Archive for September 4th, 2016

Dans une tribune publiée sur le Huffington post, Manuel Valls a répondu à un article du New York Times donnant la parole à des femmes musulmanes affirmant être oppressées en France. Selon lui, ce papier offre une fausse image du pays.

Manuel Valls n’a pas vraiment apprécié l’un des derniers articles du New York Times et il le fait savoir. Le Premier ministre a tenu à répondre directement au quotidien américain après la parution, le 2 septembre, d’un papier donnant la parole à plusieurs femmes de confession musulmane, principalement françaises et belges.

Dans une tribune publiée sur le site du Huffington Post, le chef du gouvernement estime que ce travail journalistique donne “une image insupportable, car fausse, de la France, pays des Lumières et pays des libertés”.

La tribune de Manuel Valls: “En France, les femmes sont libres” https://t.co/6uA2a1L74Opic.twitter.com/APMKiqB67n

— Le HuffPost (@LeHuffPost) 5 septembre 2016

“On m’insulte, me crache dessus”

Cet article a été publié à la suite d’un appel à témoignages lancé par le New York Times. Le quotidien américain réagissait au débat lancé en France après l’interdiction du burkini sur les plages par plusieurs municipalités. Plus de 1000 femmes de confession musulmane ont ainsi répondu et donné leur sentiment sur leur place au sein de la société française. La plupart d’entre elles affirment faire l’objet d’un racisme de plus en plus important.

“Il y a surtout eu des regards qui ont changé”, explique ainsi Halima Djalab Bouguerra, étudiante à Bourg-en-Bresse. “Les langues se sont déliées, plus personne n’a peur de dire à un musulman : ‘Rentre chez toi’”.

“On m’insulte, me crache dessus (littéralement) tous les jours dans le métro, le bus, mon école”, raconte aussi Charlotte Monnier, une étudiante toulousaine qui a peur un jour “de porter une lune jaune” sur ses habits, comme l’étoile de David pour les Juifs sous le régime de Vichy. “Être musulmane en France, c’est vivre dans un régime d’apartheid dont l’interdiction de plage n’est que le dernier avatar”, écrit même Karima Mondon, une professeur de français qui a quitté Lyon pour s’installer au Maroc.

Dans les colonnes du New York Times, ces femmes défendent en grande majorité le port du voile islamique et pour certaines, celui du burkini. “J’ai la sensation d’être une hors-la-loi, une espèce de bandit qui exige quelque chose d’interdit alors que je n’exige rien d’autre que mon droit à la liberté”, résume Nadia Lamarti, une mère de famille belge. Dans ce recueil de témoignages, seul Fadoua Hachimi, une assistante de 41 ans des Lilas donne finalement une opinion plus mesurée, ne se sentant pas spécialement attaquée : “Je me suis baignée cet été du côté de Hendaye. J’ai été un peu la curiosité du coin, mais j’ai trouvé les gens bienveillants. Il me semble que les médias et politiciens sont en contradiction avec ce que le peuple pense”.

Regards ‘changés’ et ‘langues déliées’ : témoignages de musulmanes en Europe https://t.co/MMlvcE6eFtpic.twitter.com/amBg9OK3Vg

— Palko Karasz (@karaszpalko) 2 septembre 2016

“Pas d’enquête de terrain”

Pour Manuel Valls, c’est bien là tout le problème. Il estime que l’article ne propose pas de “nuance dans l’analyse” et ne découle pas “d’une enquête de terrain”. Selon lui, Lillie Dremeaux, la journaliste du New York Times, auteure de ce papier, aurait dû “interroger l’immense majorité des femmes musulmanes qui ne se reconnaissent pas dans une vision ultra-rigoriste de l’Islam”.

Le chef du gouvernement avance même que ces témoignages ont pour la plupart été obtenus à la suite “du camp d’été décolonial”. “Un camp, qui, et cette information a son importance, était interdit – je cite – aux personnes à la peau blanche”, précise Manuel Valls. Réunissant 180 participants, ce stage organisé fin aôut près de Reims par les militantes antiracistes Fania Noël et Sihame Assbague, n’indiquait nulle part être interdit aux Blancs mais n’était accessible qu’aux personnes victimes de “racisme structurel”, excluant de facto les personnes blanches de peau.

