Archive for October, 2016

Le 13 novembre 2015, Fred Dewilde était au Bataclan. À quelques semaines de la commémoration de l’attaque qui a fait plus de 90 morts, le graphiste raconte à France 24 ce long travail de reconstruction en BD dans “Mon Bataclan”(Lemieux éditeur).

Des dessins en noir et blanc. Des mots forts, parfois bouleversants. Pour dire l’indicible, Fred Dewilde, rescapé de l’attentat du Bataclan qui a fait 90 mort le 13 novembre 2015, a choisi la BD (“Mon Bataclan”, Lemieux éditeur). Une thérapie par les mots mais surtout par les symboles. “Je ne suis pas mal à l’aise avec les mots mais je réfléchis avant de les dire. Le dessin, à l’inverse, est plus instinctif. Cela m’a clairement fait avancer dans la compréhension que j’ai pu avoir des évènements”, explique à France 24 le graphiste de 49 ans.

Cette nuit-là, Fred Dewilde est resté allongé, immobile, dans la fosse de la salle de concerts parisienne. Deux heures à “faire le mort” dans une mare de sang, au milieu des corps déchiquetés. Deux heures à tenir la main d’une inconnue, Élisa, blessée à la fesse. Une éternité. “Elle a 32 ans mais j’avais entendu 22. Bien-sûr cela m’arrangeait. Prendre le rôle du père m’a donné de la force”, écrit-il dans “Mon Bataclan”. Alors que l’horreur se déroule autour d’eux, tous deux se “créent leur bulle d’humanité”. Ils discutent, se réfugient dans l’humour. Tous les moyens sont bons pour tenir, survivre.

“Ce sont deux heures volées, violées sur lesquelles personne n’a eu de contrôle, raconte-t-il. Et quand on est dans la perte de contrôle, on a un sentiment de vide. J’ai pu me réapproprier ce moment par le dessin”. Sa première BD, Fred Dewilde l’a faite à l’âge de cinq ans. Pourtant, au lendemain de l’attentat, ce sont les mots qui ont jailli naturellement. “Les images que j’avais en tête étaient impossibles à dessiner”, précise-t-il. Trop violentes, trop crues. Écrire lui sert de filtre. “Les quelques lignes que j’écrivais me glaçaient le sang mais elles ont été nécessaires pour ce travail de transition, de métaphore”.

“Mettre des mots sur les sentiments humains”

Trois mois jour pour jour après l’attaque du Bataclan, Fred Dewilde commence donc à dessiner. Les terroristes, qui sont au nombre de quatre dans son souvenir contre trois pour l’enquête officielle, sont représentés sous la forme de squelettes, “les quatre cavaliers de l’apocalypse sans leur putain de chevaux”, précise-t-il. Cette première planche débloque tout le reste. “Cette figure me permettait de m’affranchir d’une représentation personnifiante. Mais en plus, cela signifiait qu’ils étaient morts. Ils étaient déjà morts”, écrit-il.

Au bout de six ou sept planches, le graphiste réalise que ce travail peut aussi servir les autres, faire écho à ce que les autres survivants avaient pu ressentir ce 13-Novembre. “Victor Hugo a écrit un poème sur la mort de sa fille et tout le monde s’est extasié devant le texte car relater des évènements tragiques permet de mettre des mots sur des sentiments humains”, souligne Fred Dewilde. Au bout de trois mois, “Mon Bataclan” est né. “Trois mois pour arriver au mot fin. Comme par hasard, j’ai fini les dessins le vendredi 13 mai. Six mois après, jour pour jour”.

Réapprendre à vivre est un long combat qu’il décrit très naturellement mais aussi très crûment dans la seconde partie de l’album intitulé “Vivre encore”. Une gageure. Se laver, manger, se concentrer… les gestes les plus simples deviennent compliqués. Ne plus supporter le moindre bruit, y compris les pleurs de sa fille. Car le bruit rappelle celui des “pétards”, enfin ce que les spectateurs du Bataclan ont pris pour de simples pétards. Les tirs des terroristes, le sifflement de la sono de la salle, les corps que l’on tire par terre puis les râles et les cris. “Depuis ce soir-là, je n’aime plus le bruit”. Aujourd’hui, Fred Dewilde n’hésite pas à porter un casque audio pour gérer les bruits “anormaux”, “les sirènes”. “Malgré tous mes efforts, je ne suis pas encore sorti de tout ça, une part de moi est encore dans cette fosse, encore dans le sang”.

  • © Lemieux Editeur

  • © Lemieux Éditeur

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“Il n’y aura pas de larmoiement”

À moins d’un mois de l’anniversaire de l’attaque du Bataclan, le chemin de la guérison semble encore long. “On réalise brutalement que cela fait un an alors que beaucoup d’entre nous n’en sont pas encore sortis. La distance temporelle est complètement distordue. Au bout de quelques mois, j’avais l’impression que ça c’était passé il y a des années. Là, on se dit d’une manière comique “ça fait seulement un an” et on a peur de ne pas pouvoir affronter le voyeurisme ou l’obscénité que cela peut engendrer. Il peut y avoir un manque de retenue de la pudeur. Un an, c’est une date assez marquante”.

