Archive for November 6th, 2016

Les critiques portant sur le fichier regroupant les données personnelles des Français ont pris une nouvelle tournure, lundi, lorsque la secrétaire d’État au Numérique a dénoncé “un dysfonctionnement majeur” dans sa mise en place.

La polémique autour du fichier regroupant les données personnelles des Français a enflé, lundi 7 novembre, avec les critiques d’Axelle Lemaire, secrétaire d’État au Numérique et du Conseil national du numérique, qui a demandé sa suspension.

Dans un entretien au quotidien libéral L’Opinion, Axelle Lemaire a déploré “un dysfonctionnement majeur” dans sa mise en place. Pour elle, “ce genre de fichier était une bonne solution il y a dix ans” mais pose aujourd’hui “de réels problèmes de sécurité”, à l’heure où les cyberattaques constituent un fléau informatique à grande échelle.Le Conseil national du numérique (CNNum) a également appelé le gouvernement à “suspendre la mise en œuvre” du fichier. Déplorant “l’absence de toute concertation préalable à la publication du décret”, il l’a invité à ouvrir “une réflexion interministérielle” sur le sujet.

Le ministre de l’Intérieur est monté au créneau. Dans une lettre de quatre pages adressée à cet organe consultatif, Bernard Cazeneuve a assuré que la création du fichier s’était effectuée “dans la transparence”, qu’il y avait eu “débat” et que “les étapes du travail interministériel” avaient bien été respectées.

Sur @franceinfo, la réac du cab de @BCazeneuve aux critiques d’@axellelemaire “On va pas l’appeler à chaque fois qu’on touche à un ordi”

— Andréa Fradin (@FradiFrad) November 7, 2016

Ce fichier, baptisé “Titres électroniques sécurisés” (TES), a fait l’objet d’un décret paru le 30 octobre au Journal officiel. Il réunit dans une seule base de données (identité, couleur des yeux, domicile, photo, empreintes digitales…) les détenteurs d’un passeport et d’une carte d’identité et concerne potentiellement près de 60 millions de Français.

Son lancement officiel est prévu, mardi, dans les Yvelines, département “pilote”, avant sa généralisation dans toute la France à partir du début 2017. Mais la dimension exceptionnelle du fichier, les risques de piratage et, surtout, les conditions de sa création, sans concertation ni débat parlementaire, suscitent la controverse.

“Un méga couac”

La semaine dernière, la présidente de la Commission informatique et libertés (Cnil), Isabelle Falque-Pierrotin, s’était déjà élevée contre la création d’un fichier aussi sensible sans débat parlementaire.

Regrettant également l’absence de “débat démocratique”, le PCF a demandé, lundi, au gouvernement d'”abroger le décret et de mandater la Cnil et le CNNum pour faire des propositions alternatives de sécurisation des titres d’identité sous contrôle parlementaire”. Les écologistes d’EELV ont également réclamé “un débat parlementaire”, dénonçant “une mesure liberticide et dangereuse, une atteinte majeure à notre démocratie”.

À droite, Jean-François Copé (Les Républicains) s’est dit “très circonspect” sur ce dossier, estimant que l’absence d’information de la secrétaire d’État d’Axelle Lemaire sur le sujet était “un méga couac gouvernemental”.

En 2012, un projet de loi de la droite créant un mégafichier pour lutter contre l’usurpation d’identité et permettre l’identification d’une personne à partir de ses données (empreintes digitales notamment), y compris à des fins judiciaires, avait été censuré par le Conseil constitutionnel en raison de sa seconde finalité.

Avec AFP

Première publication : 07/11/2016

Le député européen Yannick Jadot a largement remporté la primaire d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) avec 54,25% des voix. Il représentera donc le parti lors de l’élection présidentielle en 2017.

Le député européen Yannick Jadot va porter les couleurs d’Europe Écologie-Les Verts dans une élection présidentielle en 2017 qui s’annonce périlleuse. Avec 54,25% des voix contre 40,75% à sa concurrente, Michèle Rivasi (57,11% et 42,89% des suffrages exprimés), il a remporté lundi 7 novembre la primaire écologiste.

