Archive for November 2nd, 2016

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Le gouvernement a profité du week-end de la Toussaint pour créer le controversé fichier des “Titres électroniques sécurisés”. Une base de données, qui centralisera les informations de 60 millions de titulaires de carte d’identité et de passeports.

Soixante millions de citoyens français fichés. Telle est la principale conséquence de la nouvelle base de données “Titres électroniques sécurisés” (TES) créée par décret, dimanche 30 octobre. Un fichage qui provoque une levée de boucliers massive : L’Obs qualifie le TES d’”effrayant ‘fichier pour tous’”, Libération parle d’une “mégabase de données qui la fiche mal“…

Ce fichier vise à centraliser toutes les informations issues des cartes d’identité et des passeports. Le nom, le prénom, la couleur des yeux, l’adresse, la taille, la filiation parentale, l’image numérisée du visage, ainsi que deux empreintes digitales de la quasi-totalité de la population française (tous les citoyens de plus de 12 ans) vont se retrouver dans une unique base de données à disposition des autorités. Les informations pourront être conservées entre 15 ans pour les passeports et 20 ans pour les cartes d’identité.

Un nouveau “fichier des honnêtes gens” ?

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et celui de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, ont, mercredi 2 novembre, volé au secours de cette initiative présentée comme un garant contre l’usurpation d’identité. Le premier a profité de la séance des questions au gouvernement pour défendre le TES, tandis que le deuxième s’est fendu d’un post sur Facebook assurant qu’il fallait “une meilleure sécurité pour les deux titres” (carte d’identité et passeport).

La montée au front des soldats Cazeneuve et Urvoas ne risque cependant pas de calmer les détracteurs de cette base de données. Pour eux, le TES constitue un énième renoncement de la gauche. Ce fichier ne serait que le décalque de celui voulu par Nicolas Sarkozy en 2012, qui avait suscité l’opposition farouche du Parti socialiste. “Les deux sont effectivement relativement proches, dans la mesure où celui présenté par Nicolas Sarkozy, surnommé ‘fichier des honnêtes gens’ prévoyait aussi de regrouper l’ensemble des données personnelles liées au passeport et à la carte d’identité, y compris l’image numérique ou les empreintes digitales”, rappelle Antoine Cheron, avocat spécialisé dans les nouvelles technologies du cabinet ACBM, contacté par France 24. Ironie de l’histoire : l’une des attaques les plus virulentes à l’époque était signée… Jean-Jacques Urvoas, aujourd’hui chargé de promouvoir l’héritier de ce “fichier des honnêtes gens”.

La principale différence entre les deux, et qui change tout aux yeux de l’actuel gouvernement, c’est qu’en 2012, le texte permettait aux forces de police d’exploiter les données dans certaines affaires, notamment liées au terrorisme. De quoi faire de 60 millions de Français des suspects potentiels. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons qui a poussé le Conseil constitutionnel à censurer le fichier proposé par Nicolas Sarkozy en raison “du manque de garantie contre le risque d’arbitraire”.

Rien de tel avec le TES, dont l’accès est limité aux vérifications d’identité. Mais le gouvernement n’a pas l’air très sûr de son coup : il a choisi la torpeur du week-end de la Toussaint pour agir et a préféré opter pour un décret plutôt qu’un projet de loi. “On pourrait penser que le gouvernement cherche à contourner le Conseil constitutionnel en adoptant un décret, car le seul moyen de le contester est de saisir le Conseil d’État”, précise Antoine Chéron.

Gare aux pirates

L’avocat souligne aussi l’enjeu démocratique d’une telle procédure : “D’un point de vue juridique, rien n’interdit au gouvernement de créer un tel fichier par décret, mais certains politiques considèrent qu’un tel fichier, par son ampleur, ne devrait pas pouvoir exister sans qu’il y ait un grand débat public”. C’est, mot pour mot, l’argument du sénateur socialiste Gaëtan Gorce qui appelle, dans Libération, à un “débat parlementaire” sur le sujet.

