Archive for October 19th, 2016

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La société japonaise Nintendo a dévoilé, jeudi, sa nouvelle console Switch Nintendo. Ce modèle hybride peut être utilisé aussi bien chez soi qu’en équipement mobile.

Quatre ans après la sortie de sa dernière console, la Wii U, Nintendo a dévoilé, jeudi 20 octobre, sa nouvelle console de jeu Nintendo Switch, une machine hybride qui peut être utilisée à la fois comme console de salon et équipement mobile.

La société de Kyoto, qui compte lancer la Switch dans le monde entier en mars, n’a pas donné d’informations sur son prix.

Cela faisait quatre ans que Nintendo n’avait pas mis sur le marché de nouvelle console et il compte sur la Switch pour rattraper son retard sur ses concurrents Sony et Microsoft.

Super Mario sur iPhone

Nintendo a vendu 13 millions de consoles Wii U depuis son lancement. Celle qui la précédait, la Wii, lancée en 2006, s’est vendue à 101 millions d’exemplaires.

La console reste le cœur de métier de Nintendo, même si le jeu vidéo a tendance à migrer sur les smartphones. Le groupe japonais a attendu 2015 pour faire ses débuts sur le segment mobile du jeu vidéo et a réussi un coup de maître cette année avec le jeu Pokemon GO.

Il compte implanter sur l’iPhone d’Apple la franchise Super Mario en décembre.

De l’avis des analystes, les jeux de nature familiale de Nintendo sont en concurrence directe avec les jeux des smartphones, plus en tout cas que ceux de Sony et Microsoft, orientés vers des “gamers” appâtés par des graphismes de plus en plus photoréalistes.

L’action Nintendo a terminé en hausse de 3,34 % en Bourse de Tokyo jeudi.

Avec Reuters

Première publication : 20/10/2016

La justice a annoncé, jeudi, qu’une nouvelle trace ADN retrouvée sur des scellés pourrait correspondre à une empreinte génétique enregistrée dans le fichier national. Le laboratoire doit prochainement livrer ses conclusions.

Rebondissement dans l’affaire Omar Raddad. Un soupçon de concordance entre une trace ADN relevée sur les scellés dans l’enquête sur le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991 et une empreinte génétique enregistrée au fichier national maintient le suspense sur l’identification d’un éventuel nouveau suspect, ce qui pourrait innocenter Omar Raddad.

Une information à prendre avec précaution car “pour l’instant il n’y a rien de certain, a estimé jeudi 20 octobre le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre. Cela doit être confirmé par des analyses en laboratoire. […] Beaucoup de personnes ont sans doute touché ces portes depuis 1991”, a-t-il encore observé.

Omar Raddad, qui vit aujourd’hui à Toulon, a indiqué par la voix de son avocate Me Sylvie Noachovitch, être “impatient” que le coupable soit arrêté. Pour celle-ci, “c’est une très bonne nouvelle que cet ADN ait matché avec une personne inscrite au fichier national”.

“J’ai bien fait de me battre”

“Cela écarte la piste d’un policier ou d’un journaliste qui, par exemple avec un postillon, aurait involontairement déposé son ADN sur le scellé au cours du procès”, a relevé l’avocate, Me Noachovitch, qui défend Omar Raddad depuis 2008 et se bat depuis cette date pour que de nouvelles comparaisons des ADN retrouvés sur la scène de crime soient faites avec le fichier national. “Cela conforte la position que j’ai toujours depuis 2008, j’ai bien fait de me battre”, estime-t-elle.

L’avocate d’Omar Raddad, qui a eu connaissance du nom de la personne désignée par ce recoupement d’ADN, attend maintenant que les choses aillent très vite. “J’espère avoir une réponse dès demain, ou au plus tard lundi, dès le retour des résultats du laboratoire”, dit-elle. “Après, ce sera à la justice d’avancer en auditionnant la personne”, a-t-elle estimé.

En novembre 2015, quatre empreintes génétiques correspondant à quatre hommes, deux empreintes parfaitement exploitables et deux autres partiellement, avaient été retrouvées sur deux portes et un chevron qui se trouvaient sur la scène du crime. Sur ces deux portes avait été écrit “Omar m’a tuer” et “Omar m’a t” avec le sang de la victime.

De premières analyses avaient récemment permis de déterminer que ces traces ne correspondaient ni au profil génétique d’Omar Raddad, ni à celui de plusieurs personnes que Me Noachovitch avait désignées à la justice comme étant susceptibles de pouvoir avoir été impliquées dans l’affaire.

Rappel des faits

Ghislaine Marchal, une riche veuve d’un équipementier automobile vivant à Mougins (Alpes-Maritimes), avait été tuée à coups de couteau le 23 juin 1991 dans sa propriété. Elle était alors âgée de 65 ans.

