Archive for September 7th, 2016

Trois jeunes femmes ont été interpellées jeudi soir dans l’Essonne dans le cadre de l’enquête sur la voiture chargée de bonbonnes de gaz, près de Notre-Dame, à Paris. L’une d’entre elles a été grièvement blessée après avoir agressé un policier.

Une femme recherchée dans l’enquête sur la voiture contenant des bonbonnes de gaz retrouvée le week-end dernier en plein Paris a été blessée par balle jeudi 8 septembre lors de son interpellation en banlieue parisienne, à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), a-t-on appris de source proche de l’enquête. Il s’agit de l’une des filles du propriétaire de la voiture.

“Au moment de son interpellation, [une jeune femme] a sorti un couteau et s’en est pris aux forces de l’ordre. Elle a blessé un policier de la DGSI. Les forces de l’ordre ont répliqué en tirant”, ont déclaré des sources policières à France 24. Deux autres femmes, qui se trouvaient avec elle, ont été interpellées vers 19 h par des policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Selon Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, les trois femmes “fanatisées” préparaient vraisemblablement de “nouvelles actions violentes et imminentes”.

L’une des 3 filles a été touchée à la tête par un tir de riposte. Elle est ce soir dans un état désespéré. (RTL) #Boussy

— Arnaud Tousch (@nanotousch) 8 septembre 2016

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“Nouvelle forme d’attaque”

Stationnée quai de Montebello, près de la cathédrale Notre-Dame dans le centre de Paris, la voiture en question, feux de détresses allumés et dépourvue de plaque d’immatriculation, avait été signalée par des riverains dans la nuit de samedi à dimanche. Selon une source judiciaire, il y avait à l’intérieur six bonbonnes de gaz pleines et trois “bidons de gazole”. Une septième bonbonne de gaz, vide, avait été mise en évidence sur un siège. Deux couples ont été arrêtés et placés en garde à vue.

La découverte de cette voiture est prise très au sérieux étant donné le contexte de menaces d’attentats en France. Les investigations sont menées par la Section antiterroriste (SAT) de la Brigade criminelle et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Après les mitraillages, les attaques au couteau ou à la veste explosive, les services spécialisés craignent “une nouvelle forme d’attaque” avec “le dépôt d’engins explosifs” dans des lieux rassemblant une foule importante, a admis le patron de la DGSI, Patrick Calvar, le 10 mai devant la commission de la Défense nationale et des Forces armées de l’Assemblée nationale.

Devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats, il s’était aussi dit “persuadé” que les jihadistes “monteront en puissance” en passant au stade “des véhicules piégés et des engins explosifs”.

Avec AFP

Première publication : 08/09/2016

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“Démocratie”, “droits de l’Homme”, “grève de la faim”… À Cuba, impossible d’envoyer des SMS contenant ces mots. Un système de censure des communications dont l’ampleur est inconnue a été mis en place, affirment des activistes locaux.

La censure, c’est simple comme un SMS à Cuba. Six ans après la Chine, les autorités cubaines ont mis en place un système de filtres permettant de bloquer l’envoi de messages contenant certains mots interdits, a affirmé 14yMedio, le premier media indépendant numérique cubain, le 3 septembre. Après avoir effectué des tests de son côté, l’agence de presse Reuters est parvenue à la même conclusion trois jours plus tard.

“Démocratie”, “droits de l’Homme”, “dictature” ou encore “grève de la faim” sont autant de mots non grata dans un SMS, sous peine de voir le message “se perdre en chemin”, explique dans son article Yoani Sanchez, la blogueuse de 14yMedio et activiste cubaine à l’origine de cette découverte. Inutile d’essayer de jouer au plus malin : le filtre prend en compte différentes versions orthographiques d’un mot interdit. Ainsi, le mot Democrac1a est tout autant censuré que Democracia.

