Archive for September 28th, 2016

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L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a baissé ses objectifs de production afin de faire remonter les prix. Un revirement de la stratégie saoudienne qui imposait des prix bas pour contrer l’offre de son rival américain.

L’Arabie saoudite a cédé et tout le monde a été surpris. Après avoir joué pendant deux ans les chantres des prix bas pour le pétrole, le royaume wahhabite a accepté la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), mercredi 28 septembre, de baisser les objectifs de production de pétrole afin de faire remonter les prix.

C’est la première fois, depuis 2008, que le club des pays producteurs rehausse le seuil et Riyad a dû avoir du mal à l’accepter. C’est, en effet, un virage à 180 degrés pour l’Arabie saoudite.

Le royaume s’opposait à cette option depuis près de deux ans pour chercher à “épuiser les investissements dans le pétrole de schiste américain”, rappelle Thomas Porcher, professeur associé à la Paris School of Business et auteur de “20 idées reçues sur l’énergie“. Ce type de pétrole nécessite des investissements conséquents qui ne sont rentables que si le prix du précieux hydrocarbure est élevé.

Pourquoi ce revirement ? L’Arabie saoudite n’a pourtant pas gagné sa guerre de prix contre les États-Unis. “Les investissements américains ont certes ralenti, mais le pétrole de schiste a plutôt bien résisté”, souligne Thomas Porcher.

Sauvez le soldat Opep

Riyad a agi pour “ressouder l’Opep et éviter une scission”, assure l’expert français. Plusieurs pays membres du cartel souffraient économiquement de l’entêtement saoudien. Le Venezuela ou l’Algérie figurent parmi les pays au monde les plus dépendants des exportations de pétrole pour remplir leurs caisses publiques.

Entre les revendications des “partenaires” de l’Arabie saoudite au sein de l’Opep, la dégradation des finances publiques saoudiennes, la baisse de la demande mondiale de pétrole, Riyad a finalement lâché du lest.

C’est donc, avant tout, une défaite de l’Arabie saoudite face aux avocats d’une augmentation du seuil de production. Riyad assurait qu’il fallait tenir pour que le pétrole traditionnel ne perde pas de terrain sur le long terme face au pétrole de schiste.

Effets incertains sur le pétrole américain

Mais le danger de scission au sein du club des pays producteurs devenait trop pressant. “L’Arabie saoudite risquait de devenir le pays de référence d’une organisation qui n’avait plus ou presque plus d’influence”, résume Thomas Porcher pour qui la décision de baisser les objectifs de production relève avant tout de la volonté de “resserrer les rangs”.

Reste encore à constater l’étendue réelle des dégâts de deux ans de prix faibles sur le pétrole de schiste américain. “Les cycles d’investissement sont de deux ans, donc les effets de la politique de bas prix vont devenir apparents à partir de 2017 car, jusqu’à présent, si le secteur américain résistait bien, c’est aussi parce qu’il vivait encore sur les investissements passés”, conclut Thomas Porcher. Peut-être que sans le savoir, l’Arabie saoudite a mis un terme au bon moment à son agressive stratégie contre le pétrole américain.

Première publication : 29/09/2016

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La Grande-Bretagne, la France et Pékin ont ratifié, jeudi, le contrat de construction controversée de la centrale nucléaire EDF d’Hinkley Point au Royaume-Uni, selon une source proche du dossier. Le projet sera détenu à 66,5 % par le français EDF.

Le Royaume-Uni, la France et la Chine ont signé, jeudi 29 septembre, le contrat de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Ce projet de 18 milliards de livres (environ 21 milliards d’euros) est l’aboutissement de plusieurs mois de négociations parfois tendues.

Les journalistes n’avaient pas été invités à assister à l’événement, mais une source proche du dossier a rapporté que le contrat avait été paraphé lors d’une cérémonie à laquelle assistaient le ministre britannique des Entreprises, Greg Clark, le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, et le directeur de l’Administration nucléaire nationale chinoise, Nur Bekri.

La Première ministre britannique, Theresa May, avait donné son aval au projet le 15 septembre, en y incluant des dispositions lui permettant d’intervenir en cas de vente de la participation de contrôle d’EDF. La compagnie française détiendra en effet 66,5 % du projet tandis que le chinois CGN investira six milliards de livres pour en acquérir 33,5 %.

