Archive for September 6th, 2016

Début août, un couturier chinois était mortellement agressé à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Depuis, la communauté chinoise d’Ile- de-France réclame davantage de sécurité. D’Aubervilliers à Belleville, les langues se délient. Reportage.

Des camions blancs vont et viennent dans un immense dédale d’entrepôts. Partout, on décharge de grands cartons estampillés “made in China” ou “fabriqué en RPC (République populaire de Chine)”. Sur les trottoirs, devant des enfilades de boutiques-showrooms aux noms improbables, il y a ceux qui poussent des diables – les grossistes, Chinois ou d’origine chinoise pour la plupart – et ceux qui tirent leurs valises à roulettes – des acheteurs venus de toute l’Europe pour s’approvisionner en vêtements et en accessoires.

C’est la mi-journée à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, aux portes de Paris, et l’activité de la première plateforme d’import-export textile d’Europe, en ce mercredi 7 septembre, bat son plein. Difficile devant toute cette effervescence d’imaginer que le 7 août 2016, en fin d’après-midi, un couturier chinois de 49 ans, Zhang Chaolin, était mortellement agressé à quelques rues de là, alors qu’il se promenait dans la rue avec un ami, d’origine chinoise. Tous deux avaient été attaqués par surprise par plusieurs personnes et, selon les enquêteurs, l’un des agresseurs aurait frappé Zhang Chaolin d’un violent coup de pied au larynx, et sa tête aurait heurté le bitume. Les agresseurs auraient ensuite arraché la sacoche de l’ami de Zhang Chaolin avant de prendre la fuite. Depuis, trois personnes ont été mises en examen et écrouées.


© AW/FRANCE24

“On a atteint le stade limite”

Un mois plus tard, le malaise provoqué par cette agression mortelle est palpable chez les membres de la communauté chinoise qui acceptent de parler. “Ça fait mal, c’est grave ce qu’il se passe”, confie ainsi Olivier, 32 ans, devant son showroom de vêtements pour enfants. Rackets, agressions, vols à l’arrachée… Il dit avoir recueilli “tellement d’anecdotes visant la communauté chinoise qu’il pourrait écrire un livre”. Les chiffres officiels ne lui donnent pas tort : les plaintes pour vols avec violence visant les personnes d’origine chinoise à Aubervilliers – une communauté d’environ 10 000 personnes – ont triplé en un an, passant de 35 à 105. Mercredi, ce n’est pas à Aubervilliers mais à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, qu’un commerçant chinois a été agressé : deux hommes l’ont contraint sous la menace d’une arme à les mener chez lui où il a été dépouillé de 5 000 euros.

Pour autant, le sentiment d’insécurité qui règne dans la communauté chinoise francilienne ne date pas d’hier : “Même à l’époque de nos parents, dans les années 80-90, il y avait des agressions, des vols à l’arrachée… et des blagues sur les Chinois. Mais c’était la première génération, ils ne parlaient pas français et ne portaient pas plainte”, explique Olivier. Lui a le profil type “de la seconde génération”. Arrivé en France à l’âge de deux ans, la langue française est la première qu’il a apprise. Français, il parle avec ferveur “de la République” vis-à-vis de laquelle il estime avoir rempli “ses devoirs” en travaillant. En contrepartie, il revendique “le droit” d’être en sécurité : “Quand je sors dans la rue, je fais attention à ne pas sortir mon smartphone. Ma femme n’ose plus sortir avec son sac à main. On ne vit pas dans une liberté totale. On a atteint le stade limite”, déplore-t-il.

“On vit ce qu’ont vécu les juifs”

Pour les autorités, si les délinquants visent particulièrement les personnes d’origine chinoise en Seine-Saint Denis et dans certains quartiers de Paris, c’est à cause du “préjugé raciste” selon lequel elles transportent davantage de liquide sur elles. “On est des commerçants, mais pourquoi on aurait plus d’argent que les autres ?”, s’agace Olivier en dénonçant “la jalousie de ceux qui ne foutent rien dans les cités”. “On vit ce qu’ont vécu les juifs”, ose-t-il. Ce qui le heurte le plus c’est la violence gratuite : “Il y a les vols et, en plus, le passage à tabac. Chez les méchants, comme dans la mafia, il y a des codes d’honneur, mais là, même pas”, analyse-t-il. Pour lui, il y a “trop de laisser-aller” de la part des autorités. Beaucoup sont du même avis.

