Archive for September 16th, 2016

La présidente du FN, Marine Le Pen, a désigné, samedi à Fréjus, son directeur de campagne David Rachline. Le sénateur et maire de la ville est compatible avec toutes les sensibilités internes du parti frontiste.

Sans surprise, David Rachline, sénateur-maire de Fréjus et militant FN de longue date, a été désigné, samedi 17 septembre, directeur de la campagne présidentielle de Marine Le Pen.

“C’est un homme qui symbolise la jeunesse, le travail, le mérite, la fidélité et il faut bien le dire, le succès”, a résumé Marine Le Pen sur France Bleu Provence.

À 28 ans, cet homme réputé fêtard – cela lui est reproché jusqu’en interne – est devenu conseiller municipal de sa ville à 20 ans. Conseiller régional de Provence-Alpes-Côtes-d’Azur depuis 2010, il a aussi été patron du Front national de la jeunesse et membre de l’équipe de campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle 2012.

Il connaît une double consécration en 2014 en devenant en mars maire de Fréjus puis en se faisant élire en septembre sénateur du Var, avec pour seul collègue frontiste Stéphane Ravier dans les Bouches-du-Rhône.

Son adhésion au Front national ne date pas d’hier : David Rachline s’est engagé au FN à 15 ans, séduit par le discours de Jean-Marie Le Pen. “Lepéniste intégral”, c’est-à-dire partisan aussi bien de Jean-Marie que de Marine, David Rachline a, depuis l’exclusion de Jean-Marie Le Pen, progressivement mais sûrement pris le net parti de la fille.

Un “protégé” de Marine Le Pen “bien avec tout le monde” au FN

Fréjus, le plus gros exécutif administré par le FN, est une rare “principauté” au sein de ce que certains s’amusent à appeler la “Marionnie”, le domaine réservé frontiste de Marion Maréchal-Le Pen en Paca. Depuis l’élection de David Rachline, les scores du FN y progressent, avec plus de 50 % dès le premier tour aux départementales et aux régionales.

Si Marine Le Pen a choisi David Rachline, l’un de ses protégés, c’est peut-être que celui-ci est devenu maître ès langue de bois frontiste, capable de décliner à l’envi la ligne du parti auprès des journalistes. Mais il pourrait aussi “huiler” la campagne, selon l’un de ses proches, alors que les dissensions couvent toujours entre partisans de Florian Philippot et de Marion Maréchal-Le Pen. Selon un dirigeant, il est l’un des rares en interne à être “bien avec tout le monde”.

Un “communicant”

“David Rachline pourrait aussi passer, avec sa rondeur apparente et sa communication rodée, pour l’archétype de la “dédiabolisation” voulue par la présidente du FN. Mais celui dont le père, décédé, était juif, a pourtant été membre jusqu’en 2009 d'”Egalité et Réconciliation” (E&R), mouvement fondé par Alain Soral, l’essayiste d’extrême droite pourfendeur des “sionistes” qui a été condamné ces dernières années pour antisémitisme, injures à caractère racial ou apologie de crimes contre l’humanité.

David Rachline a expliqué à l’AFP avoir quitté E&R “quand ils ont quitté le FN”, soit en 2009, et assure qu’à l’époque Alain Soral n’était pas sur cette ligne radicale.

Au FN, David Rachline a longtemps été catalogué comme appartenant aux “nationalistes-révolutionnaires” du parti, un courant plus anti-sionisme qu’anti-islam. “Je m’en fous”, avait-il par exemple dit selon un proche pendant la campagne municipale, quant à l’épineuse thématique de la mosquée de sa ville, ouverte sans permis de construire valable.

Mais il a gommé cela ces dernières années. Cet été, il a pris un arrêté “anti-burkini”, qu’il a maintenu malgré une décision du Conseil d’État jugeant ce type de décisions attentatoire aux libertés. L’arrêté a finalement été retoqué par le tribunal administratif de Toulon. “Une reprise en main idéologique”, accuse son opposante PS locale, Elsa di Meo.

L’ancien responsable de la communication numérique du FN est aussi “ami” avec les prestataires de service du FN menés par Frédéric Chatillon, ami de Marine Le Pen et patron de la société Riwal, qui a salarié David Rachline pendant la campagne des législatives 2012. Frédéric Chatillon est menacé de procès dans l’enquête sur les campagnes électorales 2012 du FN.

Avec AFP

Première publication : 17/09/2016

Très appréciées du public français, les 33e Journées européennes du patrimoine, qui se déroulent les 17 et 18 septembre, sont placées cette année sous le signe de la sécurité, en raison des menaces terroristes.

Près de 17 000 lieux à sécuriser en raison des risques d’attentat. Placées cette année sous le thème de la citoyenneté, les 33e Journées européennes du patrimoine, manifestation très appréciée des Français, se déroulent les 17 et 18 septembre sous haute surveillance.