Faut-il commémorer cette funeste nuit du Bataclan ? D’aucuns s’interrogent. Pour Fred Dewilde, la réponse est catégorique. “Les commémorations, quels que soient les évènements – décès même les anniversaires –, sont des moments de rassemblement, de soutien. Je pense que c’est bien qu’il y ait une date. Ça permet de ne pas oublier comme on a pu le faire pour les guerres. Mais je n’ai pas envie d’aller à une commémoration nationale, me montrer comme une victime. On est victime entre victimes avec toutes les ambivalences qu’il peut y avoir dans ce statut, on est sur le même mode de pensée. On sait qu’on essaye de s’en sortir. Il n’y aura pas de larmoiement, d’apitoiement”, argumente-t-il, en précisant qu’il sera avec les membres de l’association le 13 novembre prochain.

Quant à la haine, pas une fois elle ne transparaît dans les mots ou les dessins de l’auteur. Bien au contraire. Fred Dewilde appelle à la “sérénité” à rebours des discours qui ont pu fleurir ici ou là après le 13-Novembre mais aussi après tous les attentats qui ont émaillé l’année 2016. “Pour moi, la gestion politique des attentats a été catastrophique. Je suis athée mais j’ai été très touché par le discours du pape. C’est le seul personnage public qui a eu un discours censé, un discours d’apaisement. La messe qu’il y a eu à Saint-Etienne-du-Rouvray m’a fait un bien fou au moral. Je me suis dit qu’il y avait des gens dans ce pays qui étaient capables de ne pas provoquer la haine”.

“L’islam, ce n’est pas fanatisme, tout comme le catholicisme n’est pas l’inquisition”

Les mots de la victime d’une nuit d’horreur, qui serait en “droit d’être haineux mais qui ne l’est pas”, se font de plus en plus durs. Il ne peut pas y avoir d’amalgame entre islam et terrorisme. “Ces gens, ces Français qui nous ont tiré dessus, sont des fanatiques. Ils ont fait 90 morts au Bataclan, 130 personnes en tout, un nombre incalculable de blessés mais ils ne sont pas représentatifs des musulmans. Il ne faut pas tout mélanger et mettre tout le monde dans le même panier. L’islam, ce n’est pas fanatisme, tout comme le catholicisme n’est pas l’inquisition. Je ne suis pas forcement en accord avec toutes les idées des musulmans, comme je ne le suis pas avec les idées des catholiques. Ce n’est pas pour cela que les rejettent. On a le droit à la différence. Je le prône et je le défends bec et ongles”, souligne-t-il. “J’ai le sentiment qu’on demande aux musulmans de France de se justifier. Demander à quelqu’un de se justifier parce qu’il est musulman, c’est catégoriser les choses. Ça veut dire que ça coule de source que musulman veut dire intégriste. C’est très pernicieux et je trouve qu’on n’a fait que mettre de l’huile sur le feu”. Fred Dewilde se rappelle de l’époque où le vivre ensemble était une évidence. “Gamin, j’ai grandi avec des Jean-Pierre, des Jean-Claude, des Moussa, des Mohammed et autres. C’était quelque chose de totalement normal. Voir aujourd’hui que celui que je connaissais enfant est stigmatisé par sa culture ou sa religion, c’est une aberration complète. L’intégration est une avancée culturelle”, poursuit Fred Dewilde.

Le discours va-t-en-guerre des politiques, l’engrenage syrien, irakien, inquiètent ce père de famille. “Je me suis arrêté de nouveau après les vacances parce que je nous voyais partir en guerre contre la Syrie et que je voyais mon fils aîné de 20 ans enrôlé. On va dans un délire de haine. La haine appelle la haine alors soyons plus intelligents. Je suis contre la guerre qu’elle soit chez nous ou ailleurs. Ce sont des aberrations humaines. Essayons d’être humains les uns avec les autres et peut-être que ça entrainera quelque chose de plus beau que ce que nous avons obtenu jusqu’à présent”.

Première publication : 27/10/2016

Réexamen des conditions de la légitime défense, allègement des tâches, 250 millions d’euros pour les équipements… La série de mesures annoncée mercredi par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a été bien accueillie par les syndicats.

Face à la grogne des policiers qui dure depuis dix jours, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé, mercredi 26 octobre, un “plan de sécurité publique” prévoyant, notamment, un réexamen des conditions de la légitime défense des policiers, des mesures pour protéger leur anonymat, une plus grande sévérité pour l’outrage ainsi qu’une enveloppe de 250 millions d’euros pour moderniser l’équipement, notamment.

“Un effort supplémentaire est nécessaire aujourd’hui […] nous le ferons dans le dialogue et l’exacte conscience de l’urgence”, a indiqué le ministre, à l’issue d’une réunion à l’Élysée entre le président François Hollande et les syndicats de police.

