Archive for August 18th, 2016

Le nombre de migrants vivant dans la “jungle” de Calais a augmenté de 53 % depuis juin, passant de 4 486 à 6 901, selon les chiffres de la préfecture.

Désormais, 6 901 migrants vivent dans la “jungle” de Calais, a annoncé la préfecture du Pas-de-Calais vendredi 19 août. Depuis la création du nouveau camp au printemps 2015 et le début de l’accentuation de la crise migratoire, ce nombre n’a jamais été aussi élevé.

Cette hausse de 2 415 migrants résulte d’un nouveau recensement effectué mercredi 17 août, sous la supervision du sous-préfet de Calais, selon un communiqué de la préfecture, qui rappelle avoir compté 4 486 migrants lors de la dernière opération du genre en juin. En deux mois, le nombre de migrants a donc augmenté de 53 %.

Les associations évoquent plus de 9 000 migrants

En octobre 2015, la préfecture avait décompté 6 000 migrants. La population avait ensuite décru, tombant à 3 500 au printemps dernier, sous l’effet d’une série de mesures prises par l’État pour faire quitter la “jungle” aux migrants.

Les associations ont, elles, des chiffres plus importants que ceux de la préfecture. Ainsi, d’après un comptage réalisé par L’Auberge des Migrants et Help Refugees du 6 au 9 août, 9 106 personnes vivent sur le site.

Les statistiques prennent en compte les places occupées dans les installations en dur du centre Jules-Ferry (250) et du Centre d’accueil provisoire (1 500), et les places sous tente ou dans des cabanes.


Avec AFP

Première publication : 19/08/2016

Un sexagénaire de confession juive, portant la kippa, a été blessé au couteau, vendredi à Strasbourg, par un homme qui a des antécédents psychiatriques et qui a été interpellé dans la foulée.

Un sexagénaire qui portait la kippa a été poignardé, vendredi matin à quelques centaines de mètres de la grande synagogue de Strasbourg, par un homme qui a été interpellé peu après l’agression.

L’agresseur présumé, un homme d’une quarantaine d’années avec des antécédents psychiatriques, selon une source policière, aurait crié “Allah Akbar” en blessant sa victime à l’abdomen avec un couteau, selon plusieurs témoignages recueillis par l’AFP.

Un récidiviste souffrant de troubles psychiatriques

Selon le grand rabbin de Strasbourg, René Gutman, le suspect est un récidiviste. Il avait déjà agressé une personne de confession juive dans le centre de Strasbourg, en 2010, dans des circonstances similaires. Une information confirmée à l’AFP par une source proche du dossier.

En 2010, il s’en était pris à un quadragénaire qui portait lui aussi une kippa, passé à tabac à l’aide d’une barre de fer et blessé à l’arme blanche.

Le parquet de Strasbourg avait à l’époque décrit l’agresseur comme un homme souffrant de troubles psychiatriques, “qui pense qu’il fait l’objet d’un complot des juifs” auxquels il attribue “tous les malheurs qui ont pu lui arriver dans la vie”.

Ces deux agressions sont “le fait d’une même personne, cela ne reflète pas du tout le climat qui règne à Strasbourg” où vit une importante communauté juive, a souligné le grand rabbin de Strasbourg.

Ce dernier a demandé “que des mesures soient prises : si cette personne peut ressortir en ville et, dès qu’il voit une personne en kippa, l’agresser au couteau, cela pose problème”.

“Choqué et miraculé”

Dans le quartier, l’agression a suscité une vive émotion en début d’après-midi. “J’espère et je souhaite que cela reste un acte isolé”, a indiqué à l’AFP le rabbin Mendel Samana, arrivé sur les lieux peu après l’agression, et qui a pu parler à la victime, un retraité de 62 ans, père de trois enfants.

“Il est très choqué et se sent miraculé”, a souligné le rabbin. La victime “a eu le réflexe de se sauver avant que l’agresseur lui porte un deuxième coup de couteau”, a-t-il raconté.

Selon le rabbin, la victime a pu trouver refuge dans une brasserie et se retirer elle-même le couteau du ventre avant que des clients de l’établissement ne lui portent secours.

Interpellé peu après les faits par les policiers de la direction départementale de la sécurité publique, l’agresseur présumé a été placé en garde à vue et l’enquête confiée aux enquêteurs de la police judiciaire.

Dès la mi-journée, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve appelé le grand rabbin pour lui exprimer sa solidarité, a indiqué René Gutman.

Avec AFP

Première publication : 19/08/2016

“Conversations privées avec le président”, un livre d’entretiens accordés par François Hollande aux journalistes Antonin André et Karim Rissouli, entre février 2012 et mai 2016, est disponible depuis vendredi en librairie.

