Archive for October 1st, 2016

L’ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg a annoncé, dimanche, sa participation à la primaire de la gauche prévue en janvier 2017, quelques heures après la publication des modalités de cette consultation par le Parti socialiste.

C’est le sixième candidat déclaré. L’ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg a annoncé, dimanche 2 octobre, sa participation à la primaire de la gauche prévue en janvier 2017, quelques heures après la publication des modalités de cette consultation par le Parti socialiste.

>> À lire sur France 24 : “Primaire de la gauche : un projet ‘socialiste mais pas seulement’ pour Arnaud Montebourg”

Ancien allié de François Hollande devenu depuis deux ans l’un de ses principaux détracteurs, il avait jusqu’ici laissé planer le doute sur son intention de participer à la primaire de la gauche, craignant que ses modalités ne reviennent à limiter la consultation aux seuls soutiens du gouvernement.

“J’ai décidé d’inscrire ma candidature à l’élection présidentielle de 2017 dans le cadre des primaires de la gauche”, a déclaré l’avocat de 54 ans, qui était l’invité du journal de 20 h de TF1.

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Toujours adhérent au PS mais sans aucune responsabilité, Arnaud Montebourg a estimé que cette consultation “outil du rassemblement”, permettrait d’éviter les divisions.

“Je crois, et j’en suis convaincu, que si nous nous rassemblons, nous pouvons l’emporter en 2017 et éviter ce scénario noir qui est annoncé de l’élimination programmée, comme ce fut le cas le 21 avril 2002”, a-t-il déclaré, en référence à l’élimination du socialiste Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle cette année-là.

“Pas pour punir, mais pour unir”

Le Conseil national du parti socialiste avait auparavant approuvé à l’unanimité les modalités des primaires citoyennes “loyales, impartiales et transparentes”. Elles se tiendront les 22 et 29 janvier 2017, a annoncé le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

Le “parlement” du PS s’était réuni à huis clos à la Maison de la Mutualité, à Paris, pour arrêter les modalités de ce scrutin organisé par la “gauche de gouvernement” – qui réunit le PS et ses partenaires de la Belle Alliance populaire – afin de désigner le candidat de la gauche pour l’élection présidentielle du printemps.

“Ces primaires ne sont pas faites pour punir mais pour unir” et “elles doivent être loyales, impartiales et transparentes”, a déclaré Jean-Christophe Cambadélis devant la presse après cette réunion.

Les candidatures pourront être déposées entre le 1er et le 15 décembre 2016. La campagne débutera officiellement le 17 décembre et le PS allouera un budget de campagne de 50 000 euros à chaque candidat, a-t-il expliqué.

La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, le militant socialiste Gérard Filoche et l’ex-ministre de l’Education nationale Benoît Hamon, désormais l’une des figures des frondeurs socialistes, ont déjà annoncé leur souhait de participer à cette primaire.

Le député écologiste François de Rugy, transfuge d’Europe-Écologie-Les Verts (EELV) compte également se présenter, tout comme Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate).

Favori des sondages d’opinion, Emmanuel Macron, qui a quitté le gouvernement fin août pour se consacrer à son mouvement politique “En marche”, ne passera pas par la case primaire s’il décide d’être effectivement candidat.

Le président François Hollande doit, quant à lui, annoncer début décembre s’il brigue un second mandat, ce qui se traduirait normalement par une participation à la primaire de la gauche.

Avec Reuters

Première publication : 02/10/2016

Le président du CIO Thomas Bach a quitté Paris dimanche en fin d’après-midi au terme d’une visite “impressionnante et émouvante” au cœur d’une candidature olympique de Paris aux JO-2024 jugée “très forte”.

Paris, grande favorite pour accueillir les JO de 2024 ? Le président du CIO Thomas Bach a quitté la capitale dimanche 2 octobre en fin d’après-midi au terme d’une visite “impressionnante et émouvante” au cœur d’une candidature olympique de Paris aux JO-2024 jugée “très forte”.

Certes, le patron de l’institution olympique se devait de décerner ses félicitations aux promoteurs de la candidature après avoir loué ses rivales, Budapest et Los Angeles, lors de voyages similaires l’hiver dernier.

>> À lire sur France 24 : “JO-2024 : la maire de Rome refuse de soutenir la candidature de sa ville”

Le satisfecit de Thomas Bach était donc plus qu’attendu. Il n’empêche : les 24 heures chrono passées au contact intensif de Bernard Lapasset et Tony Estanguet, co-présidents de Paris-2024, Anne Hidalgo, maire de la ville et ponctuées par une réception en chef d’État à l’Elysée, par François Hollande, marqueront un tournant dans la chronologie de la candidature parisienne.

“Je me souviens très bien de nos premières conversations au sujet du projet parisien, en 2013”, a déclaré le président du CIO à François Hollande, avant de se voir offrir un drapeau olympique datant des JO-1924, les derniers organisés à Paris.

