Archive for October 18th, 2016

Quelques centaines de policiers ont manifesté de nouveau mercredi soir, alors que le ministre de l’Intérieur a annoncé des concertations dans les départements sur leurs revendications. Un plan “de sécurité publique” doit être lancé en novembre.

Après deux nuits de manifestations, le gouvernement a répondu mercredi 19 octobre au ras-le-bol des policiers en recevant leurs syndicats et en annonçant des “concertations” dans les départements. Un geste qui n’a pas apaisé quelque 200 policiers rassemblés de nouveau, mercredi soir, sur la place de la République à Paris.

Environ 400 personnes Place de la #République à #Paris pour la #ManifPolice. pic.twitter.com/KxgmSZi3RD

— Clément Lanot (@ClementLanot) 19 octobre 2016

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Alors que la fronde vire à la polémique politique, le patron des socialistes Jean-Christophe Cambadélis a dénoncé pour sa part la “patte” du Front national dans les manifestations “hors la loi” de policiers. “Pas de ‘patte’ mais un soutien sans faille, face à un pouvoir qui a manifestement de la haine pour la police”, a répliqué sur Twitter le vice-président du FN Florian Philippot.

À quelques mois de l’élection présidentielle, l’exécutif, sous le feu des critiques, s’est employé à calmer le jeu. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé, après avoir reçu “en urgence” ces organisations à leur demande, le lancement dès lundi de concertations dans les départements sur les revendications des policiers. Les conclusions seront remises “en décembre pour mise en œuvre immédiate dès 2017”.

Un plan pour 2017

Un plan “de sécurité publique” sera lancé en novembre a annoncé Bernard Cazeneuve. Il sera “complété des résultats de la concertation”, a assuré le ministre, promettant un “dialogue riche”, sur la dotation en nouveaux matériels dès 2017 ou l’amélioration des conditions de travail, avec des “travaux immobiliers”.

“Les policiers sont compris et soutenus non seulement par leur hiérarchie, par le gouvernement mais aussi par tous les Français”, ils incarnent “une certaine idée de la France”, a-t-il lancé.

Le mouvement s’étend

Les syndicats de police, qui tentent de reprendre la main et de canaliser la colère de la base, ont ensuite également été reçus mercredi soir par le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas.

“90 % de nos revendications concernent le ministère de la Justice”, a assuré le secrétaire général du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage. “Il faut en finir avec le sentiment d’impunité de ceux qui agressent les policiers”, a poursuivi son adjoint, Frédéric Lagache, pour qui il faut “revoir la légitime défense” des policiers.

9ème rassemblement de policiers place Masséna à #Nice. Environ 150 fonctionnaires présents. Ils exigent plus de moyens et plus de protection pic.twitter.com/bieSc3krhC

— France Bleu Azur (@francebleuazur) 19 octobre 2016

La manifestation de centaines d’agents bravant leur devoir de réserve, dans la nuit de lundi à mardi sur les Champs-Elysées à Paris, a pris de court les autorités. Tandis qu’une centaine de policiers se sont rassemblés dans la nuit de mardi à mercredi sur le Vieux-Port à Marseille. À Nice, ce sont près de 80 fonctionnaires, la plupart en tenue, qui se sont réunis mardi place Masséna, comme tous les soirs depuis le 11 octobre, selon Célya Boumedien, secrétaire départemental SGP Unité Police.

La police demande des renforts et des moyens

Si une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la “police des polices”, est en cours concernant la manifestation de Paris, Bernard Cazeneuve a là aussi voulu rassurer : “Ce n’est pas pour entrer dans un cycle de sanctions, c’est pour rappeler des principes”.

La grogne fait suite à une attaque au cocktail Molotov d’un véhicule de police à Viry-Châtillon (Essonne) le 8 octobre, lors de laquelle un adjoint de sécurité de 28 ans a été très grièvement brûlé. Sa collègue, une gardienne de la paix de 39 ans, également grièvement touchée, a quitté l’hôpital mardi soir.

Alors que les forces de l’ordre sont très sollicitées en pleine lutte antiterroriste, les policiers exigent notamment des renforts et des moyens, et se plaignent d’un surplus de gardes dites statiques ou de “mission indues”.

Le syndicat Unité-Police SGP-FO a pour sa part appelé à une manifestation silencieuse, “une marche de la colère policière et citoyenne”, le mercredi 26 octobre.

