Archive for September 25th, 2016

Le ministère du Travail a annoncé lundi une forte hausse du nombre de demandeurs d’emploi en août, s’établissant désormais à 3,56 millions de personnes. Ce bond s’explique en partie par les attentats de juillet.

Le nombre de demandeurs d’emploi est reparti à la hausse en août, avec 1,4 % de chômeurs en plus, a annoncé lundi 26 septembre le ministère du Travail. Il s’agit de la plus forte hausse de l’indicateur de Pôle emploi depuis janvier 2013.

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a déploré dans un communiqué un résultat “nettement moins favorable que ceux des mois précédents”. Il serait notamment dû, selon elle, aux “difficultés rencontrées dans certains secteurs d’activité particulièrement affectés par les attentats de juillet” à Nice et Saint-Étienne-du-Rouvray.

Selon la ministre, cette hausse a, en outre, été “amplifiée” par un aléa statistique, le nombre “inhabituellement” bas de sorties de Pôle emploi pour défaut d’actualisation. À la fin de chaque mois, les demandeurs d’emploi sont tenus de déclarer leur situation à Pôle emploi, sous peine d’être désinscrits d’office. En août, 172 400 personnes ont quitté Pôle emploi pour ce motif, soit 58 900 de moins qu’en juillet.

Le chômage reste tout de même en baisse depuis le début de l’année (-23 700 sans activité) et sur un an (-10 900).

“Augmentation atypique” du chômage

Sur le seul mois d’août, la hausse frappe toutes les classes d’âge, les “moins de 25 ans” (+2,3 %) comme les “50 ans ou plus” (+1,2 %). Sur un an, la tendance est mauvaise pour les seniors (+2,8 %), mais reste favorable pour les jeunes (-3,5 %).

Myriam El Khomri voit dans les chiffres d’août une “augmentation atypique” du chômage, “sans rapport avec l’évolution générale de la conjoncture”.

Avant la flambée d’août, le chômage s’inscrivait, depuis le début de l’année, sur une tendance à la baisse. Il avait atteint fin juillet son plus bas niveau depuis février 2015.

Ces chiffres coïncidaient toutefois avec la mise en place du plan de 500 000 formations supplémentaires ciblées sur les chômeurs les moins qualifiés et de longue durée. Or, en entrant en formation, les demandeurs d’emploi quittent les catégories A, B ou C de Pôle emploi, pour rejoindre la catégorie D, moins commentée.

Celle-ci a atteint un niveau record en août, à 325 200 personnes, alors qu’elle n’avait jamais dépassé les 287 000 avant cette année. Ses effectifs ont encore grossi de 5,3 % le mois dernier.

Avec AFP

Première publication : 26/09/2016

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Le télescope Fast, le plus grand du monde, a été inauguré en Chine dimanche 25 septembre. Sa mission : aider à mieux comprendre les origines de l’univers et chercher des traces de vie dans la galaxie. Explication en chiffres.

Les petits hommes verts n’ont qu’à bien se tenir, la Chine a décidé de les chercher jusqu’aux confins de la galaxie. La quête d’une vie extra-terrestre est l’une des missions officielles de Fast (Five hundred meter Aperture Spherical radio Telescope), le plus grand radiotélescope du monde qui a été inauguré dimanche 25 septembre.

Il détrône celui d’Arecibo à Porto Rico qui, avec un diamètre de 304 mètres, détenait depuis 1963 le titre de plus grand télescope. Les Chinois ont mis cinq ans et dépensé plus de 180 millions de dollars pour construire ce gigantesque ouvrage qui illustre les ambitions de Pékin dans les domaines de l’astrophysique et de l’astronomie, après le lancement en août du premier satellite quantique (pour rendre plus sûrs les messages codés).

La quête du vivant dans l’espace n’est que l’une des missions de Fast. Il doit aussi aider à mieux comprendre les mystères de l’origine de l’univers. Sa puissance lui permet en effet de capter des signaux à plusieurs centaines d’années-lumière de distance, ce qui signifie que le signal a traversé plusieurs centaines de milliers de milliards de kilomètres avant d’arriver sur Terre et qu’il a probablement été émis il y a des millions ou des milliards d’années. Ce télescope représente donc une fenêtre sans précédent sur les premiers temps de l’univers.

Retour sur les chiffres phares de cette réalisation pharaonique qui met la Chine à la pointe de la course aux étoiles.


Première publication : 26/09/2016

Deux personnes ont été gravement blessées lundi par un septuagénaire qui a ouvert le feu dans un supermarché de Port-Marly, à l’ouest de Paris. Un temps retranché dans son appartement, le tireur s’est finalement rendu.

Un septuagéniare a ouvert le feu lundi 26 septembre dans un supermarché de Port-Marly, blessant gravement deux personnes : une caissière de 57 ans et un homme de 73 ans, tous les deux “en urgence absolue”, selon une source proche de l’enquête.

Un temps retranché dans son appartement, l’individu s’est finalement rendu en milieu d’après-midi avec son épouse qui était aussi à son domicile, a indiqué le parquet de Versailles. “Les forces de l’ordre sont en train de fouiller son appartement”, a précisé une porte-parole du parquet.

