Archive for November 1st, 2016

L’objectif de Nicolas Sarkozy jeudi soir, lors du deuxième débat de la primaire de la droite : faire chuter Alain Juppé de son statut de favori. Il cible donc les positions “modérées” de son rival et tente de l’associer au centriste François Bayrou.

Nicolas Sarkozy parviendra-t-il à faire perdre son flegme à Alain Juppé ? Alors que les sept candidats à la primaire de la droite et du centre doivent débattre pour la deuxième fois, jeudi 3 novembre, en direct sur BFM TV et iTELE, à partir de 20 h 30, les deux favoris du scrutin n’abordent pas ce rendez-vous dans les mêmes conditions. D’un côté, Alain Juppé poursuit sa course en tête des sondages et fait toujours figure de favori. De l’autre, Nicolas Sarkozy reste dans la position du challenger obligé de porter des coups à son adversaire.

Ce dernier, après avoir reproché à son principal rival d’appeler la gauche à participer à la primaire de la droite, poursuit et amplifie sa récente stratégie qui consiste à taper sur François Bayrou. Plutôt que de concentrer ses attaques sur les propositions d’Alain Juppé, l’ancien chef de l’État préfère visiblement s’en prendre au président du MoDem, fidèle soutien du maire de Bordeaux, en affirmant que la future majorité, sous une présidence Juppé, serait forcément “otage de Bayrou”. Une offensive qui a pour but de mobiliser un électorat n’ayant pas pardonné au maire de Pau son vote en faveur de François Hollande au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2012.

“Je ne veux pas que demain la future majorité soit otage de M. Bayrou”, a ainsi martelé, mercredi matin, sur France Info, Nicolas Sarkozy, qui agite la perspective d’une “alternance molle” et d’un groupe parlementaire de “100 à 150 députés” pour les centristes de François Bayrou.

>> Infographie : qui sont les candidats de la primaire de la droite ?

“Qu’a promis Alain Juppé ?, demande également l’ancien président de la République dans une interview à paraître jeudi 3 novembre dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles. Quelle part du projet politique du MoDem sera mise en œuvre ? La régularisation des sans-papiers ? Le droit de vote des étrangers ? La création d’une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu ? La proportionnelle aux élections ?”, s’interroge-t-il en recensant des thèmes rédhibitoires pour l’électorat de droite.

“C’est le retour habituel des vieilles techniques qui consistent à dire qu’on est plus de droite que son adversaire, estime le politologue Thomas Guénolé, contacté par France 24. Le niveau rhétorique est celui d’une cour d’école primaire, mais ça fait partie des classiques.”

Le directeur de campagne d’Alain Juppé, Gilles Boyer, y voit lui le signe d’une certaine fébrilité dans le camp Sarkozy : “Les sarkozystes cherchent des boucs-émissaires, c’est intéressant politiquement, car cela montre qu’ils ont intériorisé la défaite”, estime-t-il dans Le Monde.

Valérie Pécresse vote Juppé

L’ancien ministre des Affaires étrangères se garde bien de fanfaronner avant le 27 novembre, date du deuxième tour de la primaire. Il peut tout de même s’enorgueillir du ralliement, mardi 1er novembre, de la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse.

>> À voir : Alain Juppé interviewé sur Facebook Live

“Il sera un président fort, qui saura réformer et restaurer l’autorité de l’État, dit de lui Valérie Pécresse dans un entretien au Figaro. […] Il faut se réunir derrière lui au premier tour. Je le fais parce qu’il a l’autorité sereine pour diriger la France et mener à bien les réformes très profondes dont elle a besoin. À travers les épreuves qu’il a traversées, il a prouvé son courage, sa constance et sa détermination.”

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy s’est jetée sans retenue dans la campagne, rappelant quelques vérités, notamment au sujet des attaques visant François Bayrou. “Ne soyons pas hypocrites et disons la vérité ! Sans les voix de l’UDI et du MoDem, ni Laurent Wauquiez, ni Christian Estrosi, ni moi n’aurions été élus présidents de région, a ainsi déclaré Valérie Pécresse dans Le Figaro. Et cela ne m’empêche pas, je vous le garantis, de mener une politique de franche rupture avec dix-sept ans de gestion socialiste en Île-de-France.”

Alain Juppé sur la dalle d’Argenteuil

C’est fort de ce soutien de poids qu’Alain Juppé s’est rendu, mercredi 2 novembre, sur la dalle d’Argenteuil, en banlieue parisienne. Celle-ci est restée dans les mémoires comme le lieu où Nicolas Sarkozy avait promis à une habitante, en 2005, qu’il se débarrasserait de la “racaille” accusée par l’ancien ministre de l’Intérieur d’imposer sa loi dans ce quartier difficile.