Le TES coince tout autant politiquement, que sur les principes qu’il véhicule. Le débat est le même qu’en 2012 : davantage de sécurité au détriment des libertés individuelles et de la vie privée. Le prix à payer peut s’avérer élevé : “En dépit des dénégations du gouvernement, le contenu de ce fichier pourra, à terme, être couplé avec des informations recueillies, par exemple, par les caméras de vidéo-protection”, explique Antoine Chéron. En comparant les vidéos et les visages numérisées du fichier, il serait alors possible de géolocaliser à tout moment n’importe qui. Un scénario digne d’un roman orwellien.

Le Jean-Jacques Urvoas de 2012 avait aussi pointé du doigt un autre risque qui subsiste avec le TES : celui du piratage. “Aucun système informatique n’est impénétrable. Toutes les bases de données peuvent être piratées. Ce n’est qu’une question de temps”, prévenait alors le socialiste dans un billet de blog intitulé “Contre le fichier des honnêtes gens”.

De plus, les données sont susceptibles de franchir les frontières car “Interpol et les pays membres de l’espace Schengen pourront également avoir accès à ces fichiers afin de lutter contre l’usurpation d’identité”, rappelle Antoine Chéron. Conséquence : une multiplication des occasions, pour les éventuels cybercriminels, d’intercepter ce qui constitue l’une des plus vastes bases de données d’informations personnelles sensibles jamais constituées.

Première publication : 03/11/2016

À l’occasion du deuxième débat télévisé, organisé jeudi à Paris, les candidats à la primaire de la droite rendront leur copie sur le thème de l’éducation. Tour d’horizon des petites et grandes propositions des sept prétendants à la présidence.

Pas facile pour les candidats de la primaire de la droite et du centre de se distinguer sur le thème de l’éducation quand on appartient à la même famille politique, exception faite de Jean-Frédéric Poisson du Parti chrétien démocrate. Les sept candidats en lice devront pourtant afficher leur singularité lors du deuxième débat retransmis jeudi 3 novembre en direct sur BFMTV, RMC et iTELE.

>> À voir sur notre site : Brutus : Alain Juppé interviewé sur Facebook Live

Certes, les candidats ne devraient pas s’étriller, jeudi soir, sur des thèmes chers à la droite, comme la revalorisation de l’apprentissage des fondamentaux à l’école primaire. Ni sur la réforme des rythmes scolaires, chantier lancé par l’actuel gouvernement socialiste, très décrié depuis sa mise en place par l’opposition. En revanche, ils devraient veiller à placer leurs propositions phares durant leur précieux temps de parole.


Des propositions du CP à la troisième

Et en ce qui concerne les plus jeunes élèves, les idées ne manquent pas. Nicolas Sarkozy entend ainsi créer un “CP+”, une classe préparatoire à effectif réduit destinée aux élèves qui montrent des difficultés d’apprentissage. Alain Juppé se différencie de ses concurrents par sa volonté d’engager des animateurs linguistiques dans les crèches pour favoriser l’apprentissage d’une langue étrangère dès le plus jeune âge.

>> À lire dur France 24 : Primaire de la droite : Sarkozy “la vraie droite” contre Juppé “le centriste” ?

François Fillon préconise l’avancement de la scolarité obligatoire de cinq ans à six actuellement ainsi que le port de l’uniforme. Une dernière proposition commune à Jean-François Copé, qui souhaite généraliser le lever de drapeau et le chant de “la Marseillaise” à tous les établissements de l’Hexagone.

Si tous les candidats ont en commun la volonté de maintenir le collège unique, Bruno Le Maire propose pour sa part un “collège diversifié” avec des options professionnalisantes proposées dès la sixième. Il suggère également une fusion des instituteurs et des enseignants de collège dans un corps unique de professeurs polyvalents, allant du CP jusqu’à la troisième.

