur Le Monde sur le terrorisme et les guérillas – doute tout simplement de l’utilité de la médaille : “Rendre hommage aux victimes du terrorisme, oui, mille fois oui, et les soutenir, les entourer, les accompagner. Mais une médaille ?”, a-t-il twitté.

Rendre hommage aux victimes du terrorisme, oui, mille fois oui, et les soutenir, les entourer, les accompagner. Mais une médaille ?

— Jacques Raillane (@AbouDjaffar) 13 juillet 2016

Première publication : 13/07/2016

Salah Abdeslam peut-il être filmé dans sa cellule 24 heures sur 24 ? L’avocat du seul jihadiste encore en vie des commandos du 13 novembre a demandé mercredi à la justice de suspendre cette mesure jugée contraire aux droits fondamentaux.

“Je ne suis pas là pour vous demander la liberté de Salah Abdeslam, il ne sortira jamais de prison. Je suis là pour vous demander le respect de sa vie privée.” Franck Berton, l’avocat du seul jihadiste encore vivant des attentats du 13 novembre, souhaite donner un minimum d’intimité à son client. Salah Abdelslam ne veut plus être filmé 24 heures sur 24, dans sa cellule spéciale de Fleury-Mérogis. Son avocat a donc demandé à la justice la suspension de la “décision ministérielle du 17 juin” qui ordonne sa mise sous vidéosurveillance permanente, pour trois mois.

Les juges des référés (procédure d’urgence) du tribunal administratif de Versailles rendront leur décision dans la journée de vendredi.

>> À lire sur France 24 : Polémique sur la détention de Salah Abdeslam : “Tous les détenus ont des droits”

La défense d’Abdeslam juge cette mesure contraire à ses droits fondamentaux. Détenu le plus surveillé de France, Abdeslam est à l’isolement à Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande prison d’Europe, dans une cellule spécialement aménagée, sous la surveillance ininterrompue de caméras : deux se trouvent dans sa cellule, d’autres dans sa salle de sport et ses cours de promenade. Le 20 mai dernier, Salah Abdeslam avait refusé de s’exprimer devant les juges, en se plaignant d’être “épié 24 heures sur 24”.

De son côté, le représentant de la Chancellerie, Fabrice Verrièle, a contesté devant le tribunal “l’urgence” de cette requête, soulignant que Salah Abdelslam a mis plus de trois semaines à saisir la justice. Il a également défendu une mesure “nécessaire et proportionnée”. “Pourquoi 24 heures sur 24 ?”, l’a interrogé l’un des juges. “Question de responsabilité de l’administration pénitentiaire”, a-t-il répondu, “pour garantir l’intégrité physique de M. Abdeslam”.

Éviter les suicides

Ce système vise à prévenir tout risque de suicide ou d’évasion. “On le surveille pour l’amener vivant à son procès dans quelques années”, dit Frank Berton. Mais ce faisant, “on le rend dingue, on l’isole”, ajoute-t-il, récusant par ailleurs tout risque d’évasion de cette aile très sécurisée de la prison. La principale hantise de l’administration est un suicide du jihadiste, à l’instar de Yassin Salhi, l’homme qui avait décapité son patron dans une mise en scène islamiste et s’est pendu fin 2015 dans sa cellule, à Fleury-Mérogis.

>> À lire sur France 24 : “Filmer les détenus non-stop augmenterait le risque de suicide”

Risques d’évasion ou de suicide ? Des arguments balayés par Me Berton, qui a visité son client “huit fois”. “On veut qu’il comparaisse vivant à son procès”, mais “au lieu de le protéger contre lui-même, on le rend dingue, on l’isole”.

Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a déjà prévenu qu’il contre-attaquerait et qu’il présenterait un projet de loi permettant cette vidéosurveillance si le tribunal administratif donnait raison à Salah Abdeslam.

