Archive for September 13th, 2016

Les appels à la grève, jeudi, des opposants à la Loi travail entraîneront de faibles perturbations dans le ciel. Peu suivi, le mouvement n’impactera pas les transports publics parisiens, a indiqué la RATP.

Les usagers ne devraient pas trop pâtir, jeudi 15 septembre, des appels à la grève lancés par les opposants à la Loi travail. Les perturbations seront limitées dans le ciel et le trafic sera normal dans les transports publics parisiens, ont indiqué la RATP et l’Aviation civile.

La direction générale de l’Aviation civile (DGAC) a recommandé aux compagnies de réduire de 15 % leurs programmes de vols dans les deux aéroports parisiens de Roissy et Orly, ainsi qu’à Beauvais.

Ailleurs, des “perturbations sont attendues”, précise l’Aviation civile dans un communiqué, en invitant les passagers à s’informer auprès de leur compagnie pour connaître l’état précis de leur vol.

Quatorzième manifestation pour l’Usac-CGT

Ryanair a annulé 22 vols mercredi soir et 72 pour la journée de jeudi. De son côté, Air France a indiqué sur son site Internet que la totalité de ses vols long-courriers seraient assurés, ainsi que 95 % des vols courts et moyen-courriers de et vers Paris – Charles de Gaulle. Depuis et vers Orly, 77 % des vols courts et moyen-courriers doivent être maintenus.

À la DGAC, seule l’Usac-CGT, premier syndicat de l’Aviation civile, deuxième organisation dans le corps spécifique des contrôleurs aériens, a relayé l’appel à la grève lancé par les opposants à la Loi travail, qui manifesteront pour la 14e fois depuis mars, un baroud d’honneur avant une bataille de longue haleine, promettent-ils, dans les entreprises et devant la justice.

“Trafic normal”

À la RATP, où un préavis a également été déposé par la CGT, la régie des transports parisiens prévoit pour sa part “un trafic normal sur l’ensemble des réseaux” métro, bus et RER.

Côté SNCF, des préavis couvrant l’ensemble du groupe public ont été déposés par la CGT-cheminots et SUD-rail, du mercredi soir au vendredi matin, ainsi que par FO sur un périmètre plus restreint.

Avec AFP

Première publication : 14/09/2016

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L’Agence spatiale européenne a révélé, mercredi, une cartographie précise de plus d’un milliard d’étoiles dans la Voie lactée. Une première réalisée grâce aux observations de la sonde Gaïa.

L’Homme a enfin un plan plus précis de son lieu d’habitation : la Voie lactée. Les relevés du télescope européen Gaïa ont permis à l’Agence spatiale européenne de présenter, mercredi 14 septembre, le catalogue le plus complet à ce jour de l’emplacement d’1,15 milliard d’étoiles de la galaxie à laquelle appartient la Terre.

Cette cartographie du voisinage galactique apporte une précision “100 fois supérieure à ce qu’on savait auparavant pour les étoiles, dont on avait une idée de l’emplacement et a permis de localiser 450 millions de nouvelles étoiles”, explique à France 24 François Mignard, chercheur au CNRS à l’Observatoire de la Côte d’Azur, qui collabore au programme Gaïa depuis ses débuts en 2013. Cette carte du ciel a beau être gigantesque, elle donne l’adresse pour seulement 1 % des étoiles de la Voie lactée, qui en contient entre 100 et 200 milliards.

Mais Gaïa ne s’est pas contenté d’apporter des informations sur notre galaxie, puisqu’elle a découvert l’emplacement précis de 200 000 quasars, des galaxies très lumineuses et très lointaines.

L’emplacement d’une étoile correspond à la direction précise dans laquelle les observateurs doivent tourner un télescope pour la regarder. Le niveau de précision des informations apportées par Gaïa permet d’avoir des coordonnées différentes pour deux ou plusieurs étoiles qui, jusqu’à présent, semblaient se trouver les unes sur les autres.

Fait surprenant dans ce nouveau catalogue d’étoiles, certaines réputées parmi les plus proches de la Terre n’apparaissent pas. “Elles sont tellement brillantes qu’elles ont littéralement aveuglé le télescope, l’empêchant de faire les relevés nécessaires”, explique François Mignard.

Gaïa, dont la puissance permet théoriquement de mesurer avec précision le diamètre d’un cheveu qui se trouve à 1 000 km, a également réussi à calculer les déplacements d’une partie de ces étoiles. Une donnée importante qui permet d’en savoir plus sur l’évolution de la galaxie qui n’est pas un décor immuable.

