Archive for September 8th, 2016

Cinq femmes ont été placées en garde à vue dans le cadre des enquêtes liées à la tentative d’attentat à Notre-Dame de Paris et un autre projet “d’action violente terroriste”, a annoncé vendredi le procureur de la République, François Molins.

Cinq femmes mises en cause dans la tentative d’attentat de Notre-Dame de Paris et d’un autre projet “d’action violente terroriste” sont actuellement en garde à vue, a annoncé, vendredi 9 septembre, le procureur de la République de Paris, François Molins. Parmi celles-ci, Inès M., une des filles du propriétaire de la voiture abandonnée près de Notre-Dame dans la nuit du 3 au 4 septembre, a été interpellée jeudi soir en compagnie d’Amelle S. et de Sarah H. à Boussy-Saint-Antoine (Essonne). Cette dernière a blessé un policier assigné à leur surveillance en lui portant un coup de couteau à l’épaule, avant qu’Inès M. ne tente d’attaquer un second policier, “qui a donc fait usage de son arme, blessant Inès M. à la cuisse et à la cheville”, a détaillé François Molins.

La quatrième femme en garde à vue est Ornella G., arrêtée le 6 septembre sur une aire d’autoroute dans le sud de la France avec son compagnon. “Elle devrait être déférée demain [samedi 10 septembre] en milieu de journée en vue de l’ouverture d’une information judiciaire et donc devant un magistrat instructeur anti-terroriste”, a précisé François Molins. La dernière est la fille aînée d’Amelle S., âgée de 15 ans et soupçonnée d’être impliquée dans le projet.

“Un commando terroriste composé de jeunes femmes totalement réceptives à l’idéologie mortifère de Daech [autre appellation de l’organisation terroriste État islamique] a été démantelé”, a déclaré le procureur de la République lors de son point presse, confirmant que la voiture contenant des bonbonnes de gaz visait bien à commettre un attentat terroriste.

Le “commando de jeunes femmes” aurait été “téléguidé” par des jihadistes du groupe État islamique (EI) depuis la Syrie, selon le procureur, qui n’a pas cependant précisé de quelle manière l’EI était intervenu auprès des ces individus. Dans le sac à main, d’Inès M., les enquêteurs ont retrouvé une lettre d’allégeance à l’EI et dans son ordinateur, de la propagande jihadiste.

La voiture ne contenait pas de dispositif de mise à feu mais une cigarette “à peine consumée” y a été retrouvée à proximité d’une couverture portant des traces d’hydrocarbures, a indiqué le procureur. Or l’incendie du véhicule aurait entraîné en quelques minutes l’explosion d’au moins une bouteille de gaz, ce qui aurait suffit à détruire le véhicule.

François Molins a par ailleurs indiqué que des connexions avaient été établies entre ce “commando” de femmes et les précédentes attaques jihadistes de Magnanville, en juin, et Saint-Etienne-du-Rouvray, en juillet.

Sarah H., 23 ans, “connue des services spécialisés comme étant particulièrement liée à la mouvance jihadiste”, était l'”ancienne promise de Larossi Abballa, auteur de l’attentat de Magnanville, et d’Adel Kermiche, auteur de l’attentat de Saint-Étienne du Rouvray”, a expliqué François Molins. En outre, son compagnon actuel Mohamed Lamine A., 22 ans, interpellé jeudi soir aux Mureaux (Yvelines), “connu des services comme un individu particulièrement radicalisé”, est le “frère d’un mis en examen écroué” dans le dossier de Magnanville.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 09/09/2016

La Haute autorité pour la primaire de la droite a enregistré 11 candidatures. Les candidats avaient jusqu’à vendredi 18 h pour déposer leurs parrainages et briguer le premier tour de la présidentielle.

