Archive for August 14th, 2016

Après l’assassinat fin juillet du père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray, la sécurité a été renforcée autour du sanctuaire de Lourdes, ce 15 août, où convergent des milliers de pèlerins pour les célébrations de l’Assomption.

Les catholiques célébraient lundi 15 août l’Assomption et priaient “pour la France”, notamment à Lourdes, placée sous très haute sécurité en raison de la menace terroriste.

En clôture de son homélie sur le thème de la miséricorde, le cardinal et archevêque de Lyon Philippe Barbarin, qui préside les cérémonies de Lourdes cette année, a dit “penser […] à la France, bouleversée par tant de souffrances dans ces derniers mois depuis janvier 2015 [attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher], et encore cruellement atteinte le mois dernier [attentat dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray]”.

“Je voudrais me retourner vers tous les croyants”, a-t-il ajouté, lors de la messe en plein air, tenue sous le soleil sur la prairie des sanctuaires de Lourdes. “Mais aussi vers les juifs, parce que la Vierge Marie, c’est une jeune fille de leur peuple […], me tourner aussi vers les musulmans qui aiment Marie […] et puis à tous les autres croyants”, a-t-il ajouté.

Le dispositif de sécurité mis en place à #Lourdes pour le pèlerinage du 11 au 16 août #AFPpic.twitter.com/mNYTNXQdYO

— Agence France-Presse (@afpfr) 15 août 2016

La cérémonie religieuse comme l’ensemble du pèlerinage sont placés sous très haute sécurité : des policiers et militaires en treillis, arme en bandoulière, patrouillent dans les lieux saints, un hélicoptère a survolé le site pendant la messe. Au total, quelque 500 membres des forces de sécurité sont déployés pour ce pèlerinage, dont 300 renforts.

Unité entre les communautés

“Je prierai pour qu’il y ait une unité dans notre pays entre les communautés”, a déclaré Joëlle, médecin généraliste de 61 ans venue de Perpignan. “Nous venons pour prier pour la paix dans le monde entier, qui semble être dans le chaos”, a pour sa part indiqué Piet Tarappa, chef d’entreprise indonésien, venu de Jakarta avec 35 pèlerins et un évêque. “Il y a tant de crises dans le monde, nous souhaitons que Marie donne la paix en tant que mère du monde”, a-t-il ajouté.

Dans tout le pays, le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, a appelé les fidèles à “prier pour la France” face aux “épreuves” qu’elle “traverse”, et à faire sonner les cloches des églises à midi.

Les croyants sont également invités à se “recueillir dans une église” et à “allumer une bougie” en hommage à Jacques Hamel, assassiné le 26 juillet en pleine messe à Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, lors d’un attentat revendiqué par l’organisation État islamique (EI).

>> À relire sur France 24 : “Hommage interreligieux au père Hamel : ‘Opposer l’amour à la haine'”

À Lourdes, cette prière pour la France doit avoir lieu dans l’après-midi à la grotte de Massabielle où, selon l’Église catholique, une jeune bergère, Bernadette Soubirous, a vu une apparition de la Vierge Marie en 1858.

Avec AFP

Première publication : 15/08/2016

MSF soutient depuis 2006 l’hôpital de Rutshuru, l’un des rares établissements hospitaliers au Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. Après 10 ans de présence de l’ONG, la médecine du quotidien a pris le pas sur l’urgence humanitaire.

Médecins sans frontières (MSF) est arrivée au Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, en pleine urgence humanitaire. De mouvements rebelles en guérillas venues du Rwanda voisin, la région s’est installée dans l’insécurité et MSF dans la durée.

L’ONG vient de fêter ses 10 ans de présence à l’hôpital de Rutshuru, dans l’est du Nord-Kivu, où la situation sécuritaire est toujours précaire. Néanmoins, une grande organisation humanitaire censée traiter l’urgence peut-elle raisonnablement rester sur le long terme sans déroger à sa mission ? En plein questionnement sur ses raisons de rester ou de partir, MSF continue de former des médecins et des infirmières à l’hôpital de Rutshuru.

