Archive for September 24th, 2016

Deux Niçoises radicalisées de 17 et 19 ans ont été arrêtées récemment par la DGSI et placées en détention provisoire, selon des informations révélées dimanche. Les deux adolescentes sont soupçonnées d’avoir voulu commettre une attaque jihadiste.

La police française continue à démanteler méthodiquement le réseau d’apprentis jihadistes en contact avec Rachid Kassim, le propagandiste de l’organisation État islamique (EI) qui a inspiré plusieurs attaques ces dernières semaines.

Deux Niçoises de 17 et 19 ans ont été placées en détention provisoire récemment pour avoir fomenté une action jihadiste inspirée par Rachid Kassim, avec qui elles étaient en contact via la messagerie cryptée Telegram. L’information, donnée par Le Parisien dimanche 25 septembre, a été confirmée par une source judiciaire.

Interrogées par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), “elles ont reconnu qu’elles avaient envisagé une action violente, sous l’influence de Rachid Kassim avant d’y renoncer”, selon une source proche de l’enquête.

Les investigations n’ont pas permis de retrouver d’armes à leur domicile, dans le secteur de Nice, où Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien de 31 ans radicalisé a foncé dans la foule avec un camion, faisant 86 morts et 434 blessés le 14 juillet.

La mineure de 17 ans, inconnue des services de renseignement, a admis en garde à vue “en vouloir beaucoup aux militaires”, une cible récurrente du groupe Etat islamique, selon la source proche de l’enquête. Elle a été mise en examen le 17 septembre à Paris pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et écrouée.

La jeune majeure de 19 ans était en revanche connue dans le cadre de l’enquête sur la filière djihadiste niçoise organisée par Omar Diaby, considéré comme l’un des premiers recruteurs de combattants français. Agée à l’époque de 17 ans, elle projetait de rejoindre les terres du jihad.

Mise en examen le 21 novembre 2014, elle était depuis sous contrôle judiciaire avec obligation de pointer. Cette mesure a été révoquée dans le cadre de la nouvelle enquête, entraînant son placement en détention provisoire. Elle devait être convoquée par un magistrat antiterroriste en vue d’une nouvelle mise en examen dans le cadre du dossier sur le projet d’attentat, selon la source judiciaire.

Ces dernières semaines, plusieurs personnes dont au moins trois adolescents ont été écroués pour des menaces d’attaques similaires, sous l’influence de la propagande de Rachid Kassim, soupçonné d’avoir inspiré de manière plus ou moins directe les attaques de Magnanville (Yvelines), le 13 juin, et de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), le 26 juillet. Il aurait aussi piloté les projets d’attentats du commando de femmes arrêté début septembre après la découverte d’une voiture chargée de bonbonnes de gaz à Paris.

Ces arrestations interviennent alors que, selon le Premier ministre Manuel Valls, la menace terroriste est “maximale” en France, touchée depuis 2015 par une série d’attentats qui ont fait 238 morts.

Avec AFP

Première publication : 25/09/2016

François Hollande a reconnu solennellement, dimanche, la responsabilité française dans “l’abandon” des harkis, ces dizaines de milliers d’Algériens ayant combattu aux côtés des forces françaises lors de la guerre d’indépendance de l’Algérie.

Plus de cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, la France a reconnu sa responsabilité dans le drame des harkis. Pour la première fois, ces anciens combattants algériens ayant combattu pour la France ont été honorés au sein de l’un des plus prestigieux temples républicains : la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides à Paris.

Je reconnais la responsabilité des gouvernements français dans l’abandon des Harkis et les massacres de ceux restés en Algérie.

— François Hollande (@fhollande) 25 septembre 2016

C’est dans ce lieu hautement symbolique que François Hollande a reconnu, dimanche 25 septembre, “les responsabilités” de la France dans “l’abandon” des harkis au cours d’une journée d’hommage qui a pris des allures de pré-campagne électorale, à presque sept mois de l’élection présidentielle.

“Je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines des familles transférées dans les camps en France”, a déclaré le chef de l’État, applaudi par les représentants des harkis présents.

Candidat, François Hollande en avait fait la promesse, en avril 2012, tenue dès septembre de la même année, mais uniquement à travers un message lu par l’un de ses ministres.

Encore chef de l’État mais alors complètement candidat, Nicolas Sarkozy avait lui aussi “reconnu” cette responsabilité française, huit jours avant le premier tour de la présidentielle 2012. Il avait été le premier président à se rendre au camp de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) où avaient été parqués plusieurs dizaines de milliers de harkis.