Le gong de clôture des candidatures de la primaire de la droite à la présidentielle a retenti vendredi 9 septembre à 18 h tapantes. Huit candidats, majoritairement issus des rangs du parti Les Républicains (LR) – Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Frédéric Poisson et Hervé Mariton – avaient déjà annoncé avoir réuni assez de parrainages pour se porter candidats. Mais ce sont finalement 11 candidatures que la Haute autorité pour la primaire de la droite a enregistrées. En plus des huit noms déjà cités, la Haute autorité “a reçu trois candidatures au titre d’autres partis ou groupements politiques”, a fait savoir l’instance dans un tweet, sans publier le nom des trois candidats suprise.

Les 11 candidats vont pouvoir briguer le premier tour du scrutin les 20 et 27 novembre prochains, sous réserve d’acceptation des dossiers.


La Haute autorité de la primaire, dirigée par la juriste Anne Levade (non encartée), aidée du député des Hauts-de-Seine Thierry Solère, se donne en effet 12 jours pour tout vérifier. Par exemple, un élu (ou un adhérent) qui aurait donné sa signature à deux candidats ou plus verrait son parrainage annulé pour chacun de ses candidats. Elle publiera la liste des candidats retenus le 21 septembre. Le jour même débutera la campagne officielle.

Selon les règles établies par Les Républicains (LR), il fallait le parrainage d’au minimum 2 500 adhérents et 250 grands élus, dont au moins 20 parlementaires.

Nathalie Kosciusko-Morizet et Hervé Mariton sur le fil

Pour Sarkozy, Juppé, Fillon et Le Maire, la quête des parrainages s’est faite sans difficulté. Selon son entourage, l’ancien chef de l’État a obtenu la signature “de plus de 20 000 adhérents et ça continue de rentrer”, un millier d’élus dont “103 députés plus trois soutiens”.

François Fillon comptabilise pour sa part plus de 6 000 adhérents, 406 élus, 84 parlementaires. Bruno Le Maire prétend avoir récolté les paraphes de “34 parlementaires, 500 élus et plus de 5 000 adhérents”. L’entourage d’Alain Juppé a fait savoir que ses chiffres seraient publiés ultérieurement. La chasse aux signatures a été en revanche plus compliquée pour Jean-François Copé, qui a réuni 24 parlementaires et près de 3 300 adhérents.

Nathalie Kosciusko-Morizet a dû batailler ferme pour réunir les siennes. Sur les 23 parlementaires ayant répondu à son appel figurent plusieurs centristes. L’un des candidats malheureux, Frédéric Lefebvre, lui a également apporté son soutien. L’ex-numéro 2 de LR remerciée sur fond de désaccords avec Nicolas Sarkozy, est ainsi la seule femme à concourir.

Hervé Mariton est le dernier candidat à avoir rassemblé, in extremis, ses signatures. Il lui manquait le parrainage d’un parlementaire pour prendre la ligne de départ. Jean-Christophe Fromantin lui a offert son ticket pour la compétition en postant vendredi un tweet indiquant qu’il allait “le parrainer”.

Jean-Frédéric Poisson est quant à lui assuré d’être présent au scrutin car il est dispensé de parrainages en sa qualité de président du parti Chrétien-démocrate.

Les candidats malheureux

Les autres ne sont pas parvenus à répondre aux exigences de la primaire. Ainsi, Henri Guaino, Frédéric Lefebvre, Geoffroy Didier et Jacques Myard ont été contraints de jeter l’éponge faute de parrainages suffisants. La seconde femme à avoir tenté sa chance, la députée européenne Nadine Morano, n’a pas non plus été en mesure de réunir un nombre suffisant de signatures. Elle a assuré vendredi sur RMC avoir “dépassé le quota exigé au niveau des adhérents (plus de 2 600) ou des élus (230)” tout en n’ayant que “la moitié” des parlementaires exigés.

Seul Henri Guaino a indiqué vendredi qu’il se lançait dans la course à la présidentielle, en dehors de la primaire, qu’il a qualifiée “d’escroquerie démocratique”.

L’ancienne ministre Michèle Alliot-Marie a fait savoir pour sa part qu’elle comptait se présenter directement à l’élection présidentielle de 2017 sans passer par la primaire organisée à droite, qu’elle juge “truquée”.