.@BCazeneuve Première avancée majeure : les moyens de travail des forces de l’ordre, leurs équipements, leurs véhicules et leurs locaux pic.twitter.com/nvkjMvAhQM

— Ministère Intérieur (@Place_Beauvau) 26 octobre 2016

Bernard Cazeneuve a annoncé un renforcement de l’équipement des policiers et gendarmes et des travaux d’entretien dans les commissariats et les casernes (casques balistiques, gilets pare-balles porte-plaques, fusils d’assaut HK G36, etc.). Concernant le parc automobile, “en 2017 ce sont 3 080 véhicules neufs qui seront livrés pour la police nationale et 3 300 pour la gendarmerie”, a-t-il précisé

Tâches allégées

Les tâches des policiers seront allégées, avec notamment la fin des “tâches indues” comme les gardes statiques devant les préfectures et les tribunaux. Ces mesures devraient être appliquées dans l’immédiat, selon le ministre de l’Intérieur. L’allègement des procédures administratives et de la procédure pénale se poursuivra.

>> À lire sur France 24 : “Colère policière : ‘Nous ne méritons pas d’être brûlés vifs dans nos voitures'”

Les ministères de l’Intérieur et de la Justice vont également étudier “les conditions d’évolution de la légitime défense”, dont les policiers réclament l’assouplissement des règles, afin de faire des “propositions” au Parlement dès la fin novembre, a annoncé Bernard Cazeneuve.

Le gouvernement souhaite également “durcir les sanctions” pour “outrages” à l’encontre des forces de l’ordre en alignant la peine encourue à celle prévue pour l’outrage à magistrat. Elle est actuellement de six mois d’emprisonnement pour outrage envers les agents dépositaires de l’autorité publique, contre un an envers les magistrats.

Débat de France 24 : François Hollande peut-il calmer la colère policière ?

Les mesures pour protéger l’anonymat des policiers vont être renforcées, “dans le cadre des procédures qui le justifient” mais aussi pour “certaines interventions” lors desquelles les policiers pourront revêtir une cagoule. “Cette demande légitime a été exprimée par les syndicats de police, notamment après l’ignoble assassinat terroriste de Magnanville en juin dernier et j’y souscris pleinement”, a insisté le ministre.

“Toutes ces mesures seront présentées devant le Parlement à la fin du mois de novembre”, a précisé Bernard Cazeneuve.

Les syndicats saluent les annonces

Les syndicats ont en tous cas salué les annonces du gouvernement. “Satisfait, le terme n’est pas là. Il y a eu des annonces importantes faites ce soir”, a ainsi commenté Yves Lefebvre, le secrétaire général du syndicat Unité SGP Police, qualifiant de “très fortes” les mesures qui concernent la “protection des policiers”.

>> À lire : “Il faut un changement de fond pour résoudre le malaise des policiers”

“C’est plutôt positif dans les annonces, maintenant il va falloir que ça se concrétise très rapidement sur le terrain pour que la grogne légitime que les policiers ont exprimée cesse”, a pour sa part déclaré Jean-Marc Bailleul, le secrétaire général CFDT et ses composantes polices.

Le mouvement de colère des “Bleus” a démarré le 17 octobre, quelques jours après l’attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon, dans l’Essonne, au cours de laquelle quatre policiers ont été blessés, dont deux grièvement. Ce mercredi, des centaines de policiers avaient manifesté dans plusieurs villes de France avant la réunion entre les syndicats et le président. Parmi les manifestants, beaucoup craignaient des effets d’annonce.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 26/10/2016

Des centaines de policiers ont manifesté mercredi dans de nombreuses villes de France avant la rencontre entre les syndicats et François Hollande. Reportage à Paris où le mouvement était scindé en deux rassemblements.

“Citoyens avec nous ! Citoyens avec nous !” Il est 13 heures, mercredi 26 octobre, lorsque la centaine de policiers réunis sur la place de la République, à Paris, se met en branle. Le rassemblement doit rejoindre, à plusieurs centaines de mètres de là, l’hôpital Saint-Louis où est soigné un adjoint de sécurité grièvement touché lors de l’attaque du 8 octobre à Viry-Châtillon, dans l’Essonne. Au passage du cortège, passants, commerçants et curieux semblent comme amusés d’assister à une manifestation de policiers. Surtout en cette endroit de la capitale où les forces de l’ordre sont davantage mobilisés pour encadrer les rassemblements que pour les organiser.

Thierry et Mauricette, eux, ne plaisantent pas du tout. Ce couple de “citoyens français”, comme il se définit, est venu de l’Essonne, en région parisienne, pour soutenir le mouvement. “Il faut que les policiers soient respectés, il faut les soutenir car on est bien contents qu’ils débarquent quand on a un problème”, lance Thierry, un badge “Touche pas à mon flic” épinglé à la veste. “Il y a aujourd’hui une haine des policiers et ce n’est pas normal”, abonde son épouse.

“Arrêtons de vivre dans un monde de Bisounours !”

Des “civils” mobilisés comme Thierry et Mauricette, il y en a peu parmi les manifestants. Cette “marche de la colère policière et citoyenne” a pour but, pourtant, de sensibiliser l’opinion publique à la grogne qui agite la police depuis 10 jours. “Les policiers ne sont pas considérés alors qu’ils sont là pour protéger le citoyen et ils le font avec cœur, assure William, 48 ans dont 20 passés dans les rangs de la police judiciaire. Nous aimons notre métier et il faut arrêter de nous cracher dessus avec des mesurettes.”