Lors de la dernière manifestation pour dénoncer les agressions à répétition qui s’est déroulée dimanche 4 septembre, place de la République, à Paris, le slogan “Faut-il se faire justice soi même ?” barrait certaines banderoles. De fait, à Aubervilliers, les grossistes se sont dotés d’un “groupe d’alerte” sur WeChat, une messagerie chinoise très populaire. Le but ? Signaler aux 500 membres du groupe tout incident ou événement suspect pour que chacun redouble de vigilance. Sur son smartphone, un commerçant montre les derniers messages échangés : on y voit la photo d’une voiture vandalisée dans le marché Cifa (Centre international de commerce France-Asie).


© Alcyone Wemaere, France 24

“On est une communauté oubliée”

À la sortie d’un restaurant chinois prisé par les acheteurs, Chen, 29 ans, enchaîne cigarette sur cigarette. Dans son costume avec pochette, il a l’allure de quelqu’un qui est là pour faire des affaires : effectivement, il est courtier en assurances. Il y a encore quelques mois, il habitait Évian (Auvergne-Rhône-Alpes) : “Là-bas, je pouvais laisser ma voiture fenêtres ouvertes avec clés dessus, personne n’y touchait”, raconte-t-il. Arrivé il y a tout juste deux mois à Aubervilliers, il s’est déjà fait racketter en bas de chez lui. “Quand j’ai déposé plainte au commissariat, on m’a dit ‘bienvenue à Aubervilliers’. Ça ne devrait pas être comme ça”, dénonce-t-il.

David, le restaurateur, n’est pas en reste : “Il y a un mois, je suis allé en voiture pour acheter une cartouche de cigarettes pour mon restaurant. Je suis descendu deux minutes. En revenant, j’avais les pneus crevés et plus de sac”. Très méfiant, il insiste : “Surtout, ne donnez pas le nom de mon restaurant ! Vous savez, si beaucoup de Chinois ne veulent pas parler aux journalistes, c’est parce qu’ils ont peur d’être reconnus, que les gens se disent ‘c’est un patron, on va aller chez lui’”, affirme-t-il. À presque 40 ans et du haut de son quasi 1,80 mètre, David ne cache pas avoir peur lui aussi : “Lorsque je quitte mon restaurant, je fais trois fois le tour du quartier”, raconte-t-il en laissant entendre qu’il craint d’être suivi. Il ne sort jamais le soir non plus. “Quand les Chinois viennent en France, ils font du chiffre d’affaires, ils créent des emplois, ils payent des impôts. Avant à ‘Auber’, il n’y avait rien. Pourtant, personne ne s’occupe de nous. On est une communauté oubliée”, souligne le restaurateur avec amertume. Pour lui, il faudrait une loi plus sévère pour les mineurs, “comme en Chine”. Dimanche dernier, il est allé manifester en famille place de la République. C’était la deuxième manifestation à laquelle il participait de sa vie : la première fois, c’était en 2011, après une agression lors d’un banquet de mariage dans le quartier de Belleville, à Paris, où vivent également de nombreux Chinois.


© AW/FRANCE24

Comme ce maraîcher d’une quarantaine d’années installé rue de Belleville et qui, inquiet, refuse de dire son nom. Dimanche, lui n’est pas allé manifester : “Je travaillais”, précise-t-il. Dans son commerce, il sert depuis plus de dix ans “des clients de toutes les couleurs et de tous les âges”. Lui, qui est arrivé en France à l’âge de 14 ans, vit dans le quartier depuis des années avec “sa petite famille”. Agressé deux fois, son ras-le-bol lui fait pourtant parfois penser à “partir”. Que pense-t-il des rencontres annoncées d’hommes politiques avec la communauté chinoise, comme celle d’Alain Juppé, candidat à la primaire de droite, attendu jeudi à Aubervilliers ? “Je préférerais deux policiers de plus dans la rue que la visite d’un grand homme”.

Première publication : 07/09/2016

Les Britanniques vont financer l’érection d’un mur le long d’une partie de la rocade menant au port de la ville de Calais. Cette construction, qui doit débuter en septembre, vise à empêcher les migrants d’accéder aux voies de circulation.

Calais n’en finit pas de se grillager. Après avoir bâti ces deux dernières années des hautes clôtures anti-intrusion le long de sa rocade et de son port, la ville de Calais passe désormais à la vitesse supérieure. Elle va se doter d’un mur dont la construction commence ce mois-ci. Ce dernier sera sans surprise destiné à empêcher les migrants et réfugiés de s’introduire à bord de poids-lourds à destination de la Grande-Bretagne.