Une visite à Fleury-Mérogis le 29 juin du député LR Thierry Solère avait déjà déclenché la colère de l’avocat. L’élu Les Républicains avait eu accès à la salle de vidéosurveillance d’Abdeslam et décrit ce qu’il avait vu dans Le Journal du dimanche, du brossage de dents à la prière du détenu.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 13/07/2016

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Au Sénégal, l’appli Mjangale (“apprendre” en wolof) tente de pallier l’insuffisance de soutien scolaire auprès des écoliers. Elle a gagné le Prix de la Startup Africaine 2016 décerné par Bonjour Idée et France 24.

Comment permettre aux jeunes élèves Sénégalais d’améliorer leurs niveaux en mathématiques et en langues étrangères lorsqu’ils ne sont pas à l’école ? C’est à cette question que tente de répondre Mjangale (“apprendre” en wolof), startup sénégalaise, lauréate du Prix de la Startup Africaine de l’année décernée par Bonjour Idée et France 24.

Initier les élèves du primaire aux nouvelles technologies

Selon les chiffres du ministère de l’éducation sénégalais, près de 52 % des élèves du primaire avaient, en 2013, une moyenne inférieure à 4 sur 10 en mathématiques, et pour près d’un sur trois affichait de mauvais résultats en lecture. Dans un pays où le taux de pénétration de la téléphonie mobile au Sénégal s’élève à 110 % selon le dernier rapport de l’Autorité de régulation des télécommunications au Sénégal, les nouvelles technologies se sont vite imposées comme possible relais pédagogique de l’école. C’est dans cet esprit que la startup, Mjangale a développé une série d’applications mobiles destinées aux élèves de 7 à 18 ans.

Concrètement, sur l’application conçue pour les enfants en troisième année de primaire par exemple, une interface basée sur le programme scolaire nationale propose d’apprendre de nouveaux mots qui sont écrits et lus à haute voix ; de faire une dictée et de recevoir son score après les exercices. Cette interface permet aussi d’apprendre à faire des additions, soustractions et multiplications. Les parents sont ensuite invités à se connecter à une autre application de suivi des progrès de leurs enfants. Ces derniers peuvent le faire en wolof car l’application souhaite prendre en compte les populations illettrées.

Sur mobiles, cliquer ici pour voir la vidéo

Le système souhaite se développer grâce au soutien de la diaspora

Mjangale a été développé par Christine Scharff, docteur en informatique et une équipe de sénégalais dont Babacar Diop, étudiant en Master 1 à l’université sénégalaise de Thiès. Le projet implique d’équiper les écoles en téléphones mobile mais aussi d’initier élèves, professeurs et parents aux nouvelles technologies. L’équipe délivre ainsi des certifications aux formateurs les plus impliqués dans le projet.

Pour mener à bien leur mission, les fondateurs du service démarchent différentes écoles et ONG. Lorsqu’une école accepte et dispose du pack téléphonique nécessaire, les élèves testent les applications. La demande peut aussi venir des écoles qui trouvent les contenus présentés dans l’application adaptés à leurs besoins. Aujourd’hui, la plate-forme travaille avec trois écoles à Thiès et Dakar. Près de 200 enfants ont déjà bénéficié du programme au Sénégal.

Reste le principal défi : “Trouver des partenaires qui nous permettent d’étendre et viabiliser le programme”, explique Christelle Sharff. Pour vendre leur service, les fondateurs de Mjangale propose le matériel pédagogique et les kits via une plateforme de vente en ligne. Il se finance également grâce à la publicité dans les applications et outils. Mais l’entreprise souhaite maintenant se développer grâce au soutien de la diaspora.

L’innovation technologique pour les Africains

Mjangale est un service de la plateforme MobileSenegal, un tech hub qui forme en développement mobile. Se définissant comme une entreprise sociale, les fondateurs de MJangale ne se rémunèrent pas encore. “L’objectif à long terme est de développer des kits éducatifs (d’électronique et informatique) que nous voulons vendre dans les pays développés pour subventionner notre programme au Sénégal”.