De fait, ce que dénoncent les manifestants, c’est davantage le manque de considération du gouvernement que celui de la population. Principal objet de leur courroux : le peu de moyens financiers et humains accordés à la profession. “Il faut que les pouvoirs publics nous donnent les moyens d’agir et arrêtent de vivre dans un monde de Bisounours !”, tonne Jérôme, policier de 32 ans basé à Créteil, dans le Val-de-Marne. On en a marre des véhicules qui affichent 200 000 km au compteur, marre des gilets par balles qui ont plus de dix ans et des ordinateurs qui ne fonctionnent pas.”

Des syndicats qui peinent à se raccrocher aux wagons

Les récriminations policières ne sont toutefois pas uniquement dirigées vers le ministère de l’Intérieur. À la Justice, les policiers réclament des peines plus sévères et la révision des règles de la légitime défense. “On voudrait pouvoir intervenir dans les cités sans qu’on nous en empêche. On interpelle 30 à 40 fois la même personne sans qu’il y ait de réponse judiciaire. Il faut que la justice arrête de libérer les auteurs de délits. Nous sommes dans une société où on a plus de compassion pour les délinquants que pour les victimes.On sait qu’on a toujours le mauvais rôle, mais nous sommes comme des enseignants qui réprimandent un élève qui a fait une faute, on ne mérite pas d’être brûlé vifs dans des voitures”, poursuit Jérôme, en référence à l’attaque de Viry-Châtillon durant laquelle le véhicule de quatre policiers a été incendié par des jets de cocktails Molotov.

>> À lire : “Il faut un changement de fond pour résoudre le malaise des policiers”

C’est cette charge qui est à l’origine du mouvement de colère spontané qui agite depuis 10 jours la police, hors de tout mot d’ordre syndical. Débordés par leurs bases, les syndicats peinent aujourd’hui à se raccrocher aux wagons. Mardi, l’initiative de l’intersyndicale (Alliance, Synergie Officiers, Unsa, SCPN, SICP) appelant à des rassemblements silencieux devant les palais de justice de France a connu un succès relatif. À l’origine de cette “marche policière et citoyenne” de mercredi, le syndicat Unité SGP police-FO a, quant à lui, pris soin de ne dérouler aucune bannière durant le défilé.

Désireux de conserver leur indépendance, les initiateurs du mouvement originel ont préféré, mercredi, tenir leur propre rassemblement devant l’Assemblée nationale. Alors que certains de leurs collègues défilent dans le Xe arrondissement, eux sont rassemblés sur le pont de la Concorde. “On ne serait pas là aujourd’hui à manifester si les syndicats s’étaient battus”, affirme Karine, qui en 24 ans de carrière n’avait encore jamais battu le pavé. “Ils n’étaient pas là au début quand on essayait de défendre nos intérêts. Au contraire, ils ont essayé de décrédibiliser notre mouvement”, constate Yann, policier d’une Brigade anti-criminalité (BAC) de l’Essonne.

“Nous ne nous cachons pas sous des cagoules”

Les revendications, pourtant, sont les mêmes : augmentation des effectifs, amélioration des conditions de travail, mise en place des peines planchers pour les agresseurs… Après avoir mené des opérations nocturnes, les “autonomes” ont décidé de manifester pour la première fois en journée. “Les députés ne travaillent pas de nuit, justifie Yann. Nous avons la volonté de discuter avec les parlementaires et de montrer aussi que ce sont des personnes, des humains qui sont derrière ce mouvement. Contrairement à ce qui a été dit, nous ne nous cachons pas sous des capuches ou des cagoules.”

Débat de France 24 : François Hollande peut-il calmer la colère policière ?

Un appel du pied auxquels plusieurs députés et sénateurs ont répondu. Se défendant de toute récupération politique, Laure de la Raudière, députée Les Républicains (LR, droite) d’Eure-et-Loir, affirme avoir rejoint le rassemblement pour apporter “un soutien dont la police a besoin”. “Pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, mon parti a fait l’erreur de réduire les budgets au sein de la fonction publique, mais la police, l’armée et la justice aurait dû être épargnée”, assure l’élue, par ailleurs porte-parole de Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite. Plus loin, Karim Ouchikh, président de Souveraineté, identité et libertés (Siel), un mouvement proche du Front national, affirme s’être déplacé en tant que citoyen.

Plutôt que de voir des responsables politiques, les 600 policiers réunis sur le pont de la Concorde préférent se réjouir de la venue de quelques “civils” arborant des messages d’amour pour la police. Tous mettent en avant le récent sondage Ifop qui révèle que 91 % des Français estiment leur mouvement “justifié”. “On sent que la population est de notre côté, observe Karine. Mais de là à ce que les gens descendent en masse dans la rue pour défendre nos intérêts…”

En soirée, alors que les syndicats venaient d’être reçus par le président François Hollande à l’Élysée, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a dévoilé un “plan de sécurité publique” visant à dissiper l’exaspération des policiers. Parmi les mesures annoncées figurent un réexamen des conditions de la légitime défense, un allègement des tâches dites “indues” ainsi qu’une enveloppe de 250 millions d’euros pour moderniser l’équipement. Les syndicats ont salué des annonces “importantes”. Reste à savoir si elles contenteront la base.

