Archive for September 22nd, 2016

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Alors que la France perd du terrain économique en Afrique au profit de la Chine ou des États-Unis, Paris multiplie les initiatives, tel le salon Africa 2016, pour tenter de garder un pied sur ce continent stratégique.

Rapport économique d’égal à égal, partenariat “gagnant-gagnant” ou encore “new deal Europe-Afrique”. Les premières rencontres Africa 2016 qui ont eu lieu au Conseil économique social et environnemental (CESE) à Paris, les 22 et 23 septembre, ont tenté de définir un nouveau type de relations économiques entre la France et les 55 pays africains.

Mais que mettre derrière ces concepts tiroirs ? C’est à cette question que les plus de 800 entreprises venues des deux côtés de la Méditerranée, les ministres français et les officiels de la plupart des pays africains francophones présents ont tenté de répondre pendant deux jours.

Rouleau compresseur chinois

L’événement, qui s’inscrit dans la continuité du sommet des chefs d’État africains organisé à Paris fin 2015, marque la volonté française de rester économiquement aussi présente que possible sur un continent qui “affiche le deuxième taux de croissance moyen dans le monde après l’Asie”, a souligné Christophe Sirugue, secrétaire d’État français à l’Industrie. Le commerce avec la France ne représente plus que 5,8 % des échanges internationaux de l’Afrique contre 10,1 % en 2000.

La tâche n’est pas donc aisée face à des rouleaux compresseurs comme la Chine, qui peut dépenser sans compter pour s’imposer. “La concurrence est rude avec Pékin mais aussi avec les États-Unis et la Turquie”, note Christophe Sirugue. Paris peine aussi à mettre un pied en Afrique anglophone, économiquement plus dynamique en moyenne que les pays francophones du continent.

Pour rester dans la course commerciale en Afrique, la France a intérêt à investir “dans les infrastructures qui demeurent la priorité pour beaucoup de pays du continent”, a ainsi affirmé Amadou Ba, ministre sénégalais de l’Économie. Avis aux champions français des routes, métro ou bâtiments comme Bouygues ou Vinci…

Mais il n’y a pas que les infrastructures qui comptent sur un continent frappé depuis plusieurs années par la crise des prix des matières premières. “Les ressources naturelles demeurent l’un des plus puissants moteur de croissance, mais il faut aussi développer d’autres pans de l’économie”, a souligné Amadou Ba.

Ce besoin de diversification représente également des opportunités pour les entreprises françaises, qu’il s’agisse de moderniser l’agriculture ou accélérer la numérisation de l’Afrique. Sur un continent où le taux de pénétration de l’Internet fixe ne dépasse pas les 30 % des zones couvertes, les investissements nécessaires pour mettre les infrastructures réseaux à niveau sont estimés à 60 milliards de dollars.

Gagnant-gagnant ?

Si les opportunités existent, reste à savoir si la France peut vraiment peser seule en Afrique face aux deux premières puissances économiques mondiales. L’Hexagone “fait beaucoup de choses de son côté, mais nous amplifierions considérablement notre influence sur le continent si nous entraînions davantage avec nous nos partenaires européens”, assure Elizabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale à France 24. L’ancienne ministre du gouvernement Jospin (1997-2002), plaide pour davantage “d’aides publiques” aux entreprises européennes qui investissent en Afrique, notamment à travers une banque africano-européenne d’investissement.

Mais parmi les participants à la conférence, certains doutent que toutes ces idées soient vraiment “gagnantes-gagnantes”… “On parle essentiellement d’investissements dans les infrastructures ici, mais ce qui nous manque vraiment ce sont des cadres nationaux formés pour prendre le relais du personnel étranger et assumer nous même le développement économique”, regrette un délégué d’un pays africain qui a préféré garder l’anonymat. Sans cela, le continent ne sortira jamais de la dépendance économique vis-à-vis des grands pays industrialisés. Il ajoute ne pas comprendre pourquoi “la question des transferts de technologie n’est jamais abordée alors que c’est un pré-requis pour une entreprise qui veut faire des affaires en Chine ou en Inde”.

Première publication : 23/09/2016

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La cour d’appel a condamné, vendredi, Jérôme Kerviel à verser un million d’euros de dommages et intérêts à la Société Générale. La somme initialement prévue était de 4,9 milliards d’euros.

Jérôme Kerviel n’a pas obtenu gain de cause. La cour d’appel de Versailles a condamné, vendredi 23 septembre , l’ancien trader à verser un million d’euros de dommages et intérêts à la Société Générale. La somme prévue s’établissait à 4,9 milliards d’euros lors d’un premier jugement cassé en 2014.