Un projet critiqué par les syndicats en France

Pour sa part, Jean-Marc Ayrault a parlé d’un “bon accord” à l’issue d’un entretien avec son homologue Boris Johnson. “Je sais qu’il soulève des questions et des interrogations, notamment en France, mais il représente aussi une opportunité pour l’avenir de toute une filière”, a-t-il ajouté.

Une partie des syndicats d’EDF avaient demandé le report du projet Hinkley Point en estimant qu’il mettait en péril les finances de l’entreprise. La décision d’investissement du groupe public fait l’objet d’une procédure judiciaire engagée par cinq administrateurs salariés.

Avec Reuters

Première publication : 29/09/2016

Après les révélations de son ex-conseiller, Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi qu’il ne se laisserait “pas impressionner par la moindre manœuvre, aussi grossière soit-elle”, ni par “la bassesse, la calomnie et la trahison”.

“Calomnie”, “bassesse”, “trahison” mais aussi “manœuvre grossière”. Ce sont les mots choisis, mercredi 28 septembre, par Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, pour qualifier le brûlot écrit contre lui par son ex-conseiller de l’ombre, Patrick Buisson.

Dans ce livre explosif, le sulfureux conseiller, tombé en disgrâce, règle ses comptes avec l’ex-chef de l’État. Il l’accuse notamment, alors qu’il n’était que ministre de l’Intérieur, en 2006, d’avoir laissé des manifestations anti-CPE (Contrat première embauche) dégénérer dans le but politicien de reprendre ensuite le contrôle de la situation face à son rival, le Premier ministre de l’époque, Dominique de Villepin.

Dans l’Oise, Nicolas Sarkozy répond à Patrick Buisson #Chantilly#ToutPourLaFrance 🇫🇷🇫🇷🇫🇷 pic.twitter.com/viDBXNwYGw

— 2017 en Force (@lecio13002) 28 septembre 2016

“J’ai une capacité de résistance”

Apparaissant combatif, mercredi soir, lors d’un meeting à Chantilly (Oise), Nicolas Sarkozy a répondu à Patrick Buisson, affirmant qu’il ne se laisserait “pas impressionner” par “la bassesse, la calomnie et la trahison”. “Quand on est candidat à la présidence de la République, on doit avoir le cuir épais. Très épais”, a-t-il lancé devant ses partisans. “Quand on aspire à conduire le destin de notre pays, on ne se laisse pas impressionner par la moindre manœuvre, aussi grossière soit-elle” a-t-il ajouté.

“Ceux qui pensent pouvoir m’atteindre doivent savoir que j’ai une capacité de résistance, une détermination et une volonté que l’expérience du pouvoir et de la vie n’a eu de cesse de renforcer. Je ne suis d’ailleurs pas le premier à subir de telles attaques. Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et même François Mitterrand ont eu leur lot de caricatures, d’insultes, de coups bas”, a-t-il fait remarquer.

Mauvaise passe pour Sarkozy

À moins de deux mois de la primaire du centre et de la droite, l’ex-président voit les embûches s’accumuler, avec la mise en examen de l’un de ses proches, l’ex-patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, ou encore sa récente sortie sur les “Gaulois”, qui a cristallisé les critiques.

Autre élément défavorable au candidat : les révélations d’un carnet de Mouammar Kadhafi, l’ex-dirigeant libyen, mentionnant des versements pour la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Pour ne rien arranger, le président des Républicains est maintenant distancé par son principal concurrent Alain Juppé, donné vainqueur du scrutin par les sondages.

Avec AFP

Première publication : 29/09/2016

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Le candidat républicain à la présidentielle américaine a affirmé, mercredi, que Google censurait des mots-clés péjoratifs associé au nom d’Hillary Clinton. Il reprend à son compte une théorie du complot développée par la presse russe pro-Kremlin.

Donald Trump s’est trouvé une nouvelle bête noire : le grand méchant Google. Le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine a affirmé, mercredi 28 septembre, que le moteur de recherche supprimait volontairement des termes négatifs lors des recherches sur Hillary Clinton.

Cette sortie du milliardaire-politicien intervient deux jours après le premier débat entre les deux prétendants à la présidence des États-Unis, remporté d’après les sondages et… les recherches sur Google par Hillary Clinton.

Vidéo virale

En faisant sienne cette théorie du complot, Donald Trump suggère que le roi de l’Internet roule pour son adversaire et laisse entendre que l’information sur Internet est biaisée en sa défaveur, explique CNN.