À l’instar des précédents travaux, cette nouvelle clôture en béton, installée sur une partie de la rocade (voir image ci-dessous), sera financée par le gouvernement britannique, à hauteur de 2,7 millions d’euros. Le ministre de l’Immigration, Robert Goodwill, a évoqué mardi devant les députés anglais ce renforcement du dispositif de sécurité aux abords de la “jungle”, où vivent plusieurs milliers de migrants.

>> À lire sur France 24 : “‘Jungle’ de Calais – hausse spectaculaire du nombre de migrants, selon la préfecture”

“La sécurité que nous mettons en place dans les ports est renforcée par des équipements”, a précisé Goodwill, qui faisait allusion à un ensemble de mesures, d’un montant de 17 millions de livres sterling (20,2 millions d’euros), qui ont fait l’objet d’un accord en mars entre Londres et Paris.

“Nous allons entamer la construction de ce nouveau mur dans le cadre du paquet de mesures de 17 millions, engagé avec les Français. Nous avons réalisé la clôture et maintenant, nous passons au mur”, a-t-il ajouté.

Ce mur, qui devrait avoir quatre mètres de hauteur devrait être terminé à la fin de l’année. Selon un document diffusé lors d’une réunion publique, il sera construit en béton lisse pour décourager les tentatives d’escalade, et il sera couvert, de l’autre côté, de végétation afin qu’il puisse se fondre dans le décor.

La France a démantelé en février et mars la partie sud du campement de Calais et s’est engagée, par la voix du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, à évacuer la partie nord, pour faire intégralement disparaître la “Jungle”.

>> À revoir le webdocumentaire : “La boue au ventre – ces migrants pris au piège à Grande-Synthe”

En rouge, le mur en construction le long de la rocade

© France 24

Avec Reuters

Première publication : 07/09/2016

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Le Danemark a annoncé, mercredi, être prêt à payer pour acquérir une partie des Panama papers, afin de traquer de potentiels contribuables fraudeurs. La publication de ces documents avait permis de révéler l’ampleur de l’évasion fiscale mondiale.

Le Danemark a dit oui. Le ministre danois des Finances, Karsten Lauritzen, a annoncé, mercredi 7 septembre, qu’il avait accepté de payer pour obtenir une partie des Panama papers afin d’enquêter sur les cas potentiels de fraudes fiscales.

Ces documents – issus du fichier des clients du cabinet d’avocats panaméens Mossack Fonseca – contiennent des informations sur des comptes dans des paradis fiscaux de plus de 500 contribuables danois, selon les médias locaux.

L’administration fiscale a reçu une offre anonyme, cet été, pour acquérir 200 000 des 11,5 millions de fichiers des Panama papers. Le gouvernement va payer pour ces précieux documents une somme comprise entre un million et 9 millions de couronnes (entre 134 000 et 1,2 million d’euros), selon le quotidien britannique The Guardian. Le Trésor danois a pu, avant de se décider, avoir accès à un échantillon gratuit de cette base de données, précise le magazine d’Afrique du Sud Times.

L’exemple danois

C’est la première fois qu’un État paie pour mettre la main sur ces documents qui ont entraîné une avalanche de révélations sur l’argent dissimulé dans des paradis fiscaux par les grandes fortunes et les puissants de ce monde. L’intégralité des fichiers avaient été remis par une source anonyme à plusieurs journalistes en 2015, lesquels ont ensuite travaillé avec un consortium d’investigation pour révéler, en avril 2016, l’un des plus importants scandales fiscaux de ces dernières années.

D’autres pays pourraient suivre l’exemple danois. Par ailleurs, en 2014, Berlin avait payé un peu moins d’un million d’euros pour obtenir une version beaucoup plus restreinte et ciblé des documents du cabinet Monsack Fonseca. Cet achat avait permis au fisc allemand de lancer plusieurs procédures de redressement fiscal contre des clients de la Commerzbank, la deuxième plus importante banque d’Allemagne.

Première publication : 07/09/2016

Le juge des référés de Bastia a validé, malgré la décision du Conseil d’État, l’arrêté anti-burkini du maire de Sisco, en Corse. Ce village avait été le théâtre d’une rixe entre une famille corse d’origine maghrébine et des villageois.