Je suis déterminé à ce que cette campagne #AvecJadot soit celle de toutes les familles de l’écologie https://t.co/7r9YVZwZB9#EnCampagnepic.twitter.com/WfYRlgZaWF

— Yannick Jadot (@yjadot) 7 novembre 2016

“Une campagne collective”

Après sa victoire, Yannick Jadot a évoqué une “nouvelle page de l’écologie dans le pays” en promettant de “construire une campagne collective”. “Je suis déterminé à ce que cette campagne soit celle de toutes les familles de l’écologie”, a-t-il déclaré à la presse.

Cet ancien de Greenpeace, âgé de 49 ans, député européen depuis sept ans et grand pourfendeur des traités transatlantiques Ceta et Tafta, a été immédiatement félicité pour “ce super score” par Michèle Rivasi, soucieuse de “travailler en équipe” avec lui.

Si cette dernière, qui défendait un programme très proche du sien, a observé qu’avec trois candidates (Cécile Duflot, Karima Delli et Michelle Rivasi), c’est le seul homme participant à l’élection qui l’a emporté, elle l’a surtout prévenu : “pas question de faire alliance avec le PS, que les choses soient claires”.

Reste à savoir ce que Yannick Jadot fera pour sa part de ce principe et notamment, comme lui prête ses détracteurs malgré ses nombreuses dénégations, s’il acceptera des accords avec le Parti socialiste, pour les différentes échéances de l’année prochaine.

De son côté, présente au siège du parti écologiste où les résultats étaient proclamés, Cécile Duflot, qui ne s’est pas exprimée depuis sa cuisante défaite le 19 octobre dès le premier tour, s’est prêtée au jeu des photos mais n’a pas pris la parole. Elle a prévu de réunir ses proches et soutiens à la fin du mois pour “travailler ensemble et dresser des perspectives” pour l’après-2017.

Le plus dur reste maintenant pour EELV, crédité d’un score inférieur à 3% dans les sondages, de réunir avant la mi-mars les 500 parrainages nécessaires pour pouvoir déposer une candidature à la présidentielle.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 07/11/2016

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L’Iran doit signer, mardi, un accord de principe avec Total pour le développement d’un important champ gazier situé dans le Golfe. L’accord final sera conclu d’ici six mois.

C’est le premier accord de principe signé entre l’Iran et une grande compagnie occidentale du secteur pétrolier et gazier, depuis l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire et la levée d’une partie des sanctions internationales en janvier. Mardi 8 novembre, Téhéran et la compagne française Total vont signer un accord de principe pour le développement d’un important champ gazier, situé dans le Golfe.

Total dirigera un consortium international avec la participation de la société chinoise China national petroleum corporation (CNPC) et la compagnie iranienne Petropars, dépendant de la Compagnie nationale iranienne de pétrole (NIOC). L’accord, qui sera finalisé d’ici six mois, marque le retour de Total en Iran où le groupe était présent avant le renforcement des sanctions contre ce pays en 2012.

Environ 8 % des réserves mondiales

L’accord de principe concerne le développement de la phase 11 du champ gazier de Pars Sud, d’un montant de 6 milliards de dollars, a précisé à l’AFP un porte-parole du ministère. Ce champ, partagé entre l’Iran et le Qatar dans les eaux du Golfe, contient environ 14 000 milliards de m3 de gaz, soit 8 % des réserves mondiales.

Téhéran veut notamment développer la phase 11 pour relier sa première usine de gaz naturel liquéfié (GNL) sur la côte du Golfe.

Déjà en 2004, Total avait conclu un accord de principe avec l’Iran pour le développement de cette phase et pour la construction d’une usine de GNL censée traiter sa production. Mais cet accord n’avait jamais été finalisé.

En juin 2009, Téhéran avait signé un accord de près de cinq milliards de dollars avec la société chinoise CNPC pour le développement de la phase 11 du champ de Pars Sud. Un accord qui a été annulé fin 2012-début 2013 car la compagnie chinoise n’avait pas honoré ses engagements.

