Archive for August 26th, 2016

Il y a cent ans, des travailleurs chinois débarquaient en France. Une centaine de milliers d’hommes avaient été recrutés par les autorités françaises et britanniques pour pallier le manque de main d’œuvre du fait de la Première Guerre mondiale.

En cette fin d’été 1916, une animation inhabituelle agite les rues de la capitale française. “À travers Paris ont passé un millier de Chinois, allant de la gare de Lyon à la gare de Saint-Lazare”, relate avec curiosité le journal Le Gaulois dans son édition du 29 août. “Ils étaient solides et bien plantés, vêtus d’une veste et d’un pantalon bleus, avec un chapeau de paille, et chacun portait allègrement son baluchon. Aucune mélancolie chez ces émigrés. Ils regardaient avec des yeux amusés et émerveillés les maisons, les monuments et aussi les passants qui s’arrêtaient sur leur passage.”

Ces émigrés, comme le quotidien les appelle, sont des travailleurs qui ont débarqué quelques jours auparavant dans le port de Marseille. Ils ont été envoyés en France à la faveur d’un accord conclu en mai 1916 avec les autorités chinoises. “Les Français cherchaient de la main d’œuvre un peu partout en raison de la pénurie dûe à la guerre”, explique Laurent Dornel, maître de conférences à l’université de Pau, spécialiste de la main d’œuvre coloniale pendant la Première Guerre mondiale. “Comme les Français et les Britanniques avaient des concessions en Chine, ils ont eu l’idée d’aller y chercher des travailleurs. Il y avait aussi déjà cette tradition des ‘coolies’, ces Chinois qui avaient quitté leur pays pour travailler à la Réunion, aux Antilles ou qui avaient même participé à la construction du chemin de fer aux États-Unis au XIXe siècle”.

L’arrivée des travailleurs chinois annoncée dans le numéro du 22 août 1916 du quotidien l’Excelsior

© Collection BDIC

“Des sujets jeunes, robustes”

Alors que l’Europe se déchire depuis deux ans, la Chine, officiellement neutre dans le conflit, accepte sans trop de difficultés cet envoi de main d’œuvre qui lui permet de participer à l’effort de guerre des Alliés. Âgés de 20 à 35 ans, la majorité de ces hommes est recrutée par contrat pour des durées de trois à cinq ans, dans les provinces du Shandong, du Hebei, et du Jiangsu dans l’est du pays. Comme le souligne le Figaro dans un article d’août 1916, la sélection a été faite très “judicieusement”. Il s’agit de”sujets jeunes, robustes, capables de supporter toutes les conditions de travail qui leur seront imposées, habiles en leur diverses spécialités”.

En tout, ce sont environ 37 000 Chinois qui sont recrutés par la France et un peu moins de 100 000 par le Royaume-Uni. Selon cette répartition, le sort de ces travailleurs n’est pas le même. Alors que ceux sous tutelle britannique sont directement commandés par des officiers au sein du Chinese Labour Corps et sont envoyés à l’arrière de la ligne de front pour des travaux près du champ de bataille, ceux sous tutelle française dépendent du dépôt des travailleurs coloniaux et sont répartis un peu partout en France. “Ils étaient plutôt dans les régions industrielles employés comme manutentionnaires ou comme manœuvre dans des usines. Certains étaient aussi affectés au débarquement des marchandises dans des ports comme Rouen, Brest ou la Rochelle. On en trouvait aussi un peu dans des poudreries”, décrit Laurent Dornel.

Des photographies de travailleurs chinois pendant la Première Guerre mondiale
  • © Collections BDIC

    Les premiers travailleurs chinois ont débarqué fin août 1916 en France. Sur cette photographie, certains d’entre eux arrivent dans la gare de Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, en 1917.

  • © Collections BDIC

    La grande majorité de ces travailleurs a été recrutée par les Britanniques au sein du Chinese Labor Corps. Sur ce cliché, on peut voir l’appel dans un camp britannique en mai 1918 à Samer dans le Pas-de-Calais. Le nom de chaque homme est inscrit sur des banderoles.