Liste noire d’au moins 42 termes

Des noms de mouvements critiques à l’égard du gouvernement, comme Unpacu (Union patriotique de Cuba), ou de dissidents célèbres, tels que le médecin et défenseur des droits de l’Homme Óscar Elías Biscet, font également partie de cette liste noire. Cette dernière comprendrait au moins 42 mots d’après les constatations de 14yMedio, mais sa portée réelle demeure inconnue. D’autres tests sont effectués pour essayer d’en savoir plus. L’opérateur téléphonique unique cubain Cubacel et le ministère de la Culture n’ont pas été d’un grand secours. Interrogées par 14yMedio, ces deux autorités ont affirmé n’avoir pas connaissance d’un tel système.

Impossible, également, de savoir quand cette censure a été instituée. “Il y a toujours eu des messages qui n’arrivaient pas à leur destinataire, mais nous mettions cela sur le compte de la congestion et de la mauvaise couverture du réseau dans certaines régions”, rappelle Yoani Sanchez.

Les autorités semblent aussi avoir mis en place une censure à deux vitesses pour brouiller les pistes. Ainsi, les SMS envoyés vers l’étranger ne se perdent jamais dans les limbes technologiques, quels que soient les mots utilisés. Pour 14yMedio, la raison en est simple : les SMS envoyés vers l’étranger coûtent cher et ceux n’arrivant pas à destination risquent fort de faire l’objet d’une demande de remboursement… Leur faire subir le même filtrage aurait donc rendu la censure coûteuse ou éveillé les soupçons, en cas de refus de remboursement.

SMS aujourd’hui, Internet demain ?

Le blocage concerne les quelques trois millions d’utilisateurs de téléphones portables à Cuba et ne cible pas spécifiquement certains activistes, ont constaté aussi bien Reuters et 14yMedio qui ont effectué des tests sur tout le territoire cubain.

Cette découverte fait craindre du sort que les autorités cubaines réservent à Internet. Pour l’instant, elles s’y intéressent moins qu’aux SMS : Internet est encore largement hors de portée des bourses cubaines et seuls 5 % des foyers sont équipés d’une connexion approuvée par le gouvernement. Le Wifi public est plus répandu avec environ 70 points d’accès, mais la connexion, à trois dollars de l’heure, demeure chère pour Cuba où le salaire moyen est de 30 dollars par mois.

Mais l’accès de la population au réseau est officiellement une priorité du gouvernement. Reste à savoir si ce pays communiste va, comme avec les SMS, adopter le modèle de censure à la chinoise ou si le processus de normalisation des relations avec les États-Unis va rendre le gouvernement moins, comme le dit 14yMedio, “paranoïaque et sur ses gardes”.

Première publication : 08/09/2016

“Sexisme, pas notre genre”, la ministre des Droits de la femme, Laurence Rossignol lance jeudi soir une campagne destinée à venir à bout du sexisme. L’opération est parrainée par l’actrice, productrice et compagne du président, Julie Gayet.

Propos dégradants, inégalité, mise à l’écart… Laurence Rossignol a déclaré la guerre au sexisme : la ministre des Droits des femmes a lancé jeudi 8 septembre une campagne de sensibilisation contre le sexisme dans l’espoir de susciter une prise de conscience et changer les comportements à l’égard des femmes.

Parrainé par l’actrice et productrice Julie Gayet, également compagne du président de la République, “le plan d’actions” intitulé “Sexisme, pas notre genre !” est également soutenu par le comédien Clovis Cornillac, ou encore le chercheur Axel Kahn, qui seront présents jeudi soir au Palais de la femme à Paris à l’occasion de la soirée de lancement. L’opération se poursuivra six mois, jusqu’à la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars.

Savez-vous quel est le pourcentage de rues en France qui portent le nom d’une femme ? #SexismePasNotreGenrepic.twitter.com/SRowd8uRP8

— Gouvernement (@gouvernementFR) 7 septembre 2016

40 % des femmes victimes d’humiliation ou d’injustice liée à leur sexe

Une plateforme numérique a également été mise en place. Les associations peuvent y déposer leurs initiatives pour lutter contre le sexisme et ainsi être “labellisées”. L’interface recueille également des informations sur les recours possibles face à certains actes sexistes et des témoignages. “Combien de femmes dirigent une entreprise du CAC 40 ?” “Une”, souligne un des micros-trottoirs visible sur la plateforme où figurent d’autres chiffres étonnants autour du sexisme.

