Archive for October 7th, 2016

France 24 a été récompensée, samedi, par le prix Bayeux-Calvados dans la catégorie Image-vidéo, pour son reportage en Syrie, “À l’assaut du califat”, réalisé par Roméo Langlois avec Mayssa Awad, en collaboration avec Mohammed Hassan et Marie Drouet.

France 24 de nouveau récompensée. Le jury international du 23e prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre a décerné, samedi 8 octobre, le prix Image-vidéo au reportage “À l’assaut du califat”, tourné en Syrie par Roméo Langlois avec Mayssa Awad, en collaboration avec Mohammed Hassan et Marie Drouet.

Dans ce documentaire exceptionnel diffusé en avril 2016, nos reporters ont accompagné en exclusivité les Forces démocratiques syriennes, une coalition de milices kurdes et arabes, dans leur reconquête de villes et de territoires syriens sous le contrôle de l’organisation État islamique.

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Pendant deux ans, la ville de Shedade, dans le nord-est de la Syrie, a été un bastion des jihadistes de l’organisation État islamique (EI). En février, 5 000 combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de milices kurdes et arabes créée en octobre 2015, lancent une offensive. Ils encerclent cette ville stratégique et luttent contre les terroristes pendant dix jours. Un combat féroce, soutenu par les frappes de la coalition internationale, et une progression lente mais décisive, puisqu’elle permet de reprendre Shedade le 19 février, et de libérer les habitants du joug des jihadistes.

Les civils qui n’ont pas fui la ville accueillent les troupes des FDS avec soulagement et racontent l’horreur de leur quotidien. Les corps des terroristes jonchent le sol, mais également ceux des civils qui ont été tués par les frappes aériennes.

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Première publication : 08/10/2016

Pour dénoncer l’ouverture prochaine d’un centre d’accueil à Pierrefeu-du-Var (Var), afin d’accueillir 60 migrants de Calais, près de 800 personnes ont défilé samedi dans la commune du sud de la France, à l’appel du maire.

Entre 700 et 800 personnes ont défilé, samedi 8 octobre, à Pierrefeu-du-Var, dans le sud de la France, contre l’ouverture d’un centre d’accueil pour migrants dans leur commune rurale située à 20 km de Hyères (Var).

Patrick Martinelli, le maire sans étiquette de cette commune de 6 000 habitants, à l’origine de l’appel à la “marche citoyenne”, avait fait voter deux jours auparavant une motion contre l’accueil, prévu courant novembre, de 60 demandeurs d’asile en provenance de Calais. Le conseil municipal de Pierrefeu-du-Var a approuvé cette motion à l’unanimité, y compris l’opposition, elle aussi non étiquetée.

Déjà près de 300 personnes rassemblées devant la mairie de Pierrefeu dans le #Var pour dire non à l’ouverture d’un centre pour migrants. pic.twitter.com/BJ9otkhaWk

— France Bleu Provence (@bleuprovence) 8 octobre 2016

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Le maire a notamment avancé comme argument le fait que le bâtiment destiné aux migrants, un édifice désaffecté du centre hospitalier psychiatrique de la commune, est situé en zone inondable et évoqué “le risque de tensions graves” induit par l’arrivée de ces 60 hommes dans “un village rural inadapté à recevoir une telle population”.

“Des Irakiens, des Syriens, des gens venant de zones de guerre”

Patrick Martinelli a indiqué avoir reçu une réponse négative de la préfecture à sa demande datant du 3 octobre de renoncer à l’ouverture d’un centre d’accueil sur sa commune. Deux autres manifestations sont prévues dans la journée à Pierrefeu, l’une à l’appel de la Ligue des droits de l’homme et de partis de gauche, en faveur de l’accueil des migrants, puis une autre organisée par le Front national qui défend l’idée d’un département “sans migrants”.

“Dans le cadre de l’annonce par le président de la République de la fermeture de Calais, on nous a demandé de travailler sur des lieux en capacité de se transformer en Centres d’accueil et d’orientation. Il y a 6 000 personnes à répartir et il faut plus de CAO”, a expliqué la secrétaire générale de la préfecture, Sylvie Houspic. “À Pierrefeu, c’est encore en cours d’étude et il y aurait des travaux à faire”, a-t-elle ajouté. “Il y a de la place pour une soixantaine de personnes, tous des demandeurs d’asile en puissance qu’on va aider à préparer leur dossier, des Irakiens, des Syriens, des gens venant de zones de guerre”.

