Archive for July 25th, 2016

Adel Kermiche, l’un des deux auteurs de l’attentat commis mardi dans une église de Seine-Maritime, était connu des services antiterroristes français. Le jeune homme de 19 ans avait tenté de rallier deux fois la Syrie.

L’identité de l’un des auteurs de l’attentat dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, mardi 26 juillet, est désormais connue. L’un des deux auteurs a été “formellement identifié” comme étant Adel Kermiche, a annoncé mardi 26 juillet le procureur de la République de Paris, François Molins.

>> À lire sur France 24 : Attentat à Saint-Étienne-du-Rouvray : de l’impossibilité de sécuriser les sites chrétiens

Cet individu, né le 25 mars 1997 à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), n’avait “aucune condamnation sur son casier judiciaire” mais était “toutefois connu de la justice antiterroriste”, a indiqué le procureur. Adel Kermiche avait été mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste après deux tentatives de départ en Syrie en mars et mai 2015.

Conférence de presse du procureur de Paris, François Molins

Le jeune terroriste est mis en examen une première fois en mars 2015 pour “association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme”. Après une deuxième tentative avortée de gagner la Syrie en mai de la même année, il est de nouveau mis en examen et placé en détention provisoire jusqu’au 18 mars 2016. À cette date, Adel Kermiche sort de prison pour rejoindre le domicile de ses parents, à Saint-Étienne-du-Rouvray, où il est assigné en résidence sous contrôle judiciaire.

Porteur d’un bracelet électronique

Le parquet de Paris fait appel de cette assignation à résidence et demande qu’Adel Kermiche soit maintenu en détention dans l’attente de son procès, sans succès. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris confirme, le 25 mars dernier, la décision du juge d’instruction d’assigner le jeune homme à domicile, sous surveillance électronique, et assorti d’un contrôle judiciaire.

Le jeune homme n’avait le droit de quitter le domicile de ses parents qu’entre 8 h 30 et 12 h 30 les jours de semaine et entre 14 h et 18 h les samedis, dimanches et jours fériés. “C’est pendant l’un de ces créneaux horaires qu’il a commis son forfait”, note Cyril Vanier, chroniqueur à France 24. Selon le récit livré par François Molins, le jeune homme et son complice ont fait irruption dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray vers 9 h 25. Ils ont ensuite assassiné le prêtre Jacques Hamel, un homme âgé de 86 ans avant d’être abattus par les forces de l’ordre.

>> À lire sur France 24 : Jacques Hamel, le prêtre tué dans son église, un homme “chaleureux, très apprécié de la population”

Le deuxième auteur de l’attentat est toujours en cours d’identification, a fait savoir le procureur. “S’agissant du second terroriste neutralisé par les services d’intervention spécialisés, son identification formelle est toujours en cours”, a indiqué François Molins. Une carte d’identité a été trouvée sur les lieux, avait précisé à l’AFP une source policière un peu plus tôt, une information qui n’a pas été confirmée par le procureur de la République. Mardi soir, des perquisitions se poursuivaient.

Un troisième individu, un mineur né 18 aout 1999 en Algérie, a été arrêté et placé en garde à vue. Il s’agit du frère cadet d’un individu faisant objet d’un mandat d’arrêt pour être parti en Syrie le 20 mars 2015 avec les papiers d’identité d’Adel Kermiche.

Le groupe terroriste État islamique a affirmé que cette attaque avait été exécutée par deux de ses “soldats”.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 26/07/2016

Après l’attentat meurtrier qui a frappé mardi l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, d’aucuns s’interrogent sur la sécurisation des lieux de cultes chrétiens. Le point sur le dispositif actuellement existant.

La menace d’une attaque contre un lieu de culte chrétien était redoutée ces derniers mois. “Croisés” occidentaux, “le royaume de la Croix”… Dans sa propagande, l’organisation État islamique s’emploie à cibler particulièrement l’Europe dans ses racines chrétiennes.



>> À lire sur France 24 : Le père Jacques Hamel, tué dans son église, était un homme “chaleureux et très apprécié de la population”

Depuis l’échec d’un projet d’attentat en avril 2015 contre une église catholique de Villejuif (Val-de-Marne, en région parisienne), attribué à un étudiant algérien de 24 ans, Sid Ahmed Ghlam, la menace était bien réelle. Elle s’est concrétisée mardi 26 juillet, lors de l’attentat qui a frappé l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Le prêtre, Jacques Hamel, qui célébrait la messe ce matin-là pour une poignée de fidèles, est assassiné par deux terroristes se réclamant de Daech.