Positionner les satellites GPS et faire des économies

Le télescope est même parvenu à calculer la distance précise par rapport à la Terre pour deux millions de ces étoiles. Une véritable gageure car la “distance est la donnée la plus compliquée à déterminer”, assure François Mignard. Il faut, en effet, prendre en compte l’emplacement d’une étoile, sa vitesse de déplacement, ou encore la rotation de la Terre autour du soleil. C’est donc l’étape ultime pour les astrophysiciens.

La prochaine étape pour Gaïa est d’ailleurs d’établir la distance pour les 1,15 milliard d’étoiles. “Nous obtiendrons ces informations dans 14 mois”, assure François Mignard. Le tableau géographique de cette fraction de la Voie lactée sera alors complet.

Un tableau qui contribue non seulement à approfondir la connaissance scientifique, mais a “également des applications très pratiques”, assure François Mignard. Il va faciliter le positionnement des satellites GPS qui “ont besoin de repères comme les étoiles”, explique l’astrophysicien français. Cette carte améliorera aussi le guidage des engins spatiaux en général et pourra permettre de faire des économies. “Grâce à ces informations précises, il sera possible de rectifier plus rapidement d’éventuelles déviations de trajectoire ce qui permettra, notamment, d’économiser du carburant”, note François Mignard.

Avec ce premier catalogue d’étoiles, le programme Gaïa a aussi franchi avec succès la première étape vers son objectif final : arriver à établir une carte précise en 3D de l’intégralité de la Voie lactée. Les scientifiques de cette mission se sont donné cinq ans pour récupérer les données nécessaires pour y arriver.

Première publication : 14/09/2016

Le parquet a requis mercredi trois ans de prison ferme à l’encontre de l’ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac pour fraude fiscale et blanchiment. Deux ans de prison ferme ont été requis contre son ex-femme.

Trois ans de prison ferme. C’est ce qu’a requis le parquet mercredi 14 septembre 2016 à l’encontre de l’ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac pour fraude fiscale et blanchiment. Le parquet estime que c’est là le juste prix de la “trahison” pour avoir “sacrifié tous les principes pour l’appât du gain”.

#Cahuzac “Ce qui ne sera jamais réparé, c’est l’atteinte à la réputation de ce pays devenu en quelques jours risée du monde », procureur

— Marc Leplongeon (@MarcLeplongeon) 14 septembre 2016

La procureure Éliane Houlette a, par ailleurs, demandé deux ans de prison ferme à l’encontre de Patricia Cahuzac, qui a “surpassé” celui qui est désormais son ancien mari “dans la dissimulation de ses avoirs au fisc”.

L’ancien héraut de la lutte contre l’évasion fiscale est jugé depuis le 5 septembre pour fraude fiscale et blanchiment, ainsi que pour avoir minoré sa déclaration de patrimoine en entrant au gouvernement en 2012. Celui qui est à l’origine du plus retentissant scandale politico-financier du quinquennat encourt une peine de sept ans de prison et un million d’euros d’amende.

À l’encontre du banquier suisse François Reyl et l’homme d’affaires Philippe Houman, également sur le banc des accusés pour avoir “organisé l’opacité” des avoirs, passés de Suisse à Singapour via des sociétés offshore, le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis et 375 000 euros d’amende. Contre la banque Reyl, qui a “mis sa technicité au service” de la fraude, il a demandé 1,875 million d’amende et une interdiction d’exercer toute activité bancaire en France pendant cinq ans.

Pendant dix jours, le procès a mis à nu les secrets bancaires d’un couple dans la tourmente, “conscient de l’illégalité” de montages toujours plus sophistiqués. Patricia et Jérôme Cahuzac ont reconnu une fraude “familiale”, une plongée dans l’opacité offshore comme une fuite en avant, mais nié avoir construit “un système organisé”.

Avec AFP

Première publication : 14/09/2016

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Le géant allemand de la chimie Bayer a annoncé le rachat l’Américain Monsanto, le très controversé leader mondial de la fabrication des semences et pesticides, pour 66 milliards de dollars.

Après des mois de négociations, le géant allemand de la chimie Bayer a trouvé un accord avec Monsanto, mercredi 14 septembre. Le groupe américain de pesticide et spécialiste des semences OGM, objet de nombreux scandales, a accepté de se vendre à Bayer pour 66 milliards de dollars.

