Archive for November 7th, 2016

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Les deux candidats à la présidence des États-Unis, Hillary Clinton et Donald Trump, ont une vision des “United states of Technology” très différente, qu’il s’agisse de la protection de la vie privée ou au soutien à la Silicon Valley.

C’est un paradoxe de la campagne électorale américaine. Alors qu’Internet était omniprésent, à travers le piratage des serveurs de la convention démocrate et la publication par WikiLeaks des emails du chef de campagne d’Hillary Clinton, les positions des deux candidats sur les sujets tech sont encore largement méconnues.

En ce jour de scrutin présidentiel, France 24 propose – programme officiel et déclarations des candidats à l’appui – de se projeter dans les “United States of Technology”, que façonneraient les deux prétendants à la Maison Blanche s’ils étaient élus.

Donald Trump, un président pas si 2.0

Une fois le seuil de la Maison Blanche franchi, l’homme d’affaires a une priorité en tête : régler le compte à deux barons de l’univers tech américain. Tout d’abord, le dossier Tim Cook. Donald Trump cherche à obliger le patron d’Apple à rapatrier la production de ses produits sur le sol américain. “Je vais forcer Apple à arrêter de fabriquer ses iPhone et ordinateurs en Chine”, avait-il déclaré en avril 2016. Personne ne sait encore comment il va s’y prendre.

Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, est également dans son collimateur. Le roi de la vente en ligne a un défaut majeur aux yeux de Donald Trump : il est aussi le propriétaire du Washington Post, qui a pris fait et cause pour Hillary Clinton. Jeff Bezos “l’a acquis pour gagner en influence politique”, a estimé le milliardaire. Il juge aussi que ce rachat était motivé par des considérations fiscales pour permettre à Amazon “d’échapper à des taxes”. Une fois à la Maison Blanche, Donald Trump fait ouvrir une enquête sur Amazon à ce sujet. Mais Jeff Bezos n’est pas pris en traître, puisque Donald Trump avait martelé : Amazon “aura des problèmes, oh tellement de problèmes quand je serai président !”.

Trump on Amazon: “If I become president, oh do they have problems. They’re going to have such problems”. • $AMZNhttps://t.co/208DgKJM8o

— CNBC Now (@CNBCnow) 26 février 2016

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C’est, en fait, toute la Silicon Valley qui craint la présidence Trump. L’homme d’affaires ne vise pas directement le secteur technologique mais l’une de ses priorités – lutter contre l’immigration – ne fait pas les affaires de l’écosystème tech. La quasi-totalité des dirigeants de start-up ou de groupes tech militent pour faciliter l’entrée sur le territoire des immigrés, afin d’assouvir leurs besoins en main d’œuvre. Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a même lancé en 2014 une plateforme de lobbying, baptisée Fwd.us (Forward USA, pour “En avant, les États-Unis”) qui soutient une réforme simplifiant les formalités administratives à accomplir par les immigrés.

Donald Trump se montre beaucoup plus compréhensif avec les grands opérateurs telecom, comme Verizon ou AT&T. Il fait sien leur combat contre le principe de neutralité du Net, qui interdit toute discrimination à l’accès à l’Internet. Il estime que ce principe est une “attaque du président Barack Obama” contre un Internet libre. En l’occurrence, la liberté est surtout celle des grands groupes de contourner la neutralité du Net (payer plus pour avoir un meilleur débit ou un accès à certains services).

Donald Trump s’attelle aussi à instaurer un contrôle beaucoup plus étroit de qui a accès à quoi sur Internet. Il cherche à “fermer certaines parties d’Internet pour empêcher les militants de l’organisation terroriste État islamique (EI) de s’emparer de nos jeunes les plus impressionnables”. Pas facile, mais Donald Trump a un plan : “Mettre les esprits brillants de la Silicon Valley” au travail pour trouver où l’EI se terre dans le cyberespace.

Pour assurer la sécurité des États-Unis, Donald Trump laisse les services de renseignement installer des portes dérobées (programmes pour avoir un accès à distance) dans les produits tech pour mieux surveiller. Il a toujours été du côté des revendications des autorités en la matière. Il avait ainsi appelé à boycotter Apple lorsque le groupe avait refusé d’aider le FBI à contourner la sécurité de l’iPhone pour s’introduire dans le smartphone de l’un des tireurs de San Bernardino.