France 24 a essayé de contacter Lillie Dremeaux pour vérifier cette accusation et l’interroger sur le choix des témoignages, mais la journaliste n’était pas joignable à l’heure où nous publions cet article.

“C’est une provocation”

Revenant enfin sur la polémique de l’été sur le burkini, Manuel Valls fait un lien entre celui-ci et la montée du salafisme, vision rigoriste de l’islam.”Le premier principe, c’est l’égalité entre les femmes et les hommes. Il faut avoir les yeux ouverts sur l’influence croissante du salafisme, qui laisse entendre que les femmes sont inférieures et impures et qu’elles doivent être mises à l’écart”, écrit-il dans sa tribune.

“Voilà la question, absolument pas anecdotique, qui était au coeur du débat sur le burkini, contraction du bikini et de la burqa. Ce n’est pas une tenue de bain anodine. C’est une provocation, l’islamisme radical qui surgit et veut s’imposer dans l’espace public !”, juge-t-il.

En réponse aux femmes musulmanes qui témoignent dans le New York Times, le chef du gouvernement, qui est en contradiction avec certains de ses ministres sur ce sujet, affirme défendre la liberté des femmes, “qui ne doivent pas vivre sous le joug d’un ordre machiste”. “Le corps des femmes n’est ni pur ni impur. Il est le corps des femmes. Il n’a pas à être caché pour protéger de je ne sais quelle tentation”, insiste-t-il.

Première publication : 05/09/2016

À moins d’une semaine de la clôture des candidatures de la primaire de la droite, Nathalie Kosciusko-Morizet peine à réunir ses derniers parrainages. En cas d’échec, la course à droite à la présidentielle se jouera entre candidats en cravate.

Trouver quatre parrainages en quatre jours. Voilà la délicate mission (mais pas impossible) de Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate Les Républicains à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017. Cette candidate atypique, volontiers perçue comme l’écolo-bobo de la droite, doit encore réunir les signatures de quatre parlementaires et un peu plus d’une centaine d’adhérents avant la date fatidique du 9 septembre. Au-delà de l’enjeu de sa présence dans la compétition, le suspense tient surtout dans la question de la présence d’une femme sur la ligne de départ de la primaire les 20 et 27 novembre prochains.

Outre la candidature de Nadine Morano, dont les chances de réunir les précieux paraphes des députés et sénateurs s’amenuisent un peu plus chaque jour, la candidature de NKM semble être la seule encore en passe de représenter la gent féminine. “La semaine dernière, je vous aurais dit que je ne croyais plus en ses chances de participer à la primaire, confesse à France 24 Soazig Quéméner, auteur du livre “NKM, la présidente” et rédactrice en chef du service politique de Marianne. Mais depuis qu’Alain Juppé a appelé ses soutiens à la parrainer, ça peut passer ric-rac”.

J-4 : Nous approchons du but, dernière ligne droite. J’ai besoin de vous !⏩https://t.co/vfBos3Q9hYpic.twitter.com/u5aN4HVoI7

— N. Kosciusko-Morizet (@nk_m) 5 septembre 2016

“La primaire des ringards”

À la sortie de sa conférence de rentrée à Bordeaux lundi 5 septembre, Alain Juppé, annoncé comme le favori de la primaire, a en effet réaffirmé son soutien à la députée de l’Essonne. “Je pense que la présence de Nathalie Kosciusko-Morizet serait utile puisqu’elle représente une sensibilité, une vision de l’avenir, une connaissance de sujets tels que les nouvelles technologies, qui pourraient être très utiles dans le débat”, a assuré le maire de Bordeaux. “Ce serait déplorable qu’il n’y ait pas de femmes à la primaire”, avait-t-il déjà plaidé le 14 août à Hossegor.

Je souhaite que @nk_m soit en capacité de porter sa vision, ses idées, utiles au débat de la primaire de la droite et des centres.

