Archive for July 28th, 2016

Deux hommes, soupçonnés d’avoir voulu participer aux attentats du 13 novembre à Paris, ont été arrêtés en Autriche et remis aux autorités françaises vendredi. Au terme de leur garde à vue, les suspects ont été écroués et mis en examen.

L’enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris progresse. Deux hommes, soupçonnés d’avoir voulu participer aux attentats parisiens, ont été arrêtés en Autriche et mis en examen puis écroué à Paris vendredi 29 juillet, a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Adel H., Algérien de 29 ans, et Mohamad U., Pakistanais de 35 ans, ont été mis en examen pour “association de malfaiteurs terroriste”, a précisé la source. Les deux hommes avaient été interpellés dans un centre de réfugiés en Autriche en décembre et faisaient l’objet d’un mandat d’arrêt européen émis par la France.

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La justice française les suspecte d’avoir cherché à gagner la France, à l’automne dernier, pour participer aux attaques de novembre à Paris et Saint-Denis qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés.

“Accomplir une mission”

Les deux suspects mis en examen vendredi avaient débarqué sur l’île grecque de Leros le 3 octobre, en se mêlant au flux des réfugiés syriens, en même temps que les deux Irakiens, non identifiés, qui se sont fait exploser près du Stade de France. À leur arrivée à Leros, les futurs kamikazes du stade avaient franchi les contrôles sans problème, mais la police grecque avait découvert que leurs passeports étaient des faux et les avait placés en détention.

Ils avaient été incarcérés jusqu’au 28 octobre, puis avaient gagné l’Autriche où ils étaient hébergés dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile jusqu’à leur interpellation, le 10 décembre. Après son arrestation en Autriche, Adel H. avait dit aux enquêteurs avoir voulu se rendre en France pour “accomplir une mission”, selon sa déposition dont l’AFP a eu connaissance.

Le suspect algérien aurait rejoint l’EI en février 2015, et Mohamad U. est soupçonné d’avoir été un artificier pour deux groupes jihadistes pakistanais réputés proches d’Al-Qaïda.

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Les attentats, revendiqués par l’organisation État islamique, ont été perpétrés par plusieurs commandos d’une dizaine d’hommes dans la salle de concerts du Bataclan, dans plusieurs rues de la capitale et près du Stade de France. Concernant ces derniers, les “investigations se poursuivent et n’ont pas encore abouti”, selon le parquet de Salzbourg.

Avec AFP

Première publication : 29/07/2016

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Face à des géants comme Google, Nu Dot Co, soupçonnée d’être une société écran d’un grand acteur du secteur, a remporté vendredi l’enchère pour exploiter le nom de domaine .web, adjugé à 135 millions de dollars. Un record pour une extension internet.

Le .web va-t-il devenir le prochain .com ? La mystérieuse société Nu Dot Co semble le croire : elle a offert la somme record de 135 millions de dollars à l’Icann (l’organisme qui gère les noms de domaine) pour remporter l’enchère afin de pouvoir exploiter commercialement le .web, vendredi 29 juillet.

Nu Dot Co a proposé davantage que des mastodontes comme Google, le géant allemand de l’Internet United Internet ou alors le spécialiste américain des services internet Web.com.

Trois fois plus que le précédent record

Ces enchères ont pulvérisé le record du prix payé pour une extension internet, détenu jusqu’à présent par le spécialiste des noms de domaine GMO Registry, qui a payé 41,5 millions de dollars pour obtenir les droits sur le .shop.

Cet achat permettra à Nu Dot Co de tirer tous les bénéfices d’une exploitation commerciale du .web. En clair, il pourra vendre et louer le droit d’avoir une adresse internet en .web.

D’où la féroce bataille pour l’acquisition de la nouvelle extension. “Chacun cherche le prochain .com et le .web est un bon candidat”, explique le site spécialisé dans l’hébergement internet The Whir. Les avantages du .web : le terme est connu de tous, court et facile à mémoriser. “Un nouveau site cherchera toujours en premier à disposer d’un .com, mais le .web a le potentiel d’être le deuxième sur sa liste des priorités”, assure Mark Medina, directeur des noms de domaine pour la société d’hebergement DreamHost, interrogé par The Whir.