Une protection des lieux chrétiens illusoire

Après les attentats de janvier 2015 contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo et un supermarché casher de Paris, le gouvernement avait déjà annoncé une “adaptation” du dispositif Vigipirate mis en place. Mais si les quelque 700 écoles et synagogues juives et plus de 1 000 des 2 500 mosquées sont protégées dans le cadre de l’opération Sentinelle, il paraît illusoire d’appliquer un même niveau de sécurité à la totalité des 45 000 églises catholiques, auxquelles s’ajoutent 4 000 temples protestants, dont 2 600 évangéliques, et 150 lieux de culte orthodoxes.

Actuellement, 1 227 sites chrétiens font l’objet d’une protection particulière. Selon un récent rapport parlementaire sur les moyens de lutte contre le terrorisme, le choix des sites à protéger s’est fait en concertation avec les préfets et les autorités cultuelles locales. Un état des lieux est adressé toutes les semaines à la mission de protection des lieux de culte.

Le choix de la surveillance d’un lieu de culte se fait au cas par cas en fonction de la fréquentation du lieu, de la médiatisation ou non du prêtre et des informations dont disposent les services de renseignement. Le dispositif peut aller de la simple patrouille durant l’office à une garde statique organisée jour et nuit.

La sécurité a notamment été renforcée autour de certains lieux particulièrement sensibles comme la cathédrale Notre-Dame de Paris ou la basilique du Sacré-Cœur, qui figurent parmi les endroits les plus visités au monde. Il a également été conseillé aux paroisses de n’ouvrir qu’un seul accès. Et à l’entrée, le personnel peut désormais demander aux visiteurs d’ouvrir leurs sacs, qu’ils n’ont cependant pas le droit de fouiller.

La vigilance, “ça ne tient pas dans la durée”

À deux reprises l’an dernier, pour les fêtes chrétiennes du 15-Août et de Noël, des instructions ont été données aux préfets et aux forces de police et de gendarmerie pour renforcer la vigilance autour des églises. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve mettait notamment en garde contre des “modes opératoires nouveaux” et des cibles “de plus en plus diversifiées”, soulignant l’exceptionnelle force symbolique” que constituerait une attaque contre une église.

“Juste après l’attentat déjoué de Villejuif, on avait fait attention à ne pas ouvrir toutes les portes des églises, on était vigilant à qui entrait, mais ça ne tient pas dans la durée, il faut être réaliste”, a expliqué Vincent Neymon, porte-parole adjoint de la conférence des évêques de France. “Nous savons aussi que l’État ne peut pas mettre des forces de l’ordre devant tous les lieux de culte, et même si c’était le cas, cela suffirait-il ?”

Cette attaque perpétrée sur un lieu saint va-t-elle changer le dispositif de sécurité actuellement mis en place sur l’Hexagone? La conférence des représentants des cultes en France qui se tient mercredi avec François Hollande le dira peut-être. “Tout sera fait pour protéger nos églises et nos lieux de culte”, a d’ores et déjà assuré le président français lors d’un appel téléphonique au pape François.

En attendant, la conférence des évêques de France plaide pour que églises restent “des lieux ouverts, des lieux d’accueil, conforme à l’esprit même de la religion catholique”. Et Vincent Neymon de conclure : “C’est par la cohésion que nous arriverons à vaincre, il faut à tout prix éviter les fractures, les replis au sein des communautés et de la société”.

Avec Reuters

Première publication : 26/07/2016

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Le chômage a connu son deuxième mois de hausse consécutive en juin. Mais l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi reste faible et le bilan depuis le début de l’année demeure positif.

Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a progressé de 0,1 % (0,2 % en France métropolitaine) en juin, a annoncé Pôle emploi mardi 26 juillet. Si la hausse reste faible, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit du deuxième mois consécutif au cours duquel le chomage augmente en France.

Après un début d’année positif pour l’emploi, la courbe du chômage est donc en train de s’inverser de nouveau. Une tendance déterminante pour le président François Hollande, qui a fait de la baisse du nombre de demandeurs d’emploi la condition de son éventuelle candidature pour un deuxième mandat.