Jean-Frédéric Poisson souhaite, quant à lui, faciliter l’installation des écoles hors contrat sur le territoire et milite pour le relèvement du ratio entre écoles publiques et privées. Plus polémique, Nathalie Kosciusko-Morizet s’est déclarée favorable à l’apprentissage de l’arabe dans les écoles arguant qu’”il vaut mieux que les gamins apprennent l’arabe dans un établissement public laïc qu’à la mosquée ou même dans le cadre d’une association”.

Tout savoir du second débat de la primaire de la droite par @AFPgraphics#AFPpic.twitter.com/618U0k2AHZ

— Agence France-Presse (@afpfr) 3 novembre 2016

Tous se rejoignent sur les vertus de l’apprentissage et entendent renforcer ces filières professionnalisantes. Mais pas de la même manière. Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy souhaitent faire passer l’âge minimum de l’apprentissage de 16 à 14 ans. François Fillon veut, lui, donner davantage de moyens en redéployant les fonds destinés aux emplois aidés vers l’embauche d’apprentis et augmenter leur rémunération. Bruno Le Maire assure vouloir fusionner les lycées professionnels, centres de formation des apprentis (CFA) et les groupements d’établissements pour la formation continue (Greta) afin de favoriser l’émergence de l’apprentissage et mieux intégrer les entreprises aux cursus.

Les candidats soumis à l’épreuve du baccalauréat

Difficile pour les candidats de faire l’impasse sur le baccalauréat dans leur programme. Soucieux de réduire les dépenses que ce diplôme génère, Alain Juppé a planché sur la réduction du nombre d’épreuves à quatre ou cinq, avec davantage de contrôles continus dans les matières restantes. Une idée qu’il partage avec Bruno Le Maire, qui souligne la nécessité de répartir ces épreuves aux classes de première et terminale. François Fillon plaide enfin pour une planification des épreuves du bac en juillet.

L’université est également au cœur des préoccupations des candidats. S’ils s’entendent globalement sur la nécessité d’accorder une plus grande autonomie aux facultés, ils ne sont pas d’accord sur les modes de sélection. Nathalie Kosciusko-Morizet et Nicolas Sarkozy veulent instaurer une sélection des étudiants à l’entrée de la Licence. Jean-François Copé, tout comme François Fillon, défend l’idée de soumettre les lycéens à des épreuves d’admissibilité dès la terminale pour accéder aux études supérieures.

Les professeurs chahutés par les candidats

Globalement, tous les candidats s’accordent à dire que les professeurs doivent accroître leur temps de présence dans leurs établissements respectifs. Mais tout de même avec des différences. Nicolas Sarkozy, qui a d’ailleurs déclenché l’ire des enseignants en déclarant que ces derniers ne travaillaient que six mois par an, – vacances scolaires comprises –, préconise une augmentation de 25 % leur temps de travail, en contrepartie d’une augmentation de salaire du même taux. Et ce n’est pas avec son autre mesure choc, qui consiste à supprimer 30 % des postes de professeurs en France, que l’ancien président de la République devrait se réconcilier avec le monde de l’Éducation nationale.

Un @NicolasSarkozy en forme olympique ce matin avec son comité de campagne. Prêt pour le #DebatPrimaire de ce soir ! pic.twitter.com/BFYOLlsERx

— Gilles PLATRET (@gillesplatret) 3 novembre 2016

Alain Juppé réclame, lui, une nouvelle répartition de leur présence actuelle dans l’établissement qui ouvrira la voie à une augmentation de 10 % sur leur rémunération. François Fillon défend lui aussi l’idée d’augmenter leur temps de présence “pour accompagner les élèves” et développer le lien avec les parents moyennant une augmentation de salaire obtenue au mérite uniquement. Bruno Le Maire préconise aussi une présence plus accrue des enseignants, accompagnée d’une contrepartie financière, avec des horaires à effectuer par niveau : à l’école primaire, ils devront enseigner 26 heures par semaine, 20 heures par semaine au collège et 18 heures au lycée.

NKM se démarque une nouvelle fois des hommes, qui lui font face, en prônant la suppression du statut de fonctionnaires aux professeurs.