Nu Dot Co, vous avez dit Nu Dot Co ?

Reste que l’affaire a failli ne pas se conclure. Plusieurs concurrents de Nu Dot Co ont protesté devant les tribunaux californiens contre l’offre de cette mystérieuse société qui est capable de mettre 135 millions de dollars sur la table. Leur soupçon : qu’un autre grand acteur du Web finance en sous main cette entreprise pour ensuite récupérer le .web à un prix d’ami. Les juges ont rejeté le recours la semaine dernière.

Plusieurs observateurs soupçonnent le géant américain Verisign (qui gère déjà le .com et le .net) d’être derrière le gagnant de l’enchère. Dans leur dernier rapport financier, ce groupe américain a, ainsi, précisé avoir pris un “engagement de 130 millions de dollars pour la gestion futur de droits contractuels” qui pourrait couvrir la quasi totalité de la somme mise sur la table par Nu Dot Co. Verisign n’a pas commenté ces rumeurs.

Ce ne serait pas la première fois qu’un groupe établi s’appuie sur une autre société moins connue pour participer aux enchères de l’Icann pour les nouveaux noms de domaine. WordPress avait fait de même pour obtenir l’extension .blog en mai 2016. “Restez anonyme nous a permis d’avoir un élément de surprise et ne pas éveiller la méfiance d’éventuels concurrents”, avait reconnu Matt Mullenweg, le PDG d’Automattic, le groupe qui gère la célèbre plateforme de blogs WordPress.

Le processus pour l’attribution des nouvelles extensions internet a commencé en 2012. L’Icann a, jusqu’à présent, obtenu 230 millions de dollars en vendant les droits pour 16 suffixes, comme le .buy (acheté par Amazon pour 4,5 millions de dollars), le .hotels (pour lequel Booking.com a payé 2,2 millions de dollars) ou encore le .app (obtenu par Google pour 25 millions de dollars).

Première publication : 29/07/2016

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À la surprise générale, Londres a décidé de suspendre sa décision sur le chantier nucléaire d’Hinkley Point. Une mauvaise nouvelle pour EDF due au nouveau contexte politique et économique après le vote sur la sortie de l’UE du Royaume-Uni.

Pris de court. EDF qui venait tout juste de donner, jeudi 28 juillet, le très attendu feu vert à son mégaprojet à 21,4 milliards d’euros pour construire deux réacteurs nucléaires de dernière génération EPR à Hinkley Point dans le sud de l’Angleterre, ne s’attendait pas au moratoire posé dans la foulée par le nouveau gouvernement britannique.

Londres va se pencher “attentivement sur ce projet et rendra sa décision au début de l’automne”, a indiqué Greg Clark, le ministre britannique des Affaires économiques et de l’Énergie.

Le Brexit est passé par là



Ce nouveau retard pour un projet dans les tuyaux depuis 2007 a forcé la direction du géant français de l’électricité à annuler en catastrophe la conférence de presse célébrant le début du chantier et la signature des contrats qui devait avoir lieu ce vendredi. “Les tentes étaient encore en place, mais les VIP ne viendront pas”, a commenté Simon Jack, l’envoyé spécial de la BBC à Hinkley Point.

Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Levy, croyait pourtant avoir fait le plus dur pour mettre en branle un chantier qui lui tient à cœur et qu’il qualifie de “stratégique pour l’avenir de la filiale nucléaire française”. Il avait obtenu l’accord du conseil d’administration malgré les réticences des syndicats, la démission de deux responsables du groupe (le directeur financier et un administrateur) opposés au projet, et s’était assuré le soutien de l’État, actionnaire majoritaire d’EDF.

Mais le Brexit est passé par là. Le gouvernement mis en place par la Premier ministre Teresa May, après le vote en faveur d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE) est plus réticent que le précédent sur le projet Hinkley Point.

Peur de la Chine

La raison la plus évidente est financière. Certes, la construction des deux EPR ne devrait pas coûter un centime à la Grande-Bretagne puisque l’intégralité est prise en charge par EDF (66 %) et son partenaire chinois China General Nuclear Power Corporation (CGN). Mais l’addition devrait être salée pour Londres une fois les deux réacteurs mis en route, théoriquement en 2025.

