Archive for August 16th, 2016

Un arbre tombé sur une voie ferrée à la suite d’un violent orage a provoqué, mercredi, un accident de train près de Montpellier, dans lequel huit personnes ont été grièvement blessées.

Un orage serait à l’origine de l’accident. Un TER a percuté à 140 km/h un arbre tombé sur la voie, mercredi 17 août, près de Saint-Aunès, à l’est de Montpellier. Huit personnes ont été “grièvement blessées”, dont une prise en charge “en urgence absolue”, selon les pompiers.

Le train, qui reliait Nîmes à Montpellier avec 219 passagers à bord, a percuté un arbre déraciné lors d’un gros orage de grêle qui s’est abattu en début d’après-midi, ont précisé les secours. Le conducteur, qui fait partie des blessés légers, “est particulièrement choqué”, selon la SNCF.

#accident#ter#montpellier premier bilan, 1 urgence absolue héliportée au CHU et 8 blessés #sncfpic.twitter.com/XqedpHshr1

— France3Languedoc (@F3Languedoc) August 17, 2016

Le TER, qui n’a pas déraillé, présentait un impact frontal et sur le côté gauche de la voiture de tête, a décrit Christophe Risdorfer, le directeur départemental des services d’incendie et secours de l’Hérault. D’importants moyens de secours ont été mobilisés, avec des hélicoptères et quelque 80 pompiers. Selon la SNCF, “l’accès est très compliqué, avec notamment de gros grêlons”.

Une partie des blessés et l’ensemble des passagers du train ont été évacués à la salle des fêtes de Saint-Aunès, avant d’être acheminés par bus vers la gare de Montpellier pour reprendre leur voyage.

Parmi eux, Justine, 24 ans, originaire du Luxembourg, et Virginie, 35 ans, originaire de Nîmes, étaient encore sous le choc. Les deux jeunes femmes étaient assises à l’avant du train. “On était dans le train lorsque des grêlons de la taille d’une balle de ping-pong sont tombés, puis on a entendu comme une explosion, le train a tremblé pendant quelques secondes et puis j’ai vu des gens qui avaient la tête en sang”, raconte Justine.

À une centaine de mètres du lieu de l’accident, les agents de la SNCF équipés de tronçonneuses tentaient de dégager les voies ferrées encombrées par le tronc d’arbre et ses branchages. L’arbre a ensuite été dégagé et le TER accidenté devait être remorqué par une motrice diesel. La circulation des trains, totalement interrompue sur ce tronçon, devait reprendre sur une voie dans la soirée, la SNCF espèrant un retour à la normale du trafic jeudi matin.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 17/08/2016

Cinq personnes impliquées dans la rixe survenue samedi à Cisco, en Haute-Corse, ont été placées en garde à vue, mercredi, selon le parquet. On ne connaît toujours l’origine exacte de l’échauffourée.

Quatre jours après la rixe sur la plage de Sisco, en Haute-Corse, qui a provoqué une polémique en France sur le port du burkini, cinq personnes ont été placées en garde à vue, a déclaré, mercredi 17 août, le parquet. Ces personnes se sont présentées spontanément aux forces de l’ordre, avait annoncé plus tôt dans la journée une source judiciaire.

A la #Une de Corse-Matin du lundi 15 août #pressehttps://t.co/qwyEUWgNoF#Corsepic.twitter.com/qH9QWOl6BU

— Corse-Matin (@Corse_Matin) 14 août 2016

Les origines de la rixe ne sont toujours pas clarifiées. Certains témoins ont évoqué un différend lié à des photos prises par des touristes de baigneuses en burkini, un maillot de bain qui recouvre le corps de la tête au pied, sur la plage. Mais à ce stade, les investigations n’ont pas permis de confirmer ou de démentir la présence de ces baigneuses, a précisé une source proche de l’enquête.

La rixe, qui a éclaté samedi entre les membres de trois familles, d’origine maghrébine, et des jeunes de la région de Sisco qui ont reçu le renfort de proches, a fait cinq blessés légers.

Hier, un heure et demi de réunion avec une trentaine de Sischesi, y compris les victimes: pas l’ombre d’une trace de position raciste.

— Jean-Guy Talamoni (@JeanGuyTalamoni) 15 août 2016

Le burkini en question

Sans attendre que l’enquête aboutisse, le maire PS de Sisco, Ange-Pierre Vivoni, avait annoncé lundi avoir pris un arrêté interdisant le burkini sur les plages de sa commune, après les incidents violents de samedi, “pour protéger la population”.

Après Cannes, le maire de Villeneuve-Loubet, autre commune des Alpes-Maritimes, a interdit le port de cette tenue de bain couvrant le corps, et celui du Touquet (Pas-de-Calais) a annoncé mardi qu’il en préparait également un.

À Cannes, depuis l’entrée en vigueur de l‘arrêté anti-burkini le 28 juillet, dix femmes ont été contrôlées, a indiqué une porte-parole de la mairie. La plupart ont fait le choix de quitter d’elles-mêmes la plage mais trois autres, qui ont refusé de retirer leur burkini, ont dû s’acquitter d’une amende de 38 euros.

