Archive for July 15th, 2016

Le groupe État islamique, qui a revendiqué samedi l’attentat de Nice, “est à prendre au sérieux”, selon Wassim Nasr, spécialiste France 24 des mouvements jihadistes. Le groupe jihadiste, n’a, à ce jour, jamais revendiqué d’attaque sans lien avéré.

Le groupe État islamique (EI) a revendiqué, samedi 16 juillet, par le biais de son agence de propagande Amaq, l‘attentat du 14-Juillet qui a fait 84 morts et 202 blessés, à Nice, sur la Promenade des Anglais.

Une “revendication qui est à prendre sérieux”, selon Wassim Nasr, spécialiste des mouvements jihadistes à France 24 . “Jusqu’à aujourd’hui, l’EI n’a jamais fait de récupération, quand il revendique en bonnne et due forme et qu’il choisit de le qualifier de soldat de l’État islamique, c’est qu’il y a eu un lien aussi distendu soit-il”.

Et de préciser, “il faut imaginer que les liens ne sont pas forcément directs, ils peuvent se faire via les réseaux sociaux, via une connaissance qu’il a sur place”.

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Wassim Nasr : “le délai de revendication est surprenant mais il s’explique”

Quant au délai de la revendication exceptionnellement long, – il aura fallu 36 heures -, il est certes “surprenant” mais il s’explique observe Wassim Nasr. Ce délai est certainement dû au temps qu’il leur a fallu “pour valider le personnage” et “choisir de le qualifier de soldat de l’État islamique” ou de seulement “saluer l’acte terroriste”.

Selon les premières conclusions des enquêteurs, il semble que l’individu se soit “radicalisé très rapidement” a indiqué pour sa part Bernard Cazeneuve à l’issue d’une série de réunions avec le chef de l’État, François Hollande.”L’individu qui a commis ce crime absolument abject (…) n’était pas connu des services de renseignement”, a-t-il ajouté. “Il semble qu’il se soit radicalisé très rapidement. En tous les cas ce sont les premiers éléments qui apparaissent à travers les témoignages de son entourage.”

Première publication : 16/07/2016

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Plusieurs centaines de joueurs de Pokemon Go se sont rassemblés, jeudi, dans le jardin du Luxembourg, à Paris, pour une “chasse géante” de ces petites créatures virtuelles. Reportage sur un phénomène qui s’installe dans la vie réelle.

Le raz-de-marée Pokemon Go a fini par déferler en masse dans une grande ville française. Des centaines de “chasseurs de Pokemons” ont ainsi bravé l’opposition du Sénat, qui gère le jardin du Luxembourg, pour s’adonner à leur passion, en cette après-midi ensoleillée de la mi-juillet. Les paisibles allées du célèbre parc bruissaient ainsi de conversations incongrues :

“Hé les filles, vous avez pas vu du Taupiqueur dans le coin ? Non, bon tant pis. Allez, bonne chasse et bonne fête nationale !”

Les deux garçons en débardeur replongent le nez dans leur smartphone avant de s’éloigner pendant que Calypso et Lorenz, étudiantes en arts plastiques de 17 et 18 ans, continuent leur quête effrénée de Pokemons.

Autour d’elles, des grappes de jeunes, le nez collé à leur smartphone, déambulent dans les allées du jardin du Luxembourg. Les petits groupes se croisent, s’interpellent dans une langue impénétrable pour le non-initié.

“Ah un Roucool !”, “Y’a de l’Excelangue partout ici… Mais moi c’est un Tauros que je veux”, “Ça chasse, ça chasse !”

Au nez et à la barbe des habitués du jardin du Luxembourg, c’est effectivement une véritable battue virtuelle qui est en train de prendre place.

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En images: Chasse géante de Pokémons au jardin du Luxembourg
  • © Mehdi Chebil, France 24

    Yves Furic, étudiant en informatique de 25 ans, est parti en quête de Pokemons avec une tablette. L’écran représente une carte du jardin du Luxembourg, sur laquelle apparaissent les bestioles virtuelles.

  • © Mehdi Chebil, France 24

    Les chasseurs de Pokemons, yeux rivés sur l’écran de leur smartphone, se déplacent en groupes de taille variable dans les allées du jardin du Luxembourg.



  • Calypso et Lorenz, étudiantes en arts plastiques, participent à la “chasse géante” du 14 juillet. Calypso, à gauche, a déjà parcouru 48 km pour chasser des Pokemons depuis qu’elle a téléchargé le jeu, le 6 juillet dernier.

  • © Mehdi Chebil, France 24

    Un Pokemon – qui est évidemment une créature virtuelle – apparaît sur l’écran de smartphone du joueur dans le décor bien réel du jardin du Luxembourg.

