Archive for October 6th, 2016

Plus d’un millier de lettres d’amour écrites par François Mitterrand à Anne Pingeot ont été publiées. On y découvre l’intimité de la relation (adultère) qui a uni l’ancien président à celle qui lui a donné une fille, Mazarine.

François Mitterrand amoureux et émouvant. C’est sous ce jour nouveau que l’on découvre l’ancien président à travers un millier de lettres publiées chez Gallimard, jeudi 13 octobre, sous le titre de “Lettres pour Anne, 1962-1995”. Ce sont les lettres d’amour qu’il a adressées à Anne Pingeot et que cette dernière a choisi de rendre publiques.

L’ancien président français a entretenu avec elle une relation tenue secrète pendant près de trente ans, à partir de 1962. Elle ne sera révélée qu’en 1994, alors que François Mitterrand effectue un second mandat à l’Élysée, par la publication d’image du président en compagnie de la fille que le couple illégitime a eu, Mazarine, alors âgée de 20 ans.

“Ô désir de tes bras, de ton être, du feu et de la houle, du cri qui nous dépose aux bords d’un autre monde…” Ces mots signés simplement “François” concluent une lettre adressée à son “Anne très chérie”.

De vibrants poèmes d’amour

Lisant cette correspondance, on est frappé par la qualité littéraire et le style du président-écrivain. Certaines lettres, comme celle envoyée pour Pâques en 1964, sont de vibrants poèmes d’amour.

La première lettre, datée du 19 octobre 1962, est celle d’un amoureux timide. Alors sénateur de la Nièvre, il a 46 ans. François Mitterrand promet à “Mademoiselle Anne Pingeot” de lui envoyer son exemplaire de Socrate. “Ce petit livre sera le messager qui vous dira le souvenir fidèle que je garde de quelques heures d’un bel été”.

Mitterrand : dans le secret des «Lettres à Anne» https://t.co/4MqHJ6kJfIpic.twitter.com/tknhRGULf6

— Le Figaro (@Le_Figaro) 4 octobre 2016

À cette époque, Anne a seulement 19 ans. Au regard de la loi, elle est encore mineure (la majorité était alors fixée à 21 ans). François et Anne se sont rencontrés cet été-là dans la station balnéaire d’Hossegor (Landes). Depuis 1944, François Mitterrand, plusieurs fois ministre sous la IVe République, est marié à Danielle Gouze.Il a deux fils, Jean-Christophe et Gilbert.

“Tu as été la chance de ma vie”

Peu à peu, les lettres se font plus intimes. Souvenir de baisers ou d’étreintes. “J’aime mes mains qui ont caressé ton corps, j’aime mes lèvres qui ont bu en toi…”, écrit François Mitterrand en juillet 1964. On devine parfois une pointe de jalousie. “Imaginer que tu appartiennes à un autre, physiquement, est atroce”, avoue-t-il en septembre 1970.

En 1974, Anne Pingeot est enceinte. Le 7 décembre, une dizaine de jours avant la naissance de leur fille, François Mitterrand envoie une liste de prénoms possible. Pour les filles, c’est Mazarine qui arrive en tête. Il envoie aussi une liste de prénoms masculins “si par malheur, c’était un garçon”.

À partir de 1981 et l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République française, les missives deviennent plus rares. Dans une des très rares lettres publiées d’Anne Pingeot, on apprend que le 9 novembre 1981 le président lui a annoncé qu’il souffrait d’un cancer et que le pronostic vital était “entre trois mois et deux ans”. La lettre, sans conteste, la plus émouvante est la dernière en septembre 1994. L’ancien président, très malade, se repose à Belle-Île. “Mon bonheur est de penser à toi et de t’aimer”, a-t-il la force d’écrire. Ses derniers mots sont : “Tu as été la chance de ma vie. Comment ne pas t’aimer davantage ?”

Parallèlement à cette correspondance, intitulée “Lettres à Anne, 1962-1995”, l’éditeur publie également le “Journal pour Anne, 1964-1970”, un journal intime, véritable livre d’art rempli de dessins et de collages, écrit par François Mitterrand pour “Anne que j’aime”.

Avec AFP

Première publication : 07/10/2016

Quelque 9 000 migrants de la “jungle” de Calais prennent progressivement le chemin des campagnes françaises. Dans certains villages, la colère et la peur gagnent du terrain, mais la solidarité aussi. Reportage en Auvergne.

La “jungle” de Calais, bidonville insalubre symbole d’une crise humanitaire sans précédent dans l’histoire française récente, disparaîtra bientôt. Les 9 000 personnes, principalement des hommes, qui la peuplent prennent aujourd’hui le chemin des campagnes françaises.

À la demande expresse de l’État, la région Auvergne-Rhône-Alpes doit accueillir quelque 1 800 migrants d’ici à la fin de l’année. Dans certains villages mis à contribution, la grogne monte, la peur gagne du terrain, mais nombre d’habitants tendent aussi la main à ces hommes jetés sur les routes de l’exil. Plongée au cœur d’une France divisée.


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Première publication : 07/10/2016

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La ratification par l’Union européenne de l’accord de Paris sur le climat, fruit des négociations de la COP21, fin 2015, a ouvert la porte à l’adoption définitive du texte visant à limiter la hausse des températures. Retour sur ce long processus.

Paré pour la COP22. Sauf surprise de dernière minute, l’accord de Paris sur le climat entrera en vigueur lors de l’ouverture de la prochaine conférence sur le sujet, prévue à Casablanca le 7 novembre.

Ils sont 70 pays, représentant 57,11 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, à avoir ratifié l’accord de Paris. C’est plus que nécessaire : l’ONU avait jugé qu’il fallait au moins 55 États, responsables de 55 % des émissions.

L’entrée en vigueur de cet accord signifie la mise en place d’un certain nombre de mécanismes, décidés lors des négociations de la COP21, qui ont eu lieu dans la capitale française fin 2015. Leur but ? Empêcher que la température mondiale augmente d’ici 2100 de plus de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle.

Retour sur ce long processus de ratification.


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Première publication : 07/10/2016