Reste que l’accusation qu’il existerait un axe Google-Hillary Clinton est bien fragile. Donald Trump est allé puiser l’inspiration une nouvelle fois côté russe. Le site d’information Sputnik a développé cette thèse le 12 septembre dans un article intitulé “Clinton-Google, un tandem sacré, ou quand le géant du Web aide Hillary à l’emporter”. La théorie a également été reprise par la chaîne d’information pro-Poutine Russia Today.

Ces médias s’appuient sur deux arguments qui ont déjà été discrédités par le passé. Au cœur de cette théorie se trouve l’outil de saisie semi-automatique du moteur de recherche Google. Une chaîne YouTube, SourceFed, avait affirmé en juin 2016 dans une vidéo devenue virale, qu’en tapant les mêmes débuts de phrases dans Google, Yahoo, Bing (Hillary Clinton cri.., Hillary Clinton in…,), les suggestions du roi des moteurs de recherche étaient bien plus clémentes avec la candidate démocrate que celles des concurrents de Google. Il ne proposait pas “Hillary Clinton criminal record” (casier judiciaire) ou “Hillary Clinton indictment” (mise en examen) contrairement à Yahoo ou Bing. Pour la “Hillary Clinton cri…”, Google suggère “crime reform” (réforme pénale) ou “crisis” (crise).

Thèse erronée, ont répondu Google ainsi que des spécialistes des moteurs de recherches. “Notre algorithme de saisie automatique ne répondra pas à une recherche offensante lorsqu’elle concerne une personnalité”, a précisé le moteur de recherche. La spécialiste des campagnes de publicité sur Google, Rhéa Drysdale, précise que le géant de l’Internet “sait quand une recherche est factuellement fausse et l’algorithme n’en tient pas compte”. Hillary Clinton n’a jamais eu de casier judiciaire et n’a pas été mise en examen, ce qui explique pourquoi Google ignore ces termes.

Epstein vs Google

Peu importe à Sputnik – et à Donald Trump – qui ajoute à cette première fausse polémique une étude d’un “célèbre psychologue” sur l’impact que pourrait avoir une “manipulation par Google de son moteur de recherche en faveur d’un candidat” sur les intentions de vote. Robert Epstein, le fondateur du Cambridge Center for Behavioral Studies (Centre Cambridge pour les recherches comportementales – qui n’a rien à voir avec l’université de Cambridge), y affirme que plusieurs millions d’électeurs pourraient être enclins à voter pour Hillary Clinton à cause du moteur de recherche “partial” de Google.

Problèmes : Robert Epstein avait déjà, en vain, tenté de démontrer que Google pouvait fausser des élections en Inde en 2015. Le quotidien britannique The Guardian avait alors prouvé que l’approche du psychologue américain était pour le moins bancale et qu’il se contentait de montrer que les électeurs étaient influencés par Google, sans pour autant apporter la preuve d’une manipulation par le moteur de recherche.

En outre, Robert Epstein nourrit une rancœur personnelle à l’encontre du géant américain, qu’il a accusé en 2012 de vouloir “ternir sa réputation” à la suite d’une sombre histoire de site personnel bloqué par Google.

Une vidéo aux conclusions erronées et un scientifique à l’objectivité discutables. Telles sont les deux seules sources qui permette à Donald Trump d’affirmer publiquement que Google soutient Hillary Clinton.

Première publication : 29/09/2016

François Hollande a inauguré l’imprimerie de Dammartin-en-Goële où les frères Kouachi ont été tués par les forces de l’ordre. Le président a aussi décoré le patron de l’entreprise retenu en otage, ainsi que son employé qui s’était caché.

François Hollande a décoré jeudi 29 septembre Michel Catalano, retenu en otage dans son imprimerie par les frères Kouachi en janvier 2015, ainsi que Lilian Lepère, l’employé caché pendant huit heures dans l’entreprise où s’étaient retranchés les auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo.

Cette remise de la Légion d’honneur a eu lieu à l’occasion de l’inauguration de l’imprimerie qui avait été très endommagée lors de l’assaut du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). Cette opération s’était soldée par la mort de Chérif et Saïd Kouachi.

>> À relire sur France 24 : “Lilian Lepère, caché plus de huit heures sous un évier à Dammartin”

Avant de leur remettre la légion d’Honneur, le chef de l’État a salué le courage des deux hommes comme un “acte d’espérance et de volonté” face à la “barbarie”. François Hollande a souligné que Michel Catalano, patron de l’imprimerie retenu pendant deux heures par les frères Kouachi, n’avait “jamais eu de message de haine”.