Le président de la cour a précisé que la juridiction l’avait “déclaré partiellement responsable du préjudice causé à la Société Générale“. Cette décision, susceptible d’un pourvoi en cassation, fait planer un doute quant aux conséquences pour la banque en matière fiscale.

>> “L’Outsider” : Jérôme Kerviel, de la salle des marchés aux salles de cinéma

“Le combat continue” et la décision de la cour d’appel “me donne l’énergie pour continuer [ce] combat”, a aussitôt réagi l’ex-trader, assailli par les journalistes. “La cour a dégraissé de 99,98 % la somme” due par Jérôme Kerviel, a salué son avocat David Koubbi.

Jérôme Kerviel : “J’estime ne rien devoir à la Société Générale”

Une décision “tout à fait satisfaisante” selon la Société Générale

La cour a cependant rejeté la demande d’expertise financière réclamée par la défense.

L’un des avocats de Société Générale, Jean Veil, a de son côté salué une décision “tout à fait satisfaisante”. L’arrêt de la cour rend selon lui la décision exécutable.

L’ex-opérateur de marché de 39 ans a déjà été définitivement condamné au pénal à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour des manœuvres boursières frauduleuses ayant abouti, en 2008, à 4,9 milliards de pertes pour la banque.

Le secrétaire d’État au Budget a fait savoir avant l’audience que le gouvernement tirerait “toutes les conséquences” d’un arrêt favorable à l’ex-trader en ce qui concerne la situation fiscale de la banque, qui a bénéficié d’une déduction fiscale de 2,2 milliards d’euros à la suite de l’affaire dite “Kerviel” et de sa perte exceptionnelle de 4,9 milliards d’euros en 2008.

En mars 2014, la Cour de cassation a confirmé la condamnation pénale de Jérôme Kerviel, mais renvoyé l’affaire devant la cour d’appel de Versailles en ce qui concerne les dommages et intérêts qui lui sont imputables.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 23/09/2016

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Yahoo! a reconnu que les données personnelles de plus de 500 millions d’utilisateurs ont été subtilisées par des pirates informatiques à la solde d’un État. Mais le géant de l’Internet reste flou sur certains détails importants de l’affaire.

Les certitudes sont rares dans l’affaire du piratage de Yahoo!, révélée jeudi 23 septembre. Le géant de l’Internet a reconnu que les informations personnelles relatives à au moins 500 millions de comptes ont été subtilisées après une attaque informatique subie en 2014.

L’ampleur du vol de données est sans précédent. Yahoo! a subi un revers bien plus important que MySpace par exemple, qui a dû reconnaître, début 2016, que les informations concernant 360 millions de comptes étaient entre les mains de pirates informatiques.

Dans le cas de Yahoo!, les cybercriminels ont en leur possession les noms, les adresses email, les dates de naissance, les adresses physiques et une base de données de mots de passe cryptés, difficilement exploitables. Mais au-delà de ces informations de base, le portail Internet a laissé certaines questions importantes en suspens.

Une attaque “soutenue par un État” ? C’est l’affirmation la plus tonitruante de Yahoo!. Le groupe assure que le piratage est l’œuvre de cybercriminels travaillant pour un gouvernement. Mais aucun élément de preuve n’a été fourni pour appuyer cette thèse et le groupe n’a pas désigné l’éventuel État responsable.

Or, par le passé, les victimes ou les autorités américaines n’ont pas hésité à identifier le pays suspect. En 2010, Google a publiquement accusé la Chine d’être à l’origine du piratage de sa messagerie Gmail. En décembre 2014, c’est la Corée du Nord qui a été mise en cause par Washington pour la très médiatique cyberattaque de Sony.

Pourquoi Yahoo! a tardé à révéler publiquement l’attaque ? C’est la question posée par le sénateur démocrate Mark Warner. “Ce qui me trouble le plus dans cette histoire est que l’intrusion remonte à 2014 et, pourtant, le public n’est informé que maintenant”, a-t-il déclaré.

Yahoo! affirme n’avoir constaté le piratage que très récemment. Le groupe précise s’être inquiété après la mise en vente sur Internet, en juillet 2016, d’une base de données contenant des informations relatives à 200 millions de comptes. Une enquête interne aurait prouvé que cette liste était fausse. Mais, dans la foulée, Yahoo! assure avoir décidé d’élargir ses investigations, ce qui l’aurait amené à découvrir qu’un vol avait bel et bien eu lieu… mais qu’il concernait plus de 500 millions de comptes et pas seulement 200 millions.