Baisse du chômage de longue durée

Le chômage des jeunes est, en grande partie, responsable de cette hausse enregistrée au mois de juin. Sur un total de 5 400 nouveaux inscrits à Pole emploi, 4 000 ont moins de 25 ans.

Il existe, cependant, une bonne nouvelle pour l’emploi et le gouvernement dans ces nouvelles données. Le taux de chômage de longue durée (plus d’un an), qui progressait depuis des années, a enregistré une baisse significative de 0,9 %. Pour le ministère du Travail, il s’agit du signe “d’une incontestable amélioration de l’emploi“.

Le bilan du chômage depuis le début de l’année a également de quoi mettre du beaume au cœur de l’exécutif. Malgré les hausses de mai et juin, il y a 54 800 demandeurs d’emploi de moins que fin décembre 2015.

Première publication : 26/07/2016

Les fêtes de Bayonne, qui attirent chaque annéee plus d’un million de personnes durant cinq jours, débutent mercredi dans un contexte de menace terroriste. Les autorités ont adapté le programme et renforcé les mesures sécuritaires.

Certains posaient la question de leur annulation. Les Fêtes de Bayonne, dont c’est cette année la 80e édition, sont bien maintenues, mais sous haute sécurité. Ces cinq jours de célébrations, qui doivent s’ouvrir le mercredi 27 juillet 2016, débuteront dans un contexte de menace terroriste, après l’attentat qui a fait 84 morts au cours d’un autre rassemblement populaire à Nice, le 14 juillet dernier, et l’attaque de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, où les assaillants ont égorgé un prêtre et grièvement blessé un fidèle mardi 26 juillet.

Les 80es Fêtes de Bayonne s’ouvrent mercredi sous haute sécurité #AFPpic.twitter.com/DUdnaoKW6D

— AFP Bordeaux (@AFPBordeaux) 26 juillet 2016

Cet événement, “le cinquième plus gros rassemblement populaire au monde”, selon l’Office de tourisme de Bayonne, rassemble pendant cinq jours plus d’un million de “festayres” (les fêtards, en gascon), dans la cité basco-gasconne, qui compte à l’année moins de 50 000 habitants.

De mercredi à dimanche, une déferlante de fêtards en tenue traditionnelle tenue rouge et blanche va festoyer dans les rues de la ville.

“Pas de risque identifié”

Une menace particulière plane-t-elle sur cet acmé festif de l’été basque ? “Les services de l’État n’ont pas souhaité entrer dans le détail, en matière de renseignement […], dans l’hypothèse d’un éventuel attentat. Pour le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Pierre-André Durand, il n’y a pas de risque précis identifié. Le représentant de l’État indique ainsi que les effectifs en charge du renseignement ‘sont, comme toujours, extrêmement mobilisés, sans spécificité particulière liée aux Fêtes’”, indiquait le quotidien Sud-Ouest en fin de semaine dernière.

Pour ce qui est des mesures prises pour la sécurité, la ville et la préfecture ont annoncé des dispositions spécifiques, avec des renforts militaires et policiers, un programme modifié, ou encore un dispositif pour bloquer des véhicules.

D’abord, pour éviter toute intrusion d’une voiture ou d’un camion à l’intérieur des remparts de la ville, des chicanes seront installées aux différentes entrées, dont le nombre a été réduit de sept à quatre. “Cette organisation permet un contrôle systématique des entrées et sorties de tous les vehicules : [ces entrées] seront sécurisées par un pré-filtrage et des contrôles”, détaille la Ville sur son site internet. Autre mesure concernant les va-et-vient de véhicules : les livraisons ne pourront être effectuées qu’entre 7 h et 11 h et “dans le cadre d’un contrôle rigoureux”.

Les effectifs des forces de l’ordre et des services de secours ont également été augmentés, passant de 1 800 personnes l’an dernier à 1 900 cette année, auxquels seront associés 60 militaires de l’opération Sentinelle, un dispositif de l’armée déployé au lendemain des attaques de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l’Hypercasher, pour faire face à la menace terroriste.

Par ailleurs, les événements en zone fermée, comme les corridas et courses de vache, des contrôles et fouilles seront effectués.