Son jardinier, Omar Raddad, avait été condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle, sans possibilité, à l’époque, de faire appel, avant de bénéficier d’une libération conditionnelle en 1998 à la suite d’une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac.

D’autres traces ADN ne correspondant pas à celles de Omar Raddad avaient déjà été retrouvées sur le lieu du crime, mais la justice lui avait refusé en 2002 un nouveau procès. Ce n’est que grâce à une nouvelle loi en date du 20 juin 2014, qui a assoupli les conditions de révision d’un procès criminel, qu’une nouvelle instruction avait pu avoir lieu.

Avec AFP

Première publication : 20/10/2016

Les journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot publient un livre sur les liens de la France avec les monarchies du Golfe. Ils épinglent notamment les relations entretenues par des politiques français avec le Qatar.

Dans leur nouveau livre “Nos très chers Emirs”, consacré aux liens entre la France et les monarchies du Golfe, qui sort aujourd’hui en librairie, les journalistes Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro, et Christian Chesnot, du service étranger de France Inter, dénoncent notamment les relations intéressées qu’entretiennent certains membres de la classe politique française avec le Qatar.

Les deux ex-otages en Irak pointent directement du doigt des élus de la République, droite et gauche confondues, et même un membre du gouvernement actuel, qui auraient cherché à tirer profit des fortunes colossales des émirs. Et ce, en faisant notamment pression sur leurs représentants en France. Au point de sidérer ces derniers par leurs demandes de cadeaux et de financements.

Des accusations retentissantes alors que Doha et Riyad sont fréquemment accusés d’avoir propagé le wahhabisme dans le monde musulman et de financer directement ou indirectement des mouvements radicaux, voire jihadistes.

Jean-Marie Le Guen gravement mis en cause

Le magazine Le Point dévoile les bonnes feuilles du livre, dans lesquelles le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, est particulièrement égratigné. Ce dernier est accusé d’avoir fait pression pendant plus d’un an sur l’ambassade du Qatar pour imposer la création d’une agence de communication, au profit de l’un de ses proches.

Jean-Marie Le Guen a fermement démenti les accusations et a annoncé sur Twitter qu’il allait porter plainte en diffamation.

Un officiel qatari cité par les auteurs affirme que le socialiste aurait déclaré “tenir tous les députés et sénateurs de [son] camp”, et qu’il pouvait ainsi “bloquer les questions hostiles au Qatar ou au contraire les alimenter”.

L’ancienne Garde des sceaux Rachida Dati est elle accusée d’avoir réclamé en 2015 “pas moins de 400 000 euros” à l’ambassade du Qatar pour financer une association diplomatique du 7e arrondissement de Paris, dont elle est le maire. Devant le refus de l’ambassadeur, l’eurodéputée aurait attaqué l’émirat lors d’un entretien accordé le lendemain au journaliste Jean-Jacques Bourdin sur RMC. Une initiative qui lui a valu d’être placée sur la liste noire du Qatar.

Une sénatrice réclame un cadeau de “fin d’année”

Le livre présente un autre épisode singulier. La sénatrice centriste Nathalie Goulet aurait réclamé un cadeau de Noël à l’ambassadeur fin 2015. “Comment se fait-il que je n’aie pas reçu mon cadeau de fin d’année ; d’autres sénateurs en ont eu un et pas moi ?”

Autre caprice rapporté dans le livre : celui de l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui bouderait les invitations à Doha, s’il n’obtient pas de place en première classe dans les avions de la Qatar Airways.

.@cchesnot “L’ambassade du Qatar à Paris, c’était tout à la fois un distributeur de billets de 500 euros, une agence de voyage…”

— France Inter (@franceinter) 20 octobre 2016

De son côté Nicolas Bays, député socialiste du Nord et membre du groupe France-Qatar, est accusé d’avoir quémandé par SMS des billets d’avion pour le Qatar, et des nuits d’hôtel pour sa femme et ses enfants à Doha. Des demandes ironiquement rejetées par l’ambassadeur qatari Meshaal al-Thani, qui lui a conseillé d’acheter lui-même ses billets et de profiter des promotions proposées sur le site de Qatar Airways.

Selon un proche du représentant de l’émirat, ce dernier en a eu “assez des hommes politiques français qui le prennent pour une banque”. Et ce, même si l’émirat pratique “depuis longtemps la diplomatie du carnet de chèques” rappellent les auteurs, qui évoquent des Rolex et des bons d’achat de 6 000 euros dans les grands magasins offerts à certains parlementaires.