Le géant de l’Internet ne serait pas la première victime de renom à n’avoir découvert que tardivement qu’elle avait été piratée. MySpace a révélé en mai 2016 un piratage qui avait eu lieu en 2013 et, le même mois, LinkedIn avait annoncé qu’une cyberattaque remontant à 2012 avait entraîné le vol des informations personnelles de 100 millions d’utilisateurs.

Un impact sur l’accord avec Verizon ? C’est la question à 4,8 milliards de dollars. L’opérateur téléphonique Verizon pourrait être tenté de revenir sur sa décision, annoncée le 25 juillet 2016, de racheter les activités de Yahoo! pour près de cinq milliards de dollars. “Peu probable car tout le monde sait que les intrusions font partie des risques du métier”, a assuré Sameet Sinha, un analyste du cabinet de conseils B. Riley. interrogé par le Wall Street Journal.

Reste que Yahoo! a soumis, le 9 septembre, un document au gendarme américain de la Bourse, assurant “qu’il n’était au courant d’aucune faille de sécurité, d’aucune perte ou vol et d’aucun accès non autorisé à sa base de données”. Une formalité administrative qui pourrait peser lourd. S’il apparaît que Yahoo – qui a commencé à enquêter sur d’éventuelles intrusions à partir de juillet 2016 – soupçonnait ou était au courant de ce vol massif de données avant le 9 septembre, Verizon “pourrait renégocier les termes du contrat”, affirme Stephen S. Wu, un avocat américain spécialisé dans les nouvelles technologies, interrogé par le Wall Street Journal.

Première publication : 23/09/2016

Les propos de Nicolas Sarkozy sur “nos ancêtres les Gaulois” n’en finissent pas de faire polémique. Manuel Valls a répliqué jeudi, estimant que “si nous sommes français, ce n’est pas à travers nos origines” et défendant une France métissée.

“Dès que vous devenez français, vos ancêtres, ce sont les Gaulois” : la petite phrase de Nicolas Sarkozy n’est pas passée inaperçue, et depuis lundi, la polémique ne désenfle pas. Jeudi 22 septembre, c’est Manuel Valls qui a répliqué aux propos du candidat à la primaire de la droite. S’exprimant depuis Dakar, devant la communauté française au Sénégal, le Premier ministre a mouché l’ancien président, sans le citer nommément.

>> Sur France 24 : Nicolas Sarkozy à Calais : mauvaise foi et approximations

“Si nous sommes français, ce n’est pas à travers nos origines, nos religions ou notre couleur de peau. C’est tout simplement parce qu’il y a une histoire que nous partageons”, a déclaré Manuel Valls, citant notamment les deux guerres mondiales et la participation de troupes africaines. “La force de notre pays c’est sa diversité, son métissage, son amour pour ses valeurs qui restent profondément universelles”, a-t-il insisté. “La France est aujourd’hui une société métissée, mélangée, par l’apport de l’immigration, de toutes les immigrations”.

Manuel Valls a aussi répliqué, près de 10 ans après, au controversé discours de Dakar tenu par le président Sarkozy en juillet 2007, dans lequel celui-ci avait affirmé que “l’homme africain” n’était “pas suffisamment entré dans l’Histoire”. “Avec la montée des populismes qui se nourrissent de la peur, du repli sur soi, du regard sur l’autre, la construction de ce pont entre la France, l’Europe et l’Afrique est pour moi quelque chose qui est fondamental pour l’humanité”, a-t-il dit. “Je crois profondément que l’homme africain est plus que jamais dans l’histoire. Et que notre avenir se joue profondément ici et ensemble”, a-t-il plaidé.

“La France, c’est un arbre avec des racines partout dans le monde”

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a également saisi l’occasion pour moquer Nicolas Sarkozy. Lors du conseil des ministres du 22 septembre, Stéphane Le Foll a donné une petite leçon de généalogie du peuple français, remontant l’Histoire de France de la préhistoire à l’arrivée des Francs.

“Le peuple français avait une multitude d’aïeux en-dehors des Gaulois. On a eu des Néandertaliens en France, il y a eu des homo-sapiens, après il y a eu effectivement des Gaulois, qui étaient des Celtes d’ailleurs”, a déclaré le ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. Il ne s’est pas arrêté là, énumérant la multitude de peuples qui sont passés par les actuelles frontières de l’Hexagone avant de conclure : “La France, c’est un arbre avec des racines partout dans le monde”.