  • © Mehdi Chebil, France 24

    Raphaël Candelaresi, animateur de la page Facebook “Pokemon Go France”, a été surpris par le nombre de joueurs qui se sont déplacés malgré l’annulation de cette “chasse géante”.

  • © Mehdi Chebil, France 24

    Des joueurs de Pokemon Go se rassemblent dans le parc du Luxembourg. Même si l’essentiel du jeu se joue en solo, les yeux fixés sur son smartphone, les joueurs étaient contents d’échanger avec d’autres aficionados.

  • © Mehdi Chebil, France 24

    La pluie n’a pas dissuadé les joueurs les plus motivés.

Chasse virtuelle dans un décor bien réel

L’application mobile Pokemon Go superpose en effet des éléments virtuels – comme les fameux Taupiqueur, Roucool & Co – sur une carte représentant le monde réel.

C’est la principale différence avec les jeux vidéo traditionnels et leurs décors imaginaires : ici le joueur, géolocalisé grâce à son smartphone, est littéralement obligé de se déplacer dans le monde réel pour attraper et collectionner les Pokemons.

Cette formule ludique dite de “réalité augmentée” a emporté l’enthousiasme des joueurs, avec 15 millions de téléchargements au compteur, et fait saliver les financiers qui se sont rués sur l’action de l’éditeur de jeux vidéo Nintendo.

Ce raz-de-marée virtuel est également en train de déborder les autorités, comme le montrent les centaines de “chasseurs de Pokemons” présents jeudi, alors que le Sénat avait expressément demandé aux organisateurs d’annuler l’événement.

“On a posté l’événement sur Facebook dimanche à minuit. Lundi matin, on avait déjà plus de 1 000 participants. On a alors commencé à se renseigner et le Sénat nous a demandé d’annuler pour des raisons de sécurité”, explique à France 24 Raphaël Candelaresi, qui anime la page Facebook Pokemon Go France.

“C’est la fin des programmes minceurs pour les jeunes obèses !”

Les organisateurs ont finalement annoncé l’annulation de cette “chasse géante” alors que 4 500 personnes avaient déjà confirmé leur présence. L’accès au jardin du Luxembourg étant libre, rien n’empêchait les joueurs de venir braconner du Pokemon en toute tranquillité.

“Le fait que des centaines de personnes se soient quand même déplacées va à l’encontre des préjugés sur les geeks qui restent enfermés chez eux”, souligne Raphaël Candelaresi, qui est également ingénieur en informatique et développeur indépendant de jeu vidéo.

De fait, le jeu incite les participants à parcourir à pied de nombreux kilomètres pour attraper ou faire éclore des œufs de Pokemons.

Tablette à la main et veste de survêt’ estampillée Euro-2016, Yves Furic, 25 ans, accumule ainsi les kilomètres depuis qu’il a téléchargé l’application Pokemon Go, trois jours plus tôt. “Étant donné que c’est les vacances, c’est facile de passer beaucoup de temps à jouer et à marcher”, explique l’étudiant en informatique, qui a déjà parcouru 15 kilomètres pour attraper des Pokemons. “Hier, j’ai croisé deux personnes qui avaient fait le trajet entre L’Haÿ-les-Roses et la Tour Eiffel à pied, soit 20 bornes. Avec Pokemon Go, ce sont tous les programmes de minceur pour jeunes obèses qui vont disparaître !”, s’exclame Yves Furic.

Chasseurs devenus proies

La question de la monétisation et de l’utilisation des données personnelles collectées par les éditeurs du jeu ne semble pas effrayer les joueurs rencontrés au jardin du Luxembourg.

L’animateur de la page Facebook Pokemon Go France, Raphaël Candelaresi, se dit sensible à cette question mais ne se voit pas renoncer au jeu pour autant.

“On est déjà largement pistés par des boîtes comme Facebook ou Google, qui nous proposent des services gratuits agréables. Pour l’instant, ça ne m’a jamais porté préjudice”, explique l’ingénieur en informatique.

Pendant que la chasse bât son plein dans les allées du jardin, une autre battue virtuelle se prépare sans doute dans les couloirs des développeurs du jeu. Une chasse autrement plus lucrative où les joueurs – ou plus précisément leurs données personnelles – seront les proies.

“Pour jouer, j’ai dû m’inscrire avec mon compte Google. On a déjà un petit peu l’habitude de tout ça”, explique Yves Furic.

“Mais là, par précaution, je vais quand même créer un autre compte Google spécialement dédié pour jouer à Pokemon Go”

Première publication : 16/07/2016

  • Selon le ministère de la Santé, 303 personnes ont été soignées dans les hôpitaux de la région suite à l’attaque de Nice et 121 étaient encore hospitalisées. Samedi matin, seize corps demeuraient “encore non identifiés”. Le bilan pourrait encore s’alourdir, car il y a plus de 200 blessés.