Hillary Clinton, dans les cybertraces d’Obama

Hillary Clinton fait son entrée à la Maison Blanche sous les applaudissements de la Silicon Valley. Il faut dire qu’elle a gâté ce petit monde. Elle met d’ailleurs rapidement en œuvre un plan, esquissé pendant la campagne, pour intéresser davantage d’Américains aux carrières technologiques. Tout passe, pour elle, par l’éducation : faire entrer les matières technologies dans le cursus des écoles publiques, former davantage de professeurs en ce sens et allouer des bourses spécifiques pour ces filières.

Pour le reste, Hillary Clinton maintient le cap technologique de Barack Obama. Elle soutient la neutralité du Net qui, comme elle l’avait assuré lors d’une conférence, est le meilleur rempart contre la tentation d’un secteur télécom de plus en plus concentré de faire ce qu’il veut.

L’ex-first Lady tente également le même numéro d’équilibriste que Barack Obama sur les questions de vie privée et cybersurveillance. Hillary Clinton défend le droit de la NSA d’utiliser les technologies dernier cri pour assurer la sécurité nationale mais répète, comme elle l’a fait durant la campagne, que les autorités “ne doivent pas aller trop loin”. Elle reste cependant évasive sur les limites qu’elle impose à ses cyberespions.

Elle est, de toute façon, plus va-t-en cyberguerre que son prédécesseur. L’ancienne secrétaire d’État avait assuré, lors du premier débat présidentiel en septembre 2016, que la lutte contre les pirates informatiques, qu’ils soient de simples criminels ou des agents à la solde de puissances étrangères, représentait l’une de ses priorités. Elle a clairement désigné la Russie comme le commanditaire des dernières attaques informatiques subies par les États-Unis. Les relations avec le Kremlin ne sont donc pas au beau fixe, d’autant qu’Hillary Clinton n’a jamais caché qu’elle utiliserait toutes les cyberarmes de son arsenal pour répliquer.

Reste le problème de sa messagerie électronique. Elle a promis qu’on ne la prendrait plus la main dans le sac à utiliser un service de messagerie privée pour des communications officielles, comme elle a pu le faire lorsqu’elle était secrétaire d’État. Mais le passif pèse, et elle reste soupçonnée d’utiliser des canaux de communication non officiels, même s’ils sont moins sûrs.

Première publication : 08/11/2016

Les enquêteurs ont identifié Oussama Atar comme l’un des coordinateurs présumés des attaques de Paris et Bruxelles, rapporte l’AFP. Ce vétéran belgo-marocain du jihad, aujourd’hui membre de l’organisation État islamique (EI), opérait depuis la Syrie.

Près d’un an après les attentats du 13-Novembre, les investigations viennent de connaître une nouvelle avancée. Selon des sources proches du dossier, citées par l’AFP, les enquêteurs ont identifié l’une des personnes soupçonnées d’avoir coordonné des attaques de Paris et Bruxelles depuis la Syrie. Il s’agit d’Oussama Atar, 32 ans, un vétéran belgo-marocain du jihad aujourd’hui membre de l’organisation État islamique (EI), qui avait revendiqué les attentats perpétrés dans les capitales française et belge.

Le donneur d’ordre présumé utilisait en fait le nom de guerre “Abou Ahmad”, cité à plusieurs reprises dans les investigations. “Il est le seul coordinateur depuis la Syrie à avoir été identifié en l’état des investigations”, a affirmé une des sources, confirmant une information du Monde.

Grâce à un ordinateur abandonné dans une poubelle

La “kounya” (surnom) Abou Ahmad est apparue dans l’enquête après l’interpellation, le 10 décembre en Autriche, de l’Algérien Adel Haddadi et du Pakistanais Mohamed Usman. Les deux hommes avaient débarqué le 3 octobre 2015 sur l’île grecque de Leros, parmi le flot de migrants, en même temps que les deux kamikazes irakiens qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France. Après des dénégations, Adel Haddadi a avoué qu’ils avaient été missionnés pour commettre des attentats à Paris et que le mystérieux Abou Ahmad avait organisé leur venue en Europe depuis la Syrie.

>> À lire sur France 24 : “Attentats du 13-Novembre : la police belge aurait pu arrêter 13 fois les auteurs”

Le suspect algérien a désigné Oussama Atar comme étant probablement Abou Ahmad d’après une planche de photos qui lui était soumise par les enquêteurs. Le surnom Abou Ahmad est par ailleurs apparu dans l’enquête grâce à l’exploitation d’un ordinateur abandonné dans une poubelle près de l’une des planques utilisée par la cellule jihadiste en Belgique. Les enquêteurs ont exhumé des conversations dans lesquelles des membres de la cellule semblent s’adresser à Abou Ahmad en évoquant des testaments et des modes d’actions.