Selon un sondage du CSA révélé mercredi par la ministre Laurence Rossignol, 40 % des femmes rapportent un jour avoir été victimes soit d’une humiliation, soit d’une injustice liée à leur sexe.

Une femme sur deux déclare également avoir changé sa façon de s’habiller (pour éviter une remarque sexiste) et près de 40 % ont renoncé à fréquenter certains lieux en raison des commentaires et harcèlements qu’elles y affrontaient.

Bataille culturelle

Laurence Rossignol souhaite “engager une bataille culturelle”. Selon elle, les lois et autres dispositifs mis en place depuis la loi Veil de 1975 ont fait progresser les droits des femmes, cependant il faut “passer à la vitesse supérieure”.

Dans une communication en Conseil des ministres jeudi, Laurence Rossignol a souligné que malgré des “progrès, les inégalités et les discriminations à l’encontre des femmes perdurent : l’égalité réelle entre les femmes et les hommes se heurte toujours à un plafond invisible dont le matériau principal est le sexisme”.

“Le sexisme se manifeste de multiples façons, de la plus anodine en apparence à la plus dramatique, de la ‘simple’ remarque aux violences les plus graves”, a ajouté la ministre, selon le compte-rendu du conseil des ministres. Dans un communiqué, la CGT a invité le gouvernement à ne pas “en rester à de la communication”.

Elle a demandé notamment d’ajouter les violences sexistes et sexuelles comme thème obligatoire de négociation en entreprise et de mettre en place un lieu d’accueil et une procédure de signalement sur chaque lieu de travail. Elle propose également que les victimes puissent être mutées ou aient la possibilité de démissionner sans préavis tout en bénéficiant des allocations chômage.

Avec AFP

Première publication : 08/09/2016

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À cause du Brexit, la Banque centrale européenne (BCE) se montre un peu moins optimiste concernant ses prévisions de croissance pour 2017 et 2018. Elle a néanmoins relevé celle concernant l’année 2016 à 1,7% contre 1,6% auparavant.

La Banque centrale européenne (BCE) a légèrement relevé sa prévision de croissance économique en zone euro pour 2016, désormais attendue à 1,7 % pour 2016, contre 1,6 % encore anticipé en juin, a annoncé jeudi 8 septembre son président Mario Draghi.

Elle a cependant légèrement baissé celle pour 2017 et 2018 à 1,6 % contre 1,7 % attendu jusque là. En cause : l’impact du Brexit. Au mois de juillet, le Fonds monétaire international (FMI) avait déjà pointé les risques économiques liés à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Il avait aussi mentionné un ralentissement de la croissance mondiale liée à la crise des réfugiés et à la menace terroriste.

La BCE reste toutefois optimiste et continue de s’attendre à une reprise économique “à un rythme modéré mais constant”, a assuré Mario Draghi à l’issue de la réunion de politique monétaire du conseil des gouverneurs de l’institution.

Prévisions d’inflation inchangées

Sans grande surprise, les responsables de la BCE ont maintenu inchangé le niveau des taux d’intérêt directeurs, déjà à leur plus bas niveau historique. Contrairement à ce que certains attendaient, ils n’ont pas non plus décidé de prolonger leur vaste programme d’achats de dettes sur les marchés, appelé “QE”, visant depuis mars 2015 à redynamiser les prix et l’activité économique en zone euro.

>> À lire sur France 24 : “La BCE abaisse pour la première fois son principal taux à 0 %”

“Pour le moment, il n’y a pas de changement suffisamment important pour justifier une action [de la BCE]. Notre politique monétaire est efficace”, a justifié Mario Draghi. Le président de la BCE a ajouté que cela ne remettait pas en cause sa “volonté ou sa capacité d’agir” si besoin est.

En matière d’inflation, les attentes de la BCE n’ont guère changé par rapport à celles de juin. Les prix en zone euro devraient ainsi progresser de 0,2 % en 2016, de 1,2 % en 2017, avant d’accélérer à 1,6 % en 2018.