#JEP2016 : Expos, animations musicales et découvertes insolites au programme jusqu’à 18h ! pic.twitter.com/92oQbWwBns

— Ministère Intérieur (@Place_Beauvau) 17 septembre 2016

Musées, monuments, mairies, palais de justice… Chaque année, quelque 12 millions de visiteurs participent à ces journées portes ouvertes. Selon les ministères de la Culture et de l’Intérieur, les conditions de sécurité de cet évènement ont fait l’objet d’une “attention toute particulière”. “Des actions d’évaluation des risques” ont été conduites “afin de trouver le plus juste équilibre entre la sécurisation indispensable des lieux de visite et le respect de l’objectif d’ouverture des Journées”.

Les rédactions de France Télévisions fermées au public

Sans renoncer à ouvrir leurs portes au public, certaines institutions ont pris des mesures exceptionnelles pour faire face à la situation. Ainsi, Radio France accueillera les visiteurs à la Maison de la Radio mais la réservation pour les concerts et les visites guidées est obligatoire.

La Philharmonie de Paris dans le parc de La Villette à Paris va ouvrir pour la première fois son toit-belvédère. “Un geste symbolique fort, mais nous devions être en mesure d’assumer la sécurité du site”, a expliqué le président de la Philharmonie Laurent Bayle.

Qui dit que la politique n’intéresse pas les francais? La queue devant l’Assemblée Nationale #JourneesduPatrimoinepic.twitter.com/k7nNr9FOl0

— Yves Pozzo di Borgo (@YvesPDB) 17 septembre 2016

D’aucuns ont préféré prendre des mesures plus drastiques, comme la rédaction nationale et les antennes locales du groupe France Télévisions, dont les portes resteront closes cette année.

Selon le ministère de la Culture, le patrimoine français compte 43 804 immeubles protégés au titre des Monuments historiques, dont 14 192 classés et 29 612 inscrits. La France compte 111 secteurs sauvegardés, 822 sites patrimoniaux remarquables, 3.134 édifices labellisés “Patrimoine du XXe siècle” et 420 jardins labellisés “Jardin remarquable”.

Avec AFP

Première publication : 17/09/2016

Le jeune lycéen arrêté mercredi à Paris, parce qu’il était soupçonné de préparer une attaque jihadiste imminente, a été mis en examen et placé en détention provisoire vendredi.

Le lycéen de 15 ans arrêté mercredi à Paris, parce qu’il était soupçonné de vouloir mener une attaque jihadiste, a été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle et placé en détention provisoire vendredi.

Prêt à passer à l’acte

Le cas de ce jeune, scolarisé dans le XXe arrondissement de la capitale, s’ajoute à ceux d’au moins deux autres adolescents de 15 ans écroués ces derniers jours pour des menaces similaires, inspirées par les appels au meurtre lancés sur les réseaux sociaux par Rachid Kassim, propagandiste français de l’organisation État islamique (EI).

Devant les enquêteurs, l’adolescent, né en Egypte, a reconnu avoir été en contact avec Rachid Kassim sur la messagerie cryptée Telegram, selon une source proche de l’enquête. L’exploitation de son téléphone a fait ressortir des éléments montrant qu’il était prêt à passer à l’acte, a ajouté la même source.

>> À voir sur France 24 : “Pourquoi l’appli Telegram utilisée par les terroristes échappe toujours à la surveillance ?”

Pourtant, les investigations menées à ce stade sur le jeune arrêté mercredi dessinent le profil d’un lycéen inconnu des services antiterroristes, qui suivait sa scolarité normalement, sans faire de vagues.

C’était un garçon “plutôt sympa”, “pas renfermé”, a décrit à l’AFP un camarade de lycée de 14 ans, qui était dans sa classe de quatrième et troisième. “Il ne pensait pas que le 13 novembre était quelque chose de bien”, a ajouté ce lycéen, en référence aux attentats parisiens ayant fait 130 morts en 2015.

“C’était un des meilleurs de sa classe. Il voulait avoir des hyper bonnes notes pour faire plaisir à ses parents”, a témoigné un autre camarade devant une caméra de France 2.

Après les attentats de janvier 2015, a-t-il raconté, il disait “que ce qu’avait fait Charlie Hebdo ce n’était pas bien, mais ce qu’avaient fait les jihadistes aussi”. La Syrie? Il n’en avait “jamais” parlé.

Rôle déterminant de Rachid Kassim

Selon les enquêteurs, Rachid Kassim a inspiré, de manière plus ou moins directe, les attaques de Magnanville (Yvelines), et de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).

>> À lire sur France 24 : “Attentats en France : ce que l’on sait de Rachid Kassim, membre présumé de l’EI”

Son influence virtuelle apparaît aussi en filigrane dans les projets d’attentats du commando de femmes arrêté la semaine dernière après la découverte d’une voiture chargée de bonbonnes de gaz en plein cœur de Paris.

Ces arrestations interviennent alors que, selon le Premier ministre Manuel Valls, la menace terroriste est “maximale” en France, touchée depuis 2015 par une série d’attentats qui ont fait 238 morts.

Trente-sept mineurs sont actuellement mis en examen dans des enquêtes antiterroristes, dont 14 sont détenus (11 garçons et 3 filles), selon une source judiciaire.

Avec AFP

Première publication : 17/09/2016