Les candidats entrent dans l’Histoire de France

Vient enfin le sujet qui divise le plus les candidats : l’apprentissage de l’Histoire. Directement en prise avec l’épineux débat sur l’identité nationale, chacun des candidats a une vision toute personnelle de la manière dont on doit étudier cette matière hautement politique. François Fillon propose ainsi de revoir in extenso le programme d’Histoire en primaire. “Si je suis élu président de la République, je demanderais à trois académiciens de s’entourer des meilleurs avis pour réécrire les programmes d’Histoire avec l’idée de les concevoir comme un récit national”, a fait savoir l’élu sarthois lors d’un meeting à Sablé, le 28 août 2016. Jean-Frédéric Poisson, tout comme Bruno Le Maire, envisage un enseignement chronologique de l’Histoire.

Nicolas Sarkozy, qui a beaucoup fait parler de son “roman national”, s’est échiné ces dernières semaines à fustiger les “idéologues du ‘multiculturalisme'” propres à “détruire méthodiquement la transmission de notre Histoire nationale”, lors de son meeting à Saint-André-lez-Lille, le 8 juin. Le candidat républicain veut que l’on apprenne “l’Histoire de France à l’école, pas l’histoire de ses parents”.

Reste à savoir si ce deuxième débat restera dans les annales de la politique française. Réponse, jeudi 3 novembre à partir de 20 h 30 en direct sur BFMTV, RMC et iTELE.

Première publication : 03/11/2016

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Air France a annoncé le lancement d’une nouvelle compagnie dont le but sera de regagner des parts de marché sur le moyen et long-courrier en jouant sur les prix… sans faire de “low cost”.

Son nom demeure inconnu, mais son ambition est clairement affichée. Le groupe Air France-KLM a présenté jeudi 3 novembre les grandes lignes de sa nouvelle compagnie aérienne qui aura pour vocation de concurrencer “les compagnies du Golfe” sur les lignes moyen-courrier (à partir de l’an prochain) et long-courrier (en 2018).

Cette nouvelle filiale d’Air France, présentée dans le cadre du projet de développement “Boost“, tentera de reprendre des parts de marché en jouant sur les prix, tout en ne tombant pas dans la marmite du low-cost. “Une Transavia [compagnie à bas coût d’Air France pour l’Europe] long-courrier n’aurait pas de pas de sens”, a assuré Jean-Marc Janaillac, le PDG d’Air France.

Numéro d’équilibriste

Il s’agira de trouver un point d’équilibre tarifaire entre les compagnies dites traditionnelles et celles qui assument le positionnement “low-cost”. Un numéro d’équilibriste qui laisse certains spécialistes dubitatifs. “On a du mal à voir quel est véritablement son positionnement et son différentiel en termes de coûts”, a résumé Yan Deroclas, analyste pour le cabinet de conseils Oddo Securities, interrogé par Reuters.

Jean-Marc Janaillac n’est pas entré dans les détails de l’offre de sa nouvelle compagnie aérienne. Il s’est davantage concentré sur l’urgence d’agir. “Le statu quo n’est pas une option”, a-t-il indiqué. Le PDG d’Air France a rappelé que 35 % des lignes d’Air France sont déficitaires, dont 10 % très lourdement. C’est sur ces lignes particulièrement menacées, qui desservent notamment l’Asie et l’Asie du Sud-Est, que la nouvelle entité va prendre la place d’Air France afin d’essayer de faire des économies et attirer de nouveaux passagers.

Pour y parvenir, il n’y aura, entre autres, plus de première classe (mais toujours une classe affaire) dans ces avions, et davantage de sièges par rangée en classe économique.

Afin de maîtriser les coûts, le groupe va aussi devoir négocier avec les pilotes et le personnel navigant. Un terrain que la direction d’Air France sait miné : elle a assuré que seul le personnel volontaire ayant accepté des “règles spécifiques” travaillera pour cette nouvelle compagnie. Reste à définir ces règles. Les dernières négociations avec les syndicats avaient débouché sur deux grèves à l’été 2016 et entraîné le départ du précédent PDG Frédéric Gagey.