  • © Collections BDIC

    Les tâches de ces travailleurs étaient très diverses. Sur cette photo, des Chinois préparent des toiles camouflées, en août 1918, à Abbeville, dans la Somme.

  • © Collections BDIC

    Sur celle-ci, ils procèdent au nettoyage d’un tank britannique, en juin 1918, à Saint-Pol-sur-Ternoise, dans le Pas-de-Calais.

  • © Collections BDIC

    Après la guerre, les travailleurs chinois, dont les contrats n’avaient pas encore expiré, ont été employés au nettoyage des champs de bataille comme ici près de Ypres, en Belgique, en septembre 1919.

Des révoltes des travailleurs chinois

Mais ce séjour sur le sol français ne se passe pas toujours très bien. Isolés du reste de la population, vivant le plus souvent dans des baraquements ou même dans des camps, ne parlant pas un mot de français, ces ouvriers sont soumis à des contrôles permanents. “Ils avaient des contrats de travailleurs libres, mais l’administration a voulu appliquer aux Chinois la militarisation qui était en place pour les travailleurs coloniaux comme les Algériens, les Tunisiens ou les Malgaches. Les Chinois, qui de fait ne venaient pas d’une colonie française, ont très mal pris d’être considérés comme eux”, explique l’historien, spécialiste de la Grande Guerre. Preuve de ces tensions, le journal Le Matin relate en janvier 1917 une “rixe sanglante entre Chinois et Kabyles” dans l’usine de Bassens, près de Bordeaux. À la suite de l’intervention de soldats qui ont dû faire feu, le bilan de cette bagarre se révèle lourd : deux morts et une dizaine de blessés.

Certains travailleurs chinois réclament également des augmentations de salaire ou de meilleures conditions de vie. Des révoltes éclatent même dans certaines usines. C’est le cas par exemple le 28 décembre 1916 dans la manufacture d’armes de Châtellerault où des Chinois protestent contre l’arrestation de l’un des leurs. Des soldats sont envoyés sur place pour mater la mutinerie et procèdent à une quinzaine d’arrestations.

Lorsque l’armistice est enfin signé, il n’est pas question pour ces travailleurs de rentrer chez eux. Ils sont en effet toujours sous contrat : “Après la guerre, ils ont été utilisés pour ‘désobuser’ les champs de bataille et nettoyer les tranchées car les Français mobilisés étaient retournés à leur poste de travail. Ils ont aussi beaucoup servi à déterrer les cadavres lors des regroupements de sépultures”.

Sur les traces des travailleurs chinois à Paris
  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Pour rendre hommage aux travailleurs chinois de la Première Guerre mondiale, une première plaque a été apposée le 11 novembre 1988 rue Chrétien-de-Troyes, près de la gare de Lyon, à Paris.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Cette plaque rappelle que quelques milliers de travailleurs chinois sont restés en France après la guerre et ont créé près de la gare de Lyon une communauté.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Une stèle a été inaugurée dix ans plus tard, en novembre 1998, dans le Jardin Baudricourt, dans le 13e arrondissement de Paris, surnommé le quartier chinois.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Cette plaque comporte cependant une erreur car elle mentionne “les combattants chinois morts pour la France”, or ils n’ont pas pris les armes durant la Grande Guerre.



“Le symbole de la domination occidentale sur la Chine”

Au début des années 1920, des rapatriements sont enfin organisés pour leur permettre de retourner en Chine. La grande majorité d’entre eux choisit le voyage retour, mais quelques milliers décident de s’installer en France, notamment à Paris ou dans quelques villes de province. Le dernier de ces survivants, Wouei Cheng Tchou devenu Jean Tchou, arrivé en France en 1916, est décédé en 2002 à l’âge de 105 ans à La Rochelle, sans jamais être retourné dans son pays natal.

