Jean-Pierre Chevènement pressenti pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France

Jean-Pierre Chevènement pressenti pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France

Jean-Pierre Chevènement, dont le nom est évoqué par l’exécutif pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France, considère qu’il s’agit d’une “tâche difficile” à laquelle “on ne peut pas se dérober”.

Pressenti pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France, Jean-Pierre Chevènement, leader du Mouvement des citoyens, n’a pas fermé la porte à une telle éventualité.

“Je considère que c’est une tâche difficile mais d’une importance très grande du point de vue de l’intérêt national, a-t-il déclaré mercredi 3 août à l’AFP. On ne peut pas refuser d’apporter sa contribution à cette tâche. C’est une tâche difficile, mais à laquelle on ne peut se dérober”, a-t-il insisté.

Le chef de l’État François Hollande avait évoqué, mardi soir, de façon informelle le nom de l’ancien ministre de la Défense de François Mitterrand, connu pour son attachement à la laïcité, pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France, créée en 2005 mais ankylosée par des dissensions internes.

“C’est une tâche difficile”

Le ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a souligné “l’autorité dans ce débat” de Jean-Pierre Chevènement. “Il y a besoin d’une personnalité qui puisse être un médiateur fort, à la fois ferme sur les grands principes de la laïcité, et ouvert, pour permettre à l’ensemble des cultes d’assurer leur exercice dans le cadre de la République”

Quant à la demande de la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, pour qu’une femme prenne la tête de cette fondation, le porte-parole du gouvernement a refusé toute “polémique”. “Sur ce sujet il y n’y aura pas de modifications”, a-t-il ajouté. Et d’assurer que le nom de Jean-Pierre Chevènement avait été évoqué “de manière très claire”.

Un choix contesté

#Chevenement 77 ans à la tête de la #FondationPourLesOeuvresDeLislamDeFrance il n’y a pas de français de confession musulmane à la hauteur ?

— Nathalie Goulet (@senateur61) 3 août 2016

Sur Twitter, la sénatrice centriste Nathalie Goulet, auteure d’un rapport sur l’organisation et le financement de l’islam en France, a contesté ce choix. “Il n’y a pas de Français de confession musulmane à la hauteur ?”, s’est-elle interrogée sur le site de microblogging.

Une critique quant à l’arrivée possible de Jean-Pierre Chevènement, 77 ans, qui trouve un écho au sein même du gouvernement. Interrogée sur France Info, mercredi, Laurence Rossignol, a estimé que “le bon profil, c’est d’abord quelqu’un de culture musulmane, qui ait une connaissance de la subtilité humaine de l’islam”.

Jean-Pierre Chevènement communiquera sa position officielle à la rentrée.

Avec AFP

Première publication : 03/08/2016

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