L’Iran dispose des deuxièmes réserves mondiales de gaz après la Russie.

Avec AFP

Première publication : 07/11/2016

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Pékin a lancé un fonds d’investissement doté de 11 milliards de dollars, destiné à l’Europe centrale et de l’Est. Une initiative majeure pour une région qui devient de plus en plus un pré-carré économique chinois.

La Chine s’apprête à investir au moins onze milliards de dollars en Europe de l’Est et centrale dans les années à venir. Pékin a annoncé, dimanche 6 novembre, le lancement d’un fonds d’investissement piloté par la Banque industrielle et commerciale de Chine (BICC), qui espère pouvoir lever 50 milliards de dollars en tout pour mener à bien son offensive économique

Les heureux bénéficiaires seront en priorité dans des projets d’infrastructure, d’industrie high-tech et de biens de consommation.

Sans concurrence ou presque

Ce nouveau fonds d’investissement peut faire pâle figure par rapport aux centaines de milliards de dollars que Pékin dépense en Asie du Sud-Est ou en Afrique. Mais l’Europe centrale et de l’Est n’en reste pas moins “un marché important”, explique à France 24 Jean-François Dufour, responsable du China control panel au sein du cabinet de conseil Montsalvy Consulting.

Cet expert souligne que c’est l’une des rares régions du monde où la Chine peut faire ses emplettes sans concurrence ou presque. Les États-Unis cherchent à contester l’influence chinoise en Asie et l’Afrique est le théâtre d’une concurrence féroce entre toutes les grandes puissances du monde.

En Europe de l’Ouest, chaque investissement chinois est passé à la loupe, comme l’a démontré la participation chinoise au projet de nouvelle centrale nucléaire au Royaume-Uni. À l’Est, Pékin peut facilement “se poser comme source de financement alternative à Bruxelles, à court d’argent depuis la crise de la zone euro, et à la Russie, qui n’a pas non plus les moyens et cherche, en outre, à ne pas contrarier la Chine dans l’espoir d’une alliance stratégique”, résume Jean-François Dufour.

Onze milliards de dollars investis en Allemagne

L’ex-empire du Milieu a trouvé un nouvel eldorado économique, qui s’étend de Munich à la frontière russo-polonaise, dont il est rarement question. Le géant asiatique s’y “intéresse depuis plusieurs années et a déjà investi aussi bien dans le réseau ferroviaire hongrois, qu’en rachetant une société de fabrication de tracteurs en Pologne ou encore en Roumanie [investissement dans l’élevage de bœufs]”, rappelle l’économiste français. Pékin attend en retour que ces pays choisissent des entreprises chinoises pour réaliser les infrastructures ou projets ainsi financés.

L’exemple allemand est le plus symptomatique de cette montée en puissance chinoise dans la région. En 2016, les investissements en provenance de Pékin y ont atteint la somme record de 11 milliards de dollars.

Cette boulimie pour les entreprises germaniques semble d’ailleurs avoir fini par en irriter certains à Berlin. Depuis mi-octobre, les autorités allemandes ont bloqué deux projets de rachats pour un montant total de plus de 700 millions d’euros. Le quotidien économique allemand Handelsblatt y voit une volonté de calmer les ardeurs chinoises et souligner “que tout n’est pas à vendre”.

“Pour autant, cela n’est pas le signe d’un début de renversement de tendance en Europe centrale, car ces pays ont trop besoin de financements”, assure Jean-François Dufour. La Chine va donc pouvoir encore longtemps exploiter cette nouvelle route de la soie, version 21e siècle.

Première publication : 07/11/2016

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La justice bavaroise a ouvert une enquête suite à une plainte pour “incitation à la haine” déposée contre Facebook, notamment Mark Zuckerberg. Le réseau social a déjà échappé une première fois à une procédure similaire à Hambourg.

Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, est-il coupable d’incitation à la haine ? C’est la question que se pose le procureur de Munich, la capitale du Land de Bavière en Allemagne.