Pendant près d’un siècle, le parcours de Jean Tchou et de ses camarades est resté méconnu. Ce n’est que très récemment que des historiens ont décidé de mettre en lumière cet épisode de la Grande Guerre. “Côté chinois, pendant très longtemps, c’était une histoire honteuse. Elle était vécue comme le symbole de la domination occidentale sur la Chine, résume Laurent Dornel. En France, elle a aussi été négligée car on a favorisé la mémoire combattante de la Première Guerre mondiale qui apparaissait comme plus glorieuse.” Pourtant, ces travailleurs ont joué un rôle important durant le conflit en palliant le manque de main d’œuvre masculine. Certains y ont d’ailleurs laissé leur vie. Sur les quelque 140 000 Chinois, qui ont été envoyés en France, une dizaine de milliers d’entre eux y sont morts, le plus souvent de maladie.

Des fiches de travailleurs chinois morts durant la Grande Guerre
  • © Mémoire des Hommes

    Sur les 140 000 travailleurs chinois envoyés en France, une dizaine de milliers sont morts durant la Guerre. Certains ont obtenu la mention “Mort pour la France”, comme Cheng Ly Te, décédé en décembre 1917 à Marseille de maladie.

  • © Mémoire des Hommes

    Beaucoup de travailleurs chinois sont morts après l’armistice, alors qu’ils étaient toujours sous contrat, à l’image de Zhang Sou Kou, décédé en janvier 1919, à Marseille, d’une tuberculose pulmonaire contractée en service.

  • © Mémoire des Hommes

    Certains travailleurs n’ont en revanche pas obtenu le statut de “Mort pour la France”, comme Fong Tim, décédé de maladie en octobre 1917 à Marseille.

  • © Mémoire des Hommes

    C’est aussi le cas de Ts’ing Ki Tchang, un travailleur chinois de la poudrerie de Bassens, mort en août 1917, à Bordeaux, des suites d’une double pneumonie.


Première publication : 27/08/2016

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C’est un contrat historique qu’a décroché Alstom aux États-Unis. Le constructeur français a vendu 28 nouveaux trains à grande vitesse pour 1,8 milliard d’euros. Ces TGV circuleront sur le couloir Nord-Est entre Boston et Washington.

Alstom a décroché un contrat de 1,8 milliard d’euros pour fournir à l’opérateur ferroviaire américain Amtrak 28 nouveaux trains à grande vitesse et en assurer la maintenance “à long terme”, a annoncé vendredi 26 août le groupe français.

#Alstom to provide #Amtrak with its new gen #highspeed#train for Northeast Corridor https://t.co/ll1K4tvRvfpic.twitter.com/1wpXaT9Qj4

— Alstom (@Alstom) 26 août 2016

Ces trains, appelés Avelia Liberty et voués à remplacer les trains Acela actuellement en service, circuleront sur le couloir Nord-Est (CNE) des États-Unis, entre Boston et Washington, précise Alstom dans un communiqué.

La décision d’Amtrak permettra “d’augmenter la capacité de transport de voyageurs”, de “fournir un service plus fréquent”, de “diminuer les temps de trajet” et “d’optimiser les frais d’exploitation et l’efficacité énergétique”, affirme le communiqué du constructeur français.

Une vitesse de 300 km/h à terme contre 200 km/h actuellement

Ces trains pourront ainsi transporter plus de 400 passagers, soit un tiers de plus que les rames actuelles et sera capable d’atteindre, à terme, la vitesse de 300 km/h, contre une vitesse moyenne inférieure à 200 km/h actuellement et une vitesse maximale de 240 km/h sur un court tronçon. Les trains Avelia Liberty seront cependant limités dans un premier temps à une vitesse maximale de 257 km/h.

“Amtrak prend les actions nécessaires afin de permettre à nos passagers, à la région Nord-Est et à l’économie des États-Unis d’aller de l’avant”, a déclaré Joe Boardman, PDG d’Amtrak, dans le communiqué. “Ces trains ainsi que la modernisation et l’amélioration de l’infrastructure fourniront à nos clients la mobilité et l’expérience du futur.”