>> À lire sur France 24 : “Paris dévoile son projet pour les JO-2024”

“Vous m’aviez posé des questions et je vous félicite de ce que vous avez fait des réponses, d’avoir rassemblé les sportifs, les politiques et les Français derrière la candidature. Cela n’a pas toujours été le cas des candidatures françaises par le passé.”

Selfies et rigolades

En réponse, le président a assuré le CIO et son chef du plein engagement de la France derrière le dossier parisien, notamment en ce qui concerne la sécurité, préoccupation majeure des membres du CIO comme le camp français a pu le constater à Rio.

“La sécurité, c’est notre priorité majeure, la condition préalable que nous devons assurer aux athlètes du monde entier”, a indiqué François Hollande.

“Impressionné” fut le mot récurrent de Thomas Bach tout au long du week-end. D’abord samedi soir lorsque, à peine arrivé de Roissy, il s’est retrouvé à l’INSEP plongé au milieu de plus de 200 athlètes, espoirs ou confirmés, dont de nombreux médaillés de Rio.

“Impressionné et touché par leur unité et leur enthousiasme” à soutenir le projet, Bach s’était régalé de la proximité des jeunes, multipliant les selfies et les apartés rigolards, notamment avec les escrimeurs, sport dont il fut champion olympique par équipes en 1976 avec l’Allemagne de l’Ouest.

“Paris-2024 touche tous les points de l’Agenda 2020 : la durabilité, l’engagement social, le rôle central des athlètes”, a-t-il félicité l’équipe parisienne, évoquant les réformes instaurées fin 2013 pour rendre les Jeux moins dispendieux.

La visite de Thomas Bach n’aura pas une incidence directe sur le choix du CIO, le 13 septembre 2017 à Lima. Comme il l’a rappelé, le président ne vote pas “mais visite les candidates pour avoir une impression, parce que je vais travailler étroitement avec une des trois villes à partir de septembre prochain”.

Même s’il ne le dit pas, le chef des électeurs aura également en interne une forte influence sur ses membres, notamment les plus indécis. Sa ville coup de cœur aura un net avantage sur ses deux rivales.

Avec AFP

Première publication : 02/10/2016

L’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, dans la banlieue de Rouen, a rouvert ses portes, dimanche, plus de deux mois après l’attentat au cours duquel le prêtre Jacques Hamel avait péri égorgé.

La petite église de Saint-Étienne-du-Rouvray, dans la banlieue de Rouen, sera restée fermée aux fidèles exactement 68 jours. Dans la matinée du 26 juillet, elle avait été le théâtre de l’horreur pendant environ une heure durant laquelle le père Jacques Hamel, 85 ans, avait été égorgé par deux terroristes de 19 ans au nom de l’organisation État islamique.

L’église a rouvert ses portes, dimanche 2 octobre, lors d’une cérémonie chargée d’émotion et de symboles. Pour “réparer” la profanation, un rite pénitentiel a été organisé dimanche après-midi, suivi d’une messe, célébrée par Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen.

“Le rite consiste à ‘laver’ l’église en l’aspergeant d’eau bénite”, a expliqué à l’AFP l’archevêque qui avait célébré le 2 août, dans la cathédrale de Rouen, la messe des obsèques du prêtre assassiné. Le rite vise aussi à “réparer” les profanations commises contre des objets cultuels par les deux jeunes terroristes. Les deux hommes se sont en effet acharnés sur l’autel en bois en lui portant des dizaines de coups de couteau. Ils ont aussi arraché une croix de procession scellée dans le mur, renversé le grand cierge de Pâques et arraché le chapelet des mains d’une Vierge de Fatima.

La messe retransmise sur écran géant

Après le rite pénitentiel, Mgr Lebrun, entouré notamment du curé de la paroisse Auguste Moanda-Phuati, du vicaire général du diocèse Philippe Maheut et d’autres prêtres des paroisses environnantes, a célébré la messe. Avant d’entrer dans l’église il a conduit, à partir de 15 h 30, une procession sur environ 500 mètres, qui a débuté à la porte du presbytère, non loin de l’hôtel de ville.

Le maire Hubert Wulfranc (PCF) et l’archevêque ont pris la parole avant la cérémonie.

De nombreux musulmans se sont joints à la foule, à l’extérieur de l’église. Un appel en ce sens a, en effet, été lancé à la prière du vendredi à la mosquée stéphanaise Yahya, qui se trouve sur les hauteurs de la ville, juste à côté de l’autre église de la ville, Sainte-Thérèse.

Le pape François a par ailleurs annoncé, dimanche, qu’il acceptait de raccourcir le délai avant l’ouverture d’un procès en béatification de Jacques Hamel. Il s’agit d’une très rare exception aux règles du Vatican, qui exigent un délai de cinq ans entre la mort et l’ouverture d’un procès en béatification.

L’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray est le dernier en date subi par la France, le cinquième depuis janvier 2015. Il est survenu douze jours après celui de Nice, où un terroriste au volant d’un camion avait tué 86 personnes.

Avec AFP

Première publication : 02/10/2016