Archive for September 2nd, 2016

Un collectif d’organisations de la diaspora gabonaise présente à Paris a organisé samedi une manifestation pour demander “la reconnaissance de l’élection démocratique de Jean Ping à la présidence de la République gabonaise”.

Un millier de manifestants ont réclamé, samedi 3 septembre, à Paris la “reconnaissance de l’élection démocratique” de l’opposant Jean Ping à la présidentielle au Gabon et la fin de la “folie sanguinaire” du président sortant proclamé vainqueur, Ali Bongo, a constaté l’AFP.

Les manifestants, dont beaucoup habillés de jaune – couleur de la campagne électorale de Jean Ping – brandissaient des pancartes disant “Ali Bongo dégage” ou encore “Free Gabon”.

>> À lire sur France 24 : “Gabon : l’opposant Jean Ping appelle à un recomptage des voix”

Lors du cortège se rendant à l’Ambassade du Gabon, certains ont crié “Sarkozy ! Viens chercher Ali”. L’ancien président français de droite Nicolas Sarkozy avait notamment félicité Ali Bongo après son accession au pouvoir en 2009, à la suite de son père Omar Bongo, au pouvoir pendant 41 ans.

À l’initiative de la manifestation, un collectif d’organisations de la diaspora gabonaise a demandé à “la France, qui a une base militaire au Gabon, et à la communauté internationale de conjuguer leurs efforts avec ceux du peuple gabonais afin de mettre fin au plus vite à la folie sanguinaire d’Ali Bongo”.

Ce collectif demande en outre “la reconnaissance de l’élection démocratique de Jean Ping à la présidence de la République gabonaise”.

Mélenchon parmi les manifestants

Le candidat de la gauche radicale française pour la présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon, a rejoint les manifestants pour “féliciter le peuple gabonais qui résiste”, a-t-il dit à l’AFP, ne jugeant “pas acceptable que l’on massacre ceux qui veulent seulement des élections libres et démocratiques”.

Plaidant pour “un autre type de relation [avec l’Afrique] et ne pas soutenir des marionnettes de dictateurs qui ne tiennent en place que parce que nous les laissons faire”, Jean-Luc Mélenchon a appelé à un “recompte des votes sous contrôle international, c’est-à-dire de l’ONU”.

>> À voir sur France 24 : “Entretien Ali Bongo : ‘Nos forces affrontent des pilleurs instrumentalisés et des casseurs'”

Trois jours après l’annonce des résultats de la présidentielle, le Gabon restait sous haute tension, Jean Ping se proclamant “président élu” et réclamant un recompte des voix afin de chasser Ali Bongo. Des violences post-électorales ont en outre fait au moins sept morts dans le pays.

La France a appelé “à la poursuite de l’apaisement de la situation au Gabon”, a indiqué samedi dans un communiqué le chef de la diplomatie, Jean-Marc Ayrault. “Tous les recours doivent pouvoir s’exercer par les voies légales et constitutionnelles et les violences doivent à tout prix être évitées”, a-t-il ajouté.

Avec AFP

Première publication : 03/09/2016

Un collectif d’organisations de la diaspora gabonaise présente à Paris a organisé samedi une manifestation pour demander “la reconnaissance de l’élection démocratique de Jean Ping à la présidence de la République gabonaise”.

Un millier de manifestants ont réclamé, samedi 3 septembre, à Paris la “reconnaissance de l’élection démocratique” de l’opposant Jean Ping à la présidentielle au Gabon et la fin de la “folie sanguinaire” du président sortant proclamé vainqueur, Ali Bongo, a constaté l’AFP.

Les manifestants, dont beaucoup habillés de jaune – couleur de la campagne électorale de Jean Ping – brandissaient des pancartes disant “Ali Bongo dégage” ou encore “Free Gabon”.

>> À lire sur France 24 : “Gabon : l’opposant Jean Ping appelle à un recomptage des voix”

Lors du cortège se rendant à l’Ambassade du Gabon, certains ont crié “Sarkozy ! Viens chercher Ali”. L’ancien président français de droite Nicolas Sarkozy avait notamment félicité Ali Bongo après son accession au pouvoir en 2009, à la suite de son père Omar Bongo, au pouvoir pendant 41 ans.

À l’initiative de la manifestation, un collectif d’organisations de la diaspora gabonaise a demandé à “la France, qui a une base militaire au Gabon, et à la communauté internationale de conjuguer leurs efforts avec ceux du peuple gabonais afin de mettre fin au plus vite à la folie sanguinaire d’Ali Bongo”.

Ce collectif demande en outre “la reconnaissance de l’élection démocratique de Jean Ping à la présidence de la République gabonaise”.