Avec AFP

Première publication : 08/09/2016

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C’est l’une des principales surprises de la conférence d’Apple : l’arrivée sur iPhone de Super Mario Run, le premier jeu pour smartphone de Nintendo. Apple est pourtant en partie responsable des ennuis financiers actuels de Nintendo.

Un iPhone 7 étanche ou presque, une Apple Watch 2 et la “fin” de la prise jack pour les écouteurs : autant d’annonces qui avaient été largement anticipées avant la grand messe d’automne de la marque à la pomme, le 7 septembre. Mais pas l’arrivée de Super Mario Run sur l’App Store, la boutique virtuelle d’applications pour iPhone, qui constitue une surprise de taille.

Nintendo a profité de la conférence Apple pour lancer son tout nouveau jeu de plateforme en exclusivité jusqu’en 2017 pour les utilisateurs d’iPhone. L’annonce a fait bondir l’action en Bourse de la marque japonaise de plus de 13 % le lendemain.


La hausse de 13,20 % enregistrée par l’action Nintendo jeudi 8 septembre

L’étoile de la mort

Il s’agit du premier véritable jeu vidéo pour smartphone réalisé par Nintendo. Le succès planétaire de Pokémon Go repose, certes, sur des personnages conçus par la marque japonaise, mais l’application a été développée par Niantic, une société qui a appartenu à Google. Et Miitomo, la première incursion de Nintendo dans l’univers des téléphones portables en mars 2016, est avant tout un réseau social.

Super Mario Run représente donc une importante étape dans la mue d’un acteur historique du jeu vidéo actuellement en difficulté. Faire de Super Mario – le personnage le plus emblématique de Nintendo – la “guest star” d’un événement Apple n’est pas non plus anodin. L’iPhone est, pour beaucoup, l’étoile de la mort du géant japonais. Les smartphones ont en effet vampirisé le marché des jeux et joueurs occasionnels, au grand dam de Nintendo qui en avait fait son cœur cible.

Contribuer au grand show d’autopromotion du groupe en partie responsable du déclin de Nintendo et monter sur la scène de la conférence n’a pas dû être facile pour Shigeru Miyamoto, le créateur de Mario. Mais le géant japonais n’a plus vraiment le choix. La fin d’année 2016 s’annonce comme l’une des pires de l’histoire vidéoludique de Nintendo. Aucun jeu majeur n’est en préparation pour les fêtes de fin d’année qui sont pourtant la période cruciale pour la bonne santé financière des acteurs du secteur.

Bouche trou et produit d’appel

Le géant japonais a, en fait, le gamepad coincé entre deux chaises. Sa console actuelle, la Wii U, bouge encore et la prochaine génération, la Nintendo NX, a été annoncée mais ne sera pas dévoilé avant le printemps 2017. Conséquences : les développeurs ne vont plus créer de jeux pour une machine destinée à disparaître dans quelques mois, et les consommateurs préfèreront attendre la prochaine console pour se décider à sortir le portefeuille.

Dans ce contexte, Super Mario Run apparaît comme un bouche trou et un produit d’appel. Le groupe japonais se devait avant tout de rassurer des investisseurs qui, sans cela, ne voyaient rien venir. Ils ont été d’autant plus rassurés que Pokémon Go – téléchargé près de 500 millions de fois – a démontré qu’il y avait une réelle attente pour des jeux issus de l’univers Nintendo. Super Mario Run emprunte aussi un modèle économique qui a fait ses preuves sur mobile : gratuit au téléchargement mais qui nécessite de payer pour débloquer certains avantages ou niveau.

Mais, comme le souligne le site The Verge, Super Mario Run a aussi pour but de familiariser les joueurs occasionnels qui sont légion sur iPhone avec l’univers des jeux vidéo made in Nintendo. Le constructeur japonais a, en effet, un plan à long terme qui avait été dévoilé par l’ancien PDG du groupe Satoru Iwata, peu avant de mourir en 2015 : les jeux Nintendo sur smartphone doivent servir à attirer les joueurs dans les mailles du filet du groupe afin qu’ils aient envie de passer à la vitesse supérieure en achetant des consoles de jeu. Il était donc essentiel de sortir un titre sur iPhone plusieurs mois avant que la Nintendo NX se soit commercialisée. Et pour ce faire, Shigeru Miyamoto était prêt à l’humiliation de n’être qu’un second couteau dans le show à la gloire de l’un de ses plus dangereux concurrents.