La plateforme Mjangale a remporté en avril 2016 le Prix spécial Afrique de la start-up de l’année dans le cadre du organisé par Bonjouridée, un magazine collaboratif des startups, basé en France. Cette compétition, lancée en 2015, a réuni plus de 2 000 startups de toute l’Afrique. Des startups du Sénégal, du Benin, du Cameroun et d’Algérie faisaient partie des cinq finalistes de la catégorie du Prix Spécial Afrique. Ce projet a aussi remporté en 2014 le prix Fireafrica.

Cet été, Mjangale organise des cours d’informatique et d’électronique à Thiès entre le 4 août et le 13 août pour les élèves du CE2 à la terminale. L’une des formations se focalise sur la création d’objets, vêtements et bijoux connectés. Les cours se dérouleront à l’École Bassirou Mbacké de Dixième et à l’Ecole Club Adaua 2/3 de Mbour1. Les inscriptions se font ici.

Première publication : 13/07/2016

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L’Irlande a connu une croissance inédite de 26,3 % en 2015. Problème : ce taux officiel ne correspond pas à la réalité et reflète surtout les petits arrangements fiscaux des multinationales qui ont élu domicile dans le pays.

C’est un bond de Tigre celtique qui a de quoi impressionner même la plus performante des économies émergentes. Son PIB a progressé officiellement de 26,3 % en 2015. Du jamais vu pour Dublin. “Je ne suis pas sûr que la Russie soviétique des années 30 a pu afficher de tels chiffres” même en exagérant ses performances, a ironisé Tom Healy, directeur du Nevin Economic Research Institute de Dublin, interrogé par le quotidien britannique Financial Times.

>> À voir sur France 24 : “La renaissance du Tigre celtique”

Aucun maquillage des comptes à l’horizon. Les données ont été publiées par l’Office central des statistiques (CSE), en utilisant la méthodologie officielle établie par l’Union européenne pour calculer la croissance.

Grandes manœuvres fiscales

Mais ce miracle statistique ne reflète que très imparfaitement la réalité économique du pays. Les précédentes prévisions de croissance du CSE faisait état, en début d’année, d’une hausse importante du PIB d’environ 7,8 % pour 2015. Des chiffres davantage pris au sérieux par les économistes. D’ailleurs nombre d’entre eux ont avalé de travers en découvrant les données officielles.

Pour Paul Krugman, prix Nobel d’économie 2001, ces 26,3 % démontrent “que les statistiques peuvent dire n’importe quoi”. “Si vous voulez trouver les traces d’une telle croissance, il faut rester à l’intérieur de l’aéroport de Dublin” et ne pas quitter la zone des voyages d’affaires, estime pour sa part Aidan Regan, enseignant à l’University College de Dublin.

En réalité, cette exceptionnelle performance s’explique par des mouvements ponctuels d’actifs des multinationales qui aiment tant Dublin pour son faible taux d’impôt sur les sociétés (12,5 %). L’année 2015 a connu de grandes manœuvres de la part des géants de la Silicon Valley, de l’industrie pharmaceutique et de la chimie pour s’adapter aux nouvelles règles fiscales en Irlande et à la pression internationale sur les paradis fiscaux.

Ainsi, Dublin n’avait probablement pas anticipé qu’en mettant fin, l’an passé, à la très décriée pratique du “double irlandais”, il doperait autant sa croissance. Cette astuce fiscale, utilisée par Google ou Apple notamment, permettait d’établir son siège en Irlande (qui bénéficie de l’impôt sur les sociétés le plus bas en Europe) puis de créer une filiale de droit irlandais dans un paradis fiscal. Cette filiale était “rémunérée” par la maison mère sous forme de “royalties” pour l’utilisation de ses licences. L’argent qu’elle versait à cette filiale était déduit de ses profits (réduisant l’impôt en Irlande) tandis que l’entreprise ne versait pas un centime au paradis fiscal sur les bénéfices des “royalties”. Cette pratique a été interdite par les autorités, les multinationales ont donc rapatrié leurs précieuses licences sur le sol irlandais, gonflant artificiellement le PIB.