En effet, lors des négociations en 2008 pour allouer le contrat de construction à EDF, le gouvernement britannique avait garanti au groupe français un prix de 92,50 livres sterling (109 euros) par unité d’électricité, proche de celui du marché. Mais le coût de l’électricité a chuté depuis et Londres va devoir payer de sa poche la différence si cette tendance se confirme, ce qui a des chances de se produire avec le développement des énergies renouvelables. L’Office national britannique de l’audit (NAO) est parvenu à la même conclusion et a chiffré, début juillet, le coût pour le Trésor public – et par conséquent pour le contribuable – à 30 milliards de livres sterling (35 milliards d’euros).

Pour le gouvernement de Teresa May, le problème n’est pas seulement financier, mais sécuritaire. La nouvelle équipe au pouvoir se méfie de la participation d’un acteur chinois à ce projet. L’actuel chef de cabinet de Teresa May, Nick Timothy, a par le passé soupçonné ouvertement Pékin de vouloir profiter de Hinkley Point pour “introduire des faiblesses dans le système informatique [de la centrale] qui permettrait de couper la production d’énergie britannique”. En renvoyant du gouvernement l’ancien chancelier de l’échiquier (ministre des Finances) George Osborne, très favorable aux relations commerciales avec la Chine, Teresa May a aussi voulu rompre avec la politique accommodante de la précédente équipe au pouvoir envers la première puissance asiatique, souligne le Financial Times.

Hinkley Point en otage ?

Cette décision inattendue de faire traîner le début du chantier pourrait aussi être une tactique de Londres dans le contexte des négociations sur le Brexit. “Theresa May peut-elle utiliser Hinkley Point comme moyen de pression sur Hollande ?”, se demande Anne-Sylvaine Chassany, correspondante du Financial Times à Paris sur Twitter. Le gouvernement français veut voir Hinkley Point se concrétiser et sait que tout retard risque d’alourdir un prix à payer très élevée pour EDF. Voire trop pour certains, dont le directeur financier démissionnaire Thomas Piquemal. Londres espère peut-être que Paris se montre plus ouvert aux propositions britanniques sur l’avenir de ses relations économiques avec l’UE pour s’assurer que le dossier de Hinkley Point se concrétise au plus vite.

Mais jouer la montre peut aussi se retourner contre le Royaume-Uni. L’île va avoir besoin de nouvelles sources d’électricité à partir de 2025, date à la quelle le pays va fermer toutes les centrales à charbon et ses réacteurs nucléaires les plus anciens. Les deux EPR de Hinkley Point doivent prendre le relais et assurer 7 % de l’ensemble de l’électricité sur le sol britannique.

Downing Street n’a donc pas intérêt à laisser trop longtemps ce projet en suspens… à moins d’avoir un plan B. Se reposer sur les énergies renouvelables ne serait pas possible, car “il est fort peu probable de mobiliser suffisamment de sources d’énergie à temps”, note The Guardian. La seule option, d’après la BBC, serait de construire des nouvelles centrales au gaz beaucoup plus polluantes que les EPR, ce qui signifierait que la Grande-Bretagne tire un trait sur les engagements pris lors de la COP21.

Première publication : 29/07/2016

Trois personnes étaient en garde à vue vendredi matin, dont un demandeur d’asile syrien, dans le cadre de l’enquête sur l’attaque jihadiste dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, et deux autres ont été relâchées.

Trois personnes étaient en garde à vue vendredi 29 juillet dans l’enquête sur l’attaque terroriste perpétrée dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, au cours de laquelle le prêtre Jacques Hamel a été assassiné. Deux autres personnes ont été relâchées.

La sœur d’Abdel Malik Petitjean, l’un des auteurs de la prise d’otages, et l’ami de cette dernière, interpellés mercredi, ont été relâchés jeudi soir, selon des sources citées par l’AFP. “Ils ont livré des indications intéressantes sur son parcours, mais aucun élément ne montre leur implication dans les faits”, selon une source proche de l’enquête.

En revanche, un Français, également dans l’entourage familial de Petitjean, était toujours en garde à vue. L’homme âgé de 30 ans, qui réside en Meurthe-et-Moselle, intéresse les enquêteurs qui cherchent à savoir “s’il aurait pu avoir connaissance d’un projet d’attentat fomenté par le tueur”, a expliqué la même source.

