Archive for August 20th, 2016

Un défilé contre les violences dont sont victimes les personnes d’origine chinoise a réuni 2 000 manifestants dimanche à Aubervilliers. Ils ont dénoncé l’agression mortelle d’un couturier chinois le 7 août dans cette commune de Seine-Saint-Denis.

Près de 2 000 personnes d’origine chinoise ont exprimé dimanche 21 août à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) leur ras-le-bol des violences répétées dont ils se disent victimes et réclamé des mesures de sécurité renforcées après l’agression mortelle dont a été victime l’un des leurs.

Aux cris de “liberté, égalité, fraternité et la sécurité pour tous !”, 1 800 personnes, selon la police, ont défilé dans les rues de cette ville de banlieue populaire, où Zhang Chaolin, un couturier de 49 ans, a été agressé le 7 août par trois hommes, qui voulaient voler le sac d’un ami, lui aussi d’origine chinoise. Il est décédé le 12 août des suites de ses blessures.

“Les agressions sont fréquentes, mais comme on ne parle pas bien français, on porte pas plainte. Et puis on travaille, on n’a pas le temps pour ça”, a expliqué Cai Jiang, 26 ans, employé dans un bar-tabac à Paris.

“J’étais Charlie comme vous. Je suis Chaolin, vous êtes où”? manif contre les violences anti Asiatiques pic.twitter.com/rs4dzvncow

— Rokhaya Diallo (@RokhayaDiallo) 21 août 2016

“J’étais Charlie comme vous. Je suis Chaolin, où êtes-vous ?”

Alors que les vols avec violence visant la communauté chinoise à Aubervilliers ont triplé en un an, le commissariat a obtenu des renforts policiers et une étudiante franco-chinoise a été recrutée dans le cadre du service civique pour améliorer l’accueil des victimes. La préfecture s’est également engagée à étendre le système de vidéo-surveillance.

“On fait appel à l’État car on est des citoyens français, même si on ne se sent pas assez considérés comme tels”, explique Marina, 23 ans, qui tient une boutique de vente en gros.

Dans la foule, de nombreuses mains agitent de petits drapeaux français. “J’étais Charlie comme vous. Je suis Chaolin, où êtes-vous ?”, peut-on lire sur une banderole. “Ils sont en train de nous donner une leçon d’organisation et de République”, dit, admiratif, Laurent, qui habite Aubervilliers depuis 30 ans. “Ca fait des années qu’ils subissent le racisme, même les gosses se font agresser !”, regrette cet enseignant.

Les Franco-chinois victimes de préjugés

Réputées détenir sur elles de l’argent liquide, les personnes d’origine asiatique sont des “proies faciles”, reconnaît la maire PCF de la ville, Meriem Derkaoui, résolue à “faire reculer ces préjugés et sensibiliser la population” à ce sujet.

“Quand je vois que les uns les autres montent au créneau, parce que deux trois femmes ont porté un burkini sur une plage, là il y a mort d’homme, alors j’attends que l’État fasse preuve d’un minimum de considération et reçoive la famille”, a-t-elle ajouté.

À la fin de la manifestation, un voleur présumé à la tire a été pris à partie par la foule, avant d’être exfiltré par des gendarmes mobiles, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Avec AFP

Première publication : 21/08/2016

L’ancien ministre français Arnaud Montebourg a annoncé dimanche sa candidature à l’élection présidentielle de 2017 lors de la “fête de la rose”. Il a jugé impossible de soutenir une nouvelle candidature de l’actuel président François Hollande.

L’ancien ministre de l’Économie Arnaud Montebourg s’est officiellement lancé dimanche 21 août dans la course à la présidentielle de 2017, depuis Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), où il a annoncé sa candidature tout en soulignant qu’il lui était “impossible” de soutenir François Hollande.

“Je suis candidat à la présidence de la République française”, a affirmé l’ex-député, figure de l’aile gauche du PS depuis son fief électoral de Saône-et-Loire, en présence d’une quinzaine de parlementaires et d’une horde de journalistes réunis pour la “fête populaire” (anciennement appelée “fête de la rose”). Une déclaration accueillie aux cris de “Arnaud président, Arnaud président” par ses soutiens.

A #Frangy, Arnaud @montebourg vient d’annoncer être candidat à la présidentielle. (mais ne parle pas des primaires). pic.twitter.com/xUFMwZ20Pm

— Frederic Martel (@martelf) 21 août 2016

L’ex-ministre socialiste devenu entrepreneur après son éviction du gouvernement il y a deux ans a tenu des propos très sévères sur le quinquennat de François Hollande, affirmant que son bilan n’était “pas défendable”. Il a aussi invité l’actuel président français à “bien réfléchir à sa décision” de se représenter ou non, “en prenant en compte l’intérêt supérieur du pays”.

