Archive for August 22nd, 2016

L’interdiction du port du burkini prise cet été par une dizaine de communes françaises a dopé les ventes de cette tenue de bain islamique, selon sa créatrice australienne, Aheda Zanetti.

La polémique sur le burkini n’a pas fini de faire des vagues en France. Depuis qu’une dizaine de communes françaises, essentiellement dans le Var et les Alpes-Maritimes, ont pris des arrêtés municpaux pour interdire le port de cette “burqa des plages”, ses ventes ont augmenté.

Aheda Zanetti, la créatrice australienne de ces tenues de bain islamiques, affirme que les commandes ont progressé. “C’est fou”, s’enthousiasme Zanetti auprès de l’AFP. “Dimanche, nous avons reçu 60 commandes en ligne, toutes provenant de non-musulmans”, a précisé la créatrice de Sydney âgée de 48 ans, qui dit recevoir en temps normal 10 à 12 commandes le dimanche.

La commerçante s’est dite incapable de préciser le nombre de commandes au cours de la semaine écoulée, mais elle a affirmé avoir reçu de nombreux messages de soutien depuis la décision prise par plusieurs localités du littoral français d’interdire cette tenue sur les plages.

Des clientes non-musulmanes

La créatrice, d’origine libanaise, explique avoir dessiné il y a plus de 10 ans à Sydney le burkini en le concevant comme un outil d’intégration permettant à des musulmanes pratiquantes de profiter pleinement des joies de la plage.

“De nombreuses personnes qui m’ont écrit étaient des femmes ayant eu un cancer du sein et m’expliquant qu’elles avaient toujours recherché quelque chose comme cela”, a indiqué Aheda Zanetti.

Il existe plusieurs fabricants de tenues de bain islamiques, mais Aheda Zanetti a déposé les marques “burkini” et “burqini” (contraction de burqa et bikini). Elle affirme avoir été la première à élaborer une tenue deux pièces couvrant intégralement la tête.

>> À lire sur France 24 : Manuel Valls soutient l’interdiction du burkini prise dans certaines communes

En milieu de semaine, le Premier ministre Manuel Valls a apporté son soutien aux maires, majoritairement de droite, qui ont pris des arrêtés d’interdiction.

Avec AFP

Première publication : 23/08/2016

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Des armes françaises, américaines ou britanniques servent-elles au Yémen à bombarder des civils ? Alors que s’ouvre à Genève la conférence sur le commerce d’armes, des ONG accusent les puissances occidentales, France en tête, d'”hypocrisie”.

L’Arabie saoudite peut remercier tout particulièrement la France dans sa guerre contre les rebelles houthis au Yémen, d’après Control Arms, une coordination d’ONG. Elle a dénoncé les puissances occidentales, Hexagone en tête, qui vendent à Riyad des armes qui “font d’innombrables victimes civiles” au Yémen, lundi 22 août, à l’ouverture de la deuxième conférence des 133 États signataires du traité sur le commerce d’armes qui se tient à Genève.

Selon le dernier rapport de Control Arms, paru en février 2016, la France a autorisé 16 milliards d’euros de ventes d’armes à l’Arabie saoudite en 2015, loin devant les États-Unis (5,2 milliards d’euros) et le Royaume-Uni (3,5 milliards d’euros).

“Pire des hypocrisies”

Paris, Londres et Washington se rendent ainsi coupables de la “pire des hypocrisies”, assure Anna Macdonald, directrice de Control Arms. Ces trois pays auraient même passé des accords illégaux au regard du traité sur le commerce des armes qu’ils ont pourtant signé. Le texte prohibe, en effet, la vente de matériel militaire qui pourrait servir à commettre des crimes contre l’Humanité, des crimes de guerre ou des “attaques dirigées contre les civils”. En janvier 2016, un panel d’experts de l’ONU a conclu que la coalition militaire, sous la houlette de l’Arabie saoudite, avait conduit des bombardements aériens contre des cibles civiles au Yémen, tels que des écoles, des hôpitaux, des marchés ou des mariages.