“On compte aller chercher les voix une à une, y compris ici”, a expliqué sur place l’entourage du maire de Bordeaux. Seule allusion à la visite de Nicolas Sarkozy en 2005, Kamel Hamza, élu LR de La Courneuve et soutien d’Alain Juppé, qui parle de “mots qui ont fait mal, qui ont choqué et qui continuent de faire du mal”.

>> À lire : Primaire de la droite – les ‘invisibles’ misent sur les débats télévisés pour exister

“Alain Juppé envoie ici le message que lui ne divise pas, juge Thomas Guénolé. Au contraire de Nicolas Sarkozy, il montre qu’il peut se rendre sur la dalle d’Argenteuil sans créer la polémique.”

Un déplacement sans remous ni anicroche, à l’image de l’attitude qu’adoptera Alain Juppé, jeudi soir, lors du débat ,afin de gérer son avance. Tout le contraire, en somme, de Nicolas Sarkozy qui cherchera, de son côté, à rebattre les cartes.


Première publication : 02/11/2016

France 24 est partenaire de Brutus, la première émission politique diffusée en direct sur Facebook. Le premier invité était Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite et du centre.

Animée par Emery Doligé et Sylvain Attal (France 24), l’émission politique Brutus a reçu Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite et du centre. Il a été interrogé par une trentaine d’électeurs et par les internautes.

Suivez l’interview d’Alain Juppé en direct sur Facebook Live

Première publication : 02/11/2016

Trois ans après la mort des deux journalistes de RFI, abattus dans le nord du Mali le 2 novembre 2013, l’enquête progresse lentement. Pour France 24, leur ex-collègue Christophe Boisbouvier revient sur les zones d’ombre qui entourent l’enquête.

Il y a trois ans, jour pour jour, le 2 novembre 2013, Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient enlevés puis assassinés près de Kidal, dans le nord du Mali, où ils couvraient la tenue des élections législatives. Depuis le drame, les proches de la journaliste et du technicien de Radio France internationale (RFI) ne cessent de militer pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances du double assassinat et les motivations de leurs auteurs.

Sur le plateau de France 24, Christophe Boisbouvier, journaliste à RFI et membre de l’association des Amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, fait le point sur les zones d’ombres qui entourent l’enquête.

Depuis le 2 novembre 2013, les investigations menées au Mali et en France ont-elles connu des avancées ?

L’enquête n’a pas vraiment progressé. Il y a eu quelques points positifs comme la déclassification d’un certain nombre de pièces. Mais l’armée française n’a déclassifié que la moitié des documents demandés par le juge d’instruction. Et cette moitié comporte de nombreux trous, nous disent des sources proches de l’enquête.

Aujourd’hui, nous avons deux grosses interrogations. La première se situe au niveau de la justice malienne. Nous venons d’apprendre que le juge d’instruction Mamadou Kassogué, chargé du dossier à Bamako, n’appartient pas au pôle antiterroriste. Une unité qui a été créée il y a plus de trois ans et qui dispose de moyens que le tribunal de grande instance de Bamako n’a pas. On se demande donc pourquoi dans une affaire évidemment terroriste comme celle de Claude et Ghislaine, le juge d’instruction ne dispose pas de ces moyens-là. Notons tout de même que le ministre malien de la Justice, Mamadou Ismaël Konaté, a annoncé ce matin sur RFI qu’une cour d’assises spéciale antiterroriste sera mise en place à Bamako.

La deuxième interrogation porte sur ce que les autorités françaises, notamment le ministre de la Justice et le président de la République, ne disent pas au juge d’instruction antiterroriste Jean-Marc Herbaut.

L’association des Amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, dont vous faites partie, dénonce effectivement un “silence d’État”. Qu’est-ce que les autorités françaises tenteraient de cacher ?

Deux exemples très concrets : en mars dernier, lorsque nous avons rencontré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, il nous a dit à propos de Ghislaine et Claude : “ils ont été trahis”. Trahis par qui ? Trahis pour quoi ? Il ne nous en a pas dit plus. Depuis, nous ne cessons de lui demander un rendez-vous pour en connaître davantage et nous n’avons eu, pour l’instant, aucune réponse. Il en a dit trop ou pas assez, mais le fait est qu’il sait des choses.

Deuxième fait très troublant : c’est une confidence de François Hollande qui se trouve dans le livre sorti récemment “Un président ne devrait pas dire ça…”. Il y confie aux journalistes du Monde, cinq jours seulement après le drame, que les assassins sont sans doute les mêmes que ceux qui avaient enlevé Serge Lazarevic et Philippe Verdon deux ans plus tôt dans le Nord-Mali. Chose qu’il ne nous avait jamais dite en trois ans et, apparemment, ni au juge d’instruction.