Première publication : 08/09/2016

Salah Abdeslam, seul rescapé présumé du commando jihadiste des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, n’a une nouvelle fois pas souhaité s’exprimer lors de son audition au Palais de justice de Paris.

Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats parisiens du 13 novembre, est resté jeudi 8 septembre une nouvelle fois muet face au juge. Pour sa troisième audition, “il a exercé son droit au silence pendant l’interrogatoire qui a duré environ 1 h 30”, a indiqué devant les journalistes l’avocat français Frank Berton au côté de son confrère belge Sven Mary, qui n’a pas souhaité s’exprimer.

Son avocat a cependant estimé qu’il avait “bon espoir” qu’il finisse par répondre à la justice. “Ce droit lui appartient, il n’est pas contestable”, a-t-il justifié. Selon l’avocat, “un autre rendez-vous sera certainement fixé par le juge d’instruction”.

Salah Abdeslam ne veut plus être surveillé 24 heures sur 24

Frank Berton a de nouveau indiqué que la vidéosurveillance 24 h/24 h de son client, confirmée fin juillet par le Conseil d’État expliquait “à l’évidence” son mutisme. “Cela a toujours eu une influence sur son attitude dans le cadre de cette instruction”, a-t-il indiqué, en précisant que cette question fera l’objet probablement d’un prochain débat. “L’arrêté de vidéosurveillance est valable trois mois et un nouvel arrêté devrait être pris prochainement par le Garde des Sceaux”, a expliqué Me Berton en ajoutant : “Je crois savoir qu’il (Abdeslam) va également l’attaquer”.

Arrêté le 18 mars en Belgique après quatre mois de cavale, le jeune homme de 26 ans a été transféré le 27 avril en France où il a été mis en examen, notamment pour “participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes aux personne”.

Il est depuis détenu à l’isolement et sous vidéo surveillance permanente à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). Revendiqués par l’organisation de État islamique, les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis ont fait 130 morts et des centaines de blessés.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 08/09/2016

François Hollande a prononcé jeudi matin un discours sur “la démocratie face au terrorisme”, à Paris. Son allocution a également été l’occasion pour le président de préciser ses intentions pour la présidentielle de 2017.

François Hollande s’est livré jeudi 8 septembre à un discours sur le thème de “La démocratie face au terrorisme” aux faux airs de meeting présidentiel. Le président s’est posé en défenseur de l’État de droit face au terrorisme et n’a pas ménagé ses attaques contre la droite, en particulier Nicolas Sarkozy.

Durant un peu plus d’une heure, le presque candidat a largement dépassé le thème de son discours pour lancer l’offensive tous azimuts.

Live-tweets du discours au colloque “La Démocratie face au terrorisme” à suivre sur le compte du président @fhollande#Wagram

— Élysée (@Elysee) 8 septembre 2016

Menace terroriste

Le chef de l’État a d’abord assuré que “la démocratie sera plus forte que la barbarie qui lui a déclaré la guerre”. Salle Wagram, du nom de l’une des victoires décisives de Napoléon, François Hollande, devant un public acquis, s’est dit déterminé à poursuivre “obstinément le combat” contre le terrorisme.

Évoquant des “tentatives” déjouées “ces derniers jours”, celui qui a connu à l’Élysée la plus grande vague terroriste en France depuis un demi siècle (238 morts depuis janvier 2015), a de nouveau prévenu que le combat serait de longue haleine.

Des piques adressées à la droite

Hollande n’a en outre pas manqué d’égratigner le bilan de Nicolas Sarkozy, coupable selon lui d’avoir diminué les effectifs de policiers et diminué le budget de la Défense.

Il a aussi éreinté les “arguties juridiques” évoquées par Nicolas Sarkozy qui empêcheraient, selon l’ancien président, de lutter contre le terrorisme, ou balayé l’idée d’interner sans jugement les personnes radicalisées.