Première publication : 26/10/2016

Moins de 48 heures après son enlèvement spectaculaire commis en pleine ville dans un quartier passant de Nice, Jacqueline Veyrac, la propriétaire d’un hôtel cinq étoiles de Cannes a été retrouvée saine et sauve.

Jacqueline Veyrac est saine et sauve. La propriétaire septuagénaire d’un grand hôtel de luxe sur la Côte d’Azur, victime d’un enlèvement spectaculaire lundi à Nice, a été retrouvée en bonne santé “sur les collines de Nice ouest”, a indiqué une source proche du dossier à l’AFP, sans davantage de précisions

Elle a néanmoins été “prise en charge médicalement car elle a 76 ans et qu’elle a apparemment passé ces dernières 48 heures dans le véhicule” où elle a été séquestrée puis retrouvée, a précisé à l’AFP le procureur de la République Jean-Michel Prêtre. Elle n’a pas été remise en liberté mais retrouvée ligotée dans la fourgonnette blanche, en stationnement, qui a servi à son enlèvement, a-t-il précisé.

Madame Jacquelyne Veyrac, enlevée ce lundi à #Nice06, vient d’être retrouvée saine et sauve par la Police.

— Christian Estrosi (@cestrosi) 26 octobre 2016

“Une personne qui habite dans le secteur repère la voiture à cause d’une particularité sur l’immatriculation qui a attiré son attention”, a raconté le procureur à l’AFP. “Il s’approche, se demande ce que c’est que cette voiture, regarde par la fenêtre et c’est là qu’il s’aperçoit qu’il y a quelqu’un retenu et entravé dans la voiture. Il va la libérer, l’emmène chez lui et appelle la police”.

Les ravisseurs encourent jusqu’à dix ans de réclusion

Dans un premier temps, une autre source avait indiqué que Jacqueline Veyrac, qui est avec son fils à la tête du Grand Hôtel de Cannes, un palace de la Croisette, et d’un restaurant gastronomique de Nice, était parvenue à se libérer seule de ses liens. La victime, connue pour son imposant patrimoine, notamment immobilier, avait déjà failli être enlevée près de chez elle en 2013.

“Ce n’est pas le dénouement de l’affaire, c’est la fin de sa séquestration. Il y a quand même une enquête qui va continuer”, a souligné le procureur, tout en refusant de s’exprimer sur le possible mobile des ravisseurs, qui encourent jusqu’à dix ans de réclusion.

“Je ne m’exprimerai pas, il y a plusieurs pistes, un important travail de police en train d’être effectué, avec des interpellations en perspective. À ce stade, je vais être très taisant car tous les protagonistes ne sont pas encore identifiés ni interpellés, c’est quelque chose qui doit se dérouler avec méthode”.

Selon RTL, deux hommes ont été interpellés en début d’après-midi, à Nice. “C’est possible qu’il y ait un lien avec cette affaire mais c’est quelque chose qui reste à déterminer”, a commenté Jean-Michel Prêtre.

L’enlèvement de Jacqueline Veyrac s’est déroulé lundi comme dans un feuilleton télévisé. Elle sortait de la pharmacie où elle a ses habitudes et s’apprêtait à quitter son garage à bord de son 4×4 noir quand des individus cagoulés l’ont ceinturée et embarquée dans une fourgonnette sous l’œil médusé de témoins.

Avec AFP

Première publication : 26/10/2016

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Une étape a été franchie en 2015 : pour la première fois, la capacité de production d’énergies renouvelables a dépassé celle du charbon, selon l’Agence internationale de l’énergie. Encourageant mais toutefois pas suffisant, précise l’AIE.

Il y a dorénavant un nouveau roi des sources de production d’électricité dans le monde. Les capacités de production des énergies renouvelables ont dépassé celle du charbon pour la première fois de l’histoire en 2015, d’après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), publié mardi 25 octobre. Le charbon avait une capacité installée de 1 951 GW (gigawatt) contre 1 969 GW pour les énergies dites propres.

“Nous assistons à une transformation des marchés de l’énergie, tirés dorénavant par le renouvelable”, a souligné Fatih Birol, le directeur exécutif de l’AIE lors de la présentation de ces résultats. Ce bouleversement a été rendu possible par une année 2015 particulièrement riches en nouveaux projets, essentiellement dans l’éolien et le solaire. À elles seules, les sources renouvelables d’électricité installées l’an passé couvrent, en théorie, les besoins d’un pays de la taille du Canada.

500 000 nouveaux panneaux solaires par jour

La ruée vers le renouvelable a donné lieu à la construction de “500 000 nouveaux panneaux solaires par jour”, précisent les auteurs du rapport de l’AIE. L’effort vient principalement des pays émergents, Chine en tête. Pékin a ainsi installé deux éoliennes par heure en 2015. L’accélération de cette tendance a même surpris l’AIE qui a dû revoir à la hausse de 13 % ses prévisions de production d’énergies renouvelables pour les cinq années à venir.