Des accusations accablantes qui ont le mérite de soulever un vrai problème mais doivent aussi être nuancées, selon plusieurs experts contactés par France 24. Les chiffres sont ainsi à prendre avec des pincettes. “Dans le cas français, il ne s’agit pas de livraison d’armes, mais de licences de prospection, c’est-à-dire que le gouvernement a autorisé l’ouverture de discussions qui peuvent prendre plusieurs années et n’aboutir à rien”, explique Brian Wood, responsable des questions de contrôle du commerce d’armes pour l’ONG Amnesty International, qui participe, par ailleurs, à Control Arms.

Le montant réel des livraisons d’armes françaises est sûrement moins élevé, assure pour sa part Benoît Muracciole, président de l’ONG Action sécurité éthique républicaines (Aser). Pour ces deux spécialistes, la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne n’ont sont pas moins les trois principaux fournisseurs d’armes de l’Arabie saoudite.

Le tournant de mars 2015

Mais tout ce matériel militaire n’est pas forcément utilisé au Yémen. Dans ce cas, les exportations ne sont pas contraires au traité. “Je ne pourrais pas vous dire quelle proportion des armes vendues à l’Arabie saoudite peut être déployée au Yémen pour bombarder des cibles civiles”, reconnaît Brian Wood.

Des petits détails peuvent faire la différence entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas : le modèle d’avion de chasse livré a-t-il l’autonomie suffisante pour faire un aller-retour au Yémen ? Tel hélicoptère de combat peut-il larguer des bombes ou est-il seulement équipé pour le combat aérien ? “Nous dénonçons uniquement la vente de matériel militaire susceptible d’être utilisé au Yémen et qui représente une menace sérieuse pour les populations civiles”, résume le responsable d’Amnesty International.

Il faut aussi que le vendeur puisse raisonnablement se douter que l’acheteur risque de l’utiliser contre des populations civiles. “À partir de mars 2015, le conflit a escaladé et nous pensons qu’il n’était alors plus possible d’ignorer les risques d’abus dans l’utilisation de certains équipements militaires”, estime Brian Wood.

Ce labyrinthe d’exceptions à la règle et de conditions à remplir fait qu’il est difficile de savoir si l’une des trois grandes puissances mises en cause par Control Arms a enfreint les règles du traité qu’elles ont signé et que leurs responsables politiques sont venus défendre à Genève cette semaine.

Certains accords commerciaux sont, en tout cas, plus louches que d’autres. La vente d’avions de chasse britanniques à Riyad, au second semestre 2015, rentre dans cette catégorie. Philippe Hammond, ancien ministre britannique des Affaires étrangères, avait même reconnu fin 2015 à la BBC “être au courant” que certaines armes étaient utilisées au Yémen et qu’il espérait qu’il y en aurait encore plus car ce commerce créait de l’emploi au Royaume-Uni.

Première publication : 23/08/2016

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L’État français aurait “omis” certains détails sur les résultats des tests des systèmes de dépollution de Renault dans le rapport de la commission Royal, affirme le Financial Times dans son édition du 23 août. Le gouvernement dément.

Le rapport de la commission Royal sur les systèmes de dépollution des constructeurs automobile, publié fin juillet, n’aurait pas été tout à fait honnête. L’État aurait “omis” certains détails des tests sur des modèles Renault afin de masquer des résultats troublants, affirme le quotidien britannique Financial Times, mardi 23 août.

S’appuyant sur le témoignage anonyme de trois membres de la commission Royal, le célèbre journal financier affirme que le rapport final a passé sous silence que la “trappe” à oxyde d’azote (NOx), l’un des principaux polluants, de la Renault Captur était plus efficace lors des tests en laboratoire qu’en condition de conduite sur route. “Le rapport a été écrit par l’Etat, qui a choisi ce qui devait rester confidentiel”, assure au Financial Times Charlotte Lepitre, de l’association France Nature Environnement, qui a participé aux travaux de la commission regroupant des représentants d’associations écologistes, de consommateurs et d’automobilistes.