“Crainte d’un bête mouvement de foule”

En plus de ce tour de vis sécuritaire, les organisateurs ont dû se résigner à annuler quelques manifestations traditionnelles, car elles entraînaient de trop fortes concentration de population. Ainsi, la soirée d’ouverture, qui rassemble chaque année une foule extrêmement dense sur la place de la mairie, a été modifiée. Pas de traditionnel lancé des clés de la ville par le roi Léon – mascotte locale–, qui par ce rituel confie la cité aux bons soin des fêtards pendant cinq jours et cinq nuits.

Le roi Léon est apparu, les clés de la ville ont été jetées, les fêtes de Bayonne 2015 peuvent commencer ! #FDB2015pic.twitter.com/Cr2iEGO7Xi

— Josselin Debraux (@jdebraux) 29 juillet 2015

Pas de “mascleta”, ce bruyant feu d’artifices qui lance les réjouissances. Exit, surtout, la “Journée des enfants”qui rassemblait, le jeudi, des milliers de gamins.

“Ces cinq jours ont quelque chose de spécial, ils célèbrent notre art de vivre, une tradition locale de la fête, alors ne pas y aller c’est quelque part laisser gagner ceux qui souhaitent nous terroriser”, estime Agnès Onaindia, 38 ans, une Basque qui chaque année participe, en famille, aux célébrations.

Mais malgré les mesures de sécurité prises, la jeune femme n’emmènera pas ses deux enfants en ville, “plus par crainte d’un bête mouvement de foule, dans cette athmosphère de peur, que par crainte d’une attaque”. Ce qui ne l’empêchera pas d’enfiler sa tenue rouge et blanche pour retrouver des amis dans les bars et les “peñas” (associations locales ) de la ville durant le week-end.

Pendant cinq jours et nuits, la ville vit au rythme de la musique, des danses, des chants et de la gastronomie locale. Courses de vache, corridas, tournois de pelote basque, “championnat du monde d’omelette aux piments”, défilé de “bandas” (fanfares) et corsos (défilé de chars) ponctuent les festivités. Ces fêtes comportent aussi leurs excès, avec parfois des débordements alcooliques et les accidents ou délits qui les accompagnent.

Les attentats récents vont-ils avoir raison de l’enthousiasme des festayres ? “Il y aura peut-être un peu moins de monde que d’habitude, mais pour l’instant toutes nos réservations sont maintenues et on garde la même mise en place que les années précédentes”, raconte Nicolas Berniolles, du bar “Le Guernika”. Le patron de cette institution du Petit Bayonne, le quartier qui concentre, la nuit venue, la foule la plus dense et la plus motivée, se dit “serein et sans crainte”.

Depuis leur création en 1932, les Fêtes de Bayonne n’ont été interrompues que de 1940 à 1944, pendant l’Occupation nazie.

Première publication : 26/07/2016

Après la prise d’otages survenue mardi matin dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, en Normandie, au cours de laquelle un prêtre a été tué et une personne grièvement blessée, de nombreuses figures religieuses ont exprimé leur solidarité.

“Un meurtre barbare”. C’est en ces termes que le pape François a qualifié, mardi 26 juillet, l’attaque survenue le matin même en l’Église Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), et revendiquée par l’organisation État islamique (EI). Le souverain pontife, qui doit s’envoler mercredi pour la Pologne à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ du 26 au 31 juillet), “a été informé et s’associe à la douleur et à l’horreur, condamne de la manière la plus radicale toute forme de haine et prie pour les personnes touchées”, a ajouté le Saint-Siège.

“Nous sommes particulièrement frappés parce que cette violence horrible est intervenue dans une église, un lieu sacré où s’annonce l’amour de Dieu, avec le meurtre barbare d’un prêtre et des fidèles touchés”, a poursuivi le Vatican dans son communiqué. Et de conclure, “cette nouvelle information terrible s’ajoute malheureusement à une série de violences ces derniers jours qui nous ont déjà bouleversés, suscitant une immense douleur et inquiétude”, a précisé le Vatican en se disant proche de la paroisse frappée et de l’ensemble du peuple français.