“C’est un accomplissement remarquable, surtout dans le contexte de la baisse des prix des énergies fossiles, des subventions accordées à ces industries et des barrières règlementaires et fiscales qui subsistent dans de nombreux pays”, s’est félicité Hannah E. Murdock, une analyste pour le REN21, un réseau international de réflexion sur les énergies renouvelables, contactée par France 24.

À quelques jours de l’ouverture de la COP22, la conférence mondiale sur le climat qui se déroule au Maroc du 7 au 18 novembre, cette évolution montre qu’États, investisseurs et même industriels commencent à prendre sérieusement le virage de la transition énergétique, délaissant peu à peu les sources d’énergie les plus polluantes. Les auteurs du rapport notent ainsi qu’outre la baisse des coûts et du prix de vente de l’éolien ou du solaire, le volontarisme politique dans des pays comme “les États-Unis, la Chine, le Mexique ou encore l’Inde est l’une des clefs de cette évolution”.

Chauffage et voiture : les deux points noirs d’un monde plus vert

Mais ces nouvelles données ne signifient pas que la planète carbure dorénavant avant tout aux énergies renouvelables. Il y a une différence entre la capacité de production et l’électricité effectivement générée. Les énergies fossiles demeurent, à plus de 40 %, la première source d’électricité dans le monde. Le soleil ne brille pas en permanence et le vent ne souffle pas en continu. Même si les technologies de stockage de ces sources propres d’énergie s’améliorent, les usines à charbon demeurent plus efficaces pour fonctionner sans interruption.

En outre, l’effort fourni pour “verdir” la production d’énergie ne s’étend pas à deux secteurs clefs dans la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution : le chauffage et le transport. L’AIE regrette les lenteurs dans ces domaines et Hannah E. Murdock déplore spécifiquement “l’absence de progrès dans le secteur du chauffage et du refroidissement, alors qu’il représente près de la moitié de la consommation d’énergie mondiale”.

“Seulement 21 pays ont des règles pour l’utilisation d’énergies renouvelables dans le secteur du chauffage alors que 116 États en ont adopté pour la production d’électricité”, poursuit cette spécialiste qui appelle à une prise de conscience aussi bien du législateur que du consommateur.

Le succès du roi soleil et du dieu Éole ne doit pas non plus cacher les difficultés rencontrées par les autres sources d’énergies renouvelables qui “ont connu une baisse des investissements l’an dernier”, souligne Hannah E. Murdock. La géothermie (exploitation de la chaleur en sous-sol) a pâti de la baisse des prix des énergies fossiles, les sécheresses à répétition ont nui au développement de l’énergie hydraulique, notamment en Asie du sud-est et en Amérique, tandis que les projets pour tirer profit de l’énergie maritime n’en sont qu’à la phase de prototypage. Pourtant note le rapport de l’AIE, il serait important de développer ces alternatives pour aider à avaler une fois pour toute la pilule du charbon.

Première publication : 26/10/2016

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Pour la première fois depuis quinze ans, le chiffre d’affaires annuel d’Apple a reculé en 2016. Le ralentissement des ventes de l’iPhone explique cette contre-performance.


C’est une situation historique pour Apple. Depuis que Steve Jobs avait entamé sa stratégie de reconquête avec le lancement de l’iPod en 2001, le chiffre d’affaires de la marque à la pomme n’avait eu de cesse d’augmenter. Cette success-story a atteint ses limites en 2016 : pour la première fois en quinze ans, Apple a connu un recul de son chiffre d’affaires annuel, qui est passé de 233,7 milliards de dollars en 2015 à 215,6 milliards de dollars.

Il n’y a pas que le chiffre d’affaires qui a trinqué. Les profits aussi sont en baisse de plus de 14 % sur un an.

L’iPhone, qui génère plus de 60 % des revenus d’Apple, est le grand responsable de cette contre-performance. Le géant américain n’a vendu que 45,5 millions d’unités de son smartphone star entre juillet et septembre, soit 5 % de moins que sur la même période en 2015.

Cette très forte dépendance à un produit phare a toujours été le talon d’Achille d’Apple. La société a cherché à diversifier son catalogue, mais la nouvelle poule aux pommes d’or n’a pas encore été trouvée. Apple n’a communiqué que sur les ventes d’iPad et de Mac qui sont aussi en baisse. Quant à celles de l’Apple Watch (la montre connectée), elles seraient en chute de 72 % sur un an, d’après le cabinet américain d’études de marché IDC. Et ce n’est très probablement pas la nouvelle version du MacBook Pro, qui sera présentée le 27 octobre qui deviendra cette nouvelle poule aux œufs d’or. Mais, comme la marque à la pomme l’a souvent démontré : rien n’est impossible.

Première publication : 26/10/2016

Une rumeur sur l’annonce d’une candidature imminente du Premier ministre a provoqué un certain émoi dans le camp présidentiel la semaine passée, affirme Le Canard enchaîné.