Le juge des référés du tribunal administratif de Bastia (Haute-Corse) a validé mardi 6 septembre l’arrêté dit anti-burkini de la ville de Sisco, en Corse.

Contrairement aux juges de Toulon et de Nice, qui ont suspendu des arrêtés similaires à Nice, Cannes et Fréjus après la décision du Conseil d’Etat, le tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) qui a immédiatement annoncé son intention de se pourvoir devant le Conseil d’État.

Au nom du “respect des libertés garanties par les lois”, la plus haute juridiction administrative française avait suspendu le 26 août un arrêté pris par la commune de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), donnant ainsi un coup d’arrêt aux interdictions des tenues “ne respectant pas la laïcité” sur les plages publiques prises cet été par une trentaine de communes du littoral.

“De nature à générer des risques avérés d’atteinte à l’ordre public”

Le juge de Bastia fait bien référence à cette ordonnance mais estime qu'”en l’espèce”, le maire de Sisco était fondé à prendre cette mesure en raison des risques de troubles à l’ordre public dans la ville de Sisco. “Compte tenu des récents événements du 13 août 2016, de leur retentissement et du fait que l’émotion n’est pas retombée, la présence sur une plage de Sisco d’une femme portant un costume de bain de la nature de ceux visés” serait “de nature à générer des risques avérés d’atteinte à l’ordre public qu’il appartient au maire de prévenir”, se justifie le tribunal dans un communiqué sur sa décision.

Le maire socialiste de Sisco, Ange-Pierre Vivoni, avait pris son arrêté “pour calmer les esprits”, après une rixe, le 13 août, entre des riverains et une famille d’origine maghrébine, attribuée à tort au port d’un burkini. Cinq hommes accusés d’avoir pris part à cette violente rixe seront jugés le 15 septembre.

>> À lire sur France 24 : “Rixe en Haute-Corse : cinq personnes placées en garde à vue”

Une thèse “qui fait fi de la liberté individuelle”

La LDH a réagi à cette décision du tribunal administratif de Bastia estimant que “cette thèse, qui fait fi de la liberté individuelle, n’est pas acceptable”. “En statuant ainsi alors que les événements qui servent d’alibi à cette décision ne reposent en rien sur le port de ce vêtement, le tribunal administratif de Bastia cautionne l’idée que le simple port de ce vêtement de bain serait de nature à troubler l’ordre public”, poursuit la Ligue des droits de l’Homme.

De son côté, le maire de Sisco s’est dit satisfait : “C’est un soulagement pour moi et ma population, et même, je crois, pour toute la Corse”.

Cet été, une trentaine de maires, pour la plupart de droite, ont pris des arrêtés dits “anti-burkini”, au nom de troubles potentiels à l’ordre public. Malgré la décision du Conseil d’État, plusieurs maires ont décidé de maintenir leurs textes, arguant chacun de risques particuliers dans leur commune.

>> À lire sur France 24 : “Burkini : les maires résistent malgré la décision du Conseil d’État”

Avec AFP et Reuters

Première publication : 07/09/2016

Trente-huit des 49 prévenus poursuivis pour vols dans l’affaire des “cols rouges”, ces déménageurs d’objets d’arts destinés à être vendus à Drouot, ont été condamnés à des peines de prison, dont certaines avec sursis. Les 11 autres ont été relaxés.

Le verdict est tombé dans l’affaire des “cols rouges”. Quarante neuf personnes – essentiellement des commissionnaires, quatre commissaires-priseurs et un dirigeant et un employé de vente volontaire – qui étaient en contact avec des objets d’arts destinés à être vendus à Drouot étaient poursuivis dans une vaste affaire de vols. La plupart ont été condamnés mardi 6 septembre à des peines allant jusqu’à trois ans de prison, dont la moitié avec sursis, et 60 000 euros d’amende.

Onze des 49 prévenus ont été relaxés. Parmi les six commissaires-priseurs poursuivis, trois ont été condamnés, à des peines allant jusqu’à 18 mois de prison avec sursis et 25 000 euros d’amende.

L’Union des commissionnaires de l’hôtel des ventes de Drouot (UCHV), cette institution chargée du déménagement et de la manutention des pièces présentées à Drouot dont les 110 commissionnaires étaient actionnaires à parts égales, a quant à elle été dissoute et condamnée à 220 000 euros d’amende.

Depuis l’éclatement de cette affaire, l’UCHV n’avait plus d’activité et Drouot avait changé de prestataire.

