Archive for October 8th, 2016

François Hollande se pose “encore la question” de recevoir Vladimir Poutine lors de sa venue à Paris le 19 octobre, en raison des “crimes de guerre” commis selon lui par la Russie à Alep, selon une interview à TMC rendue publique dimanche.

François Hollande a déclaré qu’il se posait la question d’une rencontre avec Vladimir Poutine prévue ce mois-ci à Paris et que, s’il recevait le président russe, il lui dirait que le soutien de Moscou aux bombardements du régime syrien contre les populations civiles d’Alep était “inacceptable”.

“Je vais sans doute recevoir Vladimir Poutine, je me suis posé la question”, dit le président français dans une interview accordée à l’émission Quotidien de TMC (groupe TF1), pour ajouter aussitôt : “Je me pose encore la question”. “Si je le reçois, je lui dirai que c’est inacceptable, que c’est grave même pour l’image de la Russie”, ajoute-t-il.

🔴 INFO #QUOTIDIEN

Hollande hésite à recevoir Poutine et brandit la menace de la Cour pénale internationale

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— Quotidien (@Qofficiel) 9 octobre 2016

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Pour François Hollande la question est de savoir “est-ce que nous pouvons encore faire en sorte qu’il (Vladimir Poutine) puisse lui aussi arrêter ce qu’il commet avec le régime syrien, c’est-à-dire l’appui aux forces aériennes du régime, qui envoie des bombes sur la population d’Alep ?”

Recueillie samedi en marge d’un déplacement à Tulle (Corrèze), l’interview accordée à l’émission Quotidien doit être diffusée lundi 10 octobre. Le site internet MYTF1 en diffuse dimanche un extrait.

“Ceux qui commettent ces actes auront à en payer la responsabilité”, y compris devant la CPI

Il ne précise pas si elle a été réalisée avant le veto opposé par la Russie samedi à l’ONU au projet de résolution présenté par la France et l’Espagne réclamant l’arrêt des bombardements et l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne à Alep.

François Hollande a encore estimé que les populations “aujourd’hui sont victimes de crimes de guerre (…).” “Ceux qui commettent ces actes auront à en payer la responsabilité, y compris devant la Cour pénale internationale”, ajoute le président français.

>> À lire sur France 24 : “ONU : la Russie et la France affichent leurs divergences sur une nouvelle trêve à Alep”

Des médias russes ont annoncé la semaine passée que Vladimir Poutine se rendrait à Paris le 19 octobre pour s’entretenir avec François Hollande des dossiers syrien et ukrainien.

En déplacement jeudi à Moscou, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a laissé planer le doute sur cette visite, soulignant que la priorité était avant tout de mettre un terme aux “massacres” à Alep.

Avec Reuters

Première publication : 09/10/2016

Quatre policiers ont été blessés, dont deux grièvement brûlés, samedi dans une attaque aux cocktails Molotov à Viry-Châtillon, dans l’Essonne. Le pronostic vital de l’un d’entre eux est engagé, a indiqué dimanche le procureur de la République d’Évry.

Le pronostic vital d’un agent de police était “engagé”, dimanche 9 octobre, au lendemain d’une attaque aux cocktails Molotov en lisière de la cité difficile de la Grande Borne, à Viry-Châtillon, dans l’Essonne, alors que les agresseurs n’ont toujours pas été identifiés.

Les prochaines heures vont être cruciales pour l’adjoint de sécurité de 28 ans, “très grièvement brûlé aux mains et sur l’ensemble du corps”, a indiqué le procureur de la République d’Évry, Éric Lallement, dans un communiqué à l’AFP.

L’agent, transporté à l’hôpital Saint-Louis à Paris, a été plongé dans un coma artificiel, “un protocole habituel s’agissant des grands brûlés”, a expliqué Éric Lallement et les médecins ne pourront se prononcer que “dans un délai de 48 heures”. “Il est brûlé sur 30 % de la superficie de son corps”, a précisé une autre source judiciaire.