“Litige d’ordre privé”

Il s’agit, selon le Parquet, d’un “litige d’ordre privé”. “Le suspect est connu des services de police pour des affaires de droit commun”, a précisé une source proche.

Selon les informations de Franceinfo, le tireur a utilisé un fusil de chasse pour tirer et s’est ensuite enfui pour se retrancher chez lui. Il avait déjà eu un comportement agressif dans ce supermarché. La brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles a été saisie de l’enquête.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 26/09/2016

Le Conseil de Paris a approuvé lundi la piétonisation des berges de Seine rive droite au cœur de Paris, projet porté par la maire Anne Hidalgo(PS) et contesté à droite.

Les voitures sur les berges de la rive droite de la Seine, au cœur de Paris, c’est fini – pour six mois au moins. Le Conseil de Paris a, en effet, validé lundi 26 septembre la piétonisation de la voie Georges-Pompidou sur 3,3 km de quai, de l’entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) à la sortie du tunnel Henri-IV (IVe arrondissement).

Le préfet de police de Paris a donné son accord pour tester pendant six mois la piétonisation de la voie express. La préfecture a posé des conditions : réversibilité en cas de difficulté majeure de circulation, suspension des autres projets de voirie pouvant affecter la circulation aux abords des berges, maintien d’un accès permanent pour les services d’intervention et de secours et “suivi rigoureux” des impacts en terme de pollution.

Une décision “historique”

La mairie de Paris avait soumis en mai à l’approbation des Parisiens deux scénarios pour la piétonnisation de la voie Georges-Pompidou (13 km) dans le cadre de son projet de “reconquête des berges de la Seine”, déjà mis en oeuvre rive gauche en 2012, sur 2,3 km du Pont Royal au Pont de l’Alma. C’est le projet le plus ambitieux, plébiscité par 57 % des habitants, qui a été retenu. La maire de Paris s’est aussitôt félicitée lundi sur Twitter de cette décision “historique” selon elle.

Anne Hidalgo salue “une décision historique” pour Paris

Décision historique au #ConseildeParis : la fin d’une autoroute urbaine à Paris et la reconquête de la Seine. pic.twitter.com/Q0TQLzuHjA

— Anne Hidalgo (@Anne_Hidalgo) 26 septembre 2016

Le projet porté par Anne Hidalgo (PS) était contesté à droite. Le conseil a approuvé la “déclaration de projet de piétonisation définitive” des berges, avec toutes les voix des partis de gauche (PS-PCF,PRG,PG) et des écologistes. À droite, LR et UDI ont voté contre, le MoDem s’est abstenu, lors de débats pugnaces mais courtois dans l’ensemble.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 26/09/2016

Le Conseil de Paris doit débattre lundi d’une proposition du groupe écologiste : la création d’une zone naturiste dans la capitale. Un adjoint de la mairie de Paris a d’ores et déjà annoncé qu’il soutiendrait le projet.

Pourra-t-on bientôt se promener tout nu dans Paris ? Le projet de créer une zone naturiste en plein air dans la capitale française prend tournure. La proposition du groupe écologiste doit être examinée lundi 26 septembre par le Conseil de Paris. Juste avant le vote, un adjoint de la mairie de Paris a annoncé qu’il soutiendrait le projet. “C’est moi qui sera chargé de répondre aux écologistes au Conseil de Paris. Je suis pour, et je crois que la maire de Paris aussi. Donc on va le faire”, a ainsi déclaré Bruno Julliard sur BFMTV. Anne Hidalgo, la maire de Paris, avait déjà déclaré juger l’idée “très sympa”.

L’endroit reste en revanche à définir : Bruno Julliard a estimé que ce serait “probablement dans un parc ou un jardin” de la capitale. “Les écologistes proposaient le cœur de Paris, voire les voies sur berge, on ne va pas commencer par là”, a précisé l’adjoint de la mairie de Paris. “Cela ne fait de mal à personne. On va le faire en respectant les sensibilités de tout le monde”, a-t-il encore assuré.

Comme à Berlin ou Barcelone

“D’autres capitales européennes le font, Berlin tout récemment”, a aussi fait valoir l’adjoint de la mairie de Paris. C’est également le cas dans d’autres villes européennes comme Munich et Barcelone.

À Paris, jusqu’à présent, seule la piscine Roger Le Gall, dans le 12e arrondissement, ouvre son bassin plusieurs fois par semaine en nocturne aux naturistes. Pratiquer le naturisme dans un endroit non autorisé peut coûter cher : “L’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende”, indique l’article L222-32 du code pénal qui réglemente la nudité.

Selon une enquête Ifop réalisée en 2014, un Français sur six est prêt à expérimenter les vacances naturistes. Avec plus d’une centaine de plages naturistes et quelque 20 000 emplacements de camping, la France est la première destination naturiste mondiale.

Première publication : 26/09/2016

Lors d’un déplacement à Calais lundi – le premier de son quinquennat – François Hollande a affirmé qu’il faudrait” démanteler complètement, définitivement” la jungle, où s’entassent quelque 7 000 migrants.