Avec AFP

Première publication : 19/10/2016

Donnée favorite aux primaires d’Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot a été éliminée, mercredi, dès le premier tour. Les eurodéputés Yannick Jadot et Michèle Rivasi se sont qualifiés pour le second de la course à la présidentielle chez les Verts.

L’ancienne ministre du logement et secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, a été écartée, mercredi 19 octobre, dès le premier tour de la primaire organisée par Europe Écologie-Les Verts. Les eurodéputés Yannick Jadot, 49 ans, et Michèle Rivasi, 63 ans, sont arrivés en tête des suffrages.

Avec ce coup de théâtre dont les écologistes sont familiers lorsqu’ils organisent des primaires, le second tour verra donc s’opposer le 7 novembre deux élus issus de la société civile et se tenant éloignés des luttes et tractations d’appareil.

Dans un message posté sur Facebook, Cécile Duflot, 41 ans, s’est dite “déçue”, mais n’a pas donné de consigne de vote pour le second tour dont les résultats seront proclamés le 7 novembre. La patronne des Verts, qui était pourtant donnée favorite, a assuré qu’elle soutiendra “celle ou celui qui sera désigné” dans tous les cas. “Nous avons besoin d’une candidature écologiste qui tienne bon dans la tempête de 2017. Chacune et chacun fera son choix entre les deux candidatures arrivées en tête”, a-t-elle expliqué.

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“Un renouvellement de l’appareil politique”

Malgré une campagne très active, en particulier sur les réseaux sociaux, Cécile Duflot n’était pas plébiscitée par le noyau dur des écologistes. Son statut d’ancienne ministre du Logement de François Hollande, notamment, lui ayant attiré de nombreuses critiques en interne.

“Les militants pensent qu’il faut un candidat de combat et de terrain. Ça montre aussi qu’ils veulent un renouvellement de l’appareil politique”, a réagi pour sa part la candidate au second tour Michèle Rivasi. “C’est une dure défaite” pour Cécile Duflot, “d’autant plus qu’elle ne voulait pas de la primaire”. “J’ai senti une très forte demande sur le terrain de ne plus envoyer des gens de l’appareil. Avec toutes les déconvenues que nous avons eues à EELV, il faut renouveler”, a-t-elle ajouté.

Un eurodéputé et ancien de Greenpeace arrive en tête

Sur un corps électoral de 17 146 personnes, il y a eu 12 582 votants dont 12 343 exprimés, selon EELV, soit une participation de 74,98 %. Yannick Jadot a obtenu 35,61 % des voix. Ancien de Greenpeace et proche des milieux associatifs, l’eurodéputé vise la brèche politique ouverte par le renoncement de Nicolas Hulot et fédère une bonne partie des mécontents d’EELV, hostiles à Cécile Duflot.

Merci à toutes celles et ceux qui m’ont placé en tête de cette #PrimaireDeLecologie rassemblement et conquête pour l’écologie pic.twitter.com/ywvB3QUVlB

— Yannick Jadot (@yjadot) 19 octobre 2016

Arrivée en seconde position, Michèle Rivasi a fédéré 30,16 % des votes. Cécile Duflot a obtenu 24,41 % dès voix. En quatrième position, la députée européenne Karima Delli, 37 ans, tire son épingle du jeu en réalisant un score de 9,82 %.

L’enjeu sera de taille pour le vainqueur de la primaire qui aura la lourde tâche de représenter à la présidentielle de 2017 un parti très affaibli par le départ de nombreux cadres l’an dernier.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 19/10/2016

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La mission européano-russe ExoMars s’apprête à tenter de poser sur la planète rouge un appareil chargé d’y récolter des indices d’une vie actuelle et passée. Suivez en direct l’opération à partir de 14h30 GMT.

L’Europe spatiale va tenter, mercredi 19 octobre, de poser en douceur un atterrisseur sur Mars. Un exercice destiné à prouver sa capacité à déposer sain et sauf un engin sur la planète rouge, 13 ans après les mésaventures du petit Beagle 2. Simultanément, la sonde scientifique européano-russe TGO doit se mettre en orbite autour de Mars, une manœuvre délicate qui nécessite une grande précision.