Aux sarkozystes et au FN, qui souhaitent une loi contre le “burkini”, il prévient qu'”il n’y aura pas de législation de circonstance aussi inapplicable qu’inconstitutionnelle”. Message transmis également à Manuel Valls, qui avait défendu les arrêtés municipaux d’interdiction finalement contredits par le Conseil d’État.

Alain Juppé n’a pas été oublié. “L’identité française n’est ni heureuse, ni malheureuse”, lui a lancé Hollande en référence à son mantra de campagne. Et “nul ne peut en conscience promettre qu’il n’y aura plus d’attentats”, alors que le maire de Bordeaux avait estimé quelques heures après l’attentat de Nice que “si tout avait été fait”, l’attaque “n’aurait pas eu lieu”.

Il est aussi sorti du champ sécuritaire pour défendre, face à la droite, le modèle social, “patrimoine commun des Français”, avertissant qu’il se battrait “toujours” contre “l’État d’exclusion” que voudrait selon lui bâtir la droite.

Hollande, le seul à avoir reçu “l’onction”

Sur le plan institutionnel, il a en outre affirmé vouloir “limiter le cumul des mandats dans le temps” pour les élus en allant plus loin que la loi sur le non cumul des mandats, dans le cadre d’une série de “réformes” afin que la démocratie soit “renouvelée”.

Sur le plan politique, François Hollande a très clairement lancé l’offensive pour 2017, raillant avec des accents de candidat déjà prêt à en découdre, ces responsables de l’opposition qui “pensent que l’élection c’est la primaire”.

L’élection “il faut la mériter, il faut s’y préparer, et il faut respecter les citoyens”, a-t-il lancé comme s’il traçait déjà sa propre voie en évoquant “ce combat d’une vie”, alors qu’il ne doit officiellement se prononcer sur sa candidature que début décembre.

Face à l’offensive d’Emmanuel Macron, et l’avalanche de postulants à gauche pour 2017, Hollande a voulu se placer au centre du jeu mettant en exergue qu’il était jusqu’au mois de mai le seul à avoir “l’onction” du suffrage universel.

Les Français attendent de François #Hollande qu’il les protège, ils attendent des actes. #Wagrampic.twitter.com/BT3CYcKciJ

— Eric Ciotti (@ECiotti) 8 septembre 2016

L’initiative présidentielle intervient alors que le président est plus que jamais en butte à des sondages catastrophiques. Selon deux enquêtes d’opinion publiées mercredi, 88% des Français ne souhaitent pas qu’il se représente (Elabe). Et s’il concourrait, il serait dans tous les cas de figure éliminé dès le 1er tour, avec seulement 11 à 15 % d’intentions de vote (TNS-Sofres).

Saluée par Manuel Valls qui a loué “un Président, incarnation du suffrage universel” dessinant “la France avec un souffle nouveau”, l’intervention de Hollande a été aussitôt raillée par le porte-parole de Nicolas Sarkozy Eric Ciotti. “Les Français attendaient un chef de guerre, ils ont retrouvé un médiocre chef de parti”, a lancé ce dernier dans un tweet.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 08/09/2016

Un deuxième couple a été arrêté dans le cadre de l’enquête ouverte après la découverte samedi à Paris d’une voiture contenant six bonbonnes de gaz. Deux premiers suspects avaient déjà été interpellés.

Nouvelles arrestations liées à la découverte à Paris de la voiture contenant des bonbonnes de gaz : un deuxième couple a été placé en garde à vue à Montargis, dans le Loiret, a-t-on appris jeudi 8 septembre de source judiciaire.

L’arrestation de ce couple porte à quatre le nombre de personnes interpellées dans le cadre de cette enquête. Un premier couple avait été arrêté mardi après-midi sur une aire d’autoroute, près d’Orange (Vaucluse), par des membres de la Brigade de recherche et d’intervention de la police et du GIGN, l’unité d’élite de la gendarmerie. L’homme et la femme étaient tous deux connus des services de renseignements.