[Communiqué] @BCazeneuve fait part de sa profonde indignation alors que 2 policiers ont été grièvement brûlés ce jour à #ViryChâtillon. pic.twitter.com/E6W23cPrlR

— Ministère Intérieur (@Place_Beauvau) 8 octobre 2016

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Avec trois collègues, il effectuait une mission de surveillance à proximité d’un feu rouge de la cité de la Grande Borne, à cheval sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny, connu pour être le théâtre de vols avec violences sur des automobilistes.

Depuis plus d’un an, la mairie de Viry-Châtillon tente de reprendre le territoire au “carrefour du Fournil”, et y a dans ce but installé une caméra de vidéosurveillance. Les policiers attaqués étaient chargés de protéger cette caméra, ciblée à plusieurs reprises par des délinquants, dont elle dérange les trafics.

Les policiers attaqués par une dizaine d’individus

Un peu avant 15 h 00 samedi, une dizaine d’individus ont pris d’assaut un premier véhicule de police, occupé par le jeune adjoint de sécurité et une gardienne de la paix, garé sur un trottoir à une dizaine de mètres du fameux carrefour. Ils ont commencé par briser les vitres à l’aide de parpaings puis ont jeté des cocktails Molotov dans l’habitacle.

Les agresseurs ont ensuite “bloqué les portes pour empêcher les policiers de sortir”, selon le maire UDI de Viry-Châtillon, Jean-Marie Vilain, qui les a qualifiés d'”assassins”.

Deux autres agents, présents dans une seconde voiture garée à proximité, ont à leur tour été agressés quand ils sont sortis pour porter secours à leurs collègues. Leur véhicule a également été incendié.

La gardienne de la paix de 39 ans qui accompagnait l’adjoint de sécurité “est très grièvement brûlée aux mains et au visage”, selon le procureur.

Elle a été transportée dimanche après-midi à l’hôpital Saint-Louis mais “son pronostic vital n’est pas engagé”, a précisé Éric Lallement. Elle se verra prescrire au moins trois mois d’ITT (incapacité totale de travail), selon une source policière.

Les deux autres agents, une femme de 28 ans et un homme de 38 ans, très choqués, ont pu quitter l’hôpital de Longjumeau (Essonne) et vont subir un arrêt de travail de trois semaines.

Une affaire dont s’empare la classe politique

Ces trois policiers et d’autres témoins ont été entendus par la Sûreté départementale de l’Essonne, chargée de l’enquête ouverte pour “tentative d’assassinats commise en bande organisée contre agents de la force publique”. La police judiciaire de Versailles a également été saisie en soutien.

Les enquêteurs espèrent pouvoir identifier les auteurs de l’attaque grâce aux “objets trouvés dans et à proximité des véhicules”, envoyés pour expertise au laboratoire de police scientifique de Paris, et “aux bandes vidéos de plusieurs caméras”, a détaillé le procureur.

L’attaque a suscité un grand émoi dans la classe politique, à quelques mois de la présidentielle et en pleine campagne pour la primaire de la droite.

L’agression de policiers à Viry-Châtillon est inqualifiable et intolérable. Je les assure de l’entière solidarité de la République.

— François Hollande (@fhollande) 8 octobre 2016

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Le président François Hollande a affirmé samedi que “tout (serait) fait pour retrouver les auteurs de cette attaque et les traduire devant la justice pour qu’ils soient condamnés à une peine à la mesure de la gravité de leur acte”.

Soutien à tous nos #policiers. Un État fort c’est un État qui ne recule pas, un État qui met fin aux zones de non-droit. #ViryChatillon

— Alain Juppé (@alainjuppe) 8 octobre 2016

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Chez Les Républicains, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, candidats à la primaire, ont affiché leur “soutien” aux policiers, réclamant un “État qui ne recule pas” et une “sanction à la hauteur”.

Soutien aux policiers violemment agressés La sanction doit être à la hauteur de l’attaque. La République ne doit plus reculer #Virychatillon

— Nicolas Sarkozy (@NicolasSarkozy) 8 octobre 2016

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Dimanche, le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a promis des sanctions sévères contre ceux qui ont voulu “porter atteinte à la vie” des policiers, tout en assurant qu'”il n’y a pas de zone de non-droit” en France.