C’est la première fois depuis le début de son quinquennat que le président se rend à Calais. François Hollande, lors d’une allocution devant les gendarmes, a affirmé qu’il faudrait “démanteler complètement, définitivement” le camp de la Lande, surnommé la jungle, où s’entassent quelque 7 000 migrants dans des conditions sanitaires et sécuritaires déplorables.

Dans cette tâche, “le gouvernement ira jusqu’au bout”, a ajouté le chef de l’État devant les forces de l’ordre et en prenant, “autant qu’il est possible, une distance par rapport à des instrumentalisations ou des polémiques qui d’ailleurs tournent le dos aux principes des valeurs de la République”.

Calais : démanteler “la jungle”, une opération qui s’annonce compliquée

Les Britanniques doivent “prendre leur part”

François Hollande a, en outre, demandé aux Britanniques de “prendre leur part dans l’effort humanitaire que la France accomplit” pour évacuer le campement. “Ce n’est pas parce que le Royaume-Uni a pris une décision souveraine qu’il est dégagé de ses obligations par rapport à la France”, a-t-il ajouté, faisant allusion au Brexit et aux accords bilatéraux du Touquet signés en 2003 qui situent la frontière britannique en France.

La venue de François Hollande survient quelques jours après une visite de Nicolas Sarkozy, qui a fait des questions migratoires et d’identité des thèmes phares de sa campagne pour la primaire de la droite.



>> À lire sur France 24 : “Nicolas Sarkozy à Calais : mauvaise foi et approximations”

Outre les forces de l’ordre, le chef de l’État devrait rencontrer au cours de cette visite de quelques heures des élus, ainsi que des chefs d’entreprise et des acteurs associatifs. En revanche, il ne se rendra pas sur le campement de la Lande, le nom officiel de la jungle.

Samedi déjà, à l’occasion d’une visite à Tours dans l’un des 164 centres d’accueil et d’orientation (CAO) ouverts pour accueillir les migrants évacués de Calais et de Paris, François Hollande avait affirmé sa volonté de “démanteler Calais entièrement” et assuré que la France ne serait “pas un pays de campements”.



>> À revoir sur France 24, le webdocumentaire : “La boue au ventre : ces migrants pris au piège à Grande-Synthe”

Ce déplacement à Calais, initialement prévu cet été, avait été repoussé en raison des attentats de Nice et Saint-Étienne-du-Rouvray, selon l’entourage du chef de l’État. François Baroin, soutien de Nicolas Sarkozy, ne trouve cependant “pas normal” que François Hollande n’y soit pas allé “plus tôt”.

Une visite dans un contexte polémique

La visite de François Hollande intervient dans un contexte de polémiques croissantes sur la répartition des migrants de Calais, pour lesquels l’État cherche à créer 9 000 nouvelles places en CAO d’ici la fin de l’année.

Sur le terrain, des opposants se mobilisent dans certaines communes concernées. Samedi encore, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Versailles et Louveciennes, dans les Yvelines, contre le projet d’installation de centres d’accueil. Et même si les manifestations restent somme toute peu nombreuses au regard des projets engagés, leur écho médiatique est intense, décuplé par les dénonciations du Front national.

Une partie de la droite a embrayé, derrière le président par intérim du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, en agitant le chiffon de “mini-Calais” ou de “mini-campements”. Du côté du gouvernement, la menace fait bondir : il faut “arrêter avec la stratégie ‘un bobard par jour’”, a lancé vendredi le ministre de l’Intérieur.

Bernard Cazeneuve avait annoncé le démantèlement de la jungle lors de sa précédente visite début septembre à Calais, alors que les transporteurs et chefs d’entreprise de la région, excédés par les intrusions répétées sur la rocade, avaient décidé d’une opération escargot sur l’autoroute. Le démantèlement vise aussi à mettre un terme à une situation humanitaire extrêmement dégradée sur ce campement surpeuplé, où le climat de tensions va croissant.



>> À lire sur France 24 : “Calais : les restaurants “illégaux” de la “jungle” dans le viseur de l’État”

Une situation qui se traduit aussi par un lourd bilan humain : depuis le début de l’année 2016, 12 migrants sont décédés dans le Calaisis, dont cinq percutés sur la rocade portuaire.

La visite présidentielle se déroule d’ailleurs dans un climat électrique, en pleine construction d’un mur de béton “anti-intrusion” censé empêcher les migrants de monter dans des camions et gagner le port pour rejoindre la Grande-Bretagne.

La maire de la ville, Natacha Bouchart (LR), devenue hostile depuis peu à la construction de ce mur, a menacé vendredi de prendre si besoin un “arrêté interruptif” de ces travaux. Cependant, “la préfecture peut passer outre” cet arrêté et ne pas l’appliquer, a précisé Natacha Bouchart à l’AFP.

Dans une lettre ouverte, des associations d’aide aux migrants, dont Médecins du Monde, appellent François Hollande à “sortir d’une logique gestionnaire” de la crise et souhaitent que sa venue “soit l’occasion d’une annonce forte : […] celle d’accueillir les personnes qui nous demandent protection”.



Avec AFP

Première publication : 26/09/2016