>> À lire sur RFI : Assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon – 3 ans après, un silence d’État ?

Tout cela est d’autant plus troublant que les mêmes François Hollande et Jean-Yves Le Drian nous ont toujours dit qu’il n’y avait aucun lien entre le drame de Kidal et toute prise d’otage antérieure. Avec les confidences du président Hollande, on a aujourd’hui la preuve que si.

Pourquoi l’État maintiendrait-il le flou ?

De fait, la grande question que nous nous posons, c’est celle d’un éventuel lien avec les négociations ayant mené à la libération des otages français d’Arlit, au Niger, le 29 octobre 2013, c’est-à-dire quatre jours avant le drame de Kidal. Il s’agit de savoir s’il y a des intermédiaires, des agents-double, des gens qui ont compté dans ces négociations et qui seraient en même temps impliqués dans l’assassinat de Ghislaine et Claude, mais dont on ne veut pas révéler les noms parce qu’ils ont servi la France. Il peut s’agir de personnes qui ont été à la fois intermédiaire pour la libération des otages d’Arlit et à la fois assassins de Ghislaine et Claude.

Le 7 octobre 2006, la journaliste russe Anna Politkovskaïa était assassinée à Moscou. Dix ans après, l’enquête n’a toujours pas permis de connaître le ou les commanditaires. Ne craignez-vous pas un même scénario pour l’assassinat de vos anciens collègues ?

Si le travail de justice n’est pas fait, on redoute qu’un jour tous les suspects soient tués un par un, puisqu’ils sont sur un théâtre de guerre où l’opération française Barkhane continue d’agir. Il y a un risque d’élimination des suspects et le dossier pourrait être fermé faute de personnes qui pourraient comparaître. Il faut donc vraiment que les justices française et malienne fassent leur travail pour qu’un jour les auteurs du double assassinat répondent de leur crime.

De notre côté, à RFI, nous nous battons pour que la mémoire de Ghislaine et Claude soit honorée. Tous les ans, une bourse est décernée en leurs noms à un journaliste et à un technicien d’un pays d’Afrique pour qu’ils puissent continuer leur travail. Il ne faut pas désarmer face à tous ceux qui veulent tuer la presse.

Première publication : 02/11/2016

Trois ans après l’assassinat des deux journalistes de RFI dans le nord du Mali, les circonstances du drame demeurent très floues. Les proches des victimes déplorent le “mystère” entourant l’enquête et dénoncent l’omerta des autorités françaises.

Trois ans après les faits, l’association des Amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon dénonce les “zones d’ombre” qui entourent toujours le mobile et les circonstances de leur assassinat au Mali le 2 novembre 2013.

Dans un communiqué publié mardi 1er novembre sur son compte Facebook, l’association déplore le “mystère” persistant autour des raisons de l’enlèvement et de l’exécution des deux journalistes de RFI. “Aujourd’hui, il apparaît que l’Élysée et la Défense en savent beaucoup plus que ce qu’ils disent. Pourquoi ce silence d’État ? Quels sont les faits que l’État veut cacher ?”, écrit-elle.


“Omerta”

Dans un long article recensant les interrogations encore en suspens, le site internet de RFI indique ainsi que pour les “amis de Ghislaine et Claude, l’omerta entretenue au plus haut sommet de l’État ne fait ainsi plus de doute. Une conviction renforcée, ces derniers mois, à mesure que sont apparus de nouveaux éléments qualifiés de ‘troublants’.”

>> À lire sur RFI : Assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon : 3 ans après, un silence d’État ?

L’association retient notamment un passage du récent livre “Un président ne devrait pas dire ça”, rédigé par des journalistes du Monde à partir de confidences du président François Hollande. Évoquant le cas de deux autres Français enlevés au Mali en 2011, Serge Lazarevic et Philippe Verdon, le chef de l’État a confié le 7 novembre 2013, soit quatre jours après le double assassinat des journalistes : “On a le cas Lazarevic, sans doute détenu par ceux qui ont tué les deux journalistes et qui auraient tué Verdon”. La mort de Philippe Verdon avait été annoncée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en mars 2013.

“Éléments tronqués”

“On a envie d’en savoir plus depuis cette phrase”, a affirmé la semaine dernière Pierre-Yves Schneider, président de l’association, ajoutant que “toutes les pistes sont ouvertes dans cette affaire où il y a des choses à cacher”. Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a déclassifié une centaine de documents confidentiels défense dans le cadre de l’enquête française. Mais selon l’association, ces pièces déclassifiées comportent “beaucoup de passages blanchis, raturés. Il y a des éléments tronqués”.