Pendant trois semaines en mars, le tribunal correctionnel s’est plongé dans l’univers des “cols rouges”, aussi appelés savoyards.

Le tribunal a souligné que les “cols rouges”, aussi appelés commissionnaires, faisaient un “métier difficile” agrémenté de pourboires, de “petits à côtés”, a expliqué la présidente du tribunal, Sabine Faivre. Mais cette pratique ancestrale a connu des dérives, au point de n’avoir parfois plus grand-chose à voir avec la “récupération”, invoquée par de nombreux prévenus. Des objets de grande valeur, des toiles de maîtres ont été dérobés.

Ces vols ont selon les juges pu prospérer grâce à “l’insuffisante rigueur” de certains commissaires priseurs “peu regardants”, qui ont facilité l’écoulement des objets à la provenance trouble, en accordant aux commissionnaires des frais de vente réduits.

En 1860, année du rattachement de la Savoie à la France, Napoléon III avait octroyé aux Savoyards et Haut-Savoyards émigrés à Paris le monopole du transport et de la manutention à l’hôtel des ventes.

Ils devaient leur surnom au col rouge Mao de leur vareuse noire, sur laquelle était brodé en or leur numéro, étaient au maximum 110 et chaque nouveau était coopté par un ancien, auquel il rachetait la fonction.

Avec AFP

Première publication : 07/09/2016

François Hollande serait éliminé dans tous les cas de figure au premier tour de la présidentielle d’après un sondage TNS Sofres-OnePoint. De leur côté,Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen seraient eux qualifiés pour le second tour.

Dans tous les cas de figure, le chef de l’État François Hollande est donné perdant dès le premier tour de l’élection présidentielle, d’après un sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro et LCI.

Ce sondage teste neuf hypothèses différentes de candidats à gauche et à droite avec à chaque fois Nathalie Arthaud (LO), Philippe Poutou (NPA), Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Jacques Cheminade et Marine Le Pen (FN).

François Hollande oscille entre 11 points au premier tour (dans l’hypothèse Emmanuel Macron, François Bayrou et Nicolas Sarkozy candidats face à lui ou dans l’hypothèse Emmanuel Macron et Alain Juppé) et 15 points s’il est opposé à Nicolas Sarkozy comme candidat supplémentaire, outre les sept testés dans toutes les hypothèses.

Quel que soit le candidat à gauche, François Hollande est battu au premier tour, même si dans les six hypothèses testées avec l’ancien ministre de l’Économie Emmanuel Macron, celui-ci obtiendrait plus de suffrages que le chef de l’État, de 15 à 20 % selon les cas.

#Rediff Présidentielle : Macron renverse Hollande https://t.co/BnHZ1nDhT3pic.twitter.com/MXrSEj7iS8

— Le Figaro (@Le_Figaro) 7 septembre 2016

Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen qualifiés pour le second tour

Toujours à gauche, l’ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg obtient lui de 5 à 7 % selon les hypothèses. Jean-Luc Mélenchon est crédité pour sa part de 10 à 13 % des intentions de vote, Nicolas Dupont-Aignan de 3 à 7 %, Cécile Duflot de 2 à 4,5 %. Philippe Poutou ne dépasse pas les 2,5 %, Nathalie Arthaud 2 % et Jacques Cheminade 1 %.

Dans toutes les hypothèses testées, ce sont les candidats LR (Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy) et Marine Le Pen pour le Front national qui se qualifieraient pour le second tour. Le maire de Bordeaux réaliserait son meilleur score (33 %, -2) face à Marine Le Pen (29 %) et François Hollande (14 %). C’est la seule hypothèse parmi les neufs où Marine Le Pen ne serait pas en tête au premier tour.

Dans la même configuration mais avec Nicolas Sarkozy vainqueur de la primaire plutôt que Alain Juppé, le premier obtiendrait 27 % des voix contre 29 % pour la dirigeante d’extrême droite. Celle-ci oscille entre 26 et 29 % des voix selon les hypothèses.

Pour les sympathisants de gauche, c’est Jean-Luc Mélenchon (23 %) qui serait “le meilleur candidat de gauche pour la présidentielle de 2017”, devant François Hollande (20 %), Emmanuel Macron (18 %), Manuel Valls (9 %) et Arnaud Montebourg (8 %). François Hollande (33 %) devance M. Macron (26 %) chez les seuls sympathisants PS.

Cette enquête a été réalisée en ligne du 2 au 5 septembre auprès d’un “échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus” selon la méthode des quotas.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 07/09/2016