Mélenchon parmi les manifestants

Le candidat de la gauche radicale française pour la présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon, a rejoint les manifestants pour “féliciter le peuple gabonais qui résiste”, a-t-il dit à l’AFP, ne jugeant “pas acceptable que l’on massacre ceux qui veulent seulement des élections libres et démocratiques”.

Plaidant pour “un autre type de relation [avec l’Afrique] et ne pas soutenir des marionnettes de dictateurs qui ne tiennent en place que parce que nous les laissons faire”, Jean-Luc Mélenchon a appelé à un “recompte des votes sous contrôle international, c’est-à-dire de l’ONU”.

>> À voir sur France 24 : “Entretien Ali Bongo : ‘Nos forces affrontent des pilleurs instrumentalisés et des casseurs'”

Trois jours après l’annonce des résultats de la présidentielle, le Gabon restait sous haute tension, Jean Ping se proclamant “président élu” et réclamant un recompte des voix afin de chasser Ali Bongo. Des violences post-électorales ont en outre fait au moins sept morts dans le pays.

La France a appelé “à la poursuite de l’apaisement de la situation au Gabon”, a indiqué samedi dans un communiqué le chef de la diplomatie, Jean-Marc Ayrault. “Tous les recours doivent pouvoir s’exercer par les voies légales et constitutionnelles et les violences doivent à tout prix être évitées”, a-t-il ajouté.

Avec AFP

Première publication : 03/09/2016

Lors d’une conférence donnée en juin et passée inaperçue jusqu’ici, l’ancien responsable de la DGSE Bernard Barbier révèle notamment que les États-Unis sont bien à l’origine d’une attaque informatique menée contre l’Élysée en 2012.

Les États-Unis sont bien à l’origine d’une attaque informatique contre l’Élysée au printemps 2012, a rapporté Bernard Barbier, un ancien responsable des services secrets français.

Dans une conférence donnée en juin devant les élèves de l’école d’ingénieurs CentraleSupélec, dont le site Internet du Monde a diffusé un enregistrement samedi 3 septembre, Bernard Barbier reconnaît également la responsabilité de la France derrière une autre attaque informatique détectée par les services canadiens en 2009.

Cet ancien chef de la direction technique de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) raconte qu’il a reçu un appel à l’aide du responsable de la sécurité informatique de l’Élysée en mai 2012, entre les deux tours de la présidentielle, à la suite d’un piratage d’ordinateurs de collaborateurs du chef de l’État d’alors, Nicolas Sarkozy.

Si la vidéo ne s’affiche pas sur votre smartphone ou tablette, cliquez ici.

“On a vu qu’il y avait un ‘malware’ (logiciel malveillant) qui avait une signature identique à celui que nous avions identifié lors d’une attaque contre la Communauté européenne en 2010. Il n’y avait que les Américains et les Russes qui avaient pu faire cette première opération”, a-t-il indiqué.

“En 2012, nous avions davantage de moyens et de puissance technique pour travailler sur les métadonnées. J’en suis venu à la conclusion que cela ne pouvait être que les États-Unis”, ajoute-t-il, en précisant que le logiciel en question avait été infiltré lors de connexions sur Facebook.

“Vous êtes quand même bons”

Bernard Barbier indique qu’il a reçu par la suite l’ordre de François Hollande de se rendre aux États-Unis pour protester contre cette opération auprès de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine.

“Ce fut le 12 avril 2013 et ce fut vraiment un grand moment de ma carrière professionnelle (…) À la fin de la réunion, Keith Alexander [directeur de la NSA de 2005 à 2014, NDLR] n’était pas content. Alors que nous étions dans le bus, il me dit qu’il est déçu car il pensait que jamais on ne les détecterait. Et il ajoute : ‘Vous êtes quand même bons.'”

L’ancien responsable de la DGSE reconnaît d’autre part que les services français ont commencé à faire du piratage informatique dès 1992 et qu’ils sont responsables d’une vaste opération lancée en 2009, comme le soupçonnait le Canada dans une note dévoilée en 2013 par le lanceur d’alerte américain Edward Snowden.

Les cibles étaient alors des institutions iraniennes liées au programme nucléaire de la République islamique mais aussi plusieurs pays, dont le Canada, et des objectifs en France.

“Les Canadiens ont fait du ‘reverse’ sur un malware qu’ils avaient détecté. Ils ont retrouvé le programmeur qui avait surnommé son malware ‘Babar’ et avait signé ‘Titi’. Ils en ont conclu qu’il était français. Et effectivement, c’était un Français”, raconte-t-il.

Avec Reuters

Première publication : 03/09/2016