Ce rachat constitue la plus importante acquisition de l’histoire industrielle allemande et permet de créer le numéro un mondial incontesté des semences, herbicides et des pesticides. Ce mariage est la conséquence des tensions tarifaires sur le marché des matières premières, qui pousse à une plus grande concentration dans le secteur agroalimentaire.

Controversés

L’accord représente aussi un rapprochement entre deux groupes à la réputation sulfureuse. Monsanto est l’un des groupes les plus controversés du monde, comme le démontre le succès de l’enquête journalistique signée Marie-Monique Robin, “Le monde selon Monsanto“, qui revient sur les différents scandales sanitaires et écologiques à l’origine desquels se trouve le géant américain.



>> À redécouvrir dans les archives de France 24 : “Monsanto, retour sur trois décennies de polémiques”

L’un des produits phares de Bayer, l’insecticide Gaucho, a été pointé du doigt dans la surmortalité constatée chez les abeilles, dont le rôle est essentiel pour la pollinisation de 80 % des espèces de plantes et de fleurs. Les produits du groupe allemand sont d’ailleurs dans le collimateur d’un projet de loi français sur la biodiversité.

Le mariage entre Bayer et Monsanto doit encore obtenir l’aval des autorités de la concurrence, en Europe comme aux États-Unis. Bayer a, à ce titre, déclaré ne pas espérer une finalisation du rachat avant 2017.

Première publication : 14/09/2016

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Le groupe russe de pirates informatiques Fancy Bears a revendiqué la cyberattaque contre l’Agence mondiale antidopage et a publié des données confidentielles concernant plusieurs sportives américaines célèbres.

Prednisone, prednisolone, méthylprednisolone, hydromorphone et oxycodone. Tel est le cocktaïl de substances interdites par l’Agence mondiale antidopage (AMA) que la star américaine du tennis Serena Williams aurait pris entre 2010 et 2015 d’après des documents publiés en ligne, mardi 13 septembre, par le groupe russe de pirates informatiques Fancy Bear.

Sa sœur Venus aurait également eu recours a plusieurs produits considérés comme des dopants interdits, tout comme la jeune prodige américaine de la gymnastique Simones Biles. La star américaine du baskettball Elena Dell Donne est également mise en cause. Ces quatre cas ne seraient que “la partie émergée de l’iceberg” ont assuré les cybercriminels sur leur site Internet en promettant d’autres révélations.

#Opolympics

Ces documents compromettant proviennent du piratage de la base de données de l’Agence mondiale antidopage par Fancy Bears dans le cadre d’une opération #opolympics censée démontrer que les médaillés des derniers Jeux Olympiques de Rio étaient pour la plupart dopés.

Les preuves qu’ils avancent sont des “Analyses anormales” ou Adverse Analytical Findings (AAF). Il s’agit de fichiers informatiques qui se crééent automatiquement lorsque des tests en laboratoire révèlent la présence de substances interdites dans les échantillons analysés.

Ces AAF ne représentent pas des preuves de dopage, mais des indications qu’il existe une piste à creuser. L’AMA s’est d’ailleurs engouffrée dans cette brèche dénonçant un “acte criminel” destiné à “souiller la réputation d’athlètes propres”. L’agence internationale affirme, en effet, que toutes les sportives accusées avaient produit des “autorisations à usage thérapeutiques” pour les produits en question.

Des cyberespions à la solde du pouvoir russe

La gymnaste Simone Biles – qui a remporté quatre médailles d’or à Rio – s’est même justifiée sur Twitter expliquant qu’elle souffrait de troubles de déficit de l’attention et d’hyperactivité depuis plusieurs années et que les produits décelés par les tests de l’AMA faisaient partie de son traitement.

Ces “révélations” du groupe Fancy Bear ressemblent aussi à un acte de vengeance contre l’Agence mondiale antidopage qui, dans un rapport de novembre 2015, avait accusé la Fédération russe d’avoir organisé le dopage à grande échelle de leurs sportifs. Les athlètes russes n’avaient d’ailleurs pas pu participer aux Jeux olympiques de Rio, comme toute la délégation paralympique russe.

Fancy Bear n’est en effet pas un groupe agissant seul dans son coin sans agenda politique. Ces pirates informatiques sont considérés par les spécialistes de la cybercriminalité comme des cyberespions à la solde de l’État russe. Ils sont notamment soupçonnés d’être impliqués dans le très médiatique piratage des fichiers la Convention nationale démocrate américaine. Cette cyberattaque avait été qualifiée par des proches de la candidate Hillary Clinton comme une tentative du président russe Vladimir Poutine d’influencer l’élection américaine.

Première publication : 14/09/2016