Pas d’effet sur l’emploi ou les salaires

Dublin peut aussi remercier la volonté de Washington de lutter contre la “tax inversion”, sport préféré des multinationales américaines consistant à relocaliser leur siège dans un pays tiers lorsqu’il rachète une entreprise étrangère. La destination choisie dispose, généralement, d’un climat fiscal plus doux que les États-Unis… comme l’Irlande. Les grands groupes se sont empressés d’en profiter avant que Washington ne sonne la fin de la récré début 2016.

Outre ces tours de passe-passe fiscaux, l’exceptionnelle fausse “croissance” s’explique aussi par le bond des exportations enregistrées par le pays. Des exportations de produits fabriqués… hors d’Irlande (+32 %). Dublin comptabilise, en effet, dans son PIB les biens exportés par des entreprises sises en Irlande mais qui ont sous-traité la production à des sociétés situées sous d’autres cieux. Le pays tente ainsi de compenser sa petite taille lui interdisant d’avoir un grand nombre d’usines de fabrication. Mais ces exportations n’ont pas d’effet direct sur l’emploi ou les salaires en Irlande.

Le montant total des salaires versés n’a d’ailleurs que peu fluctué, augmentant de cinq milliards d’euros en un an, a calculé l’économiste irlandais Seamus Coffey. Les Irlandais n’ont donc pas bénéficié des effets de la folle croissance dans leur vie quotidienne.

Finalement, cette croissance renvoie de l’Irlande une image peu flatteuse puisqu’elle souligne une fois de plus l’attrait du pays pour des multinationales adeptes des bidouillages fiscaux légaux mais controversés. Elle aura, cependant, une conséquence qui peut changer la vie des Irlandais : le pays va pouvoir emprunter à des taux plus faibles sur les marchés et ainsi lever davantage de fonds pour financer les services publics, a promis le ministère irlandais des Finances.

Les intérêts qu’un pays doit payer pour emprunter dépendent en effet du rapport entre sa dette et son PIB. Comme ce dernier a fait un bond spectaculaire en avant alors que la dette est restée stable, le taux d’endettement de l’Irlande est passé de près de 95 % du PIB à 79 % du PIB en un an. Calcul factice et artificiel ? Qu’importe ! Il n’est plus nécessaire de démontrer que les marchés ont la vue statistique un peu courte.

Première publication : 13/07/2016

L’Australie et la Nouvelle-Zélande sont les invitées d’honneur du défilé du 14 juillet. Des festivités qui vont se dérouler sous haute sécurité : un important dispositif policier est mis en place.

Des soldats australiens et néo-zélandais défileront jeudi 14 juillet en tête du cortège de la fête nationale. L’Australie et la Nouvelle-Zélande sont cette année les invitées d’honneur du défilé annuel.

Ces deux pays ont été invités pour rendre hommage à leurs hommes qui ont participé à la bataille de la Somme, l’une des plus sanglantes de la Première Guerre mondiale. Des dizaines de milliers d’entre eux y avaient péri.

D’ici là, tout comme les soldats français, ils répètent leurs mouvements sur la base de Satory, près de Versailles.



Un défilé sous haute sécurité



Près de 11 500 policiers et gendarmes seront mobilisés pour sécuriser les traditionnelles festivités du 14 juillet à Paris “sur fond de menace terroriste élevée”, selon la préfecture de police de Paris.

Pour le seul défilé jeudi matin, “plus de 3 000 membres des forces de l’ordre seront engagés” à Paris et des points de pré-filtrage seront mis en place pour contrôler les accès aux périmètres contrôlés, a détaillé la porte-parole de la PP, Johanna Primevert, citée par l’AFP.

Un peu plus tard dans la soirée, ce seront près de 2 500 policiers et gendarmes qui seront mobilisés pour le concert suivi d’un feu d’artifice au Champ-de-Mars.

Avec AFP

Première publication : 13/07/2016

Dans une lettre anonyme, des membres du GIGN reprochent à leur chef de ne pas avoir engagé ses hommes au Bataclan le 13 novembre 2015. La commission d’enquête parlementaire a, elle, estimé, qu’il n’était “pas nécessaire” de les solliciter.

