Archive for September 10th, 2016

Près d’un demi-million de personnes étaient attendues pour l’édition 2016 de la fête de l’Humanité, grand rendez-vous du Parti communiste qui s’est tenu près de Paris jusqu’à dimanche. Mais cet évènement a-t-il encore un sens politique ? Reportage.

Quelque 500 000 personnes étaient attendues pour la fête de l’Humanité, qui se déroulait du 9 au 11 septembre. Ce grand rendez-vous annuel du Parti communiste français (PCF), qui bat son plein à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), continue d’attirer une foule immense alors que le parti est en déclin depuis des décennies. À huit mois de la présidentielle française, selon un sondage Odoxa à paraître dimanche dans Le Parisien-Aujourd’hui en France, trois quarts des Français ont une mauvaise opinion du PCF.

Pour les communistes français et le journal l’Humanité, cet évènement est pourtant l’occasion de faire de la politique, de lever des fonds et de recruter de nouveaux adhérents. De nombreux élus et représentants d’extrême gauche, de gauche, notamment les frondeurs anti-Hollande tels que Cécile Duflot, Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon se sont également rendus sur place pour participer aux débats.

Véritable festival de musique, la fête de l’humanité propose aussi chaque année de nombreux concerts qui attirent des jeunes festivaliers venus profiter des scènes musicales. Mais que signifie pour eux cette grande rencontre populaire ? L’envoyé spécial de France 24, James André, s’est rendu sur place.

Première publication : 11/09/2016

À l’occasion de la sortie de son nouveau roman, “Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits”, l’écrivain britannique Salman Rushdie évoque, sur France 24, sa vision du monde musulman, la religion et la controverse suscitée autour du burkini en France.

Vingt-huit ans après “Les versets sataniques”, l’écrivain britannique Salman Rushdie a présenté, dimanche 11 septembre, son dernier livre intitulé “Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits”, publié chez Actes Sud, dans un entretien accordé à France 24.

>> À lire sur France 24 : “Des médias relancent la fatwa contre Salman Rushdie”

En rédigeant son roman, qui met en conflit les formes progressistes et répressives de la religion musulmane, l’écrivain de 69 ans ne pensait pas que son récit serait à ce point ancré dans l’actualité. “Quand j’ai écrit ce bouquin, je n’avais jamais entendu parlé de Baghdadi, ni du groupe État islamique, à l’époque on ne les connaissait pas. J’ai inventé ce conflit fictif qui est devenu réalité, explique l’auteur britannique d’origine indienne. Il est malheureux que ce livre ce soit révélé prophétique”.

Salman Rushdie : “Je méprise le burkini, mais il ne regarde pas la police”

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“Je déteste les burkinis”

Bien que ce douzième livre soit un roman, Salman Rushdie en profite pour distiller sa vision de la religion, un thème qui lui est particulièrement cher. “J’ai une vision très négative de la religion, de toutes les religions, explique le romancier. La race humaine doit à mon sens s’en s’émanciper.”

L’auteur est également revenu sur la polémique estivale née autour de l’interdiction du port du burkini sur les plages françaises. “Je déteste les burkinis, voiles et autres hijabs, mais voir des gendarmes sur une plage demander aux femmes d’enlever leur vêtements ne me paraît pas sain.” Et de poursuivre, “le Conseil d’État a eu raison de renverser cette décision, mais je méprise le burkini, c’est un signe de l’oppression des femmes par les hommes. […] C’est une question sociale qui ne regarde pas la police.”

Une fatwa éternelle

Le 14 février 1989, l’ayatollah Ruhollah Khomeini, alors guide de la révolution iranienne, avait appelé tout bon musulman à tuer Salman Rushdie pour son ouvrage “Les Versets sataniques”, un ouvrage jugé blasphématoire par Téhéran. Depuis, Salman Rushdie vit sous haute protection aux États-Unis, les autorités iraniennes ayant fait savoir que la fatwa ne pouvait être annulée. En 2005, sous l’impulsion de l’ayatollah Ali Khamenei, le successeur de Khomenei, trois membres du clergé iranien avaient de nouveau appelé à tuer l’écrivain. En février 2016, plusieurs médias de la République islamique ont ajouté 600 000 dollars à la prime offerte pour la tête de l’écrivain britannique, portant le montant total à quelque 3,9 millions de dollars.

Première publication : 11/09/2016

Le Premier ministre Manuel Valls a révélé, dimanche, qu’environ 15 000 personnes se trouvant “dans un processus de radicalisation” sont suivies en France et que près de 1 400 individus sont visés par des enquêtes liées au terrorisme.