Le magistrat a ouvert une enquête, vendredi 4 novembre, contre le patron du réseau social et neuf autres dirigeants du groupe pour savoir s’il y avait lieu de les poursuivre. La justice bavaroise s’est mise en branle après une plainte de Chan-jo Jun, un avocat spécialiste du droit des nouvelles technologies.

Ce dernier a constaté que Facebook ne faisait pas grand cas des dénonciations de messages haineux – essentiellement contre les réfugiés – postés sur son réseau social. L’avocat a dressé une liste de 438 messages, dont certains constituent des appels aux meurtres explicites, d’autres des incitations aux agressions d’étrangers ou encore des cas de négationnisme. Chan-jo Jun a, ensuite, envoyé ce “pire de Facebook” aux équipes de modération du géant américain. Après vérification, il a établi, et envoyé au parquet de Munich, un fichier qui illustre qu’aucun message – ou presque – n’a été effacé.

Cette plainte vient mettre à mal l’un des principaux arguments de défense développé par Facebook, accusé depuis des mois de ne pas être suffisamment ferme envers les messages haineux en Allemagne. Le groupe a toujours soutenu agir uniquement sur dénonciation afin de garantir un espace de liberté d’expression sur sa plateforme et aussi parce qu’il n’a pas les moyens humains pour tout vérifier.

Manque de réactivité

L’expérience menée par l’avocat allemand tend à prouver que faire remonter l’information ne suffit pas. Elle vient confirmer une enquête menée par les autorités fédérales qui avaient constaté, en septembre 2016, que seulement 46 % des messages haineux signalés à Facebook étaient supprimés en moins de 24 heures.

Dans un pays où les tensions autour de la politique d’accueil des réfugiés n’ont cessé de prendre de l’ampleur ces derniers mois, le manque de réactivité de Facebook inquiète autant la classe politique qu’une partie de la population allemande. Le réseau social est devenu l’un des principaux vecteurs de haine en ligne contre les migrants en Allemagne.

Facebook avait déjà échappé une première fois à une procédure similaire à Hambourg, dans le nord de l’Allemagne. Le parquet avait conclu que les personnes incriminées – dont Mark Zuckerberg – ne pouvaient pas être poursuivi pour ces faits en Allemagne. C’est pourquoi la nouvelle plainte vise également des responsables allemands du réseau social.

Première publication : 07/11/2016

Lundi, à 16h34, les hommes auront gagné ce que les femmes gagnent en une année, celles-ci touchant en moyenne un salaire de 15 % inférieur à celui des hommes. Des féministes appellent à se mobiliser à ce moment précis pour l’égalité salariale.

7 novembre à 16h34. À ce moment précis, les hommes auront gagné ce que les femmes gagneront en une année entière. Les Françaises souffrent, en effet, d’un écart de salaire de plus de 15 % par rapport aux hommes. Symboliquement, elles travailleront donc “bénévolement” jusqu’à la fin de l’année, ont calculé les contributrices des Glorieuses, une lettre d’information féministe.

Dans leur texte publié sur Internet et très relayé, les Glorieuses réclament l’égalité salariale en appelant les femmes à se mobiliser le 7 novembre. S’inspirant d’une initiative islandaise, qui a conduit les femmes de ce pays à descendre dans la rue le 24 octobre pour réclamer l’égalité salariale, la fondatrice des Glorieuses, Rebecca Amsellem, a dit à l’AFP avoir voulu “adapter l’idée à la France”.

Cette professeure de faculté de 28 ans a établi que l’écart de rémunération de 15,1 % entre les hommes et les femmes, mesuré en 2010 par l’institut européen de la statistique Eurostat correspondait “à 38,2 jours” de salaire en moins.

La nécessité d’une prise de “conscience collective”

“Lundi à 16h34 et 7,5 secondes précisément, on peut se dire qu’on va travailler pour rien tous les jours jusqu’à la fin de l’année”, poursuit-elle, appelant à une “prise de conscience collective”. “On n’appelle pas les femmes à quitter le travail, mais on veut proposer, suggérer, aux associations, aux syndicats de travailleurs, de s’approprier ce chiffre pour se mobiliser”, ajoute la jeune femme.