Jusqu’à présent, seuls les Américains ont réussi à poser sur Mars des engins qui sont parvenus à fonctionner. La sonde et l’atterrisseur Schiaparelli constituent le premier volet d’ExoMars, une ambitieuse mission scientifique européano-russe en deux temps (2016 et 2020) qui vise à rechercher des indices d’une vie actuelle et passée sur Mars.

>> À lire : “Mars : des sondes, des robots et bientôt des hommes ?”

Le module est équipé d’une petite station météo qui mesurera la pression, la température, la vitesse du vent mais aussi les champs électriques à la surface de Mars. Sa vie sera de courte durée : deux à huit jours environ car il est seulement équipé d’une batterie non rechargeable.

TGO (Trace Gas Orbiter) sera, quant à lui, chargée de “renifler” l’atmosphère martienne pour détecter des gaz à l’état de traces comme le méthane qui pourrait indiquer la présence d’une forme de vie actuelle sur la planète.

“Pour le moment tout va bien” pour la sonde et pour Schiaparelli qui hiberne actuellement pour économiser son énergie, a déclaré mardi soir à l’AFP le responsable de l’atterrisseur, Thierry Blancquaert, présent au Centre européen d’opérations spatiales (ESOC), à Darmstadt, en Allemagne.

Tempêtes de poussière

La météo martienne n’est pas excellente. “Il y a des tempêtes de poussières. Mais il n’y a rien de dramatique. Ce n’est pas géant. Cela ne m’inquiète pas plus que cela”, a-t-il dit.

C’est la deuxième fois que l’Europe se lance à la conquête de Mars. En 2003, la sonde européenne Mars Express avait largué un mini-atterrisseur Beagle 2, de conception britannique, mais il n’a jamais donné signe de vie. On sait depuis 2015 qu’il a effectivement atterri mais qu’il été endommagé.

>> À lire : “Un séjour sur Mars pourrait être fatal pour le cerveau humain”

À 14h42 GMT (16h42 heure de Paris), à 120 km de la surface, Schiaparelli entrera dans l’atmosphère martienne à une vitesse de 21 000 km/heure. S’écouleront ensuite six petites “minutes de terreur” comme les appellent les ingénieurs du spatial. Schiaparelli sera d’abord freiné par un bouclier thermique puis par un grand parachute. Sur la fin, neuf rétrofusées entreront en action.

Leurs moteurs seront coupés tout près du sol. Schiaparelli aura alors une vitesse nulle et il fera une petite chute libre de un ou deux mètres. L’impact final, à 14h48 GMT (16h48 heure de Paris), sera amorti par une structure écrasable protégeant le ventre de l’atterrisseur.

Suivez l’opération en direct sur le streaming de l’Agence spatiale européenne (ESA) :

Pour voir la vidéo sur votre mobile ou tablette, cliquez ici.

Avec AFP

Première publication : 19/10/2016

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La mission européano-russe ExoMars s’apprête à tenter de poser sur la planète rouge un appareil chargé d’y récolter des indices d’une vie actuelle et passée. Suivez en direct l’opération à partir de 14h30 GMT.

L’Europe spatiale va tenter, mercredi 19 octobre, de poser en douceur un atterrisseur sur Mars. Un exercice destiné à prouver sa capacité à déposer sain et sauf un engin sur la planète rouge, 13 ans après les mésaventures du petit Beagle 2. Simultanément, la sonde scientifique européano-russe TGO doit se mettre en orbite autour de Mars, une manœuvre délicate qui nécessite une grande précision.

Jusqu’à présent, seuls les Américains ont réussi à poser sur Mars des engins qui sont parvenus à fonctionner. La sonde et l’atterrisseur Schiaparelli constituent le premier volet d’ExoMars, une ambitieuse mission scientifique européano-russe en deux temps (2016 et 2020) qui vise à rechercher des indices d’une vie actuelle et passée sur Mars.

>> À lire : “Mars : des sondes, des robots et bientôt des hommes ?”

Le module est équipé d’une petite station météo qui mesurera la pression, la température, la vitesse du vent mais aussi les champs électriques à la surface de Mars. Sa vie sera de courte durée : deux à huit jours environ car il est seulement équipé d’une batterie non rechargeable.

TGO (Trace Gas Orbiter) sera, quant à lui, chargée de “renifler” l’atmosphère martienne pour détecter des gaz à l’état de traces comme le méthane qui pourrait indiquer la présence d’une forme de vie actuelle sur la planète.