Arrière-pensées électorales

Cette déclaration reprend au mot près sa promesse de 2012, manière pour le chef de l’État de montrer qu’elle est pleinement honorée… et de tenter de se réconcilier avec un certain nombre de harkis qui avaient protesté (accompagnés de nombreuses voix à droite) au printemps.

Le chef de l’État avait en effet choisi de commémorer la date du cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie au lendemain des accords d’Évian, une date qu’ils considèrent comme symbolique de leur abandon.

Après ces accords, 55 000 à 75 000 harkis ont été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes. Quelque 60 000 ont été admis en France.

M. Hollande a souligné le caractère “symbolique” de sa déclaration, et insisté sur les actions déjà entreprises par ses prédécesseurs et lui même, notamment avec un plan d’action en 2014 comportant un volet “réparations”.

C’est qu’au sein de la communauté harkie, des voix s’élèvent pour que la France fasse un geste supplémentaire, législatif ou financier. “La France a une dette envers les harkis”, avait ainsi déclaré en mars Hocine Louanchi, coordinateur du Rassemblement militant de la cause harkie et acteur d’une des premières révoltes harkies en 1975.

Ces demandes sont relayées dans la classe politique. Dimanche aux Invalides, François Hollande a ainsi serré la main de nombre de candidats à la présidentielle, présents aux côtés des anciens combattants : Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé (LR), ou Marine Le Pen (FN).

Des députés de droite ont notamment déposé en avril une proposition de loi prévoyant notamment que “la Nation s’engage à réparer les préjudices moraux et matériels subis par les harkis”, soit 500 000 personnes avec les descendants.

Avec AFP

Première publication : 25/09/2016

La moitié de Paris est fermée à la circulation des voitures, dimanche, sauf exceptions, pour la deuxième édition de “Paris sans voitures”. C’est l’une des initiatives de la maire, Anne Hidalgo, pour rendre sa ville plus propre et moins bruyante.

Pour la deuxième fois, une petite moitié de Paris est fermée à la circulation des voitures, dimanche 25 septembre. Cette “Journée sans voitures XXL”, élément clé de la politique écologique de la maire (PS) de la capitale, Anne Hidalgo, a lieu de 11h à 18h, sur 45 % du territoire parisien, soit un territoire “cinq fois plus grand” que lors de la première édition, en septembre 2015.

>> À lire sur France 24 : “En images : à Paris, la ‘journée sans voiture’ ne fait pas forcément recette”

Pas moins de 650 km de chaussées sont fermés à la circulation, sauf celle des véhicules autorisés comme les transports en commun, les véhicules d’urgence, les taxis ou livraisons dont la vitesse sera limitée à 20 km/h. Par ailleurs, hors de ces zones, la vitesse sera également limitée à 20 km/h. Quelques zones, faciles à boucler et qui accueillent des animations pour tous les âges, dans le centre ou l’est de la capitale, sont totalement sans véhicules. Des “balades insolites et itinéraires balisés” sont aussi proposés.

Tous les arrondissements concernés

La première “Journée sans voiture” avait, en septembre 2015, suscité “l’engouement et permis, le temps d’une journée, de réduire fortement les émissions polluantes et les nuisances sonores”, estime la Ville. Son périmètre avait été limité aux arrondissements du centre et aux bois de Vincennes et de Boulogne ; cette fois, les vingt arrondissements sont concernés.


© Mairie de Paris

L’événement doit avoir lieu tous les ans. Paris est la quatrième ville après São Paulo, Bruxelles et Bristol, à avoir mis en œuvre une telle opération. D’autres villes ont suivi l’exemple : New York a organisé en avril sa première journée sans voiture, et Casablanca et Marrakech en ont fait de même fin mai.

La maire de Paris, désormais présidente du C40 (un groupe international de plus de 80 métropoles “engagées dans la réponse au changement climatique”, qui représentent environ 600 millions d’habitants, un quart du PIB mondial et près de deux tiers des émissions des gaz à effet de serre), cherche à réduire la place globale que prend la voiture dans sa ville. Outre la “journée sans voiture”, elle a ainsi lancé le 8 mai la piétonisation des Champs-Élysées, le premier dimanche de chaque mois et des berges de Seine rive droite.

Des temps de trajet légèrement plus longs

Cette politique, vue favorablement par une majorité de Parisiens et soutenue par la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, suscite toutefois une levée de bouclier à droite et chez les associations d’automobilistes. Concernant les berges, les opposants craignent que le report de circulation sur d’autres axes empire la situation ailleurs.

Un rapport, rendu public par le site du Journal du dimanche (JDD), le 25 septembre, indique que le trafic sur le boulevard Saint-Germain, “identifié comme le principal axe de report” après la piétonisation, a augmenté de 41 % le matin. Le soir, la hausse du trafic est moindre puisqu’elle ne représente que 4 % de véhicules en plus.