Pierrefeu enchaîne les rassemblements. C’est mnt environ 200 manifestants rassemblés place Dixmude pour défendre l’accueil des migrants. pic.twitter.com/aWKyXgijQq

— France Bleu Provence (@bleuprovence) 8 octobre 2016

Du côté du #frontnational on se rassemble aussi à Pierrefeu. Entre 300 et 400 manifestants contre le centre d’accueil pour migrants. pic.twitter.com/4g1obmNfwB

— France Bleu Provence (@bleuprovence) 8 octobre 2016

Le Var compte actuellement trois Centres d’accueil et d’orientation (CAO) pour des personnes en instance de demande d’asile, situés à Toulon, Hyères et La Seyne-sur-Mer. “Cent-vingt personnes y ont été accueillies en un an”, a précisé Sylvie Houspic. Outre Pierrefeu-du-Var, un autre lieu est concerné dans le Var, un village vacances EDF, pour moins de 100 personnes, situé à Tourves.

Avec AFP

Première publication : 08/10/2016

D’après un rapport de la police des polices belge dévoilé samedi par la presse, les auteurs des attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis auraient pu être démasqués à 13 reprises. Des éléments sont restés inexploités faute de personnel.

C’est un rapport qui ne passera pas inaperçu. La police belge a laissé filer treize occasions de démasquer les futurs auteurs des attentats de Paris et de Saint-Denis, selon des extraits d’un rapport confidentiel de la police des polices publiés samedi 8 octobre dans le journal flamand DeTijd.

Dès février 2015, la police belge était en possession d’écoutes téléphoniques liant des personnes soupçonnées de terrorisme avec Salah Abdeslam, l’unique membre encore vivant des commandos du 13 novembre, selon le rapport cité par le quotidien DeTijd. Faute de personnel disponible, la police n’avait pas donné suite.

Le manque de personnel pointé du doigt

Sur ces treize occasions manquées, six sont dues au manque de bras. La police belge avait également ignoré une requête des autorités espagnoles concernant le frère aîné de Salah Abdeslam, Brahim Abdeslam, après qu’il se fut rendu dans la péninsule ibérique en mars 2015. Huit mois après ce voyage, Brahim Abdeslam s’était fait exploser dans un café parisien le soir du massacre. La réponse belge n’est parvenue qu’après les attentats.

Des informations sur le kamikaze Bilal Hadfi sont aussi restées inexploitées durant six mois, toujours en raison du manque d’enquêteurs. Enfin, des informations secrètes sur des attaques en Europe de l’Ouest sous la direction d’Abdelhamid Abaaoud ont aussi longtemps été conservées sans être exploitées par le parquet fédéral.

Ce rapport émanant “du Comité P”, la police des polices, dont des extraits avaient déjà fuité, pointe les failles dans la manière dont l’enquête sur les auteurs des attentats qui ont fait 130 morts le 13 novembre à Paris avait été menée en Belgique. Le rapport, désormais finalisé, devrait être transmis à une commission spéciale du parlement belge, selon le quotidien flamand.

Avec AFP

Première publication : 08/10/2016

Venus de toute la France, et d’Italie, entre 12 800 et 40 000 opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, selon les organisateurs ou les manifestants, ont protesté, samedi, sur le terrain où doivent être réalisés les travaux.

Quelque 12 800 opposants à la construction controversée de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) étaient rassemblés, bâton à la main, samedi 8 octobre, sur le futur chantier selon la préfecture. Ils étaient plus de 40 000 selon les organisateurs. “Nous sommes là, nous serons là” ont scandé les manifestants pour démontrer que leur détermination restait intacte, en dépit de l’autorisation des travaux et des rumeurs d’évacuation de plus en plus fortes.

Fin février, un précédent rassemblement avait déjà réuni entre 15 000 et 50 000 opposants dans cette “zone d’aménagement différé” (Zad) de 1 650 hectares située à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes et réservée à ce projet d’aéroport. Cette nouvelle mobilisation se veut une réponse à la menace d’expulsion par les forces de l’ordre de la Zad et de ses occupants illégaux.

“Des bâtons, pas des avions”, ont chanté les protestataires de tous âges, le visage souriant mais déterminé, interrompus de temps à autre par la rumeur d’un hélicoptère de la gendarmerie survolant la Zad.

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A la #zad les manifestants plantent un bâton qu’ils s’engagent à venir défendre en cas d’expulsion pic.twitter.com/ntt2M3oEaJ

— Christophe Gueugneau (@gueugneau) 8 octobre 2016

Dans la matinée, des cars ont déposé des opposants venus de toute la France, et même d’Italie. “Nous voulons leur dire (au gouvernement et aux partisans du projet) : ‘Est-ce que vous avez bien mesuré l’énormité du soutien qu’a la Zad dans toute la France et au-delà’?”, a expliqué Geneviève Coiffard, représentante d’Attac à la coordination des opposants.