“Pour le moment tout va bien” pour la sonde et pour Schiaparelli qui hiberne actuellement pour économiser son énergie, a déclaré mardi soir à l’AFP le responsable de l’atterrisseur, Thierry Blancquaert, présent au Centre européen d’opérations spatiales (ESOC), à Darmstadt, en Allemagne.

Tempêtes de poussière

La météo martienne n’est pas excellente. “Il y a des tempêtes de poussières. Mais il n’y a rien de dramatique. Ce n’est pas géant. Cela ne m’inquiète pas plus que cela”, a-t-il dit.

C’est la deuxième fois que l’Europe se lance à la conquête de Mars. En 2003, la sonde européenne Mars Express avait largué un mini-atterrisseur Beagle 2, de conception britannique, mais il n’a jamais donné signe de vie. On sait depuis 2015 qu’il a effectivement atterri mais qu’il été endommagé.

>> À lire : “Un séjour sur Mars pourrait être fatal pour le cerveau humain”

À 14h42 GMT (16h42 heure de Paris), à 120 km de la surface, Schiaparelli entrera dans l’atmosphère martienne à une vitesse de 21 000 km/heure. S’écouleront ensuite six petites “minutes de terreur” comme les appellent les ingénieurs du spatial. Schiaparelli sera d’abord freiné par un bouclier thermique puis par un grand parachute. Sur la fin, neuf rétrofusées entreront en action.

Leurs moteurs seront coupés tout près du sol. Schiaparelli aura alors une vitesse nulle et il fera une petite chute libre de un ou deux mètres. L’impact final, à 14h48 GMT (16h48 heure de Paris), sera amorti par une structure écrasable protégeant le ventre de l’atterrisseur.

Suivez l’opération en direct sur le streaming de l’Agence spatiale européenne (ESA) :

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Avec AFP

Première publication : 19/10/2016

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La mission européano-russe ExoMars s’apprête à tenter de poser sur la planète rouge un appareil chargé d’y récolter des indices d’une vie actuelle et passée. Suivez en direct l’opération à partir de 14h30 GMT.

L’Europe spatiale va tenter, mercredi 19 octobre, de poser en douceur un atterrisseur sur Mars. Un exercice destiné à prouver sa capacité à déposer sain et sauf un engin sur la planète rouge, 13 ans après les mésaventures du petit Beagle 2. Simultanément, la sonde scientifique européano-russe TGO doit se mettre en orbite autour de Mars, une manœuvre délicate qui nécessite une grande précision.

Jusqu’à présent, seuls les Américains ont réussi à poser sur Mars des engins qui sont parvenus à fonctionner. La sonde et l’atterrisseur Schiaparelli constituent le premier volet d’ExoMars, une ambitieuse mission scientifique européano-russe en deux temps (2016 et 2020) qui vise à rechercher des indices d’une vie actuelle et passée sur Mars.

>> À lire : “Mars : des sondes, des robots et bientôt des hommes ?”

Le module est équipé d’une petite station météo qui mesurera la pression, la température, la vitesse du vent mais aussi les champs électriques à la surface de Mars. Sa vie sera de courte durée : deux à huit jours environ car il est seulement équipé d’une batterie non rechargeable.

TGO (Trace Gas Orbiter) sera, quant à lui, chargée de “renifler” l’atmosphère martienne pour détecter des gaz à l’état de traces comme le méthane qui pourrait indiquer la présence d’une forme de vie actuelle sur la planète.

“Pour le moment tout va bien” pour la sonde et pour Schiaparelli qui hiberne actuellement pour économiser son énergie, a déclaré mardi soir à l’AFP le responsable de l’atterrisseur, Thierry Blancquaert, présent au Centre européen d’opérations spatiales (ESOC), à Darmstadt, en Allemagne.

Tempêtes de poussière

La météo martienne n’est pas excellente. “Il y a des tempêtes de poussières. Mais il n’y a rien de dramatique. Ce n’est pas géant. Cela ne m’inquiète pas plus que cela”, a-t-il dit.

C’est la deuxième fois que l’Europe se lance à la conquête de Mars. En 2003, la sonde européenne Mars Express avait largué un mini-atterrisseur Beagle 2, de conception britannique, mais il n’a jamais donné signe de vie. On sait depuis 2015 qu’il a effectivement atterri mais qu’il été endommagé.