Sur quelques segments, l’hebdomadaire dominical analyse également le temps de trajet, qui augmente légèrement. Ainsi, sur le même boulevard, il faut compter “treize minutes au lieu de six de la Concorde à l’Institut du monde arabe le matin, et seize minutes au lieu de treize le soir.”

A priori, rien qui n’arrête la municipalité, qui doit voter la pérennisation de cette décision lundi 26 septembre. L’arrêté municipal sera “définitif”, dit-on à l’Hôtel de Ville, avec une possibilité de réversibilité “si les perturbations étaient jugées trop importantes”. Mais Anne Hidalgo ne croit pas à cette dernière hypothèse.

Avec AFP

Première publication : 25/09/2016

L’ancien grand rabbin de France, Joseph Sitruk, s’est éteint dimanche à l’âge de 71 ans. Dès l’annonce de sa mort, les réactions ont abondé pour saluer la mémoire de cet homme réputé comme chaleureux.

Charismatique et intraitable sur l’orthodoxie religieuse, l’ancien grand rabbin de France Joseph Sitruk est mort dimanche 25 septembre à l’âge de 71 ans. Il avait guidé la première communauté juive d’Europe pendant plus de vingt ans.

L’actuel grand rabbin de France, Haïm Korsia, a exprimé sa “tristesse et douleur immense”. Joseph Sitruk avait été victime en 2001 d’une attaque cérébrale et était resté plusieurs mois dans le coma. Expérience dont il avait témoignée dans un livre, “Rien ne vaut la vie”.

Dès l’annonce de son décès, les réactions se sont multipliées pour saluer la mémoire de ce séfarade chaleureux, né à Tunis le 16 octobre 1944, qui a exercé les fonctions de grand rabbin de 1987 à 2008.

Gilles Bernheim, qui lui avait succédé de 2009 à 2013, a exprimé sa tristesse d’avoir perdu un “un maître et un ami”,

“Que sa mémoire soit bénie”, a réagi le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dans un tweet faisant part de sa “tristesse”, tout comme l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, qui se souvient “de longues discussions tout au long de ces années” et des “souvenirs de Tunisie” partagés.

Nous apprenons avec tristesse le décès du Rav Sitruk. Ancien Grand Rabbin de France, Que sa mémoire soit bénie, Barouh Dayan Aemet

— CRIF (@Le_CRIF) September 25, 2016

Hommages politiques

Côté politiques, l’ancien chef de l’État Nicolas Sarkozy a estimé dans un tweet qu'”avec la mort du grand rabbin de France Sitruk, la République perd une grande figure, ayant marqué durablement le judaïsme français”.

Avec la mort du Grand Rabbin de France Sitruk, la République perd une grande figure, ayant marqué durablement le judaïsme français. NS

— Nicolas Sarkozy (@NicolasSarkozy) September 25, 2016

Pour le candidat à la primaire de la droite Alain Juppé “la France perd un grand homme de dialogue”.

Mes condoléances à toute la communauté juive de France et à la famille du Grand Rabbin Sitruk. La France perd un grand homme de dialogue.

— Alain Juppé (@alainjuppe) September 25, 2016

Le chef de file des députés PS, Bruno Le Roux, a, lui, salué un homme “avec qui c’était toujours avec plaisir et joie que se menait l’échange”.

Adjoint du grand rabbin de Strasbourg à 26 ans, il devient dès 1975, à 31 ans, grand rabbin de Marseille, avant d’être élu grand rabbin de France pour un premier mandat de sept ans en 1987.

Se disant favorable à “une société ouverte, contre toute forme de ghetto”, il a défendu l’intégration des juifs mais pourfendu leur assimilation, voulant “rejudaïser les juifs” en les ramenant dans les synagogues.

Ce rabbin marié et père de neuf enfants a prôné une stricte observance de la loi juive, la “halakha”, se montrant intransigeant sur les conversions, les mariages mixtes, le repos du shabbat ou dans la condamnation de l’homosexualité.

Il a également été critique d’une “laïcité intolérante” au risque de se heurter aux usages républicains, comme en 1994 lorsqu’il a appelé les juifs pratiquants à ne pas participer au second tour des élections cantonales, au motif qu’il coïncidait avec le premier soir de Pessah, la Pâque juive.

Il avait à nouveau provoqué la polémique en juin à propos de la Gay Pride de Tel Aviv, qu’il considérait comme une “tentative d’extermination morale du peuple d’Israël”.

Avec AFP

Première publication : 25/09/2016