Après avoir été débouté par le tribunal administratif de Nice, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a fait appel devant le Conseil d’État sur la légalité de l’arrêté de Cannes, qu’il juge illégal et discriminatoire.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 17/08/2016

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Contrairement aux sombres prévisions, les chiffres du chômage de juillet publiés mercredi montrent un recul du nombre de demandeurs d’emploi en Grande-Bretagne malgré le choc économique du Brexit, survenu le 23 juin dernier.

Contre toute attente, le nombre de demandeurs d’emploi en Grande-Bretagne a baissé en juillet en dépit du choc provoqué par le vote du mois précédent pour la sortie du pays de l’Union européenne, montrent les statistiques officielles publiées mercredi 17 août.

L’institut national de la statistique, l’ONS, a fait état d’une diminution de 8 600 du nombre de chômeurs le mois dernier, après une hausse de 900 en juin.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 9 500 des effectifs du chômage en juillet.

Une enquête publiée le 5 août par un institut représentant le secteur du recrutement suggère que la baisse des embauches à durée indéterminée a été en juillet la plus forte depuis 2009.

Chiffres publiés trois semaines après le Brexit

La Banque d’Angleterre prévoit quant à elle une nette remontée du chômage en raison des incertitudes créées par la victoire des partisans du Brexit au référendum du 23 juin.

Les chiffres de juillet publiés mercredi ont été calculés sur la base des données disponibles au 14 juillet, soit trois semaines après le scrutin, et pourraient donc n’intégrer qu’en partie l’impact de celui-ci, ont prévenu des économistes. Les statistiques de l’ONS montrent aussi que le taux de chômage en Grande-Bretagne est resté stable sur la période avril-juin à 4,9 %, comme attendu par le consensus.

Parallèlement, les rémunérations, primes et bonus inclus, ont augmenté de 2,4 % en rythme annuel sur le trimestre, contre +2,3 % sur les trois mois à fin mai, un chiffre lui aussi conforme aux attentes.

Avec Reuters

Première publication : 17/08/2016

Le Premier ministre, Manuel Valls, a apporté son soutien mercredi aux maires des communes côtières qui ont fait le choix d’interdire le port du burkini sur leurs plages. Le Premier ministre se refuse toutefois à légiférer en la matière.

Manuel Valls a pris fait et cause pour les maires qui ont interdit le port du burkini sur leurs plages. “Je comprends les maires qui, dans ce moment de tension, ont le réflexe de chercher des solutions, d’éviter des troubles à l’ordre public“, indique le Premier ministre. Et d’insister: “Je soutiens donc ceux qui ont pris des arrêtés, s’ils sont motivés par la volonté d’encourager le vivre ensemble, sans arrière-pensée politique”.

>> À re(voir) sur France 24 : “Burkini : laïcité contre liberté”

Cette mise au point intervient en pleine polémique alors que quelques mairies côtières de France, de Corse jusqu’au Pas-de-Calais, ont pris des arrêtés pour interdire ce type de tenue de plage couvrant le corps et la tête des femmes, parfois même sans avoir constaté son usage.

“Les plages, comme tout espace public, doivent être préservées des revendications religieuses. Le burkini n’est pas une nouvelle gamme de maillots de bain, une mode. C’est la traduction d’un projet politique, de contre-société, fondé notamment sur l’asservissement de la femme”, explique le Premier ministre, qui juge toutefois que le législateur n’a pas à intervenir en la matière.

Pas de législation prévue

Derrière le burkini, “il y a l’idée que, par nature, les femmes seraient impudiques, impures, qu’elles devraient donc être totalement couvertes. Ce n’est pas compatible avec les valeurs de la France et de la République. Face aux provocations, la République doit se défendre”, argumente-t-il.

Le Premier ministre n’entend toutefois pas légiférer en la matière. “Avant de penser à légiférer, nous ferons appliquer la loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public – nous le rappellerons, avec le ministre de l’Intérieur, aux préfets et aux forces de sécurité. Les autorités musulmanes doivent aussi condamner le voile intégral, condamner les actes de provocation qui créent les conditions d’une confrontation.”

Manuel Valls lance également un appel aux musulmans : c’est à eux, “à leurs autorités, à leurs familles, dans leurs engagements personnel, professionnel, social, de dire qu’ils rejettent cette vision mortifère de l’islam”.

Premières verbalisations

Trois femmes ont par ailleurs été verbalisées le week-end dernier sur les plages de Cannes (Alpes-Maritimes), rapporte le Parisien/Aujourd’hui en France dans son édition de mercredi.

Les trois femmes, âgées de 29, 32 et 57 ans, ont dû s’acquitter d’une amende de 38 euros lors du week-end du 15 août, a indiqué le cabinet du maire LR, David Lisnard, au quotidien.

Six autres femmes se baignant en étant couvertes ont également été rappelées à l’ordre, sans être verbalisées, et “ont quitté la plage sans faire de difficulté”, a-t-on précisé de même source au journal.

Après avoir été débouté par le tribunal administratif de Nice, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) attend une décision du Conseil d’État sur la légalité de l’arrêté de Cannes, qu’il conteste.

Avec AFP

Première publication : 17/08/2016