— Alain Juppé (@alainjuppe) 5 septembre 2016

Comme lui, d’autres ont indiqué vouloir sauver la soldate Kosciusko-Morizet. Ainsi, le filloniste Gilles Carrez lui a promis son parrainage, tout comme la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, qui n’est pourtant pas connue pour entretenir une vive sympathie à l’égard de la candidate LR. La sénatrice UDI Chantal Jouanno a elle aussi indiqué lundi dans les colonnes du Parisien qu’elle lui apporterait son parrainage.

Tous mettent en avant la nécessité d’avoir une représentante féminine au sein de la primaire. “L’absence de femme donnerait une image d’épouvantables sexistes des candidats de la droite”, assure Thomas Guénolé, politologue et professeur à Sciences po à France 24. Pire, ce serait “désastreux”, souligne de son côté Soazig Quéméner. “Tout ces hommes en costume cravate lors du premier débat télévisé, cela ne donnerait vraiment pas l’image d’un renouveau. Surtout si on compare cette primaire à celle du PS en 2011 qui comptait Ségolène Royal et Martine Aubry dans ses rangs. En somme, “sans elle, ce serait un peu la primaire des ringards”, résume la journaliste reprenant à son compte les propres mots de NKM. À ceci près que la primaire socialiste ne compte actuellement qu’une seule candidature feminine, celle de Marie-Noëlle Lienemann.

Des soutiens stratégiques

Ces soutiens de la dernière heure seraient-ils ainsi animés par la seule volonté d’offrir une belle image du parti ? Pas sûr, si l’on en croit plusieurs observateurs de la chose politique. “L’affaire est avant tout stratégique, chacun y voit d’abord son intérêt particulier, estime Thomas Guénolé. Alain Juppé, déjà très haut dans les sondages, a tout intérêt à la soutenir car il a besoin d’une personnalité plus à gauche que lui pour rassembler le maximum de voix au second tour”.

C’est aussi “un joli coup pour Valérie Pécresse, assure Soazig Quéméner. Celle qui a toujours été un peu en dessous de NKM dans la hiérarchie du parti LR trouve là une belle occasion de prendre le dessus sur sa rivale”. Chantal Jouanno, fervente militante de la cause écologiste à droite, y voit, elle, “une occasion rêvée de mettre en avant les sujets environnementaux dans le débat politique”, analyse la rédactrice en chef de Marianne. Certains, comme François Fillon, s’exonèrent des critiques machistes qui pourraient voir le jour dans l’hypothèse où il n’y aurait aucune femme dans la primaire de la droite et du centre.

NKM, un homme politique comme les autres

Pas question pour les autres en revanche d’apporter leur soutien à l’ancienne ministre de l’écologie. Si Éric Woerth, soutien de Nicolas Sarkozy, a indiqué lundi sur Radio Classique souhaiter “que Nathalie Kosciusko-Morizet soit candidate”, il a toutefois rappelé qu’il y avait “des règles à respecter”, et qu’ “aider c’est manipuler”. Même discours pour Bruno Lemaire. “Nicolas Sarkozy et Bruno Lemaire n’ont, en ce qui les concerne, aucun intérêt à soutenir sa candidature si ce n’est perdre des voix”, note Soazig Quéméner.

Le problème de la candidature de cette ancienne polytechnicienne ne réside pas dans le simple fait qu’elle soit une femme mais dans ses idées, estime Thomas Guénolé. “NKM a dû mal à récolter ses parrainages parce que ses propositions, plus souvent proches du centre gauche, posent un problème d’incompatibilité avec les électeurs de droite.” Cette discordance idéologique ne doit tout de même pas faire oublier le fait que “la faible représentativité des femmes au sein de la primaire reflète bien le sexisme général qui règne au sein du parti Les Républicains”, poursuit le chroniqueur politique.

Reste que la candidate rappelle à tout bout de champ qu’elle ne veut pas être réduite à sa condition de femme, préférant débattre sur ses idées. Pourtant, sur son site de campagne qui s’ouvre sur le slogan “Parrainez la parité, parrainez NKM”, l’élue de l’Essonne écrit dès le premier paragraphe de la lettre adressée aux internautes qu’elle ne peut imaginer “qu’aucune femme ne participe au débat.” Une position ambigüe qui ne surprend pas la spécialiste politique. “NKM a toujours su jouer de sa condition de femme quand cela l’arrangeait, pour servir ses intérêts politiques. C’est un véritable stratège. En fait, c’est un homme politique”.