La menace d’attentats jihadistes visant la France est “maximale”, a de nouveau prévenu le Premier ministre Manuel Valls, dimanche 11 septembre. Le Premier ministre a indiqué que près de 15 000 personnes “dans un processus de radicalisation” sont suivies sur le territoire.

“La menace est maximale, nous l’avons encore vu ces derniers jours, ces dernières heures et encore au moment où nous parlons”, a déclaré le chef du gouvernement, invité du “Grand rendez-vous” Europe 1/iTELE/Les Échos, après la découverte d’une voiture chargée de bonbonnes de gaz en plein centre de Paris il y a une semaine.

>> À lire sur France 24 : “Dounia Bouzar renonce à sa mission sur la déradicalisation des jeunes”

“Cette semaine, au moins deux attentats ont été déjoués”

“Tous les jours, les services de renseignement, la police, la gendarmerie, tous les jours, déjouent des attentats, démantèlent des filières irako-syriennes”, a révélé le Premier ministre. Et d’ajouter : “Aujourd’hui, la menace est maximale, et nous sommes une cible, chacun l’a compris. Cette semaine, au moins deux attentats ont été déjoués”, sans plus de précisions sur ces derniers.

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Près de 1 400 personnes visées par des enquêtes

Manuel Valls a également porté à environ 15 000, contre environ 10 000 jusqu’à présent, l’estimation du nombre de personnes radicalisées en France, en dressant un dernier bilan des “filières”.

>> À voir sur France 24 : “La lutte anti-terroriste, c’est comme un râteau qui doit attraper toutes les feuilles”

“Nous avons près de 700 jihadistes français et résidents en France, qui combattent actuellement en Irak et en Syrie”, a-t-il rappelé, soulignant que ce chiffre incluait “275 femmes et plusieurs dizaines de mineurs”. Toujours en Irak et en Syrie, 196 jihadistes français et résidents ont été tués à ce jour.

“Nous avons sur notre territoire (…) 1 350 personnes visées par des enquêtes qui sont aujourd’hui en prison, 293 en lien directement avec des filières terroristes”, a poursuivi l’ancien ministre de l’Intérieur. “Et on peut considérer – je comprends le poids de ces chiffres – qu’il y a à peu près 15 000 personnes qui sont suivies parce qu’elles sont dans un processus de radicalisation”, a-t-il conclu.

>> À lire sur France 24 : “Regroupement des détenus islamistes – une réponse ‘insatisfaisante’ à la radicalisation'”

Avec AFP

Première publication : 11/09/2016

Quinze ans après le 11-Septembre, 66 % des Français, selon un sondage, sont persuadés que des informations liées aux attentats de 2001 ont été dissimulées. Les plus jeunes et les moins diplômés semblent plus sensibles à ces thèses complotistes.

Quinze ans après les attentats du 11-Septembre, les thèses complotistes continuent de nourrir toutes sortes de fantasmes sur la Toile. Une enquête réalisée par l’Institut d’études Odexa, menée auprès d’un échantillon de 1 009 Français majeurs interrogés sur Internet le 8 et 9 septembre 2016, révèle que 66 % des personnes sondées considèrent qu’on leur a dissimulé des informations sur les attentats qui ont frappé les États-Unis en 2001.

>> À lire sur France 24 : “Najat Vallaud-Belkacem tourne en ridicule les théories du complot”

Quelque 45 % d’entre eux pensent, en outre, que l’on ne connaît pas vraiment les responsables de ces attaques. Enfin selon la même étude, 28 % des Français estiment que le gouvernement américain a été impliqué.

Les sondeurs relativisent tout de même ces résultats. “Il ne s’agit pas de tirer des conclusions hâtives. Ces 45 % ne sont pas tous les apôtres de la conspiration, ils peuvent seulement se demander si les responsables ont bien été identifiés”, préviennent les responsables de l’étude.

Aucune catégorie n’est parfaitement imperméable à ces théories, mais certaines le sont plus que d’autres : les personnes peu diplômées (niveau Bac ou moins) et la tranche d’âge des 25-34 ans semblent davantage sensibles aux thèses conspirationistes. En effet, 75 % des moins de 25 ans estiment qu’on leur a caché des informations sur les attentats du 11 septembre 2001, contre 55 % des 65 ans et plus.

Preuve que le travail de pédagogie n’est pas terminé. “Les démonstrations complotistes ont beau avoir été maintes fois démontrées par les médias, des scientifiques et la justice, elles continuent de prospérer, concluent les responsables d’Odexa. Le combat pour les démontrer est donc bien d’actualité. Cela passe par un apprentissage d’Internet que les jeunes doivent savoir utiliser sans se faire manipuler.”

Première publication : 11/09/2016