Réunion de crise à Cracovie

À Cracovie, en Pologne, l’équipe nationale qui supervise les 35 000 jeunes Français catholiques, présents aux Journées mondiales de la jeunesse, tient en ce moment une réunion de crise. “L’innommable arrive”, a déclaré l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, depuis Cracovie, où il assistait aux JMJ. “Je crie vers Dieu, avec tous les hommes de bonne volonté. J’ose inviter les non-croyants à s’unir à ce cri”, a ajouté le prélat, qui précise qu’il sera “dès ce soir dans son diocèse auprès des familles et de la communauté paroissiale très choquée”.

Pour voir les images et les vidéos sur vos tablettes et mobiles, cliquez ici.

#SaintEtienneDuRouvray Communiqué de Mgr D. Lebrun, archevêque de Rouen suite à la tuerie survenue mardi 26 juillet. https://t.co/6Arv8hCC2H

— Eglise Catholique (@Eglisecatho) 26 juillet 2016

Exprimant “sa solidarité aux catholiques de France”, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a dénoncé un “acte horrifiant et terrifiant”, appelant “les responsables des différents cultes (à) se rencontrer, échanger et combattre les discours de haine”.

Solidarité et Sincères condoléances du #CFCM aux Chrétiens de France suite à l’attentat de #SaintEtienneDuRouvray. Appel à l’Unité nationale

— CFCM (@CfcmOfficiel) 26 juillet 2016

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a également déploré un “assassinat odieux” qui “marque une nouvelle étape dans la progression du terrorisme en France”.

#Actu – Le Père Jacques Hamel de l’église de #SaintEtienneDuRouvray a été sauvagement tué aujourd’hui… pic.twitter.com/fymq0EB4Am

— CRIF (@Le_CRIF) 26 juillet 2016

Cibler les “croisés”

Dans sa propagande, l’EI appelle régulièrement ses partisans à cibler les dirigeants “croisés” occidentaux et “le royaume de la Croix”, expression semblant désigner l’Europe.

Une attaque contre un lieu de culte chrétien était redoutée en France, notamment depuis l’échec d’un projet d’attentat en avril 2015 contre une église catholique de Villejuif (Val-de-Marne), attribué à un étudiant algérien de 24 ans, Sid Ahmed Ghlam. L’homme avait été arrêté avant qu’il puisse mettre son projet à exécution.

Le gouvernement avait alors annoncé une “adaptation” du dispositif Vigipirate mis en place après les attentats de janvier 2015 contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo et un supermarché casher de Paris.

Mais si les quelque 700 écoles et synagogues juives et plus de 1 000 des 2 500 mosquées sont protégées dans le cadre de l’opération Sentinelle, il paraît illusoire d’appliquer un même niveau de sécurité à la totalité des 45 000 églises catholiques, auxquelles s’ajoutent 4 000 temples protestants, dont 2 600 évangéliques, et 150 lieux de culte orthodoxes.

Cette attaque s’ajoute à une série d’attentats qui ont touché la France ces derniers mois dans ses symboles les plus forts : sa fête nationale, (attentat du 14 juillet à Nice), sa liberté de la presse (Charlie Hebdo), sa liberté (attentats de 13 novembre).

Avec AFP

Première publication : 26/07/2016

Le prêtre Jacques Hamel, 86 ans, tué mardi dans son église, à Saint-Etienne-du-Rouvray, par deux hommes se revendiquant du groupe État islamique (EI), était un homme “très actif” , “toujours présent” pour les autres.

Le père Jacques Hamel, âgé de 86 ans, était un homme bon, qui a “toujours été au service” des autres, a déclaré, mardi 26 juillet, Philippe Maheut, le vicaire général du diocèse de Rouen. Cet écclésiastique, né en 1930 à Darnétal, une commune de Seine-Maritime, a été égorgé dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen. L’homme, ordonné prêtre en 1958 avait fêté son jubilé d’or en 2008.

Il officiait depuis 10 ans en tant que prêtre auxiliaire dans cette église de Saint-Étienne-du-Rouvray. “Il était toujours présent pour célébrer les baptêmes, les mariages, les obsèques, pour rencontrer des personnes. C’était quelqu’un de très actif”, a ajouté le vicaire.

Interrogé par Libération, le père Auguste Moanda Phuati, curé de la paroisse de Saint-Etienne-du Rouvray depuis cinq ans, décrit Jacques Hamel comme quelqu’un de “chaleureux, simple, vivant modestement”, et “très apprécié de la population”. Le père assassiné le secondait à la paroisse et célébrait la messe pendant lorsqu’il était absent. “J’ai appris ce qu’il s’était passé en allumant la télévision”, raconte le prêtre, bouleversé, avant d’ajouter : “[Nous n’avions] jamais reçu de menaces”.