De son côté, Lilian Lepère, 26 ans au moment des faits, s’était caché plus de huit heures sous l’évier de l’espace de restauration de l’imprimerie, communiquant par SMS avec l’unité d’élite de la gendarmerie sans être jamais découvert, alors que les deux assassins de la rédaction de Charlie Hebdo n’étaient qu’à quelques mètres. Ses informations avaient facilité l’assaut final.

“Quand les gens se demanderont où est #Dammartin, nous répondrons que c’est là que c’est produit un drame mais aussi une renaissance”

— Élysée (@Elysee) 29 septembre 2016

Être capable de faire bloc

“Nous sommes toujours menacés par le terrorisme”, a ajouté le président, en souhaitant que les Français soient “capables de faire bloc”, un message qu’il a répété tout au long de la récente série d’attentats sur le sol français.

“Quand il y a cette situation qui met le pays à l’épreuve, comment devons nous réagir ? En nous renfermant, en nous repliant ? Ou au contraire en étant capables de faire bloc et de montrer que nous sommes nous, la France, avec les principes qui nous gouvernent, nous sommes, face à ceux qui nous menacent, les plus forts ?”, a-t-il dit.

L’attaque contre Charlie Hebdo a fait 12 morts le 7 janvier 2015. Saïd et Chérif Kouachi ont expliqué l’avoir menée au nom d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

“J’ai compris qu’on pouvait vivre avec ça” : témoigne Michel Catalano imprimeur de Dammartin-en-Goële https://t.co/J0R2WdWecOpic.twitter.com/nz3gGu9qsp

— franceinfo (@franceinfo) 29 septembre 2016

Avec AFP et Reuters

Première publication : 29/09/2016

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L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a annoncé mercredi soir être parvenue à un accord pour limiter la production de pétrole de ses membres à une fourchette comprise entre 32,5 et 33 millions de barils par jour.

Coup de théâtre à Alger : à la surprise générale, les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sont parvenus, dans la soirée du mercredi 28 septembre, à s’entendre pour limiter leur production d’or noir afin de soutenir des prix durablement affaiblis par une offre excédentaire.

“Nous avons un accord pour [baisser la production] entre 32,5 et 33 millions de barils par jour”, a déclaré à des journalistes le secrétaire d’État nigérian pour le Pétrole, Emmanuel Ibe Kachikwu, à l’issue de cette réunion informelle de l’Opep à Alger.

C’est peu ou prou le nombre de barils qui étaient pompé en mars dernier par le cartel pétrolier (32,47 mbj), d’après des chiffres de l’Agence internationale de l’Énergie (AIE).

Le ministre de l’Énergie algérien Noureddine Boutarfaa a souligné que cette décision inattendue sur une baisse de la production était “unanime et sans réserve”. Son homologue qatari, Mohamed Saleh Al-Sada, qui présidait cette réunion qu’il a qualifié d’historique, a précisé que le niveau de réduction par pays serait défini d’ici le sommet du cartel à Vienne, le 30 novembre.

>> À voir sur France 24 : “Opep : le bras de fer entre l’Arabie saoudite et l’Iran continue”

La veille, l’Arabie saoudite et l’Iran, les deux grands rivaux régionaux au Moyen-Orient, avaient pourtant affiché des divisions. Riyad et Téhéran avaient dit douter de la possibilité de trouver un terrain d’entente.

Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, avait ainsi répété que Téhéran souhaitait avant tout rétablir ses niveaux de production antérieurs aux sanctions internationales liées à son programme nucléaire, soit environ 4 millions de barils par jour (mbj), voire un peu plus, contre 3,6 mbj aujourd’hui.

Les cours du pétrole en hausse sur les places boursières

L’Arabie saoudite, premier producteur de l’Opep, avait fini par assouplir sa position, affecté économiquement comme ses pairs par la dégringolade des cours, qui ont perdu plus de la moitié de leur valeur en environ deux ans.

Le puissant ministre saoudien de l’Énergie, Khaled al-Faleh, avait déclaré mardi soir que son pays consentirait à ce que l’Iran, mais aussi la Libye et le Nigeria, soient autorisés à “produire aux niveaux maximum qui fassent sens”.

Ces deux derniers pays, fragilisés par des conflits internes, pompent actuellement très en-deçà de leur capacité et ne voulaient pas renoncer à des exportations génératrices de devises. C’est un changement de cap pour l’Arabie saoudite, qui refusait jusqu’ici d’envisager une réduction de sa production si les autres pays n’allaient pas dans le même sens.