Plusieurs personnes citées dans le livre ont annoncé leurs intentions de poursuivre en justice les auteurs du livre pour diffamation. De leurs côtés les deux journalistes affirment n’avoir publié que les noms de ceux pour lesquels ils possèdent des éléments probants.

“Nos très chers Émirs”, publié chez Michel Lafon, par Christian Chesnot et Georges Malbrunot.

Première publication : 20/10/2016

Alors que des centaines de policiers ont de nouveau manifesté malgré les tentatives d’apaisement du gouvernement, le chef du Parti socialiste a pointé la responsabilité du Front national dans ce mouvement de colère.

La colère reste vive chez les policiers français. Malgré la promesse du gouvernement de lancer des “concertations” sur leurs revendications, des agents ont organisé de nouvelles manifestations dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 octobre.

“Cazeneuve, t’as perdu, la police est dans la rue !” : comme lundi au premier soir du mouvement de contestation, environ 300 policiers, en civil, se sont rendus dans la nuit sur l’avenue des Champs-Élysées, à Paris, où ils sont montés jusqu’à l’Arc de Triomphe, sous lequel ils ont entonné “La Marseillaise”, avant de se disperser.

Environ 400 personnes Place de la #République à #Paris pour la #ManifPolice. pic.twitter.com/KxgmSZi3RD

— Clément Lanot (@ClementLanot) 19 octobre 2016

>> Pour voir les images et vidéos sur vos tablettes et mobiles cliquez ici <<

Les manifestants avaient été auparavant empêchés de faire route vers le ministère de l’Intérieur, place Beauvau, comme ils l’ambitionnaient. Ils étaient partis de la très symbolique place de la République, après un détour par l’hôpital Saint-Louis tout proche, où est soigné un adjoint de sécurité de 28 ans très grièvement brûlé dans une attaque au cocktail Molotov d’un véhicule de police à Viry-Châtillon (Essonne) le 8 octobre.

C’est cette agression qui a déclenché la fronde actuelle. Une gardienne de la paix de 39 ans, qui avait été également grièvement touchée, a quitté l’hôpital mardi soir.

Marseille, Nice, Nancy, Toulouse

Après Marseille et Nice, mardi, le mouvement a gagné encore d’autres villes. Une centaine d’agents se sont retrouvés mercredi soir devant l’hôtel de police à Nancy, selon une source syndicale. Et quelque 120 policiers se sont rassemblés à Toulouse pour dire leur “malaise”.

9ème rassemblement de policiers place Masséna à #Nice. Environ 150 fonctionnaires présents. Ils exigent plus de moyens et plus de protection pic.twitter.com/bieSc3krhC

— France Bleu Azur (@francebleuazur) 19 octobre 2016

À quelques mois de la présidentielle, la fronde a viré à la polémique politique. Le patron du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, a dénoncé la “patte” du Front national (FN) dans ces actions “hors la loi”. “Pas de ‘patte’ mais un soutien sans faille, face à un pouvoir qui a manifestement de la haine pour la police”, a répliqué le vice-président du FN, Florian Philippot, alors que la présidente du parti, Marine Le Pen, évoquait mercredi soir dans un message vidéo sur Twitter, un mécontentement “légitime et sain”.

Mon message aux fonctionnaires de police : #JeSoutiensLaPolicepic.twitter.com/fvwAqq2aiN

— Marine Le Pen (@MLP_officiel) 19 octobre 2016

Hollande appelle au dialogue

Sous le feu des critiques, l’exécutif s’est employé à calmer le jeu. François Hollande a réaffirmé son “soutien” aux policiers et appelé au “dialogue”. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a reçu “en urgence” dans l’après-midi de mercredi les syndicats, à leur demande, pour leur annoncer le lancement dès lundi de concertations dans les départements sur les revendications policières.

Les conclusions seront remises “en décembre pour mise en œuvre immédiate dès 2017”. Un plan “de sécurité publique” sera lancé en novembre et “complété des résultats de la concertation”, a assuré Bernard Cazeneuve, promettant un “dialogue riche”, sur la dotation en nouveaux matériels ou l’amélioration des conditions de travail.

Les syndicats, confrontés eux-mêmes à la colère de la base, ont ensuite été reçus longuement par le ministre de la Justice. Alors que les policiers dénoncent régulièrement “l’impunité” dont jouiraient leurs agresseurs, Jean-Jacques Urvoas a promis “la plus grande fermeté”.

À la sortie, le secrétaire général adjoint du syndicat Alliance, Frédéric Lagache, s’est cependant dit “déçu” par l’absence de “réponse”, notamment sur un changement des règles de la légitime défense. Le syndicat demande désormais “une audience au président de la République”.

Avec AFP

Première publication : 20/10/2016