Cousin éloigné des frères El-Bakraoui, morts en kamikazes lors des attentats de Bruxelles, Oussama Atar est un nom bien connu de l’antiterrorisme.

Avec AFP

Première publication : 08/11/2016

Emmanuel Macron annoncera “avant le 10 décembre” s’il est candidat à l’élection présidentielle de 2017, a affirmé l’entourage de l’ex-ministre de l’Économie à l’AFP, mardi.

Les “macronistes” devront patienter jusqu’au 10 décembre. Lors d’un grand meeting “a priori à Paris”, Emmanuel Macron annoncera s’il est candidat à l’élection présidentielle de 2017, a affirmé son entourage à l’AFP mardi 8 novembre.

“Toutes les conditions sont réunies”, a-t-on encore souligné. Le fondateur d’En marche ! a constitué ses équipes, organisé son mouvement en plus de 1 700 comités locaux et recueilli 2,8 millions d’euros de dons.

>> À lire sur France 24 : “Premier meeting politique pour Macron et son mouvement “En marche !”

L’ancien ministre de l’Économie dévoilera progressivement son projet d’ici la mi-décembre. Il détaillera jeudi dans une longue interview à L’Obs ses “solutions” sur le plan social.

François Hollande doit, lui, dire en décembre s’il se représente à la présidentielle.

Avec AFP

Première publication : 08/11/2016

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Salaire minimum, impôts, dérèglementation… Hillary Clinton et Donald Trump s’opposent sur à peu près tous les sujets économiques. France 24 fait le point sur les propositions des deux candidats.

Sur le plan économique, Hillary Clinton et Donald Trump s’opposent sur à peu près tous les sujets. Même quand ils semblent d’accord sur un point, ils ne le sont pas totalement.

Ainsi, tous deux souhaitent une mesure forte pour les classes moyennes : la hausse du salaire minimum fédéral. Mais quand Hillary Clinton promet 12 dollars de l’heure contre 7, 25 dollars actuellement, Donald Trump veut limiter l’augmentation à 10 dollars, affirmant au passage que le salaire minimum coûte déjà trop cher…

En matière d’impôts, Trump s’oriente sur une baisse générale, tandis que Clinton souhaite taxer les classes aisées. En fait, la candidate démocrate veut redistribuer les revenus et relancer la croissance par des dépenses d’infrastructure. De son côté, Donald Trump veut, lui, relancer la croissance par le déficit et la déréglementation.

Le candidat républicain mise sur le “Made in USA”. Une politique protectionniste que ne rejette pas totalement Hillary Clinton : parmi leurs rares points d’entente, ils sont tous les deux opposés à l’accord de libre-échange avec les pays d’Asie et du Pacifique.

Première publication : 08/11/2016

Le placement en détention provisoire du chanteur marocain mis en examen fin octobre en France pour “viol aggravé” a été confirmé lundi par la cour d’appel de Paris.

Saad Lamjarred reste en prison. La cour d’appel de Paris a confirmé lundi le placement en détention provisoire du chanteur marocain mis en examen fin octobre en France pour “viol aggravé”, a-t-on appris de source proche du dossier.

Conformément aux réquisitions du parquet général, la chambre de l’instruction de la cour d’appel a confirmé le placement en détention provisoire qui avait été ordonné par un juge des libertés et de la détention (JLD), selon cette source.

Joints par l’AFP, deux des avocats du chanteur, Me Jean-Marc Fédida et Eric Dupond-Moretti, n’ont pas souhaité s’exprimer à l’issue de la décision.

Le récit de la plaignante est jugé “crédible à ce stade”

Âgé de 31 ans, Saad Lamjarred, qui est une star au Maroc, a été mis en examen le 28 octobre à Paris pour “viol aggravé” et “violences volontaires aggravées” et écroué. Il conteste les faits.

Deux jours avant, une jeune femme de 20 ans avait porté plainte affirmant avoir été agressée quelques heures plus tôt par le chanteur dans la chambre d’hôtel de ce dernier. Saad Lamjarred, qui devait se produire le 29 octobre en concert à Paris, avait alors été interpellé.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la star marocaine avait consommé de l’alcool et des stupéfiants au moment des faits. Le récit de la plaignante est jugé “crédible à ce stade” par les enquêteurs, selon une source proche de l’enquête.

Le chanteur a déjà été mis en cause aux États-Unis dans une affaire de viol datant de 2010, dans laquelle il nie toute implication. Son arrestation à Paris a fait les gros titres de la presse au Maroc et a mis en émoi les réseaux sociaux.

Avec AFP

Première publication : 08/11/2016