Stationnée Quai de Montebello, près de Notre-Dame dans le centre de Paris, la voiture, feux de détresses allumés et dépourvue de plaque d’immatriculation, avait été signalée par des riverains dans la nuit de samedi à dimanche. Selon une source judiciaire, outre les six bonbonnes de gaz pleines, trois “bidons de gazole” ont également été retrouvés dans le véhicule. Une septième bonbonne de gaz, vide, avait été mise en évidence sur un siège.

L’absence de dispositif de mise à feu et l’activation des feux de détresse, “comme pour attirer l’attention”, laissent penser à un simple coup d’essai, selon une source policière.

Le propriétaire de la voiture, fiché ‘S’ pour radicalisation, a été remis en liberté. Il avait signalé dès dimanche soir à la police la disparition de sa voiture. Sa fille, âgée de 19 ans est activement recherchée. Elle est décrite comme radicalisée par son père et aurait eu des velléités de départ en Syrie, selon des sources policières et judiciaires.

La section antiterroriste de la Brigade criminelle et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont été saisies.

“La #voiture est resté stationnée pendant 2 heures dans une zone où le stationnement est interdit” @FloBerthout_05https://t.co/LCk4a7Xrae

— Guilhaume Jean (@Guilhaumejean) 7 septembre 2016

Cette découverte, prise au sérieux compte tenu du contexte, a déclenché l’ouverture par le parquet antiterroriste de Paris d’une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Dans ce cadre, les investigations se poursuivent pour déterminer l’existence ou non d’un projet d’attentat, selon une source proche de l’enquête.

La France est confrontée à une menace terroriste élevée après une succession d’attentats jihadistes pour la plupart revendiqués par le groupe État islamique depuis début 2015, et d’autres projets avortés ou déjoués.

Avec AFP

Première publication : 08/09/2016

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Le gouvernement irlandais a obtenu un large soutien du Parlement dans sa volonté de faire appel de la décision de la Commission européenne de réclamer à Apple le remboursement à l’Irlande de 13 milliards d’euros d’impôts impayés.

Le Parlement irlandais a décidé mercredi 7 septembre, après 12 heures de débat, de soutenir son gouvernement dans sa volonté de faire appel de la décision de la Commission européenne de réclamer à Apple le remboursement à l’Irlande de 13 milliards d’euros d’impôts impayés.

Le gouvernement a estimé que l’Irlande n’accordait pas à Apple un traitement fiscal préférentiel et jugé qu’aucune aide publique illégale n’était fournie au géant de la technologie. Ce point de vue a été approuvé via une motion par 93 voix contre 36 par les parlementaires.

“Le tableau de l’Irlande dépeint par la Commission dans sa décision, comme un pays prêt à tricher avec la loi pour obtenir des avantages indus, ne pouvait pas être plus dommageable ni éloigné de la vérité”, a déclaré le Premier ministre Enda Kenny à la presse.

“Foutaise politique”

La Commission avait estimé début septembre qu’Apple avait bénéficié d'”avantages fiscaux” indus accordés par Dublin, obligeant le géant américain de l’électronique à rembourser au pays un montant record de 13 milliards d’euros. D’après la Commission, Apple a bénéficié en Irlande d’un taux d’imposition sur ses bénéfices européens de seulement 1 % en 2003, qui a diminué jusqu’à 0,005 % en 2014.

Le patron du géant américain, Tim Cook, a vivement contesté les conclusions de la Commission, qualifiées de “foutaise politique”, pointant le fort engagement du groupe en Irlande, où Apple compte 5 000 employés.

Même si le Parlement a décidé de soutenir le gouvernement, les Irlandais sont cependant divisés sur la question. L’économie du pays profite énormément du faible taux d’impôt sur les sociétés, l’un des plus bas d’Europe, à 12,5 %. Les multinationales présentes en Irlande emploient plus de 170 000 personnes, quasiment 10 % de la population active.

Mais la pression populaire s’est faite de plus en plus forte pour que ces milliards soient utilisés pour soulager le pays de sa cure d’austérité. Les 13 milliards d’euros réclamés à Apple représentent l’équivalent de 5 % du PIB irlandais.

Avec AFP

Première publication : 08/09/2016