Démenti du gouvernement

Cette omission suggère qu’il pourrait y avoir anguille sous roche chez Renault. Les écarts d’émissions de gaz polluants entre les tests en laboratoire et sur circuit pourraient résulter de l’utilisation d’un logiciel destiné à truquer les résultats, suggère le Financial Times. C’est la découverte aux États-Unis d’un tel système sur des modèles de Volkswagen qui a déclenché le scandale ayant mis à mal le géant allemand de l’automobile.

Le ministère de l’Environnement a assuré qu’il n’avait rien “omis” dans le rapport et soumis la version finale aux membres de la commission avant publication. Les conclusions, d’ailleurs, n’exonèrent pas Renault et certains autres constructeurs, comme Fiat et Volkswagen. Le texte stipule ainsi que “la commission n’a pas mis en évidence l’utilisation de dispositifs d’invalidation illégaux mais ne peut en écarter l’hypothèse”. Une enquête supplémentaire visant notamment la marque au losange a ainsi été confiée à la répression des fraudes (DGCCRF).

Première publication : 23/08/2016

Les données cryptées étaient au cœur de la rencontre entre le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et son homologue allemand, mardi, à Paris. Dans le cadre de l’anti-terrorisme, ils appellent la Commission européenne à légiférer.

La France et l’Allemagne ont exhorté la Commission européenne à encadrer juridiquement les réseaux de télécommunication cryptés, y compris les messageries non européennes, en visant notamment Telegram, un réseau très prisé des jihadistes.

“Nous proposons avec Thomas de Maizière que la Commission européenne étudie la possibilité d’un acte législatif rapprochant les droits et obligations de tous les opérateurs (…), que le siège juridique soit en Europe ou non”, a déclaré le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, à l’issue d’une rencontre avec son homologue allemand, mardi 23 août, à Paris.

Un tel acte juridique permettrait “d’imposer des obligations à des opérateurs qui se révéleraient non coopératifs, notamment pour retirer des contenus illicites ou déchiffrer des messages dans le cadre d’enquêtes judiciaires”, a-t-il ajouté.

Ne pas remettre en cause le chiffrement

“Les échanges de plus en plus systématiques opérés via certaines applications, telles que Telegram [créée par des Russes, NDLR], doivent pouvoir, dans le cadre de procédures judiciaires (…) être identifiés et utilisés comme des éléments de preuve par les services d’investigations et les magistrats”, a ajouté Bernard Cazeneuve.

Le ministre a toutefois précisé qu’il ne s’agissait pas de remettre en cause le chiffrement qui “permet de sécuriser les conversations”.

Lors de cette rencontre, les deux ministres ont également échangé sur la nécessité d’un “partage systématique de l’information des fichiers européens” de renseignement, “systématiquement alimentés par tous les États membres”.

Enfin, les ministres français et allemand ont soulevé la question de l’élargissement du projet pilote appelé Adep, qui permet la transmission automatisée des antécédents judiciaires entre services de police. Actuellement, six pays membres sont concernés (Finlande, Espagne, Hongrie, Irlande, France, Allemagne). Paris et Berlin souhaitent l’étendre à tous les États membres.

Avec AFP

Première publication : 23/08/2016

Le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a révélé, mardi, que sept personnes “en lien avec des réseaux terroristes” ont été arrêtées au cours du mois août, dont trois d’entre elles au moins avaient des “projets constitués” d’attentats.

Sept personnes “en lien avec des réseaux terroristes” ont été arrêtées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) au mois d’août, a déclaré, mardi 23 août, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Trois d’entre elles au moins avaient des “projets constitués” d’attentats, a précisé le ministre lors d’un point de presse, à l’issue d’un entretien avec son homologue allemand Thomas de Maizière place Beauvau.