“À la mosquée, on est abasourdis”

Kalminthe Gomis, un habitant de Saint-Étienne-du-Rouvray et fidèle de l’église où officiait le prêtre Jacques Hamel, a raconté aux Observateurs de France 24 qu’il était “un homme très gentil, très impliqué dans la vie de la commune”. Puis il poursuit : “Il prêtait souvent des salles à d’autres communautés religieuses, que ce soit des catholiques d’autres églises ou la communauté musulmane.”

Jacques Hamel célébrait son office quand deux hommes ont pénétré dans l’église avant de l’égorger. Les assaillants ont été abattus par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI). L’attaque a été revendiquée par le groupe État islamique (EI).

Le président du Conseil régional du culte musulman de Haute-Normandie, en charge de la mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray, s’est dit “effaré par le décès de mon ami”. “Je ne comprends pas, toutes nos prières vont vers sa famille et la communauté catholique”, a déclaré Mohammed Karabila. “C’est quelqu’un qui a donné sa vie aux autres. On est abasourdis à la mosquée”, a-t-il ajouté.

Cette nouvelle attaque survient après une série d’attentats qui a visé ces derniers mois les symboles de l’identité française : ses lieux de sorties, ses terrasses, la fête du 14-Juillet et désormais sa culture judéo-chrétienne.


Lettre paroissiale du père Jacques Hamel, publiée en juin 2016 sur le site internet de la paroisse de Saint-Étienne-du-Rouvray.



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Première publication : 26/07/2016

Cinq jours après la mise en examen de cinq individus, deux hommes ont été placés en garde à vue dans le cadre des investigations sur l’attentat de Nice. Les enquêteurs cherchent toujours à savoir si Mohamed Lahouaiej Bouhlel a bénéficié de soutiens.

Deux hommes, interpellés lundi 25 juillet, ont été placés en garde à vue dans l’enquête sur l’attentat de Nice qui a fait 84 morts le 14 juillet, a appris l’AFP auprès d’une source proche de l’enquête. “Les enquêteurs cherchent à déterminer si le Tunisien Mohamed Lahouaiej Bouhlel a pu bénéficier de soutiens logistiques”, a précisé cette source.

Quatre hommes, âgés de 21 à 40 ans, et une femme de 42 ans avaient été mis en examen le 21 juillet et placés en détention provisoire dans le cadre de cette enquête. Les investigations ont montré que l’acte de Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait été “mûri” pendant plusieurs mois et qu’il avait bénéficié de “complicités” et de “soutiens”, avait alors affirmé le procureur de Paris, François Molins.

Inconnus des services antiterroristes

Chokri C., Mohamed Oualid G. et Ramzi A. ont été mis en examen pour “complicité d’assassinats en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste”. Ramzi A. est poursuivi pour “infractions à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste”, comme un couple d’Albanais, Artan H. et Enkeledja Z., soupçonnés d’avoir participé à la fourniture du pistolet avec lequel Mohamed Lahouaiej Bouhlel a tiré sur des policiers avant d’être abattu.

À l’instar du tueur, jamais fiché pour radicalisation islamiste, les cinq mis en examen étaient inconnus des services antiterroristes.

Avec AFP

Première publication : 26/07/2016

Une prise d’otages a eu lieu, mardi, dans une église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen. Les agresseurs, qui retenaient cinq personnes, ont assassiné le prêtre, avant d’être abattus. Le groupe État islamique a revendiqué cet attentat.

• Un prêtre a été égorgé lors d’une prise d’otages perpétrée par deux hommes armés de couteaux mais aussi de “faux engins explosifs” et d’une arme de poing, dans une église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen (Seine-Maritime), mardi 26 juillet au matin. Une femme a été gravement touchée, deux autres personnes ont également été blessées. Les deux agresseurs ont été abattus.

• François Hollande, qui s’est rendu sur place, a indiqué que les “deux terroristes se réclamaient de Daech”. Le groupe État islamique a également revendiqué l’attaque.

• La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête. Le président Hollande réunira mercredi matin la conférence des représentants des cultes.