Est-ce le prélude à une entrée en campagne ? Une façon de préparer le terrain à l’annonce d’une candidature ? Dans “Conversations privées avec le président”, livre publié vendredi 19 août par les journalistes Antonin André (Europe 1) et Karim Rissouli (France Télévision) et qui retranscrit une série d’entretiens accordés entre février 2012 et mai 2016, François Hollande assure avoir “envie” de se présenter de nouveau en 2017, mais prévient qu’il n’envisage de sauter le pas que s’il y a “une possibilité de victoire”.

“Des années passées sans vie personnelle (…) je sais ce que ça représente… Mais l’envie, je l’ai. C’est mon inclination personnelle”, a-t-il confié aux auteurs de “Conversations privées avec le président” (Ed. Albin Michel), tout en reconnaissant avoir sous-estimé la difficulté de la fonction : “C’est dur, bien sûr que c’est dur. Beaucoup plus dur que ce que j’avais imaginé”.

>> À voir sur France 24 : “Revue de presse : Hollande, le pari risqué du confessionnal”

“Je ne ferai pas de choix de candidature si, d’évidence, elle ne pouvait se traduire par une possibilité de victoire”, enchaîne le président qui apparaît partagé : “À partir de 60 ans, les années comptent différemment. Je sais aussi ce qu’est la lourdeur de cette tâche. C’est vrai que ça pourrait être aussi une sorte de libération de ne plus être là…”, à l’Élysée. Et d’ajouter : “Si je perds, j’arrête la politique”.

Si la décision de François Hollande ne sera officiellement donnée qu’en décembre, le chef de l’État, crédité de 15 % d’opinions favorables dans un récent sondage, s’applique à défendre son bilan. Après la défense de ses choix économiques lors de son interview du 14-Juillet, le président va plus loin cette fois-ci en assurant avoir d’ores et déjà sa place dans l’Histoire.

“Qu’est-ce que l’Histoire retiendra ? Moi j’ai réglé cette question”

“Ce qui est terrible, c’est de faire un mandat présidentiel dont il ne reste rien”, dit-il. “Se dire : j’étais là, j’ai occupé la fonction. Mais qu’est-ce que l’Histoire retiendra ?”. “Moi j’ai réglé cette question : le Mali, la réponse aux attentats de janvier, le mariage pour tous, la loi Macron. (…) Une fois qu’on a réglé cette question, on peut tout faire pour poursuivre, mais en même temps ce n’est pas un drame si tout s’arrête”.

Le chef de l’État, qui considère qu’il est “devenu président dans le regard de beaucoup de gens” lors des attentats jihadistes, estime que “2017 se jouera sur les valeurs aussi. On n’élit pas un président sur ‘il a fait un peu plus ou un peu moins de chômage’. On l’élit parce qu’il a su parler à la nation”.

Sur sa promesse d’une inversion de la courbe du chômage, il reconnaît avoir “eu tort” de la réitérer lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre 2012, mais note aussi : “Je n’ai pas eu de bol”.

De Nicolas Sarkozy, il dit qu’il est “dans la brutalité” et ajoute : “Moi je ne fais pas de tacles par derrière quand lui pense en permanence : ‘Je vais lui défoncer les dents’ “. “Je pense que s’il ne lui arrive rien, c’est lui que j’affronterai” en 2017, poursuit-il à propos du président des Républicains, voyant en Alain Juppé une personnalité “plus fragile” en campagne.

“Le passage en force n’est pas ma méthode. C’est celle de Manuel Valls”

Le président décoche aussi quelques flèches contre son Premier ministre. Évoquant le recours au 49-3 pour la Loi travail, il affirme : “Le passage en force n’est pas ma méthode. C’est celle de Manuel Valls“, coupable à ses yeux d'”une erreur majeure de communication”. “Je lui ai fait comprendre qu’il s’était trompé et il l’a parfaitement intégré”, assène-t-il aussi.

Quant à Emmanuel Macron, c’est “un garçon gentil” et “simple” qui “m’est totalement fidèle”, même s’il a pu dire “ça ne va pas” lorsque le ministre de l’Économie avait déclaré dans une interview ne pas être son “obligé”.

Contesté par une partie des socialistes, François Hollande a dû se résoudre à accepter l’organisation d’une primaire à gauche, prévue en janvier et pour laquelle plusieurs élus et anciens ministres ont l’intention de se présenter.

Benoît Hamon, qui a annoncé mardi sa candidature, et Arnaud Montebourg, qui devrait faire de même dimanche, insistent tous les deux sur la nécessité d’offrir une alternative à François Hollande.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 19/08/2016