“Le nombre d’individus en lien avec des réseaux terroristes interpellés dans les six premiers mois de l’année en France est équivalent à celui de la totalité de l’année 2015”, a ajouté le ministre. Selon des chiffres rendus publics début août par le ministère qu’il dirige, depuis début 2016, les services français avaient interpellé 165 personnes dans le cadre de la lutte antiterroriste. Des arrestations qui ont débouché sur 91 mises en examen et 63 incarcérations.

En proie à une menace terroriste sans précédent depuis un an et demi, la France a subi cet été deux attentats revendiqués par l’organisation jihadiste État islamique (EI). Quatre-vingt six personnes ont été tuées et plus de 300 blessées à Nice après qu’un Tunisien de 31 ans a foncé à bord d’un camion sur la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais pour assister au feu d’artifice le soir du 14 juillet.

Le 26 juillet, un prêtre de 85 ans a été égorgé dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, par deux jeunes jihadistes.

Selon le gouvernement, la menace terroriste demeure “extrêmement élevée” en France. Et l’Allemagne n’est pas en reste. Elle a été visée en juillet par deux attaques également revendiquées par l’EI : un attentat-suicide, qui a fait 15 blessés, commis par un Syrien de 27 ans, débouté de sa demande d’asile, et une attaque à la hache perpétrée par un demandeur d’asile afghan de 17 ans, qui a fait cinq blessés.

Avec AFP

Première publication : 23/08/2016

Dans un contexte sécuritaire, social et météorologique défavorable, la fréquentation touristique à Paris et en Île-de-France a connu au premier semestre une baisse conséquente.

C’est toujours d’inquiétude du côté du secteur du tourisme en région parisienne. Celui-ci a perdu 750 millions d’euros environ de chiffre d’affaires au premier semestre 2016, selon un bilan diffusé mardi 23 août par le Comité régional du tourisme. Les attentats, les grèves et les inondations ont tenu les visiteurs étrangers loin de la capitale,

La fréquentation touristique a reculé de 6,4 % dans la région par rapport au premier semestre 2015. “Il est temps de prendre conscience de la catastrophe industrielle que le secteur du tourisme est en train de vivre”, s’alarme dans un communiqué Frédéric Valletoux, président du Comité. “L’heure n’est plus aux campagnes de communication mais bel et bien à la mise en place d’un plan ORSEC.”

Frédéric Valletoux estime que des investissements massifs sont nécessaires pour protéger l’emploi dans le secteur et demande à Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, de rencontrer rapidement les professionnels du tourisme de la région.

Quelque 500 000 emplois sont liés au tourisme en Île-de-France, ce qui en fait la plus grosse industrie de la région. En France, le tourisme représente plus de 7 % du PIB, dont 13 % sont générés en Île-de-France et à Paris, toujours la ville la plus visitée du monde.

Le cœur de la région, Paris, a été davantage touché que la grande couronne, avec des nuitées en recul de 11,4 %, contre 4,4 % dans les autres départements franciliens. La fréquentation des clientèles japonaises (-46,2 %), italiennes (-27,7 %) et russes (-35 %) s’est effondrée, tandis que les Américains et les Chinois, initialement peu affectés, clôturent le semestre sur des reculs de 5,7 % et 19,6 %, entrant dans un “cycle inquiétant de baisse”.

Dans ce contexte, la fréquentation des principaux monuments franciliens chute fortement (-43,9 % au Grand Palais, -34,8 % à l’Arc de Triomphe, -16,3 % au château de Versailles). Au cours de l’été, les tendances sont restées “les mêmes avec une fréquentation touristique en baisse”, indique le CRT, sans fournir de chiffres.

“La menace terroriste n’explique pas tout”

Interrogée à ce sujet, la présidente Les Républicains (LR) de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a estimé dans une interview au Figaro que “la menace terroriste n’explique pas tout”. “La qualité de notre offre se détériore, il est urgent d’ouvrir les yeux”.