Pierre Mukuetala Ili-Apanda a obtenu son diplôme de chirurgien à Kinshasa, mais c’est à Rutshuru qu’il s’est perfectionné. “Après Rutshuru, on peut aller partout dans le monde”, dit-il. Témoignage, en son et en images.


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Première publication : 15/08/2016

Une quarantaine de personnes ont été légèrement blessées dimanche soir à Juan-les-Pins, sur la Côte d’Azur, à la suite d’un mouvement de panique dû à la crainte d’un attentat. En cause, des pétards jetés depuis une voiture.

La psychose semble avoir gagné la côte méditerranéenne depuis l’attentat qui a visé la ville de Nice le 14 juillet dernier et fait 85 morts. De nombreuses personnes ont été légèrement blessées dans la soirée du dimanche 14 août à Juan-les-Pins, dans la commune d’Antibes (Alpes-Maritimes) à la suite d’un mouvement de panique dû à la peur d’un attentat, ont indiqué les pompiers. Les victimes ont été prises en charge sur place par les pompiers qui se refusaient à communiquer tout bilan précis en début de nuit.

L’incident, survenu vers 22 h 30 dans le quartier de la Pinède, connu pour son festival de jazz et ses bars de nuit, aurait été provoqué par des pétards jetés depuis une voiture, selon la radio France Bleu Azur, qui évoque 40 blessés.

Juan-les-Pins : aucun attentat mais un important mouvement de foule. #JuanLesPins#AlpesMaritimeshttps://t.co/J9uoxfqzgU

— France Bleu Azur (@francebleuazur) 14 août 2016

“Terrasses dévastées”

Des témoignages ont aussi évoqué une voiture au moteur puissant rappelant des bruits de pétard. Les policiers étaient en train de visionner les images de vidéosurveillance pour retrouver l’auteur éventuel de ces incidents.

Le mouvement de panique a poussé des clients attablés en terrasse à se réfugier à l’intérieur des établissements. Le quotidien Nice-Matin a mis en ligne des photos et des vidéos présentant des scènes sur lesquelles les tables de restaurant ont été renversées dans la panique dans ce quartier de nuit.

Un témoin a raconté à l’AFP avoir “vu courir beaucoup de gens” dans un “mouvement de foule dû à la panique”, selon lui. Les victimes ont été prises en charge par “de nombreux pompiers et ambulances”. “La police a bouclé le centre-ville”, a-t-il dit, y compris “la Pinède de Juan-le-Pins”. “J’ai vu des terrasses dévastées, des chaises renversées et des restaurants ouvrir pour accueillir les blessés.”

Avec AFP

Première publication : 15/08/2016

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies, dimanche, devant la mairie de Bastia (Haute-Corse), pour protester deux jours après une violente altercation entre trois famille maghrébines et des jeunes Corses à Sisco.

Environ 500 personnes ont participé dimanche 14 août à Bastia à un rassemblement dans une atmosphère tendue au lendemain d’une violente rixe entre jeunes Corses et trois familles d’origine maghrébine, ayant fait cinq blessés à Sisco (Haute-Corse).

“Un différend a éclaté [samedi] entre les membres de trois familles, d’origine maghrébine, et des jeunes de la région de Sisco qui ont reçu le renfort de proches”, a indiqué dimanche en fin d’après-midi le parquet de Bastia dans un communiqué. Une enquête en flagrance a été ouverte “pour violence en réunion”, “pour en établir l’origine”, a-t-il indiqué à l’AFP. Car les faits sont encore confus.

“Cette altercation a entraîné différentes violences notamment par jets de pierre, coups et jets de bouteilles. Trois véhicules automobiles ont, par ailleurs, été incendiés. La gendarmerie est parvenue à maîtriser la situation, d’une grande violence, et à prendre en charge les cinq personnes blessées qui ont été admises au centre hospitalier de Bastia”, poursuit le parquet dans le communiqué.