Avec AFP

Première publication : 09/10/2016

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Près de 70 athlètes handicapés ont participé, samedi, à Zurich, au premier Cybathlon, des olympiades pour sportifs équipés d’appareils bioniques. Une occasion de constater à quel point la technologie peut simplifier leur quotidien.

Ce sont des athlètes hors du commun qui se sont affrontés, samedi 8 octobre, à Zurich, en Suisse. Les uns ont gravi des escaliers alors qu’ils ont perdu l’usage de leurs jambes, d’autres, qui ne peuvent plus bouger leurs mains, ont pu trancher du pain ou visser une ampoule, tandis que des tétraplégiques ou paraplégiques ont participé à des courses de tricycles.

Le #cybathlon : effectuer des tâches du quotidien avec un handicap lourd pic.twitter.com/V8QAQPBN2d

— Sebastian Seibt (@TechF24) 8 octobre 2016

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Des exploits obtenus car le dopage était ici bienvenu, contrairement aux compétitions sportives traditionnelles. Mais pas n’importe lequel : ces personnes lourdement handicapées sont dopés aux avancées technologiques. Ces dernières leur ont permis de participer au Cybathlon, la première compétition pour athlètes “augmentés”.

Exosquelette, fauteuil roulant motorisé, cerveau connecté

Le stade, normalement dédié aux matches de hockey sur glace de l’équipe zurichoise, avait été réaménagé pour l’occasion. La piste extérieure était réservée aux épreuves de tricycle à stimulation électronique et l’espace central avait été transformé en course d’obstacles – slalom entre des poteaux, montée des marches, ouverture des portes etc. – pour des compétiteurs dotés d’un exosquelette ou avançant en fauteuil roulant motorisé. Enfin, un petit espace a été prévu pour des sportifs d’un autre genre : assis face à un ordinateur, des tétraplégiques ont joué à un jeu vidéo à la seule force de leur cerveau, grâce à un casque doté de multiples capteurs. Au total, près de 70 athlètes ont participé aux épreuves devant plus de 1000 spectateurs.

Handicaps mis à part, l’événement avait tout de la compétition sportive traditionnelle. Des athlètes qui donnent tout ce qu’ils peuvent. Des applaudissements et le soutien, parfois bruyant, de fans brandissant des banderoles aux couleurs du Mexique, de la Russie ou encore de l’un des 22 autres pays représentés. La remise des médailles sur un podium à des athlètes, heureux et au bord des larmes.

Le premier médaillé du jour au #Cybathlonpic.twitter.com/oCUSINyeIc

— Sebastian Seibt (@TechF24) 8 octobre 2016

Le visage marqué par l’effort d’un athlète paraplégique sud-coréen qui tente de grimper une petite côte à l’aide d’un exosquelette n’a rien à envier à celui du coureur de fond qui franchit la ligne d’arrivée à bout de souffle. “Il y a de la fatigue, mais notre corps ne la sent pas arriver progressivement. Elle s’installe d’un coup et on ne peut plus rien faire, comme si on appuyait sur un bouton off”, explique à France 24 Vance Bergeron, un chercheur tétraplégique de l’ENS (École normale supérieure) de Lyon qui a participé à la course de tricycle.

Simplifier la vie au quotidien

Mais l’aspect sportif n’est que la cerise sur le gâteau du Cybathlon. Les épreuves – trancher du pain, accrocher des pinces à linge, visser une ampoule etc. – ont été choisies à dessein. “L’idée est de démontrer que grâce à la technologie, des tâches quotidiennes ne sont plus des obstacles insurmontables”, explique Christine Azevedo-Coste, spécialiste de la robotique au service des handicapés à l’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique).


Objectif de cette épreuve : un athlète privé de l’usage de ses jambes doit mettre les pieds sur chacun des support au sol à l’aide de son exosquelette. © France 24

“La compétition est importante car ça nous motive à nous dépasser, mais elle reste secondaire”, assure Vance Bergeron. Selon lui, cette occasion doit permettre à chacun, scientifiques, ingénieurs, personnes handicapées, grand public, de constater ce qui se fait pour “aider les personnes handicapées à simplifier leur vie au quotidien”.