Alors que dans le camp socialiste, certains doutent ouvertement de la volonté de François Hollande de se représenter, voire de l’opportunité de sa candidature – seuls 4 % des Français approuvent l’action de l’actuel locataire de l’Élysée –, la rumeur d’une candidature de Manuel Valls a vivement inquiété le camp Hollande la semaine passée affirme Le Canard enchaîné dans son édition du mercredi 26 octobre.

Ce papier du @canardenchaine est fou d’un bout à l’autre pic.twitter.com/JJWle1V6H2

— guy birenbaum (@guybirenbaum) 26 octobre 2016

D’après le journal satirique, l’Élysée a, en effet, cru que le Premier ministre organisait un appel des parlementaires en sa faveur, à la suite à un mail en ce sens d’un journaliste du Journal du dimanche (JDD). D’après le Canard, chaque courant du camp socialiste y a vu la manœuvre de l’un de ses adversaires, les vallsistes soupçonnant Claude Bartolone, le président de l’Assemblée, tandis que les proches de Bartolone soupçonnaient les frondeurs et que les aubrystes y voyaient une manœuvre de Valls.

Lorsque l’Élysée a compris que “l’initiative” prêtée à Manuel Valls venait du JDD, un coup de fil indigné aurait été passé au journal.

L’épisode illustre la tension qui règne au sein du PS autour de la présidentielle, et met à jour la tension entre François Hollande et Manuel Valls. Pourtant lâché jusqu’à Claude Bartolone – indigné par les sorties du président dans le livre des journalistes du Monde, Lhomme et Davet –, François Hollande le répète à l’envi : il ne dira que début décembre s’il brigue un second mandat. Quant à Manuel Valls, il a été qualifié lundi de “présidentiable” par le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, en personne. Ambiance.

Première publication : 26/10/2016

Alors que le démantèlement de la “jungle” se poursuit, plusieurs incendies ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi. Selon la préfecture, les migrants incendient eux-mêmes leur tente, sorte de rituel de départ, avant de quitter les lieux.

Plusieurs feux ont éclaté dans la nuit du 25 au 26 octobre dans la “Jungle” de Calais, faisant un blessé léger mais sans déclencher de panique. Ces incendies sont une “tradition, notamment pour certaines communautés qui mettent le feu à leur habitation au moment de la quitter“, a expliqué la préfecture du Pas-de-Calais, précisant avoir mobilisé en prévention de nombreux pompiers. Le même phénomène avait été constaté en mars lors du démantèlement de la zone sud.

>> Pour voir les images et vidéos sur vos tablettes et mobiles, cliquez ici.

#Calais des migrants mettent le feu à leurs cabanes pic.twitter.com/UXgUsHT4Zq

— Lucas Léger (@CaluLger) 25 octobre 2016

Le gouvernement fait évacuer la totalité des migrants de la “jungle” de Calais pour les reloger dans des centres d’accueil et d’orientation (CAO) mis en place dans toute la France. Depuis le début de l’opération le 24 octobre, plus de 4 000 migrants ont été “mis à l’abri” selon le gouvernement.

>> À voir sur France 24 : Ces migrants qui refusent de quitter la “jungle”

Mardi soir, plusieurs incendies avaient été allumés au sein du bidonville, ces derniers se sont “intensifiés entre minuit trente et trois heures du matin, notamment dans la ‘zone des commerces’ à l’entrée du camp”, a ajouté la préfecture.

Pompiers et forces de l’ordre caillassés

“Dès 21 heures, des départs de feux malveillants se sont déclarés de part et d’autre de la Lande [le nom officiel du camp, NDLR] mais cela a pris une tournure plus sérieuse en seconde partie de nuit”, a confirmé Philippe Mignonnet, adjoint au maire de Calais, présent sur les lieux.

L’incendie continue de se propager.. des bouteilles de gaz explosent #Jungle#Calaispic.twitter.com/8TEFq3uPP5

— Jonathan RT France (@Jonathan_RTfr) 25 octobre 2016

Au moins deux bonbonnes de gaz ont alors explosé, obligeant plusieurs personnes du campement à s’éloigner sur la “bande des 100 mètres”, une zone franche à l’ouest du camp et en bordure de la rocade portuaire. Ces incendies ont tous été combattus par les pompiers, accompagnés par des CRS. “Nous avons été caillassés et avons dû intervenir protégés par les forces de police”, a expliqué un pompier sur place.

“Nous avons évacué 150 à 200 migrants, notamment des Afghans et des Syriens qui ont été pris en charge par des associatifs et une infirmière présents sur les lieux. Parmi eux, nous avons répertorié une quinzaine de mineurs qui ont été mis en sécurité et amenés dans le Centre d’accueil provisoire (CAP) avec ceux hébergés lundi et mardi”, a expliqué le commissaire de police de Calais Patrick Visser-Bourdon.

Scènes de désolation à #Calais des migrants incendient le camp pic.twitter.com/cbssdBtuWD

— Lucas Léger (@CaluLger) 25 octobre 2016

Avec AFP

Première publication : 26/10/2016

Alors que le démantèlement de la “jungle” se poursuit, plusieurs incendies ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi. Selon la préfecture, les migrants incendient eux-mêmes leur tente, sorte de rituel de départ, avant de quitter les lieux.