Première publication : 05/09/2016

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Jérôme Cahuzac, l’ancien ministre des Finances de François Hollande, a affirmé lors de son procès pour fraude fiscale que son premier compte en Suisse avait été ouvert pour soutenir la carrière politique de Michel Rocard.

Jérôme Cahuzac n’a pas perdu de temps pour lâcher sa première bombe politique lors de son procès pour fraude fiscale qui a repris lundi 5 août, après sept mois d’interruption. L’ancien ministre des Finances de François Hollande a affirmé que le premier compte en Suisse qu’il avait ouvert était destiné au “financement politique” de la carrière de Michel Rocard, après sa démission de Matignon en 1991.

“La vie politique peut coûter cher”, a précisé Jérôme Cahuzac, expliquant que les sommes virées entre novembre 1992 et mai 1993 sur un compte ouvert à la banque UBS en Suisse étaient destinées à financer la carrière “d’un homme dont j’espérais qu’il aurait un destin national”. L’ancien ministre a, en outre, assuré que Michel Rocard n’était pas au courant de l’existence de ce compte en Suisse.

Suisse puis Singapour

Michel Rocard est décédé le 2 juillet 2016 et Jérôme Cahuzac avait travaillé au cabinet du ministre de la Santé de l’époque Claude Évin. Il a continué à conseiller l’ex-Premier ministre de François Mitterrand en plus de son activité de conseil pour des entreprises pharmaceutiques et des instituts de chirurgie esthétique.

Jérôme Cahuzac doit répondre devant la justice des accusations de fraude fiscale et blanchiment. Il est soupçonné d’avoir dissimulé des millions d’euros sur des comptes en Suisse qui ont ensuite été transférés à Singapour en 2009 via des sociétés écrans établies dans les Seychelles et au Panama.

La découverte de ces fonds dissimulés en Suisse a constitué l’un des scandales majeurs du quiquennat de François Hollande. Jérôme Cahuzac avait reconnu l’existence de comptes en Suisse en 2013, après avoir clamé son innocence pendant des mois.

Avec Reuters

Première publication : 05/09/2016

Jérôme Cahuzac, l’ancien ministre des Finances de François Hollande, a affirmé lors de son procès pour fraude fiscale que son premier compte en Suisse avait été ouvert pour soutenir la carrière politique de Michel Rocard.

Jérôme Cahuzac n’a pas perdu de temps pour lâcher sa première bombe politique lors de son procès pour fraude fiscale qui a repris lundi 5 août, après sept mois d’interruption. L’ancien ministre des Finances de François Hollande a affirmé que le premier compte en Suisse qu’il avait ouvert était destiné au “financement politique” de la carrière de Michel Rocard, après sa démission de Matignon en 1991.

“La vie politique peut coûter cher”, a précisé Jérôme Cahuzac, expliquant que les sommes virées entre novembre 1992 et mai 1993 sur un compte ouvert à la banque UBS en Suisse étaient destinées à financer la carrière “d’un homme dont j’espérais qu’il aurait un destin national”. L’ancien ministre a, en outre, assuré que Michel Rocard n’était pas au courant de l’existence de ce compte en Suisse.

Suisse puis Singapour

Michel Rocard est décédé le 2 juillet 2016 et Jérôme Cahuzac avait travaillé au cabinet du ministre de la Santé de l’époque Claude Évin. Il a continué à conseiller l’ex-Premier ministre de François Mitterrand en plus de son activité de conseil pour des entreprises pharmaceutiques et des instituts de chirurgie esthétique.

Jérôme Cahuzac doit répondre devant la justice des accusations de fraude fiscale et blanchiment. Il est soupçonné d’avoir dissimulé des millions d’euros sur des comptes en Suisse qui ont ensuite été transférés à Singapour en 2009 via des sociétés écrans établies dans les Seychelles et au Panama.

La découverte de ces fonds dissimulés en Suisse a constitué l’un des scandales majeurs du quiquennat de François Hollande. Jérôme Cahuzac avait reconnu l’existence de comptes en Suisse en 2013, après avoir clamé son innocence pendant des mois.