Une des hypothèses retenues par l’association serait que le commando qui a enlevé et tué les journalistes aurait pu être impliqué dans les négociations alors en cours pour libérer Serge Lazarevic, qui a retrouvé sa liberté en 2014.

Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans, ont été enlevés à Kidal, dans le nord du Mali, par des hommes armés le 2 novembre 2013 lors d’un reportage. Les deux corps ont été retrouvés deux heures après le rapt à 12 km de Kidal par des militaires français qui avaient été alertés de l’enlèvement. Aqmi avait revendiqué leur assassinat.

En ce 2 novembre, consacré par l’ONU “Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes”, François Hollande a salué la mémoire des deux journalistes, tout en rappelant que la justice mène des investigations dans un contexte difficile et fait tout ce qui est possible pour répondre aux légitimes attentes des familles.”


© Capture écran Facebook

Première publication : 02/11/2016

Tous les mineurs encore présents dans l’ex-“Jungle” de Calais, soit 1 616 jeunes, ont quitté les lieux, mercredi, à bord de cars à destination de centres d’accueil dédiés en France, a annoncé la préfecture du Pas-de-Calais.

Ils étaient quelque 1 500 mineurs isolés encore présents dans la “jungle” de Calais. Leur évacuation a eu lieu tout au long de la journée du mercredi 2 novembre, soit deux jours après le démantèlement total du campement. Le premier car est parti vers 8 h 30, le dernier vers 16 h.

En tout 38 véhicules ont été mobilisés pour transporter les 1 616 jeunes isolés vers des Centres d’accueil et d’orientation dédiés (ou Caomi), déclinaison des CAO pour”mineurs” ouverts dans toute la France. Mais cette structure n’est que temporaire, la prise en charge des moins de 18 ans dépendant théoriquement des départements et non pas de l’État.

Ces départs massifs, avec deux représentants britanniques dans chaque car, se sont déroulés dans une ambiance sereine. Certains migrants semblaient pressés de monter dans les cars tandis que d’autres jouaient au foot ou faisaient de la musique pour patienter, a constaté une journaliste de l’AFP.

Quelques-uns se disaient cependant sceptiques. “On ne peut pas dire que je suis vraiment content, parce que je ne sais pas où je vais. Grande-Bretagne ? Canada ? France ? Mais je suis quand même content de quitter la ‘Jungle'”, a ainsi déclaré Ahmed, un Soudanais de 17 ans.

Passage vers l’Angleterre ?

De nombreux jeunes demandent à être transférés vers le Royaume-Uni. Leurs demandes vont être examinées. Mais pour l’heure, ils doivent patienter dans les Caomi.

“Plus aucune demande de transfèrement vers le Royaume-Uni [ne] sera traitée à Calais. Le suivi des dossiers et les départs vers le Royaume-Uni se feront à partir des centres pour mineurs. […] a affirmé la préfecture du Pas-de-Calais dans un document diffusé mardi auprès de ces mineurs, et dont l’AFP a obtenu copie.

Le 1er bus de #mineurs a quitté #Calais à destination d’un CAO à Carcassone. À son bord, 43 “bambinos”. pic.twitter.com/qByeQXcH8w

— Jungle News (@junglenewsfr) 2 novembre 2016

Des représentants du Home Office (ministère britannique de l’Intérieur) dépêchés sur place avaient déjà participé à l’étude des dossiers des mineurs souhaitant rejoindre le Royaume-Uni lors du démantèlement. Dans le cadre de cette procédure accélérée, environ 300 d’entre eux ont pu concrétiser ce projet.

“Ils veulent retourner à Calais”

Que décideront les “recalés” pour l’Angleterre ? Dans les Caomi de Meurthe-et-Moselle et Charente-Maritime, par exemple, “la moitié environ des jeunes se sont déjà évaporés”, assure Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile. “Ils veulent retourner à Calais”, poursuit-il, en déplorant “une situation inextricable”.

Les autorités s’attelleront dans les prochaines semaines à faire partir les 360 à 400 femmes et enfants hébergés au centre d’accueil Jules Ferry, un ancien centre aéré jouxtant l’ex-“Jungle”. Le secteur sera alors totalement désert.

D’après les chiffres fournis par le gouvernement, 6 000 personnes de la ‘jungle’ ont été “mises à l’abri” ces derniers jours.

Après les #mineurs, ce seront les femmes qui seront évacuées de la “jungle” de #Calais demain.

— Jungle News (@junglenewsfr) 2 novembre 2016

Avec AFP

Première publication : 02/11/2016