A #Frangy, Arnaud @montebourg vient d’annoncer être candidat à la présidentielle. (mais ne parle pas des primaires). pic.twitter.com/xUFMwZ20Pm

— Frederic Martel (@martelf) 21 août 2016

Annulation des hausses d’impôts

Dans son discours fleuve, prononcé au côté des drapeaux français et européens, Arnaud Montebourg a dévoilé un embryon de projet présidentiel qui se veut “socialiste”, “mais pas seulement”, “un projet de gauche, une gauche ancrée dans la réalité”.

Il a présenté des propositions pour “la fin de l’austérité” et “le redécollage de l’économie”, la lutte contre le terrorisme, le sauvetage de l’Europe “dans la situation d’une entreprise quasiment en faillite”, et la refondation du système démocratique.

Parmi les plus marquantes de ces propositions, issues des suggestions des internautes et du travail de plusieurs groupes d’experts pilotés : l’annulation “progressive” pour les classes moyennes et populaires de toutes les hausses d’impôts décidées “ces cinq dernières années”.

>> À lire sur France 24 : “Primaire de la gauche : un projet “socialiste mais pas seulement” pour Arnaud Montebourg”

Rétablissement du service militaire et mesure en faveur des PME

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche publiée le matin même, l’ex-ministre de François Hollande avait pris soin de détailler plusieurs de ces propositions parmi lesquelles le rétablissement du service national, un service civil ou militaire obligatoire de six mois et égalitaire pour les hommes et les femmes.

Arnaud Montebourg, qui a rejoint le monde de l’entreprise après sa sortie du gouvernement, compte aussi lancer une mobilisation nationale en faveur des PME exerçant leur activité en France : 80 % des marchés publics leur seront réservés pendant huit ans.

Sur l’Europe, il entend demander aux Français “un mandat de dépassement des traités européens et de refondation de l’Union européenne”. Il promet de décréter la “fin de l’austérité”, soit l’abandon du plafond de 3 % du déficit public autorisé au sein de l’UE.

Outre l’ex-ministre de l’Économie de François Holallande, l’ancien ministre de l’Éducation Benoît Hamon, la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann et le membre du conseil national du PS Gérard Filoche ont annoncé qu’ils se lançaient dans la course vers 2017.

Avec AFP

Première publication : 21/08/2016

Après avoir fait savoir jeudi qu’elle renonçait à faire appel du rejet de sa demande de libération conditionnelle, Jacqueline Sauvage a finalement changé d’avis, selon le parquet de Melun.

Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, a finalement fait appel du rejet de sa demande de libération conditionnelle, dont elle s’était dans un premier temps désistée, a-t-on appris, dimanche 21 août, auprès du parquet de Melun.

“Elle avait fait appel une première fois, elle s’était désistée et là elle a fait un nouvel appel de la décision de rejet du tribunal d’application des peines (TAP) d’aménagement de sa peine”, a-t-on expliqué au parquet de Melun, confirmant une information d’Europe 1.

Le tribunal d’application des peines de Melun (Seine-et-Marne) avait refusé le 12 août d’accorder une libération conditionnelle à cette femme de 68 ans, devenue un symbole des violences conjugales et partiellement graciée par François Hollande.

“Un acharnement judiciaire”

Jacqueline Sauvage avait 10 jours pour interjeter appel de cette décision, ce qu’elle a fait vendredi, selon le parquet qui a fait un “appel incident” pour soutenir sa demande de libération conditionnelle.

Dans sa décision, le TAP de Melun avait notamment reproché à Jacqueline Sauvage “de ne pas assez s’interroger sur son acte” et avait estimé qu’elle ne pouvait “prétendre vivre à proximité des lieux des faits, dans un environnement qui, compte tenu des soutiens dont elle bénéficie, et de la médiatisation des faits, risquerait de la maintenir dans une position victimaire”.

Ses avocates avaient dénoncé un “acharnement judiciaire” et une des filles de Jacqueline Sauvage avait dit jeudi que sa mère ne “croyait plus à la justice” pour justifier son désistement initial d’un appel.

Une pétition pour sa “libération immédiate” et un rassemblement en septembre à Paris

Jacqueline Sauvage a été condamnée en appel en décembre à dix ans de prison par la cour d’assises du Loir-et-Cher pour le meurtre de son mari, qui la battait depuis des années et avait violé ses filles. Du fait des réductions de peine automatiques, cette dernière pourrait sortir en 2018.