>> À lire : “Un séjour sur Mars pourrait être fatal pour le cerveau humain”

À 14h42 GMT (16h42 heure de Paris), à 120 km de la surface, Schiaparelli entrera dans l’atmosphère martienne à une vitesse de 21 000 km/heure. S’écouleront ensuite six petites “minutes de terreur” comme les appellent les ingénieurs du spatial. Schiaparelli sera d’abord freiné par un bouclier thermique puis par un grand parachute. Sur la fin, neuf rétrofusées entreront en action.

Leurs moteurs seront coupés tout près du sol. Schiaparelli aura alors une vitesse nulle et il fera une petite chute libre de un ou deux mètres. L’impact final, à 14h48 GMT (16h48 heure de Paris), sera amorti par une structure écrasable protégeant le ventre de l’atterrisseur.

Suivez l’opération en direct sur le streaming de l’Agence spatiale européenne (ESA) :

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Avec AFP

Première publication : 19/10/2016

Après avoir manifesté sur les Champs-Élysées, des centaines de policiers se sont rassemblés dans la nuit de mardi à mercredi à Évry, dans l’Essonne, pour dénoncer l’insécurité. Bernard Cazeneuve doit recevoir les syndicats dans l’après-midi.

Vingt-quatre heures après la manifestation-surprise sur les Champs-Élysées, à Paris, quelque 400 policiers se sont de nouveau mobilisés dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 octobre à Évry pour protester contre l’insécurité. Ils y ont abondamment hué le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, qui y recevait les chefs de brigades et de brigades anticriminalité (BAC) de l’Essonne.

Une soixantaine d’autres se sont à nouveau réunis devant l’hôpital Saint-Louis à Paris, où est soigné un agent grièvement blessé lors de l’attaque au cocktail Molotov du 8 octobre à Viry-Châtillon, dans l’Essonne, qui a exacerbé la colère des policiers. Une centaine de policiers se sont également rassemblés dans la nuit de mardi à mercredi à bord de leurs véhicules de service sur le Vieux-Port à Marseille.

Réunion “en urgence”

Alors que les syndicats ont appelé à la tenue d’une “marche silencieuse” le 26 octobre, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé qu’il recevra les organisations Alliance, Unsa-Police et Synergie qui réclamaient une réunion “en urgence” avec les ministères de l’Intérieur et de la Justice.

>> À dans la Revue de presse de France 24 : “Vent de colère dans la police”

“Défiler avec des voitures de police et des gyrophares […] n’est pas conforme à ce qu’est la déontologie de la police dans la République”, avait lancé au Sénat Bernard Cazeneuve après la manifestation sur les Champs-Élysées dans la nuit de lundi à mardi. “Ils manifestent une exaspération que je comprends”, avait-il toutefois ajouté.

“Faire changer la situation sur le terrain”

Tout a commencé lundi après-midi quand des SMS ont circulé, annonçant un cortège depuis l’Essonne vers l’hôpital Saint-Louis. “Face à une hiérarchie carriériste, des élites syndicales enlisées dans leurs conflits, et une justice complètement désintéressée par notre sort, nous devons nous souder. Entre bleus”, était-il écrit.

Dans la nuit de lundi à mardi, selon une source policière, “ils étaient environ 400 dont un large contingent venu” de l’Essonne devant l’hôpital. Aux environ de 1h du matin, le cortège s’est dirigé vers les Champs-Élysées. En tenue civile, gyrophares allumés, ils ont perturbé pendant plus d’une demi-heure la circulation autour de l’Arc de Triomphe, avant de se disperser.

“On peut comprendre le ras-le-bol des policiers qui exercent dans ces quartiers et ne voient pas depuis des années les décisions politiques faire changer la situation sur le terrain”, a réagi Christophe Rouget du syndicat SCSI, qui avait appelé le 11 octobre à manifester devant les commissariats en solidarité avec les collègues attaqués dans l’Essonne.

Le Premier ministre Manuel Valls a réaffirmé le soutien du gouvernement abondamment exprimé après l’attaque de Viry-Châtillon et promis de “poursuivre sans relâche ceux qui s’en prennent à nos professeurs, nos écoles, nos forces de l’ordre” après une série d’agressions, principalement en banlieue parisienne.

Avec AFP

Première publication : 19/10/2016