Avec AFP

Première publication : 09/09/2016

“Un attentat a été déjoué”, a indiqué François Hollande vendredi, au lendemain de l’arrestation de trois femmes dans le cadre de l’enquête sur la voiture chargée de bonbonnes de gaz, près de Notre-Dame, à Paris.

En marge d’une réunion des pays du sud de l’Union européenne à Athènes, le président François Hollande a confirmé, vendredi 9 septembre, qu’un “attentat [avait] été déjoué”, sans donner plus de précisions.

“Nous avions des informations qui ont pu nous mettre en alerte et conduire à des arrestations, celles qui ont eu lieu hier” de trois femmes, en lien avec la découverte, le week-end dernier, d’une voiture contenant des bonbonnes de gaz en plein Paris), a déclaré le chef de l’État à la presse. “Il y a là un groupe qui a été annihilé mais il y en a d’autres.”

Les enquêteurs en savent désormais un peu plus sur le profil de ces trois femmes, interpellées jeudi 8 septembre au soir à Boussy-Saint-Antoine (Essonne) après la découverte. Ils ont acquis la conviction que ce véhicule devait servir à un attentat dans la capitale.

D’après l’agence Reuters, qui cite une source proche de l’enquête, le trio voulait commettre un attentat Gare de Lyon. Cette source précise que l’ensemble des gares parisiennes ainsi que celle de Boussy-Saint-Antoine, à 30 kilomètres au sud de Paris, avaient été placées sous alerte.

Une allégeance à l’EI ?

L’une des jeunes femmes a été blessée par balle lors de son interpellation jeudi soir, a-t-on appris également de source proche de l’enquête. “Au moment de son interpellation, [une jeune femme] a sorti un couteau et s’en est pris aux forces de l’ordre. Elle a blessé un policier de la DGSI. Les forces de l’ordre ont répliqué en tirant”, ont déclaré des sources policières à France 24. Cette jeune femme, âgée de 19 ans, est la fille du propriétaire de la voiture retrouvée avec les bonbonnes de gaz. Connue des services de police pour des velléités de départ en Syrie, elle avait prêté allégeance à l’organisation État islamique (EI), selon une source proche de l’enquête.

Une quatrième personne a été interpellée lors de l’opération. “Il s’agit du futur époux religieux de la jeune femme de 23 ans”, dit-on de sources policières. “C’est aussi le frère d’un proche de Larossi Abballa”, assassin de deux policiers à Mangnanville, dans les Yvelines, en juin dernier, précisent ces mêmes sources.

L’une des 3 filles a été touchée à la tête par un tir de riposte. Elle est ce soir dans un état désespéré. (RTL) #Boussy

— Arnaud Tousch (@nanotousch) 8 septembre 2016

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“Nouvelle forme d’attaque”

À l’origine de cette affaire, une voiture stationnée quai de Montebello, près de la cathédrale Notre-Dame dans le centre de Paris, feux de détresses allumés et dépourvue de plaque d’immatriculation, avait été signalée par des riverains dans la nuit de samedi à dimanche. Selon une source judiciaire, il y avait à l’intérieur six bonbonnes de gaz pleines et trois “bidons de gazole”. Une septième bonbonne de gaz, vide, avait été mise en évidence sur un siège. Deux couples ont été arrêtés et placés en garde à vue.

La découverte de cette voiture est prise très au sérieux étant donné le contexte de menaces d’attentats en France. Les investigations sont menées par la Section antiterroriste (SAT) de la Brigade criminelle et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Après les mitraillages, les attaques au couteau ou à la veste explosive, les services spécialisés craignent “une nouvelle forme d’attaque” avec “le dépôt d’engins explosifs” dans des lieux rassemblant une foule importante, a admis le patron de la DGSI, Patrick Calvar, le 10 mai devant la commission de la Défense nationale et des Forces armées de l’Assemblée nationale.

Devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats, il s’était aussi dit “persuadé” que les jihadistes “monteront en puissance” en passant au stade “des véhicules piégés et des engins explosifs”.