Un avis partagé par Jérôme Parent, le pilote du tricycle de l’équipe française de l’Inria. “C’est un énorme plaisir d’avoir pu partager avec le public le résultat de plus d’un an d’entraînement quotidien et de travail scientifique et technologique”, a-t-il affirmé à France 24. Il n’a pas gagné mais presque : Jérôme Parent a pu démontrer qu’avec quelques capteurs placés au bon endroit sur ses jambes et ses fessiers, il pouvait stimuler électroniquement ses membres et parcourir 750 mètres en moins de 8 minutes à vélo. Le tout avec un tricycle médical classique, d’une valeur d’environ 5 000 euros, qui a été légèrement modifié.

Émotions du vainqueur de la course d’exosquelette #Cybathlon#sportpic.twitter.com/cxejoyX3GI

— Sebastian Seibt (@TechF24) 8 octobre 2016

Si tous les participants ne ramènent pas de médaille du Cybathlon, ils y ont tous gagné en expérience. Vance Bergeron va pouvoir améliorer son prototype de tricycle, l’un des plus légers au monde, qu’il utilise déjà pour faire des balades en extérieur. D’autres, comme les membres des équipes de l’Inria, tenteront de rendre ces technologies encore plus accessibles, en cherchant notamment à réduire le nombre de fils qui relient les capteurs sur le corps du cycliste à l’unité centrale qui envoie les stimulations électriques. L’objectif : qu’un tétraplégique fasse 750 mètres en tricycle en moins de huit minutes, hors d’une compétition sportive.

Première publication : 09/10/2016

Bernard Cazeneuve a envoyé une fin de non-recevoir aux maires demandant à connaître les noms des fichés S qui résident dans leur commune. Le ministre français de l’Intérieur invoque la nécessité de la confidentialité pour les enquêtes.

Pour Bernard Cazeneuve, c’est non. Dans un entretien au Journal du dimanche, le ministre de l’Intérieur exclut de transmettre aux maires les noms des fichés S de leurs communes, comme certains le demandent. Les fichés S “sont surveillés et non judiciarisés, ce qui indique que leur dangerosité n’est pas avérée”, et “la communication d’une fiche S est impossible” pour des raisons juridiques, affirme-t-il dans les colonnes de l’hebdomadaire.

“Cette confidentialité est aussi la condition de l’aboutissement des enquêtes”, poursuit-il en évoquant l’arrestation de 355 personnes en lien avec des réseaux terroristes depuis janvier.

>> À lire sur France 24 : “Des professeurs fichés ‘S’ ont été suspendus, reconnaît Najat Vallaud-Belkacem”

“D’un autre côté, nous devons trouver un dispositif qui permette d’associer les maires au processus de prévention et de déradicalisation et qui n’obère pas l’efficacité des services de renseignement – ce que les élus, dans leur immense majorité, comprennent très bien. Nous le faisons”, assure le ministre.

“Nos efforts paient”

“Par contre, vouloir placer en détention des individus qui n’ont commis aucun crime au seul motif qu’ils ont retenu l’attention des services, c’est inefficace et contraire à la Constitution” et aux “valeurs de la République”, réaffirme-t-il en référence à une proposition de Nicolas Sarkozy. Vendredi, le candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle avait annoncé que s’il était réélu il organiserait, le jour du second tour des législatives, un référendum sur “la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux”.

“Nos efforts paient” dans la lutte antiterroriste, juge Bernard Cazeneuve. “On estime à moins d’une vingtaine le nombre de ceux qui ont réussi à quitter notre pays depuis le début de l’année”, dit-il. Actuellement, “17 mineurs combattants” français en zone irako-syrienne sont recensés, ajoute-t-il.

Le ministre de l’Intérieur dénonce enfin l’attitude de certains à droite sur l’accueil des migrants. “Quand des présidents de région invitent la population à se révolter contre les préfets pour que des migrants relevant de l’asile – c’est le cas de 80 % des gens de Calais – ne soient pas accueillis dans des conditions dignes, et qu’en même temps ils demandent le démantèlement de la ‘jungle’ de Calais, ils ne sont pas seulement démagogues, ils sont surtout irresponsables”, accuse-t-il.

Avec AFP

Première publication : 09/10/2016