>> À lire sur France 24 : Jacques Hamel, le prêtre tué dans son église, un homme “chaleureux très apprécié de la population”

• François Hollande s’est exprimé mardi soir depuis l’Élysée. “Attaquer une église, tuer un prêtre, c’est profaner la République qui garantit la liberté de conscience”, a-t-il déclaré.

• L’un des deux terroristes, le seul identifié formellement mardi en fin de soirée, s’appelait Adel Kermiche. Âgé de 19 ans, “il n’avait aucune condamnation sur son casier” mais était connu des des services anti-terroristes pour avoir tenté de se rendre “sur zone irako-syrienne” à deux reprises en 2015.



>> À lire sur France 24 : Adel Kermiche avait tenté de rallier deux fois la Syrie

• D’abord placé en détention provisoire en mai 2015, il a ensuite été, le 18 mars 2016, “placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une assignation à résidence avec un bracelet électronique”. Il était domicilié chez ses parents à Saint-Étienne-du-Rouvray.

• Le second terroriste est “en cours d’identification”.

• Un mineur a été placé en garde à vue en fin de matinée mardi. Il s’agit du “frère cadet d’un individu faisant objet d’un mandat d’arrêt pour être parti en Syrie le 20 mars 2015 avec les papiers d’identité d’Adel Kermiche”, a détaillé François Molins, procureur de la République de Paris.

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Première publication : 26/07/2016

Une prise d’otages a eu lieu, mardi matin, dans une église de Saint-Étienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, près de Rouen. Les agresseurs, qui ont assassiné le prêtre à l’arme blanche, ont été abattus. Les motivations restent pour l’heure inconnues.

Deux hommes armés de couteaux se sont retranchés, mardi 26 juillet, au matin, dans une église de Seine-Maritime (Normandie) avec plusieurs otages, a-t-on appris de source policière. Le prêtre a été assassiné et une femme gravement blessée parmi les quatre à six otages présents dans cette église, située à Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen.

L’assaut a été de courte durée, et les deux preneurs d’otages ont été “neutralisés”, selon un porte-parole du minisitère de l’Intérieur.

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Prise d’otages Saint Etienne du Rouvray plusieurs blessés évacués. @BCazeneuve attendus sur place @RTLFrancepic.twitter.com/gzzvHhi7qh

— frederic veille (@fredveille) 26 juillet 2016

Selon le correspondant de France 3 Jean-Marc Pitte, présent sur place, le prêtre a été assassiné et une femme gravement blessée. Les agresseurs étaient en possession d’armes blanches. Ils ont été abattus par la police.

Le président François Hollande et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve se rendent sur place.

Lors d’une attaque aux motivations encore inconnues, deux hommes sont entrés dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray et ont pris les personnes présentes en otages, durant la messe du matin. C’est une religieuse ayant pu s’échapper qui a donné l’alerte en appelant la police, suscitant l’intervention rapide de la BRI (Brigade de recherche et d’intervention) et du Raid. Le prêtre a été éxécuté par les deux preneurs d’otage, avant qu’ils ne tentent de prendre la fuite et se fassent éxécuter en sortant de l’édifice. Une opération de déminage est en cours autour et à l’intérieur du monument.

La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête, a indiqué le parquet. L’enquête a été confié à la sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a-t-on précisé de même source.

Prise d’otages dans une église : “Une opération de déminage est en cours”



Avec AFP et Reuters.

Première publication : 26/07/2016

Une enquête préliminaire pour “abus d’autorité” a été ouverte après le signalement déposé mardi par l’avocat de la policière municipale, Sandra Bertin. Une procédure qui vise à vérifier les allégations de la niçoise.

La polémique sur la sécurité à Nice n’en finit pas de rebondir. Le parquet de Nice a ouvert mardi 26 juillet une enquête préliminaire pour abus d’autorité à la suite

du signalement fait par la policière municipale qui affirme avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur, a-t-on appris auprès du procureur Jean-Michel Prêtre. Les investigations viseront à vérifier les faits dénoncés par Sandra Bertin, chef de service de la police municipale de Nice. À la suite de ces révélations, Bernard Cazeneuve a déposé plainte contre Sandra Bertin pour diffamation.

Lundi, deux signalements ont été déposés, l’un par l’avocat de la policière municipale, l’autre par Christian Estrosi, premier adjoint de la ville de Nice, président de la métropole et de Paca, et le maire de Nice Philippe Pradal, a précisé le procureur.