Les présidents en porte-à-faux

En meeting lundi en région parisienne, Nicolas Sarkozy a affirmé que “nous ne nous contenterons plus d’une intégration qui ne marche plus, nous exigerons l’assimilation. Dès que vous devenez français, vos ancêtres sont gaulois”. Sa sortie a fait réagir les réseaux sociaux qui se sont empressés de faire dialoguer Nicolas Sarkozy avec ses prédécesseurs, François Mitterrand et Jacques Chirac. Les deux anciens présidents avaient eux aussi été amenés à s’interroger sur les racines de la France et, bien que de bords politiques différents, ni l’un ni l’autre ne portait le même regard sur la question que Nicolas Sarkozy.

“Nos ancêtres les Gaulois” par François Mitterrand – 1987 pic.twitter.com/jFRRDlQ3tM

— Ina.fr (@Inafr_officiel) 20 septembre 2016

En 1987, à l’occasion d’un colloque sur “La France et la pluralité des cultures” organisé à Sorbonne, François Mitterrand présentait les Français comme “des Gaulois, un peu Romains, un peu Germains, un peu juifs, un peu Italiens, un peu Espagnols, de plus en plus Portugais peut-être qui sait ? Polonais ?” Ajoutant malicieusement : “Et je me demande si déjà nous ne sommes pas un peu Arabes ?”. “Je reconnais que voici une phrase imprudente. C’est celle-là qui sera épinglée”, soulignait le chef de l’État.

En 1998, lors de la traditionnelle interview du 14-Juillet, Jacques Chirac était lui aussi interrogé sur l’origine de la France. “Vous savez, la France – historiquement – a une origine plurielle. Nous revendiquons en permanence nos origines judéo-chrétiennes, latines, le fait que nous descendons des Gaulois, ce qui n’a rien à voir”, répondit-il. “Nous avons un pays, dont le nom, la France, est emprunté à d’autres tribus, les Francs. Ce qui était très différent”, affirmait le président de la République. Et alors que la France était en pleine euphorie après la victoire de la France “black-blanc-beur” au Mondial de football, Jacques Chirac ajouta en parlant des Bleus : “Cette équipe à la fois tricolore et multicolore donne une belle image de la France dans ce qu’elle a d’humaniste, de fort, de rassembleur”.

La France est riche de sa diversité et c’est Jacques Chirac qui en parle le mieux. #Gauloispic.twitter.com/S8w6egeKe1

— Adrien Jolly (@AdrienJolly) 20 septembre 2016

Première publication : 23/09/2016

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L’Inde a signé un accord d’achat à la France de 36 avion de combat Rafale construits par Dassault Aviation, pour un montant proche de 7,8 milliards d’euros. C’est le premier gros achat de chasseurs par l’Inde depuis une vingtaine d’années.

Cela faisait une vingtaine d’année que l’Inde n’avait pas effectué un tel achat de chasseurs. New Dehli a signé vendredi 23 septembre un accord d’achat de 36 avions de combat Rafale à la France, pour un montant avoisinant les 7,8 milliards d’euors.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a signé l’accord avec son homologue indien Manohar Parrikar à New Delhi, mettant ainsi un terme à près de 18 mois de négociations sur les conditions financières du marché.



Le ministère de la Défense indien confirmera le montant exact du contrat dans la journée mais selon des responsables, il serait proche de 7,8 milliards d’euros.

L’Élysée et Dassault Aviation, constructeur du Rafale, se sont félicité de cette

annonce.

“Cet accord (…) marque la reconnaissance, par une grande puissance militaire et stratégique, de la performance opérationnelle, de la qualité technologique et de la compétitivité de l’industrie aéronautique française”, a déclaré François Hollande dans un communiqué.

Interrogé sur Europe 1, le PDG de l’avionneur, Eric Trappier, a indiqué de son côté que les premiers appareils devraient être livrés en 2019 et qu’il espéraient que d’autres commandes suivent. “C’est un travail qu’on a débuté il y a déjà de nombreuses années, qu’on poursuit”, a-t-il expliqué, évoquant la Malaisie et les pays du Golfe. “Le maître-mot de notre métier, c’est la patience, à côté de la performance de nos ingénieurs.”

Le contrat indien porte à 264 le total des Rafale aujourd’hui vendus : 180 à l’armée française – dont 146 appareils avaient été livrés le 30 juin – 24 à l’Égypte et 24 au Qatar.

Avec Reuters

Première publication : 23/09/2016

L’Inde a signé un accord d’achat à la France de 36 avion de combat Rafale construits par Dassault Aviation, pour un montant proche de 7,8 milliards d’euros. C’est le premier gros achat de chasseurs par l’Inde depuis une vingtaine d’années.