La condamnation de la sexagénaire avait suscité une vague de mobilisation, et la demande de grâce présidentielle formulée par ses filles avait été appuyée par de nombreux parlementaires et personnalités.

Le chef de l’État lui avait accordé le 31 janvier une grâce “partielle”, notamment de la période de sûreté, ce qui lui avait permis de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle.

Le comité de soutien à Jacqueline Sauvage a depuis la décision du TAP lancé une nouvelle pétition pour réclamer sa “libération immédiate”, qui a recueilli à ce jour 234 000 signatures. Il a par ailleurs annoncé un rassemblement le 10 septembre à Paris.

Avec AFP

Première publication : 21/08/2016

Farouche opposant à la politique de François Hollande, l’ancien ministre de l’Économie Arnaud Montebourg, qui doit officialiser dimanche sa candidature pour 2017, liste ses principales propositions dans une interview accordée au Journal du Dimanche.

L’ancien ministre de l’Économie Arnaud Montebourg, qui doit annoncer, dimanche 21 août, sa candidature à la présidentielle, qualifie son projet de “socialiste mais pas seulement” dans le Journal du Dimanche.

En même temps qu’il officialisera sa candidature, Arnaud Montebourg présentera son “projet France” décliné en 25 propositions lors de la traditionnelle “fête de la Rose” de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire).

Selon le JDD, l’ancien ministre et désormais opposant de François Hollande propose de rétablir le service national, un service civil ou militaire obligatoire de six mois et égalitaire pour les hommes et les femmes.

Des mesures en faveur du pouvoir d’achat et des PME

Des mesures en faveur du pouvoir d’achat prévoient l’annulation pour les classes moyennes et populaires de toutes les hausses d’impôts décidées ces cinq dernières années par François Hollande.

Arnaud Montebourg, qui a rejoint le monde de l’entreprise après sa sortie du gouvernement, compte lancer une mobilisation nationale en faveur des PME exerçant leur activité en France : 80 % des marchés publics leur seront réservés pendant huit ans.

Sur l’Europe, il entend demander aux Français “un mandat de dépassement des traités européens et de refondation de l’Union européenne”. Il promet de décréter la “fin de l’austérité”, soit l’abandon du plafond de 3 % du déficit public autorisé au sein de l’UE.

Une candidature “bienvenue” pour le Premier secrétaire du PS

Défenseur de longue date d’un passage à la VIe République, Arnaud Montebourg veut changer les missions et la composition du Sénat, où siègeraient des citoyens tirés au sort, ainsi que la réduction du nombre de députés qui seraient élus à la proportionnelle intégrale.

Ce projet est “socialiste mais pas seulement”, résume-t-il dans le JDD, manière de critiquer sans le nommer l’actuel ministre de l’Économie Emmanuel Macron, qui a confié vendredi lors d’une visite en Vendée sur les terres de Philippe de Villiers : “L’honnêteté m’oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste”.

“La candidature de Montebourg n’est pas inattendue, elle est bienvenue”, a réagi le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, également dans les colonnes du JDD. “Je l’attends avec impatience pour répondre à mes interrogations : pourquoi a-t-il choisi François Hollande plutôt que Martine Aubry à la primaire de 2011 ? Pourquoi lui, le ‘démondialisateur’, le keynésien, a-t-il avalé tout cru le traité européen et le pacte de responsabilité ? Pourquoi a-t-il choisi Manuel Valls ? L’ambiguïté est là”, a-t-il ajouté.

>> À voir sur France 24 : “Primaire à gauche : une tactique risquée pour François Hollande ?”

Outre Arnaud Montebourg, l’ancien ministre de l’Éducation Benoît Hamon, la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann et le membre du conseil national du PS Gérard Filoche ont annoncé qu’ils se lançaient dans la course vers 2017.

À la question de savoir si la multiplicité des candidatures est le signe que celle de François Hollande n’est pas légitime aux yeux des socialistes, Jean-Christophe Cambadélis répond : “J’observe surtout que les frondeurs n’ont pas réussi à s’accorder sur une candidature unique”.

“Pour beaucoup de responsables de gauche et de socialistes, [la candidature de François Hollande] est une nécessité”, ajoute-t-il. “Je crois qu’il se prépare à toutes les éventualités mais que la balance penche vers sa candidature. Il doit penser qu’on l’a enterré un peu trop vite.”

Avec AFP

Première publication : 21/08/2016