Avec Reuters

Première publication : 05/09/2016

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Les amateurs de drones vont pouvoir s’adonner en toute légalité et liberté à leur hobby une fois par mois sur deux sites parisiens, a annoncé Anne Hidalgo, la maire de la capitale.

L’hippodrome de Longchamp et le parc de la Villette. Ces deux sites parisiens vont devenir incontournables pour les amateurs de drones de loisir. La maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé, dimanche 4 septembre, que la “pratique du drone amateur” sera autorisée sur ces deux zones, une fois par mois.

C’est à l’hippodrome de Longchamp que les férus de ces engins volants télécommandés pourront se réunir dès le 18 septembre. Le site leur sera en partie réservé entre 10 h 30 et 17 h 30.

Drones non-grata

Cette décision de la mairie vise à sortir les propriétaires de drones d’une certaine frustration à l’égard de la réglementation. “Beaucoup d’amateurs ne savent pas où les faire voler”, a reconnu Anne Hidalgo dans un communiqué. Pour cause : il est interdit de faire voler un drone “au-dessus de l’espace public en agglomération”. Ils étaient donc, jusqu’à présent, persona non-grata dans la capitale.

Cette réglementation semblait de plus en plus en décalage avec l’engouement croissant pour ces appareils. Environ 300 000 drones ont été vendus en France l’an dernier, soit trois fois plus qu’en 2014. Le secteur commence aussi à avoir un poids économique réel, puisqu’il représente un peu plus de 5 000 emplois directs, rapelle Le Parisien.

Autre indicateur de cette popularité croissante : plus de 10 000 spectateurs se sont rendus sur les Champs-Élysées, dimanche 4 septembre, pour assister au premier Paris Drone Festival, au cours duquel s’est déroulé une course de drone remportée par le pilote français Dunkan Bossion.

Première publication : 05/09/2016

Le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy, mis en examen dans le cadre de l’affaire Bygmalion liée aux comptes de campagne de la présidentielle de 2012, a-t-on appris lundi de sources judiciaire.

Le parquet de Paris a requis le 30 août le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy pour financement illégal de campagne électorale dans le cadre de l’affaire dite “Bygmalion”, a-t-on appris lundi de sources proches du dossier et judiciaire.

Le procureur soupçonne Nicolas Sarkozy d’avoir dépassé le plafond des dépenses électorales, omis de respecter les formalités du compte de campagne, et fait état d’éléments comptables “sciemment minorés”, indique la source proche du dossier.

Le parquet a également demandé le renvoi en correctionnelle des 13 autres mis en examen dans ce dossier, a précisé la source judiciaire, confirmant une information d’Europe 1. Parmi les autres personnes renvoyées en correctionnelle figurent d’anciens cadres de l’ex-UMP, comme Éric Cesari, des responsables de la campagne présidentielle, comme son directeur Guillaume Lambert ou Jérôme Lavrilleux, et les responsables de la société Bygmalion, dont la filiale Event and Cie organisait les meetings de la campagne sarkozyste.

Un renvoi en correctionnelle en pleine primaire ?

Tous sont soupçonnés d’avoir participé à la mise en place d’un système de fausses factures pour imputer à l’UMP quelque 18,5 millions d’euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat. Les factures, retrouvées par les enquêteurs, portaient la mention de conventions de l’UMP qui n’ont jamais eu lieu.

Nicolas Sarkozy n’est pas mis en cause pour avoir eu connaissance de cette fraude. Mais il a été mis en examen le 16 février pour financement illégal de sa campagne, soupçonné d’avoir engagé des dépenses supplémentaires en réclamant de nouveaux meetings, alors qu’il ne pouvait ignorer que son budget allait franchir la ligne rouge. Le candidat avait été destinataire de notes des experts-comptables l’alertant sur ce risque. L’ancien président a toujours contesté un dérapage de ses dépenses.

Après les réquisitions du parquet, il appartient aux juges d’instruction de décider s’ils renvoient ou non les mis en examen, ou s’ils prononcent un non-lieu. Ils disposent en théorie d’un délai d’un mois, à compter du 30 août. L’ordonnance des juges pourrait donc tomber juste avant la primaire de la droite, prévue les 20 et 27 novembre prochains.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 05/09/2016