Dernier épisode en date : Sandra Bertin, la chef de service de vidéosurveillance de la ville, a en effet déclaré ce week-end qu’une “personne pressée” du ministère de l’Intérieur lui avait donné pour instruction de mentionner la présence de policiers nationaux sur les lieux de l’attentat et de rendre un rapport dans une forme “modifiable”. Mais la policière n’aurait pas eu affaire à un membre du cabinet de Cazeneuve, selon une information révélée lundi 25 juillet par Europe 1.

La radio affirme avoir pu consulter la copie du courriel envoyé le 15 juillet à 17 h 35 transmis par la fonctionnaire de police. D’après la même source, le courriel a été adressé à une fonctionnaire de police ne faisant pas partie du cabinet de Bernard Cazeneuve mais à une commissaire de police travaillant à l’état-major de la Direction centrale de la sécurité publique.

La mission de cette dernière consiste à centraliser les informations sur tous les principaux faits qui surviennent en France pour les transmettre à son directeur central et au directeur général de la police. “Et si la commissaire a demandé une version “modifiable”, ce n’est pas pour falsifier quoi que ce soit, a expliqué la direction de la police à Europe 1, c’est simplement pour pouvoir faire du copier-coller, et reprendre tels quels des éléments transmis par la police municipale dans la note d’information de la sécurité publique.

Un rapport de police “confus”, selon Le Monde

L’avocat de la policière, Maître Adrien Verrier, tient un tout autre discours. “Si les révélations selon lesquelles la personne qui était au bout de fil était effectivement un commissaire de police de l’état-major qui n’appartenait pas au cabinet, cela voudrait dire que cette personne a également menti sur sa qualité et a également utilisé une qualification qui n’était pas la sienne”, a assuré le juriste à des journalistes. “Si cette personne fait bien partie d’une direction centrale, il s’agit d’un état-major qui est structurellement relié directement avec le ministère de l’Intérieur”, a-t-il ajouté.

“Nous avons formalisé le signalement au procureur de la République avec toutes les pièces justificatives, avec tous les noms, tous les détails de manière à permettre le cas échéant au parquet, s’il l’estime nécessaire, de faire toute la lumière et toutes les investigations sur les faits qui sont dénoncés”, a en outre précisé l’avocat. La “pression psychologique dont elle parle […] a duré à peu près une heure le 15 juillet”.

D’après Le Monde, le rapport que Sandra Bertin a finalement transmis aux autorités de la police nationale ne précise pas les positions respectives des policiers municipaux et nationaux en faction” mais “détaille quasiment seconde par seconde le parcours du camion conduit par Mohamed Lahouaiej Bouhlel, dès le moment où il est signalé sur la promenade des Anglais”.

Le mémo que la direction départementale de la sécurité publique des Alpes-Maritimes a rédigé le 15 juillet, après s’être entretenu avec Sandra Bertin, est “beaucoup plus confus”, selon le quotidien. La position des policiers nationaux y est mentionnée mais de façon “erronée”. Pour sa défense, le ministère de l’Intérieur affirme qu’il ne disposait pas alors de “tous les éléments”.

“Le pot de terre contre le pot de fer”

Employée par la Ville de Nice, Sandra Bertin est accusée par des élus du Parti socialiste d’être instrumentalisée par Les Républicains (LR, opposition). Sur Twitter et Facebook, la jeune femme affichait ouvertement son soutien à l’ex-maire de Nice et actuel président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Christian Estrosi. Ses comptes ont été supprimés dans la nuit de dimanche à lundi. “Je ne suis encartée ni chez les Républicains ni dans aucun parti” et “nous ne sommes pas proches” avec Christian Estrosi, a affirmé la policière mardi, dans un entretien au Parisien. “Quel intérêt j’aurais à inventer cela ?”, interroge-t-elle.

“Cette personne n’est pas du tout instrumentalisée, elle a une personnalité très forte, suffisamment forte pour affronter cette tempête judiciaire”, a fait valoir son avocat. Et de conclure : “Notre but c’est d’essayer de faire en sorte que pour une fois, le pot de terre puisse gagner contre le pot de fer.”

Avec AFP et Reuters

Première publication : 26/07/2016