Archive for November 11th, 2016

Le concert de réouverture du Bataclan s’est tenu samedi soir à Paris, la veille de la journée de commémorations des attaques du 13-novembre.

C’est par une minute de silence en hommage aux 90 victimes tuées au Bataclan il y a presque un an jour pour jour que Sting a débuté samedi 12 novembre le concert de réouverture de la célèbre salle parisienne.

“Ce soir nous avons deux tâches à concilier : d’abord se souvenir de ceux qui ont perdu la vie dans l’attaque, ensuite célébrer la vie, la musique dans ce lieu historique”, a déclaré en français le chanteur britannique avant la minute de silence, suivie du morceau “Fragile”.

#Bataclan#Sting nous ne les oublierons pas. Jamais. pic.twitter.com/KCrzrCT0dN

— Juliette Méadel (@juliettemeadel) 12 novembre 2016

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Pourquoi un concert le 12 novembre et non le 13 ? Pour que la musique passe avant les commémorations : “J’avais fondamentalement besoin que quelque chose se passe avant dimanche, a expliqué à l’AFP Jules Frutos, codirecteur de la célèbre salle parisienne, inaugurée en 1865. Démarrer avec des cérémonies devant le Bataclan et après de la musique, ça ne m’allait pas du tout, du tout.”

“C’est important que (la salle) redémarre, que ça reste un lieu de concerts après ce qui s’est passé”, avait, de son côté, estimé le chanteur britannique.

La recette reversée aux associations de victimes

La salle, dont la capacité maximale est de 1 497 personnes, affichait complet, avec un grand nombre d’invités. Essentiellement les familles des victimes et une poignée d’officiels. Une cellule psychologique avait été installée ce soir au cas où des proches des victimes craquent.

Fausse note de la soirée : la direction du Bataclan a refoulé des membres des Eagles of Death Metal qui souhaitaient assister au concert de Sting. Les Eagles of Death Metal jouaient sur la scène du Bataclan le soir du 13 novembre 2015.

La réouverture du Bataclan, “c’est presque une reconquête d’un espace par la musique, par la fête, contre les forces de mort”, confiait cette semaine Georges Salines, le président de l’association de victimes “13 novembre : Fraternité et Vérité”, qui devait se rendre au concert samedi soir. Sa fille Lola y a trouvé la mort. La recette de ce premier concert sera reversée à deux associations de victimes : Life for Paris et 13 novembre: Fraternité et Vérité.

Pour sa renaissance, le Bataclan a été refait à l’identique en huit mois de travaux. Pour ne rien garder de cette nuit tragique, tout a été changé “du toit au plancher, de la peinture aux carrelages”.

Mercredi prochain, le Bataclan reprendra le cours de sa nouvelle vie, avec Pete Doherty, annoncé à guichets fermés, également jeudi. Suivront notamment Youssou Ndour, Marianne Faithfull, FFF, ou encore The Flaming Lips, d’ici le printemps.

Avec AFP

Première publication : 12/11/2016

Un an après les attentats qui ont ensanglanté Paris, ses terrasses et la salle du Bataclan, France 24 est allée à la rencontre des noctambules de la Ville lumière pour leur poser une question : “Pourquoi tu sors ?”.

Le soir du 13 novembre 2015, des commandos jihadistes de l’organisation État islamique (EI) semaient la mort à Paris et à Saint-Denis. Lieux de fêtes et d’insouciance, les abords du Stade de France, les terrasses des cafés et la salle du Bataclan devenaient le théâtre de l’horreur. Bilan : 130 morts et plus de 400 blessés.

Un an s’est écoulé depuis cette nuit funeste et la Ville lumière n’a pas sombré. Naturellement, les habitants de la capitale française ont rapidement reconquis ce territoire de bouillonnement et de liberté qu’est la nuit parisienne. France 24 est allée à la rencontre de celles et ceux qui, chacun à leur manière, font que Paris reste une fête.

Une déambulation sonore signée Guillaume Guguen et Maxence Thiberge.


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Première publication : 12/11/2016

Anthropologue des religions et défenseur d’un islam des Lumières, l’intellectuel est mort dans la nuit du 11 au 12 novembre à l’âge de 63 ans.

“J’ai pris le parti de chercher la lumière dans le monde arabe. Je suis tenu par un souci de vérité et je veux m’approcher au plus près possible de ce que je pense être cette vérité”. Ainsi parlait l’anthropologue des religions, philosophe et psychanalyste Malek Chebel, défenseur d’un islam des Lumières, qui s’est éteint dans la nuit du 11 au 12 novembre.

L’intellectuel qui a consacré sa vie à développer une image libérale de cette religion en traquant les mensonges et l’hypocrisie des intégristes sera enterré en Algérie, après probablement une cérémonie en région parisienne lundi, a précisé à l’AFP son fils Mikaïl Chebel.

Né en Algérie en 1953, Malek Chebel était arrivé à Paris en 1980 pour poursuivre ses études. Il est l’auteur de nombreux essais consacrés à l’islam et a donné des conférences dans des universités de plusieurs pays, notamment en France et aux États-Unis.

Parmi ses livres, “L’islam pour les nuls” et “Le Coran pour les nuls” s’étaient arrachés dans les librairies après les attentats de janvier 2015. Il a aussi traduit le Coran et publié, entre autres, “Mohammed, prophète de l’islam”, “L’islam et la raison”, “L’érotisme arabe”, ou “L’islam en 100 questions”.

En 2008, Malek Chebel avait été décoré chevalier de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy, alors président. “Grâce à vous, la France découvre, ou redécouvre, un islam qui connaît et aime la vie, le désir, l’amour, la sexualité”, avait alors déclaré Nicolas Sarkozy.

Hichem Ben Yaïche, rédacteur en chef du magazine de l’Afrique et African Business, a été l’un des premiers à faire part de la mort de l’intellectuel sur les réseaux sociaux.

Depuis l’annonce de sa mort, les hommages affluent sur Twitter.

Malek Chebel couvait de bienveillance la France, l’Islam, le plaisir, les êtres fébriles que nous sommes. Il n’était pas dupe. Choukran ami.

— claude askolovitch (@askolovitchC) 12 novembre 2016

Mort d’un ami, l’écrivain, l’anthropologue spécialiste de la sexualité en islam Malek Chebel. #MalekChebelpic.twitter.com/sYGtAQWSPo

— Alain Mabanckou (@amabanckou) 12 novembre 2016

Avec AFP

Première publication : 12/11/2016