La Russie, deuxième producteur mondial de brut, a indiqué qu’elle se positionnerait à l’issue de la réunion de l’Opep, dont elle ne fait pas partie.

La réduction de la production décidée reste toutefois inférieure à la hausse de la production observée sur un an au sein de l’Organisation : en août, le cartel a pompé 33,47 mbj, un bond de 930 000 barils sur un an, selon l’AIE.

Cette nouvelle a toutefois immédiatement fait grimper les cours du brut, qui ont clôturé en nette hausse à New York, alors que les marchés s’attendaient au contraire à ce que la réunion informelle d’Alger aboutisse à un constat de désaccord.

Les cours du baril de référence (WTI) aux États-Unis a gagné 2,38 dollars à 47,05 dollars sur le contrat pour livraison en novembre. À Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance a également progressé, de 2,72 dollars à 48,69 dollars.

Avec AFP

Première publication : 29/09/2016

L’ancien numéro un du renseignement intérieur Bernard Squarcini a été mis en examen mercredi, notamment pour trafic d’influence et détournement de fonds publics. L’enquête porte sur ses activités depuis sa reconversion dans le privé.

Bernard Squarcini a été mis en examen mercredi 28 septembre. L’ancien patron du renseignement est poursuivi pour une longue liste de délits présumés, notamment pour trafic d’influence et détournement de fonds publics, dans une enquête portant sur ses activités depuis sa reconversion dans le privé.

Celui qui fut le numéro un du renseignement intérieur sous Nicolas Sarkozy, dont il est proche, a aussi été mis en examen par des juges du pôle financier pour faux en écriture publique, atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l’autorité publique, recel de violation du secret de l’instruction et compromission, a indiqué une source judiciaire.

Le détournement de fonds publics correspond à des soupçons d’utilisation des ressources de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) à des fins privées, selon une source proche de l’enquête.

Mêlés à l’affaire, l’ancien patron de la police judiciaire parisienne Christian Flaesch, un ancien magistrat passé par plusieurs cabinets ministériels et aujourd’hui cadre sécurité dans le groupe de luxe LVMH, ainsi qu’un autre ancien cadre de ce groupe avaient aussi été placés en garde à vue avant d’être relâchés. Ils sont tous les trois convoqués ultérieurement chez les juges d’instruction pour de possibles mises en examen.

Enfin, un ancien collaborateur de Bernard Squarcini, en poste à la DGSI mais resté très lié à son ancien patron a été mis en examen notamment pour violation du secret professionnel, collecte frauduleuse de données personnelles et compromission du secret de la défense nationale, a indiqué la source judiciaire.

Après une longue carrière dans la police, où il a été n°2 des RG (Renseignements généraux), patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST) puis de la Direction centrale de la sécurité intérieure (DCRI, devenue DGSI), celui qu’on surnomme le “Squale” s’est reconverti dans le privé après avoir été évincé de son poste à l’arrivée de la gauche au pouvoir.

Déjà condamné par la justice

En 2013, il a créé Kyrnos, une société de conseil en sécurité qui a parmi ses gros clients LVMH.

Le contrôle judiciaire auquel il est astreint lui interdit d’avoir une activité dans le conseil et la sécurité en lien avec le domaine de la contrefaçon, l’une de ses activités visées dans l’enquête, selon une source proche du dossier.

Les soupçons sur le recours à ses relations dans la police et ses réseaux pour accéder à des informations privilégiées proviennent notamment d’écoutes téléphoniques menées en 2013, dans un autre dossier judiciaire. D’après un rapport d’enquête, dont l’AFP a eu connaissance, elles révèlent que le “Squale” continue d’obtenir des éléments sur des enquêtes en cours et en fait profiter ses contacts.

Ainsi demande-t-il à Christian Flaesch, alors à la tête de la PJ parisienne, des éléments sur une enquête ouverte après une plainte d’Hermès contre LVMH, selon le rapport.

Depuis qu’il a quitté la police, Bernard Squarcini a déjà été confronté à la justice. Le “Squale” a été condamné en avril 2014 à 8 000 euros d’amende pour avoir réquisitionné illégalement en 2010 les factures téléphoniques détaillées (“fadettes”) d’un journaliste du Monde pour connaître ses informateurs dans le dossier Bettencourt, menaçant la droite à l’époque.

Il est également visé par une enquête préliminaire à Paris sur l’un de ses contrats avec le géant du tabac Philip Morris.

Avec AFP

Première publication : 29/09/2016