Plusieurs feux ont éclaté dans la nuit du 25 au 26 octobre dans la “Jungle” de Calais, faisant un blessé léger mais sans déclencher de panique. Ces incendies sont une “tradition, notamment pour certaines communautés qui mettent le feu à leur habitation au moment de la quitter“, a expliqué la préfecture du Pas-de-Calais, précisant avoir mobilisé en prévention de nombreux pompiers. Le même phénomène avait été constaté en mars lors du démantèlement de la zone sud.

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Le gouvernement fait évacuer la totalité des migrants de la “jungle” de Calais pour les reloger dans des centres d’accueil et d’orientation (CAO) mis en place dans toute la France. Depuis le début de l’opération le 24 octobre, plus de 4 000 migrants ont été “mis à l’abri” selon le gouvernement.

>> À voir sur France 24 : Ces migrants qui refusent de quitter la “jungle”

Mardi soir, plusieurs incendies avaient été allumés au sein du bidonville, ces derniers se sont “intensifiés entre minuit trente et trois heures du matin, notamment dans la ‘zone des commerces’ à l’entrée du camp”, a ajouté la préfecture.

Pompiers et forces de l’ordre caillassés

“Dès 21 heures, des départs de feux malveillants se sont déclarés de part et d’autre de la Lande [le nom officiel du camp, NDLR] mais cela a pris une tournure plus sérieuse en seconde partie de nuit”, a confirmé Philippe Mignonnet, adjoint au maire de Calais, présent sur les lieux.

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Au moins deux bonbonnes de gaz ont alors explosé, obligeant plusieurs personnes du campement à s’éloigner sur la “bande des 100 mètres”, une zone franche à l’ouest du camp et en bordure de la rocade portuaire. Ces incendies ont tous été combattus par les pompiers, accompagnés par des CRS. “Nous avons été caillassés et avons dû intervenir protégés par les forces de police”, a expliqué un pompier sur place.

“Nous avons évacué 150 à 200 migrants, notamment des Afghans et des Syriens qui ont été pris en charge par des associatifs et une infirmière présents sur les lieux. Parmi eux, nous avons répertorié une quinzaine de mineurs qui ont été mis en sécurité et amenés dans le Centre d’accueil provisoire (CAP) avec ceux hébergés lundi et mardi”, a expliqué le commissaire de police de Calais Patrick Visser-Bourdon.

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Avec AFP

Première publication : 26/10/2016

Alors que le démantèlement de la “jungle” se poursuit, plusieurs incendies ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi. Selon la préfecture, les migrants incendient eux-mêmes leur tente, sorte de rituel de départ, avant de quitter les lieux.

Plusieurs feux ont éclaté dans la nuit du 25 au 26 octobre dans la “Jungle” de Calais, faisant un blessé léger mais sans déclencher de panique. Ces incendies sont une “tradition, notamment pour certaines communautés qui mettent le feu à leur habitation au moment de la quitter“, a expliqué la préfecture du Pas-de-Calais, précisant avoir mobilisé en prévention de nombreux pompiers. Le même phénomène avait été constaté en mars lors du démantèlement de la zone sud.

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Le gouvernement fait évacuer la totalité des migrants de la “jungle” de Calais pour les reloger dans des centres d’accueil et d’orientation (CAO) mis en place dans toute la France. Depuis le début de l’opération le 24 octobre, plus de 4 000 migrants ont été “mis à l’abri” selon le gouvernement.

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Mardi soir, plusieurs incendies avaient été allumés au sein du bidonville, ces derniers se sont “intensifiés entre minuit trente et trois heures du matin, notamment dans la ‘zone des commerces’ à l’entrée du camp”, a ajouté la préfecture.

Pompiers et forces de l’ordre caillassés

“Dès 21 heures, des départs de feux malveillants se sont déclarés de part et d’autre de la Lande [le nom officiel du camp, NDLR] mais cela a pris une tournure plus sérieuse en seconde partie de nuit”, a confirmé Philippe Mignonnet, adjoint au maire de Calais, présent sur les lieux.

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Au moins deux bonbonnes de gaz ont alors explosé, obligeant plusieurs personnes du campement à s’éloigner sur la “bande des 100 mètres”, une zone franche à l’ouest du camp et en bordure de la rocade portuaire. Ces incendies ont tous été combattus par les pompiers, accompagnés par des CRS. “Nous avons été caillassés et avons dû intervenir protégés par les forces de police”, a expliqué un pompier sur place.

“Nous avons évacué 150 à 200 migrants, notamment des Afghans et des Syriens qui ont été pris en charge par des associatifs et une infirmière présents sur les lieux. Parmi eux, nous avons répertorié une quinzaine de mineurs qui ont été mis en sécurité et amenés dans le Centre d’accueil provisoire (CAP) avec ceux hébergés lundi et mardi”, a expliqué le commissaire de police de Calais Patrick Visser-Bourdon.

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Avec AFP

Première publication : 26/10/2016