“L’attribution de ce contrat est une preuve de la réussite de la stratégie d’Alstom visant la proximité avec ses clients”, a affirmé dans le communiqué Jérôme Wallut, vice-président d’Alstom Amérique du Nord.

Une région habitée par un Américain sur sept

Le vice-président des États-Unis, Joe Biden, présent lors de la cérémonie d’annonce de ce contrat, a qualifié le CNE de “fondamentalement important” pour l’économie américaine et a rappelé que “cette région allant de Boston à Washington est habitée par un Américain sur sept”.

Les rames Avelia Liberty destinées au CNE seront en grande partie produites aux États-Unis. Les rames seront fabriquées sur le site historique d’Alstom à Hornell, dans l’État de New York. Leur maintenance sera réalisée dans les dépôts d’Amtrak à Boston, New York et Washington DC, dans le cadre d’un contrat de fourniture de pièces de rechange et d’assistance technique avec le soutien des sites Alstom de New York, du Delaware et de l’Illinois pendant une période de 15 ans, avec une option pour 15 années supplémentaires.

Première publication : 27/08/2016

Le beau-frère de Chérif Kouachi, l’un des deux assaillants de Charlie Hebdo, a été remis vendredi à la France par les autorités bulgares. Celles-ci le détenaient depuis qu’il avait été refoulé à la frontière turque fin juillet.

Mourad Hamyd, beau-frère d’un des assaillants de Charlie Hebdo, Chérif Kouachi, a été remis, vendredi 26 août, par les autorités bulgares à la France, où il sera présenté samedi à la justice antiterroriste, a indiqué une source judiciaire.

Un temps suspecté à tort d’être un complice des frères Kouachi après la tuerie du 7 janvier 2015, l’étudiant français de 20 ans a été livré à la France par la Bulgarie en exécution d’un mandat d’arrêt européen émis par un juge antiterroriste pour “association de malfaiteurs terroriste en vue de préparation d’actes de terrorisme”. Il doit être présenté samedi à ce magistrat en vue de son éventuelle mise en examen.

Arrivé en Bulgarie le 26 juillet, il avait deux jours plus tard tenté de se rendre en Turquie, porte d’entrée pour les candidats au jihad. Refoulé par les autorités de ce pays où il est sous le coup d’une interdiction de territoire, le jeune homme avait été placé dans un centre de rétention en Bulgarie.

Devant les autorités bulgares, Mourad Hamyd, dont l’une des sœurs, Izzana, avait épousé Chérif Kouachi, a affirmé avoir seulement voulu faire du “tourisme” et n’entretenir “aucun lien” avec l’organisation État islamique (EI). Il avait accepté d’être remis à la France. Selon une source aéroportuaire, il est arrivé à l’aéroport de Roissy, près de Paris, entre 19 h 30 et 20 h.

Sa famille avait signalé sa “disparition inquiétante”

Le Français était arrivé en Bulgarie en train depuis la Hongrie et la Serbie, un trajet qui “correspond à celui habituellement emprunté par les volontaires jihadistes voulant rejoindre l’EI en Syrie ou en Irak”, relève le mandat d’arrêt consulté par l’AFP, qui précise qu’il “avait déjà fait part de son intention de rejoindre la Syrie”. Mourad Hamyd avait par ailleurs été fiché “S” en août 2014, selon une source policière.

Sa famille, qui le croyait en partance pour le Maroc, avait signalé sa “disparition inquiétante”. La section antiterroriste du parquet de Paris avait ouvert le 29 juillet une information judiciaire.

Le jeune homme avait fait parler de lui après l’attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts le 7 janvier 2015. Son nom avait circulé sur les réseaux sociaux, en même temps que celui des frères Kouachi, après la fuite sur Internet d’un avis de recherche des deux tueurs et d’un mystérieux complice.

Mourad Hamyd, lycéen à l’époque, s’était présenté de lui-même au commissariat de Charleville-Mézières où il réside avec sa famille. Il avait été relâché après 48 heures de garde à vue, sans être inquiété.

À cette époque, la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) connaissait déjà le jeune homme pour ses liens avec l’islam radical, selon une source proche du dossier.