Présence des écologistes

En écho à une autre grande lutte écologiste, le mouvement de désobéissance civile non-violente contre l’extension d’un camp militaire sur le causse du Larzac entre 1971 et 1981, les manifestants ont été invités à planter leur bâton en bordure d’un champ, formant autour de lui comme un périmètre de protection.

Et 2h après le départ toujours autant de monde à la vache rit #nddlpic.twitter.com/PhBNsgyyqz

— ACIPA (@ACIPA_NDL) 8 octobre 2016

L’ancienne ministre Cécile Duflot, présente sur place, a quant à elle rappelé que l’opposition contre l’aéroport était “un combat de longue date des écologistes”. La consultation a eu lieu. C’était une défaite pour ceux qui s’opposent à l’aéroport mais ça ne résout pas encore la question”, a ajouté la candidate à la primaire écologiste pour la présidentielle, citant les recours judiciaires encore en cours et la procédure d’infraction lancée par Bruxelles en 2014.

Autre candidat à la primaire écologiste, Yannick Jadot n’a pas dit autre chose : “Plus le gouvernement envoie le signal tout à fait absurde qu’il faut faire cet aéroport et plus il faut marquer notre mobilisation”, a-t-il lancé, rappelant que la France était toujours en infraction avec l’Europe sur ce projet et qu’elle “se mettrait dans l’illégalité à poser le premier caillou”.

Une évacuation de la Zad pour bientôt

Cette nouvelle mobilisation, qui se poursuivra dimanche sous d’autres formes, vise à “mettre des bâtons dans les roues du projet”. Les opposants, qui mènent depuis quinze ans une intense occupation du terrain parallèlement à une tout aussi frénétique bataille juridique, en avait fixé la date dès juillet, peu après la victoire du “oui” au référendum local, donc en faveur du transfert de l’aéroport Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame-des-Landes, puis la confirmation par l’exécutif qu’il serait réalisé.

En suspens depuis l’automne 2012 et la dernière tentative d’expulsion des zadistes, les travaux peuvent officiellement démarrer depuis la publication, le 14 septembre, des derniers arrêtés préfectoraux. Selon les opposants, on n’a jamais été aussi proche d’une décision d’évacuer la Zad de ses quelque 300 occupants, Manuel Valls ayant promis le lancement des travaux à l’automne.

Avec AFP

Première publication : 08/10/2016

Invité sur le plateau de France 2, vendredi, Nicolas Sarkozy s’est engagé, en cas de victoire à la présidentielle de 2017, à interroger les Français sur deux sujets qu’il considère comme centraux : le regroupement familial et les fichés S.

Candidat à la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy a annoncé, vendredi 7 octobre, que s’il était réélu président, il organiserait deux référendums sur les questions du regroupement familial et des fichés S “les plus dangereux”.

Invité de France 2, l’ancien chef de l’État a expliqué qu’il interrogerait les Français pour “suspendre le droit automatique” au regroupement familial, et pour que “le ministre de la Sécurité puisse décider de la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux”.

>> À voir dans l’émission Politique : “Primaire de la droite : les jeux sont-ils faits ?”

“Est-ce qu’on continue avec le regroupement familial ?”, a interrogé Nicolas Sarkozy, y voyant “une question centrale”. “L’explosion démographique que connaît l’Afrique qui va doubler de population en 30 ans […] fait que nous ne pourrons plus, de mon point de vue, accepter l’automaticité du regroupement familial pour les étrangers non communautaires”, a-t-il argumenté.

“Sensible, fort, grave, important”

Évoquant “un débat sensible, fort, grave, important”, il a interrogé : “Est-ce que le contexte démographique, migratoire a changé ? Ma conviction, c’est oui”. Il a donc plaidé pour “aller vers une assimilation” car selon lui, “nous avons un problème gigantesque d’une intégration républicaine qui ne marche plus”.

À propos de la lutte anti-terroriste, il a dit s’inscrire “en faux” face à l’affirmation de François Hollande que l’arsenal pénal français était “complet” face au terrorisme. “Je poserai la question : ‘êtes vous d’accord pour que le ministre de la Sécurité puisse décider de la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux ?’”, a annoncé l’ancien président. Avant de préciser qu’il prévoyait une “intervention du juge a posteriori”. “Compte tenu de la gravité de la situation, donner la parole au peuple, c’est faire le choix de la démocratie”, a-t-il estimé.

Nicolas Sarkozy a par ailleurs indiqué que les référendums se tiendraient le jour du deuxième tour des législatives, le 18 juin.

Avec AFP

Première publication : 08/10/2016