Première publication : 03/11/2016

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Plus d’un milliard d’utilisateurs de Facebook se connectent chaque mois au réseau social exclusivement via l’application mobile, a affirmé le groupe lors de la présentation de ses résultats financiers trimestriels.


© Studio France 24

C’est une étape qui révèle à quel point l’Internet est devenu mobile. Facebook a annoncé, lors de la publication de ses résultats financiers trimestriels mercredi 2 novembre, que chaque mois, 1,05 milliard d’internautes n’utilisent plus le réseau social qu’en passant par leur smartphone.

Dorénavant, 58,9 % de tous les abonnés de Facebook ne consultent plus leur mur depuis un ordinateur. Ces données prennent en compte les mobinautes qui utilisent Facebook ou Messenger, l’application de discussion instantanée.

Pour Mark Zuckerberg, PDG du réseau social, cet accomplissement est important à plus d’un titre. Facebook a longtemps été accusé de ne pas avoir su prendre le virage du mobile et apparaissait comme de plus en plus “ringard” par rapport à des concurrents comme Instagram (que Facebook a acquis en 2012) ou WhatsApp.

La publicité migre aussi de plus en plus de l’Internet fixe (sur les ordinateurs) au web sur smartphones. D’où la volonté de Facebook, qui carbure aux revenus publicitaires, d’y être aussi présent que possible. Mission réussie : rien qu’au troisième trimestre 2016, le groupe a récolté 5,7 milliards de dollars grâce à la publicité sur mobile. C‘est davantage que l’intégralité de ses revenus (internet fixe et mobile) l’an dernier sur la même période.

Première publication : 03/11/2016

La justice belge a donné son accord à la remise à la France de Mehdi Nemmouche, tueur présumé du Musée juif de Bruxelles en 2014. Il est soupçonné par Paris d’avoir été l’un des geôliers des quatre journalistes français ex-otages en Syrie.

Mehdi Nemmouche va être remis à la justice française. La justice belge a donné jeudi 3 novembre son accord de principe à la remise à la France du tueur présumé du Musée juif de Bruxelles en 2014.

L’homme est également soupçonné par Paris d’avoir été l’un des geôliers de quatre journalistes français ex-otages en Syrie.

Il pourra être remis quand la Belgique “n’en aura plus besoin” dans le cadre de l’enquête en cours sur l’attentat qui avait fait quatre morts en mai 2014, a indiqué à l’AFP un porte-parole du parquet fédéral belge, après une décision d’une juridiction d’instruction bruxelloise de “rendre exécutoire” le mandat d’arrêt européen délivré à son encontre par la France.

Le 24 mai 2014, un homme avait ouvert le feu dans le hall d’entrée du Musée juif de Bruxelles, tuant deux touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge.

L’auteur présumé, Mehdi Nemmouche, un Français au “profil jihadiste” radicalisé en prison et passé par la Syrie, avait été arrêté six jours plus tard à la gare routière de Marseille (sud de la France) et extradé deux mois plus tard en Belgique.

Il a été inculpé par un juge d’instruction bruxellois pour “assassinats dans un contexte terroriste” et est incarcéré dans l’attente d’un procès dont la date n’a pas encore été fixée.

Mehdi Nemmouche admet être impliqué “d’une certaine manière” dans la tuerie du Musée juif, mais nie toujours être l’auteur de l’attaque, a affirmé son avocat, Me Sébastien Courtois, cité jeudi dans la presse belge.

Il a également été identifié comme l’un de leurs anciens geôliers par quatre journalistes français (Didier François, Pierre Torrès, Edouard Elias et Nicolas Hénin) libérés en avril 2014 après avoir passé dix mois comme otages en Syrie, raison pour laquelle la France a également entamé des poursuites contre lui.

Avec AFP

Première publication : 03/11/2016