“La sécurité au quotidien n’est pas suffisante. L’agression de touristes chinois cet été, devant leur hôtel à Gonesse, a tourné en boucle sur Internet”, poursuit-elle. Quant à la propreté, elle “laisse toujours à désirer. Cela vaut pour Paris ainsi qu’aux abords des autoroutes et dans les forêts”.

Malgré ces chiffres, les professionnels se veulent néanmoins optimistes, selon le comité. À moyen terme, 64 % tablent sur une amélioration. Pour septembre, 38 % jugent “bon” voire “très bon” l’état des réservations, 43 % l’estiment “moyen” et 19 % “mauvais” ou “très mauvais”.

Pour tenter de renverser la tendance, la région a lancé en juin un “fonds pour une région propre” d’un million d’euros et a mis en place un “bouclier de sécurité” de 20 millions d’euros, rappelle-t-elle.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 23/08/2016

Près de 400 agriculteurs bloquent une route menant à l’usine Lactalis près de Laval, bien décidés à prolonger leur action sur plusieurs jours pour obtenir un “juste prix” du lait auprès du numéro un mondial des produits laitiers.

Environ 400 producteurs de lait se sont rassemblés dans la soirée du lundi 22 août à Laval, en Mayenne (ouest), devant le siège de l’entreprise Lactalis qu’ils accusent de tirer les prix vers le bas et de mettre en péril l’avenir des producteurs.

Le message est clair : “Aucun camion Lactalis ne sortira de l’usine tant que nous n’avons pas été entendus”, a ainsi lancé Philippe Jehan, président des Fédérations départementales des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de Mayenne, devant un parterre d’agriculteurs venus de l’Ouest. Le responsable syndical a également menacé d’aller “retirer (des rayons) des grandes surfaces les produits Lactalis”.

Les syndicats reprochent à la société d’être “le groupe laitier qui paie le moins cher en Europe”. Selon les organisations syndicales, le prix de 256 euros les 1 000 litres de lait payé actuellement par Lactalis à ses producteurs est de dix à trente euros inférieur à ce que paient ses principaux concurrents. Ce mois-ci, le prix pratiqué par Lactalis est de 256 euros la tonne. Il était de 363 euros en juillet 2014.

Lactalis, qui met en avant une “crise de surproduction”, s’est dit prêt à recevoir les organisations de producteurs pour discuter avec elles des prix du lait, a assuré sur France Inter Michel Nalet, porte-parole du groupe. “Le groupe est tout à fait conscient des difficultés que les producteurs rencontrent aujourd’hui”, a-t-il déclaré. Mais “ce n’est pas parce que l’entreprise (…) se porte bien et (…) se développe que nous pouvons nous exonérer de la réalité de notre marché”, très concurrentiel, a-t-il ajouté.

Michel Nalet a précisé que des réunions avec les organisations de producteurs travaillant avec le groupe étaient déjà prévues. Le groupe est ouvert à la discussion avec ces organisations mais dénonce leurs méthodes, a-t-il ajouté.

Une médiation du gouvernement

Face à ce bras de fer, le ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a lancé un appel au dialogue sur le prix du lait. “J’appelle les parties, donc Lactalis et les producteurs, à ouvrir le dialogue”, a-t-il déclaré lors du compte-rendu du conseil des ministres de rentrée.

“Le gouvernement est prêt à être en médiation et à aider à débloquer cette situation”, a-t-il ajouté. “Si c’est nécessaire, le médiateur qui a déjà travaillé en 2014 sur la question de la filière laitière et des prix est à disposition des parties pour (…) retrouver les voies du dialogue.”

Le ministre de l’Agriculture a précisé qu’il présenterait “dans les jours qui viennent” un plan général portant sur “la mise en œuvre des mesures européennes de maîtrise de la production laitière” obtenues par la France, ainsi que sur la production bovine et la production céréalière.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 23/08/2016