Des gendarmes du GIGN ont exprimé de graves reproches à leur chef, le colonel Hubert Bonneau, au sujet des attentats du 13 novembre, dans une lettre anonyme révélée par le Canard enchaîné, mercredi 13 juillet.


Adressée au patron de la gendarmerie nationale Denis Favier, cette lettre de trois pages signée “L’esprit de l’inter”, du nom des membres de la Force intervention, désigne le colonel Hubert Bonneau comme “peu courageux” et le rend coupable de ne pas avoir engagé ses hommes au Bataclan.

L’assaut contre les jihadistes a été en effet mené par les unités d’élite de la police (le BRI et le Raid). La commission d’enquête parlementaire sur les attentats, qui vient de rendre ses conclusions, a estimé qu’il n’était “pas nécessaire” de solliciter le GIGN.

Une mise à l’écart peu comprise. Au début des attentats, un groupe du GIGN s’était pré-positionné, à la demande des autorités, à la caserne des Célestins, dans le centre de Paris, pour intervenir en cas de nouvelles attaques. “Alors que nous étions 40 opérationnels […] prêts à mener un assaut, prêts à faire cesser la tuerie”, le colonel Bonneau “attendait sagement d’être appelé” et “se cachait derrière une histoire de compétence territoriale”, accusent-ils.

Des membres du #GIGN estiment que leur chef “n’est pas à la hauteur”>> https://t.co/Rja2W7RqJlpic.twitter.com/2ClYZFidwu

— iTELE (@itele) 13 juillet 2016

“Un mauvais chef”

Il est impossible de savoir combien d’entre eux adhèrent aux propos virulents de ce courrier mais, selon les différents gendarmes du GIGN interrogés par l’AFP sous couvert d’anonymat, elle émane d’une poignée de mécontents.

“Voilà maintenant deux ans que nous subissons le commandement injuste et peu légitime du colonel Bonneau”, “un mauvais chef”, “qui fait de son mieux pour minimiser la Force intervention”, écrivent les initiateurs de la lettre.

Lui reprochant de ne pas être issu comme eux de “l’inter”, ou “intervention”, cœur de métier du GIGN, ils estiment qu’il “ne comprend rien aux missions d’intervention”, “est peu courageux et perd ses moyens dans l’action”.

Avec AFP

Première publication : 13/07/2016

Le Canard enchaîné révèle, mercredi, que le coiffeur personnel de François Hollande bénéficie depuis 2012 d’un salaire de 9 895 euros brut par mois. En échange de cette forte rémunération, il doit être disponible à tout moment.

Le coiffeur affecté à la chevelure de François Hollande est payé 9 895 euros brut par mois, révèle mercredi 13 juillet le Canard enchaîné.

L’hebdomadaire satirique indique qu’Olivier B., “coiffeur personnel du chef de l’État” depuis le 16 mai 2012, est “recruté en qualité d’agent contractuel […] pour la durée du mandat présidentiel en cours”. Le journal ajouter que son “CDD de cinq ans lui vaut une rémunération brute cumulée de 593 700 euros”.

Ces émoluments s’accompagnent “d’éventuelles ‘indemnités de résidence’ et autres ‘avantages familiaux’”, ajoute l’hebdomadaire.

“L’Élysée confirme sur toute la ligne”

L’Élysée n’était pas joignable dans l’immédiat, mardi soir, pour réagir à ces informations, mais l’hebdomadaire satirique assure que “l’Élysée confirme sur toute la ligne”.

Le Canard enchaîné précise également qu’Olivier B. doit être totalement disponible et suit le président dans la plupart de ses déplacements. Et de citer l’article 5 de son contrat de travail : “M. B. s’engage à observer, pendant et après l’expiration de son contrat, le secret le plus absolu sur les travaux qu’il aura effectués ou les renseignements qu’il aura recueillis”.

Le montant du salaire du coiffeur présidentiel a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et provoqué une vague de commentaires indignés et humoristiques.