Avec AFP

Première publication : 09/09/2016

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Une baisse d’impôts sur les revenus en 2017 a été annoncé par Bercy en faveur des “classes moyennes”. Environ cinq millions de contribuables devraient bénéficier de cette réduction de 20 % de cet impôt.

Calendrier chargé pour 2017 : une élection présidentielle… et une baisse d’impôts. Le ministre de l’Économie Michel Sapin a annoncé, vendredi 9 septembre, une réduction de l’impôt sur le revenu en 2017 au bénéfice des “classes moyennes”.

Cette réduction de 20 % des sommes dues à l’administration fiscale va s’appliquer aux contribuables vivant seuls dont les revenus ne dépassent pas 1 700 euros net, “avec un lissage jusqu’à 1 900 euros net pour éviter les effets de seuil”. Les couples sans enfants gagnant jusqu’à 3 400 euros net pourront également en profiter. Ce plafond est majoré de 300 euros par enfant supplémentaire.

Contre le ras le bol fiscal

Bercy estime que ce cadeau fiscal devrait bénéficier, au total, à cinq millions de contribuables. Pour Michel Sapin, il s’agit de “rendre aux Français une partie des efforts qui leur avaient été demandés”. Le gouvernement de François Hollande a été critiqué pour les hausses d’impôts décidées pour combattre les déficits publics en 2012 et 2013.

“La situation budgétaire était très mauvaise en 2012, dans un contexte de crise européenne. Nous avons fait le choix qui s’imposait”, a rappelé Michel Sapin. Pour lui, le gouvernement a réussi à inverser la tendance et il serait temps de récolter les fruits de cette politique… en espérant aussi que le souvenir du “ras-le-bol fiscal” s’aménuise au fur et à mesure que l’échéance électorale de 2017 s’approche.

Avec AFP

Première publication : 09/09/2016

Les cabines d’un téléphérique du massif du Mont-Blanc bloquées depuis jeudi après-midi, dans lesquelles trente-trois personnes ont été contraintes de passer la nuit, ont pu être remises en marche vendredi matin.

Les cabines du téléphérique en panne depuis jeudi après-midi dans le massif alpin du Mont-Blanc, à l’intérieur desquelles 33 personnes ont dû passer la nuit, ont été remises en marche vendredi 9 septembre au matin.

“C’est reparti il y a cinq minutes, le dernier câble (qui bloquait la machine, NDLR) a pu être décroisé”, a déclaré à l’AFP Mathieu Dechavanne, PDG de la compagnie du Mont-Blanc, peu avant 8 h. Les derniers “naufragés du vide” ont donc pu rejoindre la terre ferme sans être hélitreuillés.

❗️ #Chamonix Fin des opérations de secours #PGHM. Les 34 dernières personnes st en train d’être évacuées. Au total, 110 personnes secourues.

— GendarmerieNationale (@Gendarmerie) 9 septembre 2016

Dès jeudi soir et dans la nuit, 77 autres personnes avaient été évacuées : 48 treuillées par hélicoptère et une trentaine, situées dans des cabines plus proches du sol, descendues en rappel par les secours, français et italiens.

Quatre hélicoptères, français et italien, avaient été mobilisés jeudi pour l’opération d’évacuation, interrompue par la nuit et des conditions météo difficiles.

“Pas de détresse vitale”

Les touristes bloqués disposaient de couvertures de survie, de barres énergétiques et de bouteilles d’eau, placées en permanence dans les cabines du “Panoramic Mont-Blanc”, long de 5 km, qui relie l’Aiguille du Midi (3 842 mètres), dans les Alpes françaises, à la Pointe Helbronner (3 462 mètres), côté italien. “On a été en contact avec eux toute la nuit, les gens ont eu froid mais nous n’avons pas de détresse vitale”, avait déclaré à l’AFP le commandant du PGHM, Stéphane Bozon, à la reprise des opérations de secours avant 7 h.

C’est un croisement de câbles intervenu “pour des raisons inexpliquées”, mais sans doute dû à une rafale de vent, qui a bloqué ce téléphérique construit dans les années 1950, selon le PDG de la compagnie des remontées mécaniques.

Avec AFP

Première publication : 09/09/2016