Cela faisait une vingtaine d’année que l’Inde n’avait pas effectué un tel achat de chasseurs. New Dehli a signé vendredi 23 septembre un accord d’achat de 36 avions de combat Rafale à la France, pour un montant avoisinant les 7,8 milliards d’euors.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a signé l’accord avec son homologue indien Manohar Parrikar à New Delhi, mettant ainsi un terme à près de 18 mois de négociations sur les conditions financières du marché.



Le ministère de la Défense indien confirmera le montant exact du contrat dans la journée mais selon des responsables, il serait proche de 7,8 milliards d’euros.

L’Élysée et Dassault Aviation, constructeur du Rafale, se sont félicité de cette

annonce.

“Cet accord (…) marque la reconnaissance, par une grande puissance militaire et stratégique, de la performance opérationnelle, de la qualité technologique et de la compétitivité de l’industrie aéronautique française”, a déclaré François Hollande dans un communiqué.

Interrogé sur Europe 1, le PDG de l’avionneur, Eric Trappier, a indiqué de son côté que les premiers appareils devraient être livrés en 2019 et qu’il espéraient que d’autres commandes suivent. “C’est un travail qu’on a débuté il y a déjà de nombreuses années, qu’on poursuit”, a-t-il expliqué, évoquant la Malaisie et les pays du Golfe. “Le maître-mot de notre métier, c’est la patience, à côté de la performance de nos ingénieurs.”

Le contrat indien porte à 264 le total des Rafale aujourd’hui vendus : 180 à l’armée française – dont 146 appareils avaient été livrés le 30 juin – 24 à l’Égypte et 24 au Qatar.

Avec Reuters

Première publication : 23/09/2016

À un peu plus de huit mois de la présidentielle, la candidate frontiste Marine Le Pen serait qualifiée systématiquement pour le second tour, selon tous les cas de figure étudiés dans un sondage à paraître vendredi.

Quel que soit le cas de figure, la présidente du Front national (FN) Marine Le Pen se qualifierait pour le second tour de l’élection présidentielle de 2017, avec un score oscillant entre 25 % et 28 % des voix, selon un sondage réalisé par Elabe pour Les Échos et Radio Classique, paru vendredi 23 septembre.

La candidate frontiste ne serait devancée au premier tour que par l’ancien Premier ministre Alain Juppé, en course pour l’investiture de la droite et du centre.

Hollande malmené

À gauche, l’ancien ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, qui ne s’est toujours pas officiellement déclaré candidat, devancerait François Hollande au 1er tour, avec 14 % à 15 % d’intentions de vote, sans pour autant parvenir à se qualifier pour le second. Il s’imposerait également face au Premier ministre Manuel Valls et l’ancien ministre Arnaud Montebourg.

Crédité de 12 % à 16 % des voix, le chef de l’État serait pour sa part automatiquement éliminé dès le 1er tour dans toutes les hypothèses, selon cette même enquête réalisée les 20 et 21 septembre auprès d’un échantillon de 1 002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (marge d’erreur de 1,4 % à 3,1 %).

Côté extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon progresse sensiblement par rapport à une précédente enquête de juin, avec 14 % à 15 % d’intentions de vote et pourrait venir jouer le trouble-fête à gauche. Le représentant du Parti de gauche ferait jeu égal (15 %) avec le locataire de l’Élysée dans l’hypothèse avec Alain Juppé comme candidat Les Républicains (LR), et devancerait même François Hollande de 2,5 points en cas de candidature d’Emmanuel Macron et de Nicolas Sarkozy.

Juppé, meilleur candidat de la droite

Avec 26 % à 34 % d’intentions de vote, Alain Juppé reste le mieux placé pour le 1er tour, sauf dans le cas où François Hollande et Emmanuel Macron seraient tous deux candidats : il serait alors devancé par Marine Le Pen avec 26 % contre 27 %.

Dans l’hypothèse d’une candidature de Nicolas Sarkozy, l’ancien chef de l’État arriverait en seconde position au 1er tour, derrière la candidate FN, avec 18 % à 23 % des voix.

Le centriste François Bayrou, qui entend être candidat si Nicolas Sarkozy remporte la primaire de son camp, est crédité selon les cas de 8 % à 12 % d’intentions de vote. Manuel Valls, candidat en l’absence de François Hollande, plafonnerait pour sa part à 9 % au 1er tour, loin derrière les scores dont est crédité le chef de l’État.

Selon cette enquête, 56 % des personnes interrogées se disent “tout à fait certaines d’aller voter” au 1er tour de la présidentielle.

Avec AFP et Reuters


Première publication : 23/09/2016