Pour faire des économies, élisons un chauve en 2017. https://t.co/iM7KFLJNHr

— ☆ Eliiiiise ☆ (@EliseVDB1) 13 juillet 2016

Le coiffeur d’#Hollande payé 8000€ par mois. Heureusement qu’il n’a pas la coupe de @MICHELPOLNAREFF, on aurait mis la clé sous la porte…

— Nunès Christopher (@NunesChr) May 2, 2016

En mars 2016, Vanity Fair avait révélé que la maquilleuse personnelle de Nicolas Sarkozy touchait environ 8 000 euros et devait, elle aussi, être disponible en permanence. “Marina Michenet a fait jurisprudence”, écrivait le mensuel pour expliquer que l’ancien chef de l’État était le premier à s’offrir ce luxe. Depuis, François Hollande aurait, lui aussi, engagé une maquilleuse professionnelle.

Voilà un problème qui ne se posera pas avec @alainjuppe ! https://t.co/V3kL7rAQtA

— Benoist Apparu (@benoistapparu) 13 juillet 2016

Avec AFP

Première publication : 13/07/2016

Cent ans après la bataille de la Somme, le président sud-africain Jacob Zuma a inauguré, mardi, un “mur de la mémoire” au mémorial national sud-africain du Bois Delville. C’est là, qu’en 1916, un épisode sanglant de la Grande Guerre a eu lieu.

“Nous sommes ici pour honorer les Sud-Africains qui ont sacrifié leur vie durant la bataille de la Somme, il y a 100 ans, et en particulier les Noirs qui sont morts lors de cette guerre”, a déclaré le président sud-africain Jacob Zuma, mardi 12 juillet, lors de l’inauguration d’un “mur de la mémoire”. Là, sont gravés près de 14 000 noms de soldats blancs comme noirs, au mémorial national sud-africain du Bois Delville.

Le 14 juillet 1916, la première brigade d’infanterie sud-africaine, dominion de l’Empire britannique, est chargée d’attaquer les forces allemandes au bois Delville. Pendant cinq jours et cinq nuits, les 3 150 hommes vont résister sous une pluie d’obus de l’armée allemande. Ils tiendront le bois, mais les pertes sont énormes. Après six jours de combat, le 20 juillet 1916, jour de la relève, “seulement 142 sont ressortis totalement indemnes” du bois, a rappelé le président sud-africain. Ce bois Delville, les Sud-Africains l’ont d’ailleurs rebaptisé “Devil Wood” (“le bois du diable”).

>> À lire sur France 24 : Hollande et la famille royale britannique côte à côte pour le centenaire de la bataille de la Somme

Un lieu d’autant plus important que c’est là qu’a été inhumé, il y a deux ans, à l’occasion des 20 ans de la fin de l’apartheid, le premier soldat sud-africain noir tombé dans l’Hexagone. En effet, en 1916, même à 13 000 km, la ségrégation s’imposait. Au bois Delville, seuls les soldats blancs reposent, tandis que les noirs sont eux répartis dans d’autres cimetières français.

Le président Zuma a estimé que ces Sud-africains de couleur n’avaient “pas eu la reconnaissance qu’ils méritaient”, soulignant “qu’ils n’avaient pas eu droit à porter les armes”, contrairement aux Blancs. Les Noirs occupaient surtout des tâches subalternes, comme la logistique ou le ravitaillement.

>> À lire sur France 24 : “Un nouveau musée pour commémorer le centenaire de la bataille de la Somme”

À l’occasion du centenaire de la bataille de la Somme, un nouveau musée a ouvert ses portes à Thiepval, près du mémorial franco-britannique L’intérieur du musée a été rénové et repensé, apportant une plus grande importance au rôle des autochtones sud-africains dans le conflit. “Ce qui a changé, c’est qu’on raconte une histoire qui n’était pas racontée et le sacrifice des Noirs sud-africains que le gouvernement de l’époque a cherché à gommer”, a expliqué Thapedi Masanabo, responsable du musée, à l’issue d’une cérémonie qui a duré environ trois heures et devant environ 500 personnes, dont le secrétaire d’État aux anciens combattants Jean-Marc Todeschini.

Avec AFP

Première publication : 13/07/2016