Il avait été identifié dès novembre 2014 comme le cogestionnaire de la page Facebook Al Haqq media, suspectée notamment de servir de “lien de communication” dans le cadre d’une filière jihadiste, selon cette source. Lors de sa garde à vue, le jeune homme, qui disait entretenir des rapports lointains avec Chérif Kouachi, s’était présenté comme un musulman modéré condamnant le jihad et l’attentat de Charlie Hebdo.

Avec AFP

Première publication : 27/08/2016

Le beau-frère de Chérif Kouachi, l’un des deux assaillants de Charlie Hebdo, a été remis vendredi à la France par les autorités bulgares. Celles-ci le détenaient depuis qu’il avait été refoulé à la frontière turque fin juillet.

Mourad Hamyd, beau-frère d’un des assaillants de Charlie Hebdo, Chérif Kouachi, a été remis, vendredi 26 août, par les autorités bulgares à la France, où il sera présenté samedi à la justice antiterroriste, a indiqué une source judiciaire.

Un temps suspecté à tort d’être un complice des frères Kouachi après la tuerie du 7 janvier 2015, l’étudiant français de 20 ans a été livré à la France par la Bulgarie en exécution d’un mandat d’arrêt européen émis par un juge antiterroriste pour “association de malfaiteurs terroriste en vue de préparation d’actes de terrorisme”. Il doit être présenté samedi à ce magistrat en vue de son éventuelle mise en examen.

Arrivé en Bulgarie le 26 juillet, il avait deux jours plus tard tenté de se rendre en Turquie, porte d’entrée pour les candidats au jihad. Refoulé par les autorités de ce pays où il est sous le coup d’une interdiction de territoire, le jeune homme avait été placé dans un centre de rétention en Bulgarie.

Devant les autorités bulgares, Mourad Hamyd, dont l’une des sœurs, Izzana, avait épousé Chérif Kouachi, a affirmé avoir seulement voulu faire du “tourisme” et n’entretenir “aucun lien” avec l’organisation État islamique (EI). Il avait accepté d’être remis à la France. Selon une source aéroportuaire, il est arrivé à l’aéroport de Roissy, près de Paris, entre 19 h 30 et 20 h.

Sa famille avait signalé sa “disparition inquiétante”

Le Français était arrivé en Bulgarie en train depuis la Hongrie et la Serbie, un trajet qui “correspond à celui habituellement emprunté par les volontaires jihadistes voulant rejoindre l’EI en Syrie ou en Irak”, relève le mandat d’arrêt consulté par l’AFP, qui précise qu’il “avait déjà fait part de son intention de rejoindre la Syrie”. Mourad Hamyd avait par ailleurs été fiché “S” en août 2014, selon une source policière.

Sa famille, qui le croyait en partance pour le Maroc, avait signalé sa “disparition inquiétante”. La section antiterroriste du parquet de Paris avait ouvert le 29 juillet une information judiciaire.

Le jeune homme avait fait parler de lui après l’attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts le 7 janvier 2015. Son nom avait circulé sur les réseaux sociaux, en même temps que celui des frères Kouachi, après la fuite sur Internet d’un avis de recherche des deux tueurs et d’un mystérieux complice.

Mourad Hamyd, lycéen à l’époque, s’était présenté de lui-même au commissariat de Charleville-Mézières où il réside avec sa famille. Il avait été relâché après 48 heures de garde à vue, sans être inquiété.

À cette époque, la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) connaissait déjà le jeune homme pour ses liens avec l’islam radical, selon une source proche du dossier.

Il avait été identifié dès novembre 2014 comme le cogestionnaire de la page Facebook Al Haqq media, suspectée notamment de servir de “lien de communication” dans le cadre d’une filière jihadiste, selon cette source. Lors de sa garde à vue, le jeune homme, qui disait entretenir des rapports lointains avec Chérif Kouachi, s’était présenté comme un musulman modéré condamnant le jihad et l’attentat de Charlie Hebdo.

Avec AFP

Première publication : 27/08/2016