Pour voir les images ci-dessous, cliquez ici

A la #Une de Corse-Matin du lundi 15 août #pressehttps://t.co/qwyEUWgNoF#Corsepic.twitter.com/qH9QWOl6BU

— Corse-Matin (@Corse_Matin) 14 août 2016

Burkinis, photos et insultes

Une jeune fille mineure, témoin des affrontements, a livré sa version des faits. Elle a indiqué que la rixe avait éclaté alors que plusieurs femmes qui se baignaient en burkini ont été prises en photo par des touristes. Un groupe de jeunes gens d’origine maghrébine a alors proféré des insultes, selon elle.

>> À lire sur France 24 : La piste criminelle privilégiée après l’incendie d’une salle de prière musulmane à Ajaccio

Plusieurs hommes plus âgés sont ensuite arrivés, munis de hachettes, s’en prenant à un groupe de jeunes gens corses, âgés de 15 à 18 ans qui étaient sur la plage. Affolés, ces derniers ont appelé leurs parents, qui sont à leur tour intervenus. La situation a gravement dégénéré. Deux personnes ont été blessées avec des harpons, a indiqué la jeune fille.

“Le ton est monté”, “les gens du village sont descendus”, a-t-elle ajouté, précisant que les pneus de plusieurs de leurs voitures avaient été crevés par des femmes maghrébines, tandis que les villageois ont renversé une voiture et incendié deux autres véhicules appartenant à des membres de la communauté maghrébine.

Burkinis interdits à Sisco

Une centaine de policiers et gendarmes ont été envoyés sur place pour ramener le calme. La section de recherches d’Ajaccio a été saisie de l’enquête. Le maire PS de Sisco, Ange-Pierre Vivoni, a pris lundi un arrêté interdisant le burkini sur les plages de sa commune.

Les cinq personnes blessées ont toutes quitté l’hôpital dimanche en fin d’après-midi a précisé le parquet à l’AFP. Aucun des protagonistes n’a encore été entendu par les gendarmes.

À l’issue de la manifestation dimanche, une délégation a été reçue à la préfecture de Bastia. À la sortie, dans une ambiance très tendue, la foule a crié “aux armes, on va monter parce qu’on est chez nous” et s’est dirigée vers le quartier Lupino, un quartier populaire et métissé de Bastia dont les gendarmes mobiles ont bloqué l’entrée.

Peu après les manifestants sont allés jusqu’à l’hôpital où un jeune homme d’origine maghrébine, blessé samedi, était hospitalisé. Des CRS venus en renfort se sont positionnés à proximité et ont fait usage de gaz lacrymogènes après avoir été la cible de projectiles, a constaté une journaliste de l’AFP.

Après les incidents de #Siscu, première analyse et appel au calme pic.twitter.com/6esTKq7fJa

— Gilles Simeoni (@Gilles_Simeoni) 14 août 2016

Appel au calme

Dès samedi, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a condamné “avec force ces violences” et “assuré de la mobilisation de ses services dans le cadre de l’enquête” judiciaire “pour faire la lumière sur ces faits intolérables et interpeller les auteurs”.

Le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, et celui de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, ont lancé un “appel au calme et au refus de toute réaction inappropriée”, condamnant “les comportements provocateurs et des actes violents de la part de personne extérieures à la commune”, accompagnés “selon les témoins d’une revendication explicitement communautariste”.

Dans un tweet, le président du Conseil départemental de Haute-Corse, François Orlandi a demandé que cette “agression inacceptable” soit “sanctionnée”. Mais “l’appel au calme et au sang-froid est nécessaire pour éviter que les amalgames stigmatisent toute une communauté qui souhaite vivre en paix dans une île où elle travaille depuis des décennies et où, souvent, ses enfants sont nés”, écrit-il.

Hier, un heure et demi de réunion avec une trentaine de Sischesi, y compris les victimes: pas l’ombre d’une trace de position raciste.

— Jean-Guy Talamoni (@JeanGuyTalamoni) 15 août 2016

Avec AFP

Première publication : 15/08/2016