Des initiatives et appels à la mobilisation ont déjà commencé à émerger, notamment sur Twitter avec le hashtag #7novembre16h34.

Dans un communiqué, l’association Les Effronté-e-s a appelé à un rassemblement lundi place de la République à Paris, à 16h34, pour dire qu'”à travail égal, nous méritons un salaire égal”.

Les contributrices des Glorieuses, lettre d’information créée en octobre 2015, aimeraient à plus long terme que ce sujet soit “abordé dans la campagne présidentielle pour donner aux femmes les droits qu’elles méritent”. Selon les derniers chiffres d’Eurostat, les femmes françaises gagnaient en 2014 un salaire horaire brut inférieur de 15,5 % à celui des hommes. Ce chiffre est de 16,7 % au niveau européen.

Avec AFP

Première publication : 07/11/2016

Après des mois de scandales face aux abus sexuels dans l’Église catholique, les évêques de France, réunis à Lourdes, demandent pardon lundi pour leur “silence souvent coupable”.

Messe, vêpres et jeûne pour les victimes de pédophilie : les 115 évêques de France, réunis à Lourdes pour leur grande assemblée annuelle d’automne, demandent pardon ce lundi 7 novembre pour leur “silence souvent coupable”.

Le principe de ce “temps de prière et de pénitence” avait été annoncé en septembre par le Vatican, à l’initiative du pape François, qui a laissé à chaque conférence épiscopale le choix de la date et des modalités. Les évêques en activité présents à Lourdes en profitent pour vivre cette initiative collective inédite, marquée par un jeûne.

Cette journée revêt une dimension particulière en France, dont l’glise est touchée depuis plusieurs mois par des révélations en chaîne d’affaires de pédophilie ou d’abus sexuels impliquant des prêtres.

L’emblématique affaire du père Bernard Preynat, prêtre lyonnais soupçonné d’avoir abusé de près de 70 jeunes scouts, a fortement terni l’image du cardinal Philippe Barbarin, même si l’enquête pour non-dénonciation visant le primat des Gaules a été classée sans suite. L’onde de choc s’est propagée dans les diocèses de France, d’autant que d’autres cas ont été signalés ou ont resurgi à Paris, Montauban, Toulouse, Clermont-Ferrand, Orléans, Bayonne, en Guyane…

“Potentiellement une bonne chose, si… “

L’Église a été pressée de réagir, jusque dans les rangs de ses fidèles les plus engagés, habités par l'”humiliation” et la “honte”, selon les mots de la journaliste Isabelle de Gaulmyn, qui a consacré un livre à l’affaire Preynat.

La Conférence des évêques de France (CEF) a annoncé mi-avril une série de mesures, dont une boîte mail dédiée au recueil de la parole des victimes. Une centaine de courriels ont été reçus en six mois pour des abus sexuels souvent antérieurs à 1970.

L’homélie de la messe de lundi sera dite par Mgr Luc Crepy, responsable de la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie (CPLP), une instance aux moyens renforcés depuis le printemps dernier. En fin d’après-midi, l’évêque du Puy-en-Velay fera un point d’étape sur les mesures engagées ces derniers mois, avec notamment la mise en œuvre de dispositifs d’accueil et d’écoute des victimes couvrant désormais tout le territoire français. En fin d’après-midi, les vêpres seront “solennisées” pour l’occasion. “Une parole de victime qui dit sa souffrance, sa douleur, son ressentiment” y sera entendue par les évêques, à huis clos, a précisé à l’AFP Mgr Crepy.

L’association La Parole libérée, à l’origine de l’affaire lyonnaise, reste perplexe. “Le temps de prière de lundi, les cellules d’écoute sont potentiellement une bonne chose, mais s’il n’y pas de volonté de l’Eglise derrière, c’est insuffisant”, estime son président, François Devaux.

Avec AFP

Première publication : 07/11/2016