    Près de 48 heures après l’attentat commis le soir du 14 juillet à Nice, de nombreuses personnes cherchent encore ce soir des proches dans les hôpitaux, sur les réseaux sociaux ou en parcourant la ville.Le Quai d’Orsay a mis en place un numéro d’urgence, le 01 43 17 56 46. Pour les familles des victimes, le CHU de Nice est joignable au 04 93 72 22 22.

    Avec AFP et Reuters

  • Plusieurs proches du Tunisien qui a tué 84 personnes jeudi à Nice, avec son camion, ont été interpellés vendredi et samedi et placés en garde à vue, indique une source militaire. L’ex-épouse du forcené est elle toujours en garde à vue samedi.

    Des membres de l’entourage de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, qui a tué 84 personnes jeudi 14 juillet à Nice avec son camion, ont été interpellés vendredi et samedi et placés en garde à vue, a-t-on appris de source judiciaire.

    Son ex-épouse était en outre toujours en garde à vue samedi matin. Parmi les personnes placées à leur tour en garde à vue, dont l’identité n’a pas été précisée par la source judiciaire, l’un d’entre eux a été interpellé vendredi et les trois autres samedi matin.

    Avec AFP

    Première publication : 16/07/2016

    Alors que l’enquête sur l’attentat de Nice tente de déterminer les motivations du tueur, la France entame ce samedi un deuil national de trois jours en hommage aux victimes tombées le 14 juillet.

    Après le choc, le recueillement. La France entame, ce samedi 16 juillet, trois jours de deuil national décrétés par le président François Hollande après l’attentat de Nice qui a fait au moins 84 morts. Vendredi, la mémoire des victimes de l’attaque a été honorée dans plusieurs villes du pays lors de plusieurs rassemblements spontanés ou organisés par les autorités locales.

    “Nous n’en avons pas terminé” avec le “terrorisme”, a déclaré François Hollande, qui réunira samedi à 9 h un nouveau conseil restreint de sécurité et de défense, alors que le pays est frappé pour la troisième fois en 18 mois avec un bilan global de 231 morts et des centaines de blessés.

    >> À lire sur Mashable : “L’appli “alerte attentat” du gouvernement a mis 3 heures à réagir à l’attaque de Nice”

    Parallèlement, l’enquête sur l’attentat de Nice s’attache à déterminer les motivations du tueur, un ressortissant tunisien résidant en France. Pour le Premier ministre, Manuel Valls, “c’est un terroriste sans doute lié à l’islamisme radical d’une manière ou d’une autre” qui a lancé son camion jeudi soir sur une foule rassemblée pour la Fête nationale.

    Toutefois, à la question “est-ce que ce soir vous êtes en mesure de nous dire qu’il est lié à l’islam radical”, son ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a répondu “non” sur la chaîne TF1.

    “Aucune pratique religieuse affichée”

    L’homme, qui a été abattu par la police après avoir semé la mort sur deux kilomètres de la célèbre Promenade des Anglais, est un père de famille de 31 ans décrit par ses voisins à Nice comme n’ayant aucune pratique religieuse affichée, taciturne, violent notamment envers son ex-femme, voire comme un déséquilibré.

    Pour le procureur de Paris, François Molins, patron des magistrats antiterroristes français, cette attaque meurtrière, non revendiquée, correspond “très exactement aux appels permanents au meurtre des jihadistes”.

    >> À lire sur France 24 : “Nice, impuissante face aux radicalisations”

    L’homme, un chauffeur-livreur, en instance de divorce, était “totalement inconnu des services de renseignement (…) et n’avait jamais fait l’objet de la moindre fiche ni du moindre signalement de radicalisation”, a-t-il déclaré. Il était en revanche connu de la justice pour des “faits de menaces, violences, vols et dégradations commis entre 2010 et 2016”.

    Les enquêteurs ont retrouvé à bord du camion frigorifique de 19 tonnes deux pistolets automatiques et des armes factices. Son ex-femme a été placée en garde à vue.

    Le Chef de l’État a annoncé une prolongation pour trois mois supplémentaires de l’état d’urgence qui devait s’achever le 26 juillet. Ce régime d’exception, décrété après les attentats du 13 novembre, facilite notamment les perquisitions et l’assignation à résidence de suspects.

    >> À lire sur France 24 : “Attentat de Nice : qu’est-ce que la réserve opérationnelle ?”

    L’organisation État islamique (EI) menace régulièrement la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale dans ces deux pays.

    Toutefois, ses communiqués et publications ne mentionnaient pas vendredi la tuerie de Nice.

    Avec AFP

    Première publication : 16/07/2016