Un mineur de 16 ans dont le frère, proche d’Adel Kermiche, l’autre auteur de l’attaque, est parti dans la zone irako-syrienne en mars 2015, était toujours entendu.

Interpellation d’un réfugié syrien

Enfin, un Syrien a été interpellé jeudi dans un centre d’accueil de demandeurs d’asile de l’Allier, selon cette source qui confirmait des informations de La Montagne. “La photocopie d’un passeport syrien a été retrouvée au domicile d’Adel Kermiche et les enquêteurs cherchent à savoir s’il pourrait s’agir de cet homme”, a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, dans des procédures distinctes, deux hommes, fichés S, étaient toujours en garde à vue : un Français de 20 ans qui s’était rendu en Turquie début juin avec Petitjean avant d’en être refoulé, et un homme chez qui a été retrouvé, le 24 juillet, deux jours avant l’attaque de Saint-Étienne-du-Rouvray, une vidéo dans laquelle une personne, ressemblant fortement à Petitjean, prête allégeance à l’organisation État Islamique (EI), qui a revendiqué l’attaque contre l’église.

Avec AFP

Première publication : 29/07/2016

Trois personnes étaient en garde à vue vendredi matin, dont un demandeur d’asile syrien, dans le cadre de l’enquête sur l’attaque jihadiste dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, et deux autres ont été relâchées.

Trois personnes étaient en garde à vue vendredi 29 juillet dans l’enquête sur l’attaque terroriste perpétrée dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, au cours de laquelle le prêtre Jacques Hamel a été assassiné. Deux autres personnes ont été relâchées.

La sœur d’Abdel Malik Petitjean, l’un des auteurs de la prise d’otages, et l’ami de cette dernière, interpellés mercredi, ont été relâchés jeudi soir, selon des sources citées par l’AFP. “Ils ont livré des indications intéressantes sur son parcours, mais aucun élément ne montre leur implication dans les faits”, selon une source proche de l’enquête.

En revanche, un Français, également dans l’entourage familial de Petitjean, était toujours en garde à vue. L’homme âgé de 30 ans, qui réside en Meurthe-et-Moselle, intéresse les enquêteurs qui cherchent à savoir “s’il aurait pu avoir connaissance d’un projet d’attentat fomenté par le tueur”, a expliqué la même source.

Un mineur de 16 ans dont le frère, proche d’Adel Kermiche, l’autre auteur de l’attaque, est parti dans la zone irako-syrienne en mars 2015, était toujours entendu.

Interpellation d’un réfugié syrien

Enfin, un Syrien a été interpellé jeudi dans un centre d’accueil de demandeurs d’asile de l’Allier, selon cette source qui confirmait des informations de La Montagne. “La photocopie d’un passeport syrien a été retrouvée au domicile d’Adel Kermiche et les enquêteurs cherchent à savoir s’il pourrait s’agir de cet homme”, a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, dans des procédures distinctes, deux hommes, fichés S, étaient toujours en garde à vue : un Français de 20 ans qui s’était rendu en Turquie début juin avec Petitjean avant d’en être refoulé, et un homme chez qui a été retrouvé, le 24 juillet, deux jours avant l’attaque de Saint-Étienne-du-Rouvray, une vidéo dans laquelle une personne, ressemblant fortement à Petitjean, prête allégeance à l’organisation État Islamique (EI), qui a revendiqué l’attaque contre l’église.

Avec AFP

Première publication : 29/07/2016

Le Produit intérieur brut est resté stable au deuxième trimestre, alors qu’il était attendu en hausse de 0,3 %, selon l’Insee. Malgré tout, le ministère des Finances continue de tabler sur “croissance de 1,5 % en 2016”.

La hausse attendue n’a pas été au rendez-vous. Alors qu’une augmentation de 0,3 % du Produit intérieur brut (PIB) était escomptée, l’activité économique a stagné en France au deuxième trimestre, a annoncé vendredi 29 juillet l’Insee dans une première estimation pour cette période.

Le ministère des Finances a jugé que le chiffre était “décevant au regard des prévisions” mais il a aussitôt assuré que l’économie française restait sur une “dynamique de reprise” et que cela ne remettait “pas en cause la prévision de croissance de 1,5 % en 2016”.

La consommation des ménages stable

Moteur traditionnel de croissance dans l’Hexagone, la consommation des ménages a stagné au deuxième trimestre, après avoir été dynamique au premier (+1,2 %).

Les dépenses de consommation alimentaires ont notamment nettement reculé, de 0,7 %, après +0,4 % sur les trois premiers mois de l’année, et la consommation en services a baissé de 0,1 %, contre +0,7 %, “contrecoup après l’achat des billets de l’Euro-2016 de football au premier trimestre” et résultat de l'”infléchissement des dépenses en hébergement-restauration”, détaille l’Insee.

Les dépenses d’investissement se sont pour leur part repliées de 0,4 % après avoir augmenté de 1,3 % au premier trimestre. Dans le détail, celles des entreprises ont baissé de 0,2 % et celles des administrations publiques de 1,7 %. La production totale, de biens et de services, a aussi légèrement reculé (-0,2 %). Dans la construction, secteur qui commençait tout juste à donner des signes de reprise, elle a baissé de 0,6 %, après +0,3 % au premier trimestre.

Le commerce extérieur – avec notamment un net repli des importations en produits manufacturés et en hydrocarbures bruts – a en revanche contribué positivement au PIB, de 0,3 point.

Avec AFP

Première publication : 29/07/2016

Dans un entretien accordé au journal Le Monde, le Premier ministre Manuel Valls s’est dit, vendredi, “favorable” à une interdiction du financement étranger des mosquées, souhaitant “inventer une nouvelle relation” avec l’islam de France.

Dans un entretien accordé au journal Le Monde, à paraître vendredi 29 juillet, le Premier ministre Manuel Valls s’est dit “favorable” à une interdiction du financement étranger des mosquées, souhaitant “inventer une nouvelle relation” avec l’islam de France.

>> À lire sur France 24 : Dans un rapport, des sénateurs prônent un islam “de” France

“Il faut une remise à plat et inventer une nouvelle relation avec l’islam de France”, a indiqué le chef du gouvernement. Il s’est notamment dit “favorable à ce que, pour une période à déterminer, il ne puisse plus y avoir de financement de l’étranger pour la construction des mosquées” et souhaite “que les imams soient formés en France et pas ailleurs”.

Pour faire face aux jihadistes et le salafisme “qui n’a pas sa place en France”, “tous les citoyens ont un rôle à jouer et les musulmans, aussi bien sûr, dans la lutte contre la radicalisation”.

Prêtre égorgé: un “échec” dans le suivi judiciaire d’un des terroristes

Il est également revenu sur la décision de justice, qui a ordonné la libération d’un des deux auteurs de l’attaque terroriste de Saint-Etienne-du-Rouvray. Selon lui, la décision de l’assigner à résidence sous bracelet électronique est un “échec, il faut le reconnaître”.

Et d’ajouter : “Cela doit conduire les magistrats à avoir une approche différente, dossier par dossier, compte tenu des pratiques de dissimulation très poussées des jihadistes”. Le Premier ministre a précisé qu’il ne sera pas “celui qui, au mépris de tout équilibre des pouvoirs, tomberait dans la facilité de rendre ces juges responsables de cet acte de terrorisme”.

“Nicolas Sarkozy perd ses nerfs “

Par ailleurs, le chef du gouvernement a répondu sèchement aux attaques de Nicolas Sarkozy contre le gouvernement, après les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray.

“Nicolas Sarkozy perd ses nerfs. Être lucide face à la menace, ce n’est pas basculer dans le populisme”, a asséné Manuel Valls. Le chef de l’opposition de droite avait estimé que la gauche était “tétanisée” par “la violence et la barbarie”, et avait accusé l’exécutif de se réfugier derrière des “arguties juridiques” pour ignorer les propositions de son camp en matière de lutte contre le terrorisme.

“Certains cherchent à discréditer la gauche en alimentant les peurs pour se constituer un capital politique, a-t-il ajouté. Mais ni la primaire de la droite ni l’élection présidentielle ne